Jean-Marie Séverin

Namur 8/04/1941

Député wallon : 1992-1995 ; 1995-1999 ; 1999* *2000-2004 ; 2004-2009
8e Président du Parlement wallon : 02/1997-03/1997

Licencié en Sciences commerciales et financières de l’Université de Liège (1963), Jean-Marie Séverin entre en politique lorsqu’il participe activement avec d’autres jeunes libéraux de la région namuroise à la création d’un Conseil provincial de la Jeunesse dont il devient le vice-président. C’était en 1966. Aux élections d’octobre 1970, cet indépendant est élu conseiller communal de Forville. Après la fusion des communes, son village intègre Éghezée, où il est réélu conseiller communal régulièrement jusqu’en 2006. En janvier 1995, il devient Premier échevin et s’occupera de l’Information et des Affaires sociales jusqu’en 2006.
Conseiller provincial de Namur (1974-1985), Jean-Marie Séverin est désigné comme député permanent durant deux législatures (1985-1991). Optant pour la Chambre où Charles Poswick ne se présente plus en novembre 1991, il est élu député de Namur et va siéger également au Parlement wallon et au Conseil de la Communauté française, dont il devient d’ailleurs le secrétaire du bureau durant toute la période (1992-1995). Président de la Fédération provinciale namuroise du PRL, il devient l’un des deux vice-présidents du PRL (1995-2001), avec Didier Reynders, après le décès de Jean Gol.
Candidat dans la circonscription de Namur le 21 mai 1995, Jean-Marie Séverin figure parmi les 75 premiers députés directs du Parlement wallon. Il sera reconduit dans ce mandat en 1999 et en 2004. Dès la première réunion du nouveau Parlement wallon, il est nommé vice-président du bureau de l’assemblée et restera à cette fonction du 20 juin 1995 au 8 février 1997. À ce titre, il remplace Guy Spitaels lorsque celui-ci se met en congé (8-25 février), avant de démissionner, et assure l’intérim de la présidence du Parlement wallon du 8 février au 13 mars 1997, devenant le huitième président du Parlement wallon. Lorsqu’Yvon Biefnot est choisi par les députés wallons du PS à la présidence du Parlement wallon, J-M. Séverin s’efface et redevient Premier vice-président du Parlement wallon du 13 mars 1997 au 12 juin 1999. En 1997 et 1998, il est encore membre de la Commission spéciale appelée à définir les « modes d’expression de l’identité wallonne ».
En juin 1999, quand se forment des majorités arc-en-ciel, le Namurois Séverin est choisi comme ministre des Affaires intérieures, de la Fonction publique, de la Tutelle et des Travaux subsidiés (12 juillet 1999-17 octobre 2000) dans le gouvernement wallon qui va lancer le « Contrat d’Avenir pour la Wallonie ». Mais le nouveau ministre hérite de la modernisation de la Fonction publique et surtout de l’épineux dossier des 6.000 agents contractuels de la Région wallonne qui espèrent tous être « régularisés ». Ses premiers projets sont à peine lancés quand, le 17 octobre 2000, Daniel Ducarme, président du PRL, décide de redistribuer les cartes à tous les niveaux de pouvoir. Parmi les changements, J-M. Séverin quitte le gouvernement et est désigné comme président du bureau du Parlement de la Communauté Wallonie-Bruxelles. Il devient le quinzième président de cette assemblée (17 octobre 2000-16 octobre 2001).
Ayant prôné la fusion de la Communauté française et de la Région wallonne au sein de la première entité, lors du 30e anniversaire de celle-ci, et relancé l’idée de la nation francophone, J-M. Séverin ne résiste pas longtemps à la tempête qu’il a déclenchée : le 29 septembre, il démissionne de la présidence communautaire.
Se consacrant davantage au Namurois – comme échevin et comme président de la fédération libérale jusqu’en 2004 notamment –, J-M. Séverin est désigné Premier vice-président du Parlement wallon (29 juin-19 juillet 2004) avant de mettre un terme à sa carrière parlementaire en juin 2009. Président du Conseil d’administration de l’INASTI (2004-2013), administrateur du Conseil de l’Enseignement des communes et provinces (2005-2007), vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (2004-2010), administrateur de l’Union des Villes et des Communes (2011-), il est le président du CPAS d’Éghezée de 2007 à 2012.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 515-516

conseiller communal de Forville (1971-1976)
conseiller provincial de Namur (1974-1985)
conseiller communal d’Éghezée (1977-1985, 1992-)
député permanent (1985-1991)
échevin (1995-2006)
député (1992-1995)
membre du Parlement wallon (1992-1995)
député wallon (1995-1999)
Président du Parlement wallon a.i. (1997)
ministre wallon (1999-2000)
député wallon (2000-2009)
Président du Parlement communautaire (2000-2001)
Président du CPAS (2007-2014)

Paul Delforge, décembre 2014