Bénédicte Linard

Ottignies 22/08/1976

Députée wallonne : *2012-2014

Au cours de ses candidatures en Philologie romane aux Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles, Bénédicte Linard participe à la vie étudiante ; en 1995, elle est présidente du Centre d’Action universitaire de Saint-Louis et en juillet 1996, elle est élue au comité exécutif de la FEF sous la présidence de Grégor Chapelle. En octobre, elle accède à la vice-présidence où elle remplace Vincent Thys destitué. Il s’agit d’une période agitée dans la vie de la jeune Fédération des Étudiants francophones et, en mars 1997, elle claque la porte du mouvement en même temps que tout le comité exécutif de Grégor Chapelle. Achevant ses licences en Langues et Littératures romanes à l’Université catholique de Louvain (1999), assistante technique auprès du Comité européen de normalisation (1999-2000), adjointe à la production de Cinémaginaire au Canada (2000-2003), elle devient professeur de français à l’Institut des Sœurs de Notre-Dame à Anderlecht (2003-2009).
Administratrice de l’Habitat du Pays vert, secrétaire (2009-2012) du chef de Cabinet du ministre wallon Jean-Marc Nollet, Bénédicte Linard est active au sein de la locale Écolo d’Enghien à laquelle Olivier Saint-Amand a donné une forte dynamique depuis le début des années 2000. Dès 2011, elle participe activement aux réunions citoyennes destinées à nouer un contact entre Écolo et la population d’Enghien. Deuxième candidate au scrutin communal d’octobre 2012, elle contribue au succès de la liste verte sur le plan local. Avec 310 vp, elle est élue conseillère communale et se retrouve dans une majorité arc-en-ciel au collège, conduite par Olivier Saint-Amand. Le cumul étant sévèrement combattu par Écolo, le nouveau maïeur abandonne son mandat au Parlement wallon et Bénédicte Linard qui était suppléante au scrutin de juin 2009, décroche ainsi le droit de siéger à Namur, où elle prête serment le 19 décembre 2012 en pleine séance de vote du budget.
Les derniers dix-huit mois de la législature doivent être l’occasion pour Écolo de marquer la politique wallonne de son empreinte. Membre de la Commission des Travaux publics, de l’Agriculture, de la Ruralité et du Patrimoine et de la Commission de l’Économie, du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles, au Parlement wallon, Bénédicte Linard plaide pour la mise en place du bio et des circuits courts, intervient dans les dossiers relatifs aux pulvérisations de pesticides et herbicides, ainsi qu’à la protection de la biodiversité, Ecolo plaidant pour un plan de sortie des pesticides à l’horizon 2025. Membre de la Commission de l’Éducation à la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle dépose une « proposition de résolution visant à arrêter les balises d’une amélioration de la formation continue des personnels de l’enseignement », le gouvernement s’étant engagé, dans sa déclaration de politique communautaire, à réformer la formation des enseignants, afin de lutter contre l’échec scolaire (février 2014).
Tête de liste Écolo dans la circonscription de Soignies au scrutin régional du 25 mai 2014, Bénédicte Linard (1.634 vp) est emportée par le tsunami qui frappe Écolo dans toute la Wallonie : il ne reste que 4 députés verts au Parlement wallon, contre 14 en 2009, et aucun n’est élu dans le Hainaut. Retrouvant son métier d’enseignante, elle ne bénéficie pas de l’indemnité de sortie parlementaire.
Suite au décès d’une élue Écolo, Bénédicte Linard fait son entrée au Collège d’Enghien début septembre 2014. Elle est chargée des compétences de Josiane Gillaer (Emploi, Personnel communal, Santé, Égalité des chances, Famille et Accueil extrascolaire), ainsi que des Finances que lui confie Olivier Saint-Amand, tout en reprenant la Culture dans ses compétences.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014

conseillère communale d’Enghien (2012-)
députée wallonne (2012-2014)
échevine (2014-)

Paul Delforge, décembre 2014