Joseph Gaucet

Liège 19/07/1811, Liège 16/11/1852

Celui qui deviendra poète et romancier n’a reçu que les élémentaires notions de calcul et d’orthographe quand il sort l’école primaire pour commencer à travailler. Employé chez un entrepreneur de fourrages en 1830, Joseph Gaucet compose des chansons patriotiques au moment de la Révolution de Septembre 1830 : Liégeoise, Jambe de bois, Douze Cuirassiers. Elles resteront longtemps populaires. Chef de bureau chez l’inspecteur des contributions directes, à Tongres, directeur d’une petite société d’auteurs dramatiques, il est à Liège, en 1834, commis de 3e classe aux accises, puis de la 2e classe, avant d’être mis en disponibilité à sa demande. Ses projets personnels échouent et, la santé minée, il broie du noir.
Le 20 mars 1832, son vaudeville, Louise ou l’amour à seize ans est créé au théâtre royal de Liège. Encore un échec ! Il s’essaie dans divers genres, notamment celui de la nouvelle, avec son recueil Nouvelles dramatiques, publié en 1839, ceux du roman avec Sœur et frère (1840) ou de la poésie, avec le recueil Fougères, sortir en 1842.
Il se met ensuite à écrire pour des musiciens. En 1847, il emporte une médaille d’or pour la composition d’un poème, Isoline ou les Chaperons blancs, destiné à être mis en musique par les lauréats des conservatoires belges. Il remporta encore une palme à l’Académie en 1849 pour sa cantate, Le songe du jeune Scipion. Il consacre ses derniers mois à la rédaction de Fables, dont il ne vit imprimer que le premier livre (20 fables), sorti en mai 1852 ; le deuxième livre parait après sa mort, vers la fin décembre 1852.

Alphonse LE ROY, dans Biographie nationale, t. 7, col. 498-502.
Joseph HANSE, dans La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture, t. II, p. 380

Principaux écrits
Louise ou l’amour à seize ans (1832)
Nouvelles dramatiques (1839)
Sœur et frère (1840)
Fougères (1841)
Isoline ou les Chaperons blancs (1847)
Le songe du jeune Scipion (1849)
Souvenir de cœur (1851)
Fables (1852)

Marie Dewez, décembre 2014