Daniel Senesael

Tournai 13/01/1957

Député wallon : 2004-2009 ; *2009-2014

Diplômé de l’École normale de Tournai (1976), Daniel Senesael est professeur de français, histoire et morale dans plusieurs écoles de la région tournaisienne (1976-1978). Objecteur de conscience à l’Office national des Bibliothèques et Bibliothécaires socialistes (1978-1979), il redevient enseignant, tout en militant dans les rangs socialistes qu’il avait rejoints en 1976, en créant la section locale socialiste de Saint-Léger, commune intégrée dans l’entité d’Estaimpuis.
Conseiller communal socialiste élu en octobre 1982, D. Senesael réorganise son groupe politique et contribue à faire sortir le PS de l’opposition : en octobre 1994, la liste qu’il conduit fait alliance avec les libéraux et renverse le PSC du bourgmestre Patrick Van Honacker en place depuis 18 ans. Daniel Senesael devient le bourgmestre d’Estaimpuis, renforçant à chaque scrutin la domination de son parti : 46,4% en 2000, 54,2% en 2006 et 67% en 2012). Le scrutin local se transforme en plébiscite pour le tonitruant maïeur : en 2012, près d’un électeur sur deux a voté pour lui.
Chef de Cabinet adjoint auprès du ministre wallon des Transports, André Baudson, (mars 1989-novembre 1991), puis attaché dans plusieurs Cabinets wallons entre 1991 et 2004, président du Conseil d’administration du TEC-Hainaut (2003-2004), D. Senesael brigue depuis longtemps un mandat parlementaire quand, en juin 2004, il s’ouvre directement les portes du Parlement wallon. En juin 2009, il est reconduit en tant que premier suppléant dans une circonscription de Tournai-Ath-Mouscron dominée par Rudy Demotte. À l’issue de la législature au cours de laquelle ont notamment été adoptés le décret décumul et le Code de Développement territorial (CoDT), Daniel Senesael est invité par son parti à se présenter à la Chambre fédérale. Dans la circonscription provinciale du Hainaut, il réalise le meilleur score de la liste PS, loin derrière Elio Di Rupo. Quittant le Parlement wallon avec regret en juin 2014, ce mandataire de proximité est désormais chargé, à Bruxelles, des dossiers relatifs à l’Intérieur, à la Mobilité (SNCB), tandis qu’il est aussi le chef du groupe PS au parlement Benelux.
Membre suppléant du Conseil parlementaire interrégional et membre effectif du Conseil interparlementaire consultatif de Benelux, président de la Fédération PS de Wallonie picarde (octobre 2007-), président de la Maison de l’Emploi du Val d’Escaut, administrateur de la SRWT (1992-2005), du TEC-Hainaut (1994-), de l’IPALLE (1998-), administrateur rigoureux de sa localité et de ses finances, Daniel Senesael s’était singularisé à diverses reprises par des blagues potaches, dont seule la Wallonie picarde garda longtemps l’exclusivité. Quand l’acteur Gérard Depardieu choisit de résider dans le village frontalier de Néchin (fin 2012), qui fait partie de l’entité d’Estaimpuis, la médiatisation de Daniel Senesael dépasse les frontières de la Wallonie.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 514-515

conseiller communal d’Estaimpuis (1977-)
bourgmestre (1995-)
député wallon (2004-2014)
député fédéral (2014-)

Paul Delforge, décembre 2014