Graziana Trotta

Pont-de-Loup 25/10/1984

Députée wallonne : 2009-2014 ; 2014-

Licenciée en Sciences de Gestion de l’Université catholique de Louvain, Graziana Trotta entame sa carrière professionnelle à Infrabel ; conseillère au service « Stratégie », elle est responsable des dossiers wallons et bruxellois « politiquement délicats » (2007-2009). Active au sein des Jeunes Socialistes, cette petite fille d’immigrés italiens figure sur les listes du PS en octobre 2006 et décroche son premier mandat politique : conseillère communale à Aiseau-Presles ; elle fait partie de la forte majorité absolue socialiste (13 sièges sur 21) conduite par le bourgmestre Marcel Dargent.
Moins de trois ans plus tard, quatrième suppléante lors du scrutin régional de juin 2009 dans la circonscription de Charleroi, elle bénéficie d’une série de désistements (Eric Massin, Philippe Busquin, Ingrid Colicis), et surtout de celui de Paul Magnette qui renonce à son mandat à Namur pour poursuivre l’exercice de ses fonctions ministérielles fédérales. À 24 ans, elle entre au Parlement wallon, où elle est membre de la Commission de la Santé et de l’Action sociale et de la Commission de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire. Les dossiers carolos du métro, de Citta Verde ou de Carsid alimentent notamment les questions de la parlementaire qui apporte son aide dans la mise au point du nouveau CoDT. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle est membre de la Commission de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse (2009-2010) et de la Commission de l’Éducation. À son initiative, les assemblées parlementaires adoptent des textes relatifs aux premiers secours, à l’anorexie mentale et au handicap. Elle se réjouit aussi de l’ouverture d’une Auberge de Jeunesse à Charleroi.
Sur le plan local, afin de remplacer Christian Champagne démissionnaire, elle devient échevine, en charge de l’Extrascolaire, des Affaires sociales, de la Famille, de la Citoyenneté et de la Plaine de jeux (juin 2011), au cours d’une législature où Jean Fersini est devenu le bourgmestre à la place de Marcel Dargent (novembre 2010). Disposant d’une majorité absolue, le PS d’Aiseau-Presles possède ainsi trois candidats rivaux pour le maïorat en 2012, avec le maire sortant et deux députées, Ozlem Ozen et Graziana Trotta. Confortant son écrasante majorité (57% contre 52,75 en 2006), le PS ne gagne pas de siège et l’électeur clarifie la lutte des chefs. Avec 1.717 vp, Fersini reste le maïeur, tandis que, 5e sur la liste, Gr. Trotta réalise le 2e score de l’entité (751 vp). Elle reste échevine en charge de la Cohésion sociale, de la Jeunesse et de la Famille.
Présidente de la Commission communale de l’Accueil, présidente du Conseil communal des Enfants, et du Plan de Cohésion sociale, membre du Centre culturel régional de Charleroi, administratrice de l’ICDI, de l’IDEFIN, de l’IDEG et de l’IGH, elle sollicite le renouvellement de son mandat au Parlement wallon lors du scrutin du 25 mai 2014. Troisième candidate sur la liste PS menée par Paul Magnette, Graziana Trotta (5.013 vp) décroche un nouveau mandat en tant que représentante de la circonscription de Charleroi. En vertu du décret décumul wallon, elle renonce à son mandat de Première Échevine. À Namur, elle devient vice-présidente de la Commission de l’Agriculture et du Tourisme et membre de la Commission de l’Emploi et de la Formation ainsi que membre de la Commission de Coopération avec les Régions, à Bruxelles.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014 - http://www.trotta.be/travail-parlementaire.html

Conseillère communale à Aiseau-Presles (2006-)
Députée wallonne (2009-)
Échevine (2011-2014)

Marie Dewez - Paul Delforge, décembre 2014