Maurice Piron

Liège 23/03/1914, Liège 24/02/1986

Sa vie, Maurice Piron la consacre totalement à la défense de la littérature et des dialectes wallons. Romaniste diplômé de l’Université de Liège, il entame une carrière universitaire après la Libération : professeur à Gand, invité en Afrique, à Paris comme au Québec, titulaire de la chaire de Philologie et de Littérature françaises à l’Université de Liège (-1976), il y créé le Centre d’Études québécoises, ainsi que le Centre d’Études Georges Simenon. Parmi ses nombreuses publications, il convient de retenir Aspects et profils de la culture romane en Belgique (Mardaga, 1978) et son Anthologie de la littérature wallonne (prix Albert Counson, 1979). Trois lignes de force s’en dégagent : la littérature dialectale, l’image littéraire de Liège et de l’Ardenne liégeoise, le français de la Belgique romane. À cela s’ajoute un apport théorique et méthodologique important.
Son implication dans le Mouvement wallon n’est pas négligeable. Posant la question de la culture en Wallonie, Maurice Piron affirme très tôt que la culture wallonne n’existe pas, mais qu’il y a un apport wallon à la culture et qu’il importe que les Wallons puissent déterminer la situation de leur culture dans une Wallonie qui se révèle de plus en plus (1938). En juin 1976, Maurice Piron figure parmi les signataires de la Nouvelle Lettre au roi pour un vrai fédéralisme.

Encyclopédie du Mouvement wallon, Charleroi, 2001, t. III
WILMET Marc, Nouvelle Biographie nationale, 1994, t. III, p. 276-279
La Wallonie à l’aube du XXIe siècle, Namur, Institut Destrée, Institut pour un développement durable, 2005
La Wallonie. Le Pays et les hommes (Arts, Lettres, Cultures), Bruxelles, t. III, p. 145, 167
La Wallonie. Le Pays et les hommes (Arts, Lettres, Cultures), Bruxelles, t. IV, p. 238

Paul Delforge, octobre 2011