Stéphane Hazée

Liège 3/05/1975

Député wallon : *2012-2014 ; 2014-

Licencié en Administration publique de l’Université de Liège 1997, assistant à l’Université et chercheur FNRS (1997-1999), Stéphane Hazée se penche sur les problématiques liées au service public, aux entreprises publiques et aux pouvoirs locaux, lorsqu’il est sollicité par Écolo : après avoir enseigné à l’Université de Liège (1999-2001), il devient chef de Cabinet de José Darras, ministre wallon dans la coalition arc-en-ciel (1999-2004). En acceptant de remplacer Daniel Marchant (août 2001), il tourne le dos à une carrière scientifique. Le choix n’est pas dénué de risques car le scrutin régional de 2004 confirme les résultats du scrutin fédéral de 2003 : les Verts sont en perte de vitesse et une réaction s’impose. Dans l’ombre de Jean-Michel Javaux, Stéphane Hazée est désigné secrétaire politique du groupe parlementaire Écolo à Namur, et prend aussi en charge le poste de directeur politique d’Écolo (2004-2009). Chef de Cabinet de la coprésidence Javaux/Durant, il contribue à la redynamisation des Verts. Installé à Namur, il est aussi désigné comme trésorier du Centre culturel de Namur.
En juin 2009, Stéphane Hazée est premier suppléant lors du scrutin régional dans le Namurois (2.502 vp) ; le succès des Verts est historique et lorsqu’une majorité Olivier est pressentie, il est l’un des principaux acteurs Écolo de la négociation pour la formation de la nouvelle majorité wallonne. Il contribue à l’inscription de points importants du programme Écolo dans la Déclaration de politique régional du gouvernement Demotte (décumul des mandats, plan emploi-environnement, 6e Pôle de compétitivité dans Marshall 2.vert, etc.). Lors du scrutin fédéral anticipé de juin 2010, il est candidat au Sénat (7e suppléant, 6.530 vp). Par ailleurs, et surtout, durant la longue crise fédérale pour la formation d’un gouvernement belge (2010-2011), ce « sherpa » vert prend une part active dans la traduction des positions d’Écolo dans les travaux et réunions qui aboutissent à l’accord institutionnel d’octobre 2011 (scission de BHV, réforme du Sénat, transfert des compétences vers les entités fédérées, etc.).
Quand Émily Hoyos accède à la co-présidence d’Écolo (mars 2012), en remplacement de Jean-Michel Javaux, elle abandonne à la fois son poste à la présidence du Parlement wallon (où Patrick Dupriez la remplace) et son mandat de députée wallonne, appliquant ainsi les principes de son mouvement politique. Pour la remplacer à Namur, il est fait appel à son suppléant, Stéphane Hazée. L’éminence grise d'Écolo sort ainsi de l’ombre pour exercer son premier mandat politique ; le renforcement du rôle de Namur capitale figure dans ses priorités, comme la simplification des outils publics, la lutte contre le sous-régionalisme, la dissolution des provinces et la réforme des intercommunales. La crise de l’emploi dans la Basse-Sambre et la Sécurité routière sont aussi au cœur des nombreuses interpellations du parlementaire wallon. Au sein du Parlement de la Communauté française, le nouvel élu s’intéresse particulièrement aux dossiers de l’enseignement namurois, de la fusion athénée-lycée à l’adoption du titre d’Université par les Facultés Notre-Dame de la Paix.
Tête de liste aux élections régionales du 25 mai 2014 dans la circonscription de Namur, Stéphane Hazée (3.304 vp) échappe au tsunami qui frappe Écolo dans toute la Wallonie : il ne reste que 4 députés verts au Parlement wallon, contre 14 en 2009. Il est l’un des quatre mandataires et, malgré l’absence officielle d’un groupe parlementaire Écolo (il faut 5 élus au Parlement wallon), il est le chef de file des Verts à Namur.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014

Député wallon (2012-)

Paul Delforge, décembre 2014