Gilles Mouyard

Namur 8/03/1970

Député wallon : 2009-2014 ; 2014-

Issu d’une famille d’entrepreneurs (les Ateliers Mouyard sont installés depuis des années à Falisolle), Gilles Mouyard cultive cet esprit du risque. Amateur de course automobile, vice-champion de Belgique de rallye dans sa catégorie au milieu des années 1990, chef de vente dans divers secteurs, concessionnaire automobile, Gilles Mouyard fait une entrée fracassante en politique puisqu’il conteste le résultat du scrutin communal de Sambreville et se tourne vers le Conseil d’État. Le jeune « bleu » qui retarde la mise en place du collège de Jean Poulain à majorité absolue socialiste est finalement débouté. Privé de son siège, G. Mouyard le récupère néanmoins suite au désistement de Michel Guillaume. Conseiller communal libéral de l’opposition, Gilles Mouyard n’épargne pas le collège, notamment dans les dossiers budgétaires, et tente de fédérer PRL, IC et PSC pour le scrutin d’octobre 2000. Assurant la transition entre Jean Poulain et Marcel Fisenne alors que pointe le jeune Jean-Charles Luperto, le PS résiste en 2000 comme en 2006 aux assauts de la liste Avenir 2000 puis du MR de Gilles Mouyard contraint à rester dans l’opposition au Conseil communal (2 sièges en 2000, 5 en 2006).
Administrateur de l’Hôpital d’Auvelais puis de l’AISBS, président de la Société intercommunale d’Aménagement et d’Équipement économique de la région namuroise (SIAEE) de 2000 à 2005, puis de BEP Expansion (2005-), président de Créalys (2001), vice-président du BEP, il contribue au développement économique du nord du Namurois (création de hall relais et d’infrastructures d’accueil pour entreprises ; c’est ainsi que Nanocyl peut s’implanter en 2004 pour développer ses potentialités). Administrateur du Foyer Taminois (2005), il épluche les dossiers locaux et multiplie les interpellations. Son activité déborde le terrain communal. Premier suppléant au scrutin régional de 2004 (3.883 vp), tête de liste aux provinciales de 2006, il devient conseiller provincial ou plus exactement est choisi comme député provincial. À 36 ans, il est chargé des Finances, des Affaires économiques et du Patrimoine dans une coalition violette (novembre 2006). Sa nouvelle fonction l’oblige à renoncer à ses mandats communaux, mais lui permet de donner davantage d’ampleur à ce qui l’occupait au BEP. Quelques mois après sa désignation à la députation namuroise, Denis Mathen est choisi comme gouverneur, ce qui libère un siège au Parlement wallon, dont le premier suppléant n’est autre que Gilles Mouyard… Il renonce à l’assemblée régionale (et c’est Anne Barzin qui y siège), du moins provisoirement car en juin 2009, il brigue un siège au Parlement wallon. Deuxième effectif sur la liste que le MR présente à Namur, il est élu au Parlement wallon (6.954 vp). Il quitte alors le collège provincial où il est remplacé par Luc Delire. Sa courte mandature provinciale est marquée par une importante campagne en faveur de Namur comme terre d’investissement au cœur de la Wallonie, et par des mesures visant à rétablir l’équilibre dans les Finances.
Président du MR de Sambreville (septembre 2007), Gilles Mouyard est resté actif sur le plan local (il s’oppose notamment à l’implantation d’une nouvelle prison à Sambreville) ; en 2008, il est élu à la présidence MR de l’Arrondissement de Namur. Déçu par les résultats enregistrés par son parti en 2009, il figure parmi ceux qui réclament ouvertement de nouvelles élections pour la présidence du MR (automne 2009). Troisième effectif au scrutin fédéral anticipé de 2010 (7.620 vp) sans solliciter de mandat, il quitte la politique locale de Sambreville lorsqu’il déménage en 2011 pour Fosses-la-Ville, où la liste Union Démocratique (MR, cdH, indépendants) rejette sa proposition de rejoindre ses rangs. Aux communales de 2012, à Sambreville, le MR ne perd pas de siège et, à Fosses-la-Ville, l’UD conserve sa majorité absolue. Absent du scrutin communal, Gilles Mouyard se consacre par conséquent entièrement à son rôle de député wallon de l’opposition au Saint-Gilles ; ses interpellations sont nombreuses, notamment sur l’évolution des dossiers relatifs à la Mobilité et à l’Aménagement du Territoire. Outre la question de la prison de Sambreville, il alimente volontiers le débat dans le dossier photovoltaïque, dénonce le coût des énergies renouvelables, tout en tirant la sonnette à plusieurs reprises sur le devenir du secteur verrier dans son bassin de vie en particulier.
Administrateur-délégué de la s.a. ECO, spécialisée dans le domaine du dépannage d’urgence et de l’installation de systèmes de chauffage et d’électricité,  administrateur du Groupe namurois d’Investissement (GNI), vice-président de la Gestion Logement des Cantons de Gembloux et de Fosses, Gilles Mouyard sollicite sa reconduction au Parlement wallon lors du scrutin du 25 mai 2014. Deuxième de liste derrière Anne Barzin, il reçoit la confiance de 6.214 électeurs et le MR gagne près d’un pourcent (23,5%). Contraint à l’opposition lorsque PS et cdH concluent un accord de majorité au début de l’été, le député wallon MR est néanmoins désigné à la présidence de la Commission des Affaires générales et des Relations internationales, et à celle de la Sous-commission de Contrôle des Licences d’armes. Il est encore membre du Comité « Mémoire et Démocratie ».

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse - 2014

Conseiller communal de Sambreville (1995-2006)
Conseiller provincial de Namur (2006)
Député provincial (2006-2009)
Député wallon (2009-)

Marie Dewez - Paul Delforge, décembre 2014