Jean-Emile Humblet

Liège 7/10/1920, Louvain-la-Neuve 09/12/2014

Député wallon : 1980-1981

Docteur en Droit (1944) et licencié en Sciences économiques appliquées de l’Université catholique de Louvain (1944), militant wallon actif dès cette période – il préside notamment la Fédération wallonne des Étudiants de Louvain (1942) et est membre fondateur de Rénovation wallonne –, Jean-Émile Humblet part étudier à Paris. Docteur en Économie et Relations industrielles de l’Université de Paris (1946), il commence sa carrière professionnelle comme secrétaire de Cabinet de l’administrateur-délégué de la Fédération des Industries belges (1946-1953). Administrateur principal à la Haute Autorité de la CECA à Luxembourg (1953-1961), secrétaire général de la Fédération internationale de Documentation (1961-1964), il devient directeur scientifique et professeur ordinaire à l’ICHEC (1964) ; docteur en Sciences sociales de l’Université libre de Bruxelles (1966), il est nommé chargé de cours à l’Université de Mons (1968).
Rallié au fédéralisme intégral d’Alexandre Marc, il vient s’installer dans la partie romane du Brabant (août 1963) et reprend ses activités wallonnes. Président du comité d’arrondissement du Rassemblement wallon de Nivelles (1970), président du Conseil économique du Brabant (1972-1992), coopté à titre politique au Conseil économique régional de Wallonie (1972-1980), administrateur et vice-président de l’Association wallonne des anciens Combattants (jusqu’en 1993), vice-président de Wallonie-Québec, membre du CACEF, de l’Institut Jules Destrée, de la Fondation Plisnier, président du Centre d’études wallonnes, membre de la fédération de Wallonie libre de Wavre, président de la section de Wavre, J-É. Humblet défend « une nécessaire solidarité Wallonie-Bruxelles » et réclame la séparation administrative de la province de Brabant dès 1976.
Sénateur direct élu sur la liste du Rassemblement wallon dans l’arrondissement de Nivelles (1979-1981), il n’est pas présent à la Haute Assemblée quand sont votées les lois de régionalisation. Par contre, il est bien présent aux premiers travaux du Conseil régional wallon établi provisoirement à Wépion (1980-1981). Contestant le choix du président de son parti de présenter une liste commune FDF-RW en Wallonie, J-É. Humblet quitte le Rassemblement wallon en 1981 pour former le Rassemblement populaire wallon qui défend un fédéralisme exclusivement fondé sur trois régions. Sénateur provincial du Brabant grâce au soutien du PS (1981-1985), il reprend la présidence du Rassemblement populaire wallon et le transforme en Parti wallon. En 1985, il présente des listes à Verviers, à Namur, dans le Hainaut, à Nivelles, ainsi qu’à… Hasselt désirant marquer sa solidarité tant avec Fourons qu’avec les ingénieurs wallons employés à Mol. Ne disposant plus de mandat parlementaire, il continue à s’investir dans de nombreuses organisations wallonnes, dont la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet, dédiée à deux de ses enfants décédés accidentellement.
En septembre 2012, il a été élevé au rang d’Officier du Mérite wallon.

Paul DELFORGE, Encyclopédie du Mouvement wallon, Charleroi, Institut Destrée, 2001, t. II, p. 823-825 et Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), Namur, Institut Destrée, 2010, t. IV, p. 327-328

sénateur (1979-1981)
membre du Conseil régional wallon (1980-1981)
sénateur provincial du Brabant (1981-1985)

Paul Delforge, décembre 2014