Frank Vandenbroucke

Mouscron 06/11/1974, Saly Portudal (Sénégal) 12/10/2009

Promis à une carrière professionnelle exceptionnelle, Frank Vandenbroucke avait été annoncé comme le successeur d’Eddy Merckx. Encadré par un père, Jean-Jacques, coureur puis mécanicien dans le cyclisme et un oncle, Jean-Luc, coureur pro de 1975 à 1988, directeur sportif, avant de se reconvertir dans les commentaires cyclistes, le jeune Frank s’essaie dans d’autres disciplines avant de monter sur un vélo. C’est là que le phénomène s’exprime le mieux. Dès ses débuts (1989-1994), il accumule les bouquets, décroche le titre de champion de Belgique « débutant » (1991), puis « junior » (1992) et enlève une médaille de bronze au championnat du monde « junior » 1992.

Professionnel à 19 ans, son premier succès significatif est Paris-Bruxelles en 1994. Alors que les accessits se multiplient, il se fait un nom en 1998 en s’imposant dans Gand-Wevelgem et au terme de Paris Nice. Leader de l’équipe Cofidis en 1999, il réalise alors sa meilleure saison : parmi d’autres succès, sa victoire en solitaire dans la doyenne wallonne Liège-Bastogne-Liège confirme les espoirs de ses ardents supporters. Il est le premier Wallon à remporter l'épreuve depuis Joseph Bruyère en 1978 et avant Philippe Gilbert en 2011.

Malgré deux étapes à la Vuelta et une 3e place au classement UCI de la saison 1999, le palmarès sportif de Frank Vandenbroucke n’accueillera plus aucune victoire. De ses contacts avec les docteurs miracles qui rôdent dans le cyclisme mondial, il ne retire que des ennuis. En 2002, il est suspendu pour dopage et les employeurs ne se précipitent plus pour engager une gloire que l’on sait déchue, malgré quelques tentatives de retour désespéré au plus haut niveau.

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse

Paul Delforge, décembre 2013