Georges Seneca

Tournai 14/03/1937, Tournai 8/11/2002

Député wallon : 1992-1995 ; 1995-1999 ; 1999-2002*

Régent littéraire de formation, professeur de français et d’histoire au Collège Notre-Dame de Tournai, Georges Seneca milite dans les rangs du PSC et se porte candidat au scrutin communal d’octobre 1970. Bien que figurant à la douzième place, il parvient à être élu conseiller communal de Tournai, et d’emblée est désigné à un poste d’échevin (1971). Au moment de la fusion des communes, il ambitionne de devenir le premier bourgmestre du « grand Tournai », mais il doit se résoudre au mandat de Premier échevin dans le collège présidé par le socialiste Raoul Van Spitael (1977-1982). Au soir du scrutin d’octobre 1982, le chef de file du PSC tournaisien entame même une longue cure d’opposition (1983-2002) sur les bancs du Conseil communal, lorsque le PS choisit le PRL comme nouveau partenaire.
Entre-temps, Georges Seneca a fini par réussir une percée sur le plan parlementaire. Longtemps dans le sillage de Jean Kevers, il réalise régulièrement d’excellents résultats personnels, mais non content de mener bataille contre ses adversaires politiques, il doit lutter au sein même de sa famille politique pour être désigné en ordre utile et avoir le droit de postuler à la succession de Jean Kevers, puis de Marc Lestienne. En novembre 1991, derrière le Mouscronnois Detremmerie, la famille sociale-chrétienne de Wallonie picarde s’est réunifiée et Seneca parvient à s’emparer d’un siège. Prenant également part aux travaux du Conseil de la Communauté française et du Parlement wallon (1992-1995), le député Seneca contribue à la transformation de la Belgique en un État fédéral (1993). Et, le 21 mai 1995, troisième score de l’arrondissement de Tournai-Ath-Mouscron, il figure parmi les 75 premiers députés élus directement au Parlement wallon, ainsi qu’au Conseil de la Communauté française. Là il est secrétaire du bureau de l’assemblée communautaire. En juillet 1997, lors de la discussion du « décret missions » en matière d’enseignement, c’est Seneca qui permet par sa seule présence et son vote en Commission – malgré l’opposition de ses collègues PSC – l’adoption du texte du décret « Onkelinx » sur les missions de l’école, la majorité PS-PSC évitant in extremis une crise profonde. Au Parlement wallon, il est membre de la Commission spéciale appelée à définir les « modes d’expression de l’identité wallonne » (1998). En 2002, G. Seneca est victime d’une crise cardiaque, alors qu’il avait été réélu député wallon en juin 1999 et conseiller communal en octobre 2000.

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 513-514

conseiller communal de Tournai (1971-2002)
échevin (1971-1982)
député (1992-1995)
membre du Parlement wallon (1992-1995)
député wallon (1995-2002)

Paul Delforge, décembre 2014