Jacqueline Mayence-Goossens

Aarschot 14/09/1932

Députée wallonne : 1980-1981 ; 1981-1985 ; 1985-1987 ; 1988-1991 ; 1992-1995
Ministre wallonne : 1983-1985

Licenciée en Sciences politiques et diplomatiques de l’Université catholique de Louvain (1955), Jacqueline Goossens épouse Philippe Mayence, avocat, redoutable pénaliste et ténor des cours d’assises, candidat à la présidence du PSC dans les années septante. Lors de l’exposition universelle de 1958, elle est chargée de l’organisation du service VIP. Conseillère auprès du COFACE (organisation des mouvements familiaux et de consommateurs européens), elle préside l’association « Connaissance et Vie d’Aujourd’hui » et s’occupe de plusieurs associations d’éducation permanente militant en faveur de l’émancipation de la femme. Élue conseillère communale libérale à Charleroi en octobre 1976, Jacqueline Mayence-Goossens figure parmi les premières élues du nouveau PRLW, puis du PRL.
S’imposant à Franz Janssens en 1978, lors d’un poll interne au PRLW de Charleroi, elle emmène la liste libérale dans l’arrondissement de Charleroi et est élue au Sénat ; elle renouvellera régulièrement son mandat, jusqu’en 1999. Dès lors, elle siège à la fois à la Haute Assemblée (1979-1999), mais aussi au Conseil de la Communauté française (1979-1995) et au Conseil régional wallon (1980-1995). En août 1980, elle vote d’ailleurs les lois qui mettent en application l’article 107 quater de la Constitution et créent notamment les institutions wallonnes. Parmi les 131 membres qui se réunissent pour la première fois à Wépion, le 15 octobre 1980, elle est l’une des huit femmes parlementaires de Wallonie, et la seule de son parti.
Dans le nouveau gouvernement CVP-PSC-PRL-PVV conduit par Wilfried Martens et Jean Gol, Jacqueline Mayence se voit confier le secrétariat d’État à la Coopération au Développement (1981-1983). En juin 1983, elle quitte le « national » pour remplacer André Bertouille au sein de l’Exécutif régional wallon présidé par Jean-Maurice Dehousse et composé à la proportionnelle. En charge du Logement et de l’Informatique (28 juin 1983-11 décembre 1985), elle est la première femme à accéder à une fonction ministérielle wallonne. Les statuts de la Société régionale wallonne du Logement, para-régional wallon dont la création est autorisée par les lois d’août 1980, sont adoptés sous son ministère.
Secrétaire de la Commission des Technologies nouvelles, des Relations extérieures, des Affaires générales et du Personnel du Conseil régional wallon (1985-1987), elle prend activement part au débat sur la dépénalisation partielle de l’avortement au Sénat. En 1981, elle avait signé la première proposition Herman-Michielsens et, par divers amendements et propositions, elle tente de définir légalement la notion de « détresse ». Membre des Commissions réunies de la Justice et de la Santé, elle est le rapporteur des travaux des Commissions. S’intéressant de plus en plus à l’Afrique et à ses problèmes, Jacqueline Mayence opte pour le Sénat, en mai 1995, pour s’occuper notamment de ces matières.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 421-422

conseillère communale de Charleroi (1977-1989, 1995-1998)
sénatrice (1979-1999)
membre du Conseil régional wallon (1980-1995)
Secrétaire d’État (1981-1983)
ministre wallonne (1983-1985)

Paul Delforge, décembre 2014