Jean-Michel Javaux

Liège 24/11/1967

Député wallon : 1999-2003*

Licencié en Sciences politiques et en Relations internationales de l’Université libre de Bruxelles (1990), maître en Sciences politiques de l’Université anglaise de Hull (1991), diplômé de la High School de Fillmore (USA – 1993), Jean-Michel Javaux entame une activité professionnelle dans une PME du Brabant où il est responsable des exportations (1994). Séduit par le programme écologiste, élu conseiller communal d’Amay en octobre 1994, il devient le chef de file des Verts qui ne comptent alors que deux élus. Assistant parlementaire de Martine Schüttringer (mai 1995-juin 1999), membre de Jeunesse et Écologie, Jean-Michel Javaux succède à Philippe Henry et à Denis Mathen, à la présidence du Conseil de la Jeunesse d’expression française (mars 1997-juillet 1999).
Élu député wallon dans l’arrondissement de Huy-Waremme en juin 1999, J-M. Javaux renonce à la présidence du CJEF quand il entre au Parlement wallon et au Conseil de la Communauté française dont les majorités sont arc-en-ciel. Président de la Commission des Affaires intérieures et de la Fonction publique du Parlement wallon, il participe également à une réflexion interne à son parti sur l’identité durable des Verts. Cet exercice est d’autant plus nécessaire que le scrutin fédéral de 2003 est médiocre et que les trios de secrétaires généraux se succèdent témoignant des tensions internes. Un nouveau trio Évelyne Huytebroeck, Claude Brouir et Jean-Michel Javaux s’impose en juillet 2003 (avec 61% des voix) : le jeune Amaytois est désormais secrétaire fédéral et porte-parole d’Écolo, mais doit renoncer à son mandat parlementaire wallon. Jusqu’en décembre 2011, tantôt avec Isabelle Durant, tantôt avec Sarah Turine, il impose une ligne nouvelle et durable à Écolo, plus pragmatique. Moteur du renouveau et « pacificateur », il enregistre la germination de premières pousses aux communales de 2006, puis aux scrutins fédéraux de 2007 et 2010 et surtout aux élections régionales de 2009 qui sont autant de satisfaction pour les Verts. En tant que co-président de parti et de formateur, J-M. Javaux choisit la voie de l’olivier et insuffle une dynamique complémentaire au projet wallon, via le Plan Marshall 2.Vert. Durant la longue crise politique que connaît la Belgique entre le scrutin de juin 2010 et la formation du gouvernement Di Rupo (décembre 2011), le co-président d’Écolo prend part aux nombreuses négociations fédérales, apportant notamment le soutien d’Écolo aux accords institutionnels d’octobre 2011. Écolo soutiendra le processus de réforme institutionnelle depuis les bancs de l’opposition fédérale, puisqu’il n’est finalement pas associé à l’accord de gouvernement de décembre 2011.
Dès la formation de ce gouvernement fédéral, Écolo organise le renouvellement de son secrétariat fédéral ; Jean-Michel Javaux n’est pas candidat à sa propre succession ; Emily Hoyos lui succède en tant que co-présidente d’Écolo pour la Wallonie. Suite au scrutin communal d’octobre 2006, J-M. Javaux a réussi à renverser la majorité socialiste à Amay et à devenir le bourgmestre de la cité mosane, in extremis. Candidat suppléant aux autres scrutins, il décline tout autre mandat politique. Il se consacre exclusivement à sa fonction de bourgmestre d’Amay en dépit des multiples sollicitations médiatiques dont il continue de faire l’objet. Attendu au tournant du scrutin d’octobre 2012, il vainc cette fois le père (Robert Collignon), après avoir déjà battu le fils en 2006 (Christophe). Avec 54,4% des suffrages et une progression de 11%, Écolo dispose de la majorité absolue : 14 sièges (+3) sur 23. Une ouverture est faite vers Amay Plus qui hérite de la présidence du CPAS.
Administrateur de Lampiris (2012-2013), vice-président de l’Union des Villes et Communes de Wallonie, administrateur du Centre hospitalier de Huy (2013-), Jean-Michel Javaux devient aussi administrateur et le président de Meusinvest (mars 2013), et administrateur de la SA Liège Airport Business Park (2014-), tout en gardant un pouvoir d’influence au sein des instances d’Écolo.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 338-339

conseiller communal d’Amay (1995-1999, 2006-)
député wallon (1999-2003)
bourgmestre d’Amay (2006-)

Paul Delforge, décembre 2014