Maxime Prévot

Mons 09/04/1978

Député wallon : 2009-2014 ; 2014*
16e Président du Parlement wallon : 06/2014-07/2014
Ministre wallon : 2014-

Jeune licencié en Sciences politiques (public management) des Facultés de Namur puis de l’Université catholique de Louvain et diplômé en Droit et Gestion des nouvelles technologies de l’information, Maxime Prévot est engagé par Pricewaterhouse Coopers. Pendant 3 ans, il travaille dans la cellule « public governance », soit le conseil en performance des organisations publiques. Entre des missions pour la Commission européenne et pour le ministère de l’Intérieur, il s’occupe aussi du plan wallon d’allocations des quotas de CO2 post-Kyoto.
Militant auprès des Jeunes PSC, il recueille pas mal de voix de préférence aux élections d’octobre 2000, à Namur, et quand se présente le renouvellement de la présidence du PSC local, il se porte candidat. Il a tout juste 23 ans, le soutien des Jeunes PSC et remporte près de 30% des voix. Devenu conseiller CPAS de Namur (2002), auteur d’une polémique autour du Comité de gestion du CHR de Namur (décembre 2003), il rassemble 3.998 voix sur son nom au scrutin régional de juin 2004. Directeur politique (2004-2006) attaché au Cabinet de Joëlle Milquet, présidente du cdH, il entre au Conseil communal de Namur comme suppléant de Michel Goffinet, démissionnaire, en mars 2005. D’emblée, il s’y fait remarquer par ses nombreuses questions au bourgmestre, le socialiste Bernard Anselme. Tête de liste aux provinciales dans son canton et candidat aux communales d’octobre 2006, il entre au Conseil provincial de Namur et contribue au changement d’alliance au sein du collège de la ville de Namur. Alors que Jacques Étienne devient le premier bourgmestre non socialiste depuis la fusion des communes, Maxime Prévot (2.678 vp) devient échevin au sein de la majorité cdH-MR-Écolo. Il reçoit les Affaires sociales, le Logement et les Sports, matières qui lui permettent d’accroître encore sa visibilité dans une série de dossiers importants (le club de football, la patinoire, un nouveau hall des sports, les gens du voyage, mesures en faveur des SDF, la politique des kots, etc.).
Alors qu’il lance ses premiers dossiers municipaux, la tête de liste cdH en province de Namur lui est confiée lors du scrutin fédéral de juin 2007. Avec 18.244 vp, il décroche un mandat de député fédéral, son parti ne perdant qu’un pourcent par rapport à 2003 et à l’époque de Richard Fournaux. En juin 2009, c’est encore au jeune Maxime Prévot qu’échoit la responsabilité d’emmener les troupes « orange » au scrutin régional. Cette fois, ce sont 15.060 électeurs qui retiennent son nom et qui permettent au cdH de conserver un siège au Parlement wallon, qu’occupe Maxime Prévot, qui abandonne son mandat fédéral à Isabelle Tasiaux. Négociateur de la formation des majorités Olivier (juin-juillet), il devient le chef du groupe cdH au Parlement wallon et vice-président de son parti. À Namur, il est aussi membre de la Commission des Travaux publics, de la Commission des Poursuites et de la Commission de Coopération avec la Communauté française.
Occupé par tous ses dossiers « namurois », le jeune Prévot doit se remettre en campagne, en juin 2010, suite à la chute du gouvernement Leterme. La tête de liste grimpe cette fois à 20.226 vp mais le cdH continue à reculer légèrement. Ne désirant pas siéger à Bruxelles, il laisse son siège à Christophe Bastin. En 2011, il représente son parti au sein de la Commission Wallonie-Bruxelles relancée et alors qu’il est pressenti pour remplacer le ministre Lutgen, c’est en fait Jacques Étienne qui annonce son retrait du maïorat namurois (février 2012) et laisse ainsi la place au jeune Prévot, quelques mois avant le scrutin d’octobre 2012. La stratégie est porteuse. Lors du scrutin, le cdH progresse de près de 6% et devient le premier parti de la capitale de la Wallonie. Avec 13.549 vp (près du double de son prédécesseur six ans plus tôt), Prévot est plébiscité : il reconduit l’alliance cdH-MR-Écolo et conforte sa fonction de bourgmestre de Namur. Président de l’asbl NEW (Namur-Europe-Wallonie), président de l’asbl CDA, administrateur du BEP, du Festival musical de Namur ou encore du GAU Namur, le maïeur et chef de groupe au Parlement wallon joue clairement la carte de Namur capitale de la Wallonie.
L’impact est manifeste lors du scrutin régional du 25 mai 2014. Tête de liste cdH pour la circonscription de Namur – la seule dans laquelle le cdH se maintient par rapport au scrutin de 2009 et gagne même 2,7 % –, Maxime Prévot sort grand vainqueur de l’élection, non seulement en raison de son score personnel (21.912 vp), mais surtout par les attributions qui sont désormais les siennes. Assurant la présidence du Parlement wallon durant les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement wallon (juin à juillet 2014), il est le premier membre de son parti à exercer cette fonction. Par ailleurs, il est lui-même parmi les négociateurs d’un nouvel accord de majorité ; celui-ci est arrêté dès le début de l’été. Dans l’exécutif présidé par Paul Magnette, Maxime Prévot fait une entrée remarquée en tant que n°2 et chef de file du cdH, étant désigné à la vice-présidence du gouvernement wallon, en charge des Travaux publics, de la Santé, de l’Action sociale et du Patrimoine. Fort du solide pacte de majorité établi en octobre 2012, il se dit bourgmestre en titre et c’est la Première échevine MR, Anne Barzin qui devient « échevine déléguée aux affaires mayorales », Maxime Prévot exerçant la présidence du Conseil communal.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014

Conseiller communal de Namur (2005-)
Conseiller provincial (2006-)
Échevin (2006-2012)
Député fédéral (2007-2009)
Député wallon (2009-2014, 2014)
Bourgmestre (2012-2014)
Président du Parlement wallon (06/2014-07/2014)
Ministre vice-président wallon (2014-)
Bourgmestre en titre (2014-)

Marie Dewez - Paul Delforge, décembre 2014