Sophie Préciaux

Binche 18/02/1967

Députée wallonne : 2009-2014 ; 2014-

Licenciée en Travail social de l’Université libre de Bruxelles, Sophie Pécriaux est plongée dès son plus jeune âge dans la politique. Fille du bourgmestre Nestor Pécriaux, elle a aussi la fibre socialiste. Militante dès l’âge de 16 ans, elle figure en neuvième position sur la liste du PS aux européennes de 1994 et rassemble déjà sur son nom 12.633 vp. 2e suppléante aux régionales de 1995, elle se voit confier la présidence du congrès de rentrée du PS en juillet 1996. Active au sein de la Fédération de Thudinie, elle y dispose d’une popularité telle que, lors de la préparation du scrutin régional de juin 1999, le poll interne du PS attribue près de 1.000 voix à la jeune candidate, 3e devant Paul Furlan (900 vp), mais derrière André Navez (1.700 vp.) et Willy Burgeon (1.200 vp). Ce dernier comme S. Préciaux dénoncent des irrégularités, et une guerre des chefs s’ouvre au sein de la Fédération ; en raison des difficultés que rencontre aussi son paternel qui va créer une liste socialiste dissidente sur le plan local, Sophie Pécriaux se place en réserve du parti et s’établit à Manage. Elle réalise un bon score, en 3e position, aux régionales de 1999 (4.161 vp) et, en octobre 2000, elle décroche là son premier mandat politique, comme conseillère communale. Six ans plus tard, avec 1.016 vp, elle contribue à renforcer la majorité absolue du PS et entre dans le collège présidé par Pascal Hoyaux, comme échevine en charge de la Formation, de la Famille, de la Petite enfance et des Cultes.
C’est cependant en mai 2003 que, 18e candidate à la Chambre, elle parvient à obtenir son premier mandat parlementaire. Jeune présidente de la Fédération des Mutualités socialistes du Centre et de Soignies, elle siège alors à la Chambre fédérale, ayant réuni 8.368 vp sur son nom dans la circonscription du Hainaut. Alors que sa relation avec le VLD Rik Daems occupe la une de certains médias, elle est 3e suppléante en 2007 (8.380 vp) et ne bénéficie d’un siège vacant à la Chambre qu’à partir de décembre 2007, quand Christian Dupont est désigné comme ministre des Pensions et de l’Intégration sociale dans le gouvernement Verhofstadt III, puis comme ministre de l’Éducation dans le gouvernement francophone (20 mars 2008-11 juillet 2009).
En juin 2009, deuxième effective au scrutin régional dans le sillage de Paul Magnette, elle est élue au Parlement wallon (6.955 vp) dans la circonscription de Charleroi et cède son siège à la Chambre à Philippe Blanchard. À Namur, la nouvelle députée wallonne devient vice-présidente du Bureau du Parlement (juillet 2009-mai 2014), membre de la Commission de la Santé et vice-présidente du Comité d’avis pour l’Égalité des chances entre les hommes et les femmes. En décembre 2011, du fait de son déménagement à Seneffe, S. Pécriaux abandonne son mandat communal à Manage.
Deuxième sur la liste socialiste en octobre 2012 dans sa nouvelle commune, S. Pécriaux réalise le 3e score du PS et retrouve une place dans un Conseil communal. Le retrait de Philippe Busquin de la vie politique locale s’accompagne cependant d’un basculement total. De la guerre des clans au sein du PS, il ressort un affaiblissement du parti qui détenait jusque-là la majorité absolue ; le PS de Philippe Bouchez perd 25% et sa majorité absolue, tandis que la liste AC de Gaëtan de Laever ne prend « que » 16% ; cette division profite au MR en progression de 16% : sa tête de liste, Bénédicte Poll devient bourgmestre en s’alliant avec l’Alternative communale (AC), ce qui renvoie le PS dans l’opposition, une première pour S. Pécriaux, comme pour son parti au niveau local depuis 1988.
Deuxième candidate PS, juste derrière Paul Magnette, au scrutin régional du 25 mai 2014, elle signe le 2e score PS dans la circonscription de Charleroi (5.868 vp) et le 4e tous partis confondus, et décroche la prolongation de son mandat au Parlement wallon. Elle se voit confier la vice-présidence de la Commission des Affaires générales et des Relations internationales.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014

Conseillère communale de Manage (2001-2011)
Députée fédérale (2003-2007)
Échevine (2006-2011)
Députée fédérale (2007-2009)
Députée wallonne (2009-)
Conseillère communale de Seneffe (2012-)

Paul Delforge, décembre 2014