Lambert Jacob-Makoy

né Lambert JACOB

Liège 12/11/1790, Liège 04/03/1873

Fils d’un houilleur liégeois, Lambert Jacob-Makoy était promis au même avenir que son père s’il n’avait réalisé des économies sur sa solde pour apprendre à lire et à écrire. Voulant absolument éviter le métier de la mine, il parvient à se faire engager comme jardinier chez le fleuriste Makoy (1805), avant d’entrer au service du banquier Frésart pour s’occuper de ses jardins. Après son mariage avec la fille de son premier patron, dont il accole le patronyme, Lambert Jacob-Makoy devient un horticulteur renommé : de voyages en Angleterre dans les années 1820, il adopte les méthodes de travail et rapporte des plantes rares sur le continent : ainsi introduit-il les premières orchidées en pays wallon. Ses greffes audacieuses sont aussi admirées. Lors des premières floralies liégeoises (20 juin 1830), il remporte le premier d’une série de nombreux prix internationaux.

Après avoir appris des Anglais, il parvient à les concurrencer, en se procurant lui-même des plantes aux quatre coins du monde par l’intermédiaire de ses propres collecteurs de plantes. Caractérisé par d’importantes serres modernes, son établissement est fort fréquenté et devient l’un des plus importants d’Europe continentale dès les années 1840. En 1861, l’entreprise familiale est reprise par ses proches sous la forme de la société Maison Jacob-Makoy et Cie. Ayant réussi à mener de mains expertes un projet qui lui a permis de s’éloigner des mines, Jacob-Makoy est considéré comme l’un des premiers horticulteurs professionnels d’Europe continentale. En 1830, il avait été l’un des fondateurs de la Société d’Horticulture de Liège où l’on retrouvait des botanistes de l’Université de Liège.

François CRÉPIN, dans Biographie nationale, t. X, col. 25-26

Revue du Conseil économique wallon, n°33, juillet 1958, p. 64-65

Liens : 

Joseph Beaujean (s.v. juillet 2013)

Paul Delforge, décembre 2013