Edmund Stoffels

Butgenbach 15/03/1957

Député wallon : 1999-2004 ; 2004-2009 ; 2009-2014 ; 2014-

Licencié en Psychologie sociale de l’Université de Liège, psychologue de profession, Edmund Stoffels est le fondateur d’une organisation de protection des consommateurs, une asbl pluraliste et transfrontalière (1992). Il constitue une cellule originale de lutte contre le surendettement. Porte-parole de l’association « Amel Nein », il mène campagne contre l’implantation d’un dépôt de déchets nucléaires en plein parc naturel des Hautes Fagnes-Eifel. Après avoir rassemblé 33.000 signatures, le comité « Atom Müll End Lager, nein » organise une manifestation de plus de 8.000 personnes le 4 septembre 1994.
Militant socialiste, objecteur de conscience, Ed. Stoffels est attaché auprès des cabinets des ministres-présidents wallons Bernard Anselme, Guy Spitaels et Robert Collignon de 1988 à 1997, avant de devenir chef de Cabinet du président du CPAS de Liège (1997-1999). Il renonce alors à son mandat de conseiller communal à Saint-Vith, mais continue de siéger comme député communautaire germanophone au Rat der Deutschsprachigen Gemeinschaft où il est entré pour la première fois le 28 octobre 1990. Jusqu’au 12 juin 1999, Ed. Stoffels y sera le chef de groupe socialiste.
Conseiller provincial de Liège (1997-1999), Edmund Stoffels est élu pour la première fois au Parlement wallon en juin 1999. Comme Fred Evers en 1995, il prête serment en allemand à Namur et refuse de prêter serment en français au Conseil de la Communauté française, bien qu’il ne soit pas, à ce moment, élu au RDG. Ce n’est qu’au moment où Karl-Heinz Lambertz devient ministre-Président du gouvernement de la Communauté germanophone, qu’Ed. Stoffels reprend son siège au RDG. Cette situation conduit néanmoins le législateur à trancher définitivement la question des élus germanophones au Parlement wallon et au Conseil de la Communauté française. À partir de 2004, siège d’office au seul Parlement de la Communauté française le premier suppléant d’un député wallon qui prête serment en allemand à Namur et qui est domicilié en Communauté germanophone. C’est le cas en 2004, en 2009 et en 2014, Ed. Stoffels étant régulièrement réélu directement au Parlement wallon dans la circonscription de Verviers. Depuis le 13 septembre 2004, il est membre suppléant du Conseil parlementaire interrégional et depuis octobre 2006, il est conseiller communal d’Amblève. Président de la Fédération germanophone du PS (2004-2010), il est membre du Rat avec voix consultative depuis 2004.
À Namur, ce député reconnu par le nombre impressionnant de questions posées – écrites comme orales – aux ministres et pour la qualité de préparation de ses dossiers se fait le défenseur attentif à la fois de l’émancipation du Parlement wallon et des intérêts de la Communauté germanophone. Revendiquant une stricte séparation entre pouvoirs législatif et exécutif, il souhaite que les parlementaires wallons utilisent davantage leur autonomie et leur indépendance à l’égard des politiques gouvernementales. Membre de la Commission de l’Énergie, du Logement, de la Fonction publique et de la Recherche scientifique (2009-2014), il est d’ailleurs vice-président de la Commission de Coopération avec la Communauté germanophone (2009-2014). Au cours de la législature 2014-2019, il est nommé à la présidence de la Commission de l’Agriculture et du Tourisme.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 529

membre du Rat der Deutschsprachigen Gemeinschaft (1990-)
conseiller communal de Saint-Vith (1995-1997)
conseiller provincial de Liège (1997-1999)
député wallon (1999-)
conseiller communal d’Amblève (2006-)

Paul Delforge, décembre 2014