Jacques Etienne

Namur 24/09/1949

Député wallon : 1995-1999 ; 1999-2004 ; 2004-2009

Licencié en Droit, diplômé des FUNDP de Namur et ensuite de l’Université catholique de Louvain, Jacques Étienne entame sa carrière comme conseiller adjoint à l’ONSS (1973-1978). Chef des services administratifs de l’Hôpital du Beau-Vallon (1978-1979), ce juriste devient ensuite directeur d’un secrétariat social pour PME (1979-1995). Actif dans les milieux chrétiens, il est candidat aux élections communales d’octobre 1976 du grand Namur et est élu au moment où le bourgmestre catholique est renversé par une majorité socialiste. Conseiller communal à l’âge de 26 ans, Jacques Étienne va présider le CPAS de la ville de Namur durant les deux législatures où PS et PSC se partagent la majorité (1983-1994).
Conscient de l’importance de disposer d’un parlementaire s’identifiant à la ville-capitale, le PSC namurois soutient fermement la candidature de Jacques Étienne. Désigné comme Premier échevin en 1995, en charge notamment des Travaux et de l’Aménagement du territoire (1995-2000), il prend à cœur la défense de Namur et de son rôle comme capitale wallonne. Depuis mai 1995, il figure d’ailleurs aussi parmi les 75 premiers députés élus directement au Parlement wallon. En juin 1999, il est confirmé dans son mandat régional, mais est victime de la vague verte, surtout montante à Namur. Aux côtés d’André Antoine, durant une législature 1999-2004 placée sous les couleurs de l’arc-en-ciel, il incarne l’opposition démocratique lors des séances du Parlement wallon où il intervient à plus d’une centaine de reprises et dépose une douzaine de propositions de décret.
Désirant se consacrer à son mandat régional, il ne figure qu’en fin de liste lors des communales d’octobre 2000, et se retrouve conseiller communal de l’opposition entre 2001-2006, d’où il ne ménage guère le nouveau bourgmestre B. Anselme, tant sur le dossier du Grognon que sur celui de Sotegec. Au soir du scrutin communal de 2006, le cdH de Jacques Étienne et les Écolo conduits par Arnaud Gavroy parviennent à attirer le MR et à faire basculer le PS dans l’opposition. Soutenu par une coalition cdH-MR-Écolo, J. Étienne devient le nouveau bourgmestre de la capitale de la Wallonie. Pour la première fois depuis la fusion des communes en 1976, le bourgmestre de Namur n’est pas socialiste.
Député régional et bourgmestre de la capitale wallonne, Jacques Étienne peut ainsi défendre les objectifs qui lui tiennent à cœur. En 2009, il renonce à se représenter en ordre utile au scrutin régional et, en février 2012, il cède le relais à Maxime Prévot à la tête de la ville de Namur. Lors de son discours aux Fêtes de Wallonie de septembre 2010, le bourgmestre de Namur lance un appel à renforcer le rôle de « Namur, capitale de la Wallonie » et réclame « le droit de chérir la Wallonie comme une patrie ».
Dans le même temps, il se voit confier la présidence de la Sowaer et un mandat d’administrateur de la SNCB Holding (mars 2012), avant de devenir administrateur d’Infrabel dans le Groupe SNCB restructuré (octobre 2013). Administrateur du BEP, d’Idefin et de l’Ideg jusqu’au printemps 2013, il devient administrateur de la SWDE à l’automne 2013. Resté conseiller communal de Namur, dernier sur la liste au scrutin d’octobre 2012, il signe le 5e score cdH et reste conseiller communal, tout en apportant le renfort de ses voix de préférence à la liste cdH à la province.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 233-234

conseiller communal de Namur (1977-)
conseiller provincial de Namur (octobre 1994-juin 1995)
échevin (1995-2000)
député wallon (1995-2009)
bourgmestre (2006-2012)

Paul Delforge, décembre 2014