Charleroi

Code postal : 
6000

L´église Saint-Martin

Si l’actuelle ville de Charleroi se trouvait sur les terres du comté de Namur, l’entité de Marcinelle, elle, était possession principautaire. La localité devint en effet propriété du chapitre de Saint-Lambert au XIIe siècle. Sous l’Ancien Régime, Marcinelle constitue une petite seigneurie dont Couillet fait partie intégrante jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. L’église Saint-Martin, édifice remarquable érigé sur un petit tertre, conserve elle aussi le souvenir d’un prince de Liège. Au départ d’une tour carrée, l’église développe une nef bordée de bas-côtés vers un chœur au chevet à pans coupés. Elle est aujourd’hui l’héritière d’un édifice roman qui subsista jusqu’au XVe siècle, époque à laquelle le prince-évêque Jean de Hornes (1482-1505) la fit reconstruire de 1484 à la fin de son règne, en conservant toutefois la tour. L’édifice subit encore quelques transformations par la suite dont la reconstruction du transept au début du XVIIIe siècle. L’intérieur de l’église porte la marque de son constructeur : une clé de voûte située dans le bas-côté sud représente un ange tenant entre ses mains le blason de Jean de Hornes.

Map

Carte : 
Titre alternatif : 
L´église Saint-Martin
Auteur de la fiche : 

Le monument du ballon

La bataille de Fleurus est entrée dans l’histoire à plus d’un titre. C’est au cours de cette bataille qu’est utilisé pour la première fois un ballon d’observation à des fins militaires. Le ballon « l’entreprenant », véritable arme secrète des armées républicaines, prend son premier envol au-dessus de la Belgique, à Marchienne-au-Pont, en présence du général Jourdan le 24 juin 1794. Il atteint alors plus de 400 m d’altitude. Cette première tentative réussie lance le coup d’envoi de l’utilisation du ballon pour la suite des opérations. Le 25 mai, Jourdan envoie l’engin à Jumet dans le but de relever les dégâts causés par les bombardements français à la forteresse de Charleroi. De cette manière, le général observe l’ennemi, se renseigne sur lui et compte dans son jeu une arme nouvelle, tant sur le plan stratégique que psychologique. Le 26 juin, jour de la bataille de Fleurus, le ballon se trouve toujours non loin du moulin à vent de Jumet. À son bord, deux officiers qui communiquent avec la terre au moyen de signaux mais également de messages placés dans des sacs de sable lestés depuis l’aérostat.

Même si l’on ne sait exactement quelle fut la place jouée par le ballon dans la victoire, il est un fait certain que cet épisode est entré dans l’histoire. De nos jours, un monument situé sur la place Gohyssart à Jumet commémore cet événement peu banal de l’histoire militaire. Œuvre du sculpteur Giuseppe Miggiano intitulée Le ballon de l’an II, il représente une montgolfière. Réalisé en inox, cuivre émaillé et en argent, le monument mesure 3 m socle compris et a été inauguré le 16 mai 1997.

 

Map

Carte : 
Titre alternatif : 
le monument du ballon à Jumet
Catégorie : 
Auteur de la fiche : 

Le château de Cartier à Marchienne-au-Pont

Ensemble homogène de brique et pierre calcaire typique de l’architecture de nos régions, le château de Cartier a été édifié aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il survit à la période révolutionnaire et traverse les décennies avant d’être victime d’un incendie en 1932. Restauré depuis, le château a de nos jours conservé sa cour d’honneur et son porche ainsi que deux ailes de logis.

Occupés à tenter de passer la Sambre dans les premiers jours de l’invasion en mai 1794, les Français s’arrêtent devant Marchienne-au-Pont. Privés de nombreuses choses depuis des semaines, les soldats sont épuisés et leur moral au plus bas. Les représentants du peuple décident pourtant de poursuivre les opérations et établissent leur quartier général au château de Cartier, sur la rive droite de la Sambre. De là, l’armée républicaine lance le 30 mai le siège de la forteresse de Charleroi et entame les premiers tests d’utilisation d’un aérostat à des fins militaires.

Map

Carte : 
Titre alternatif : 
le château de Cartier
Catégorie : 
Tags : 
Auteur de la fiche : 

Ancien prieuré Saint-Michel de Roux

Rue du Canal, 6044 Roux, Belgique

Classement comme monument le 25 juin 1986

Fondé au début du 12e siècle par Pétronille de Roucy, épouse du seigneur de Gosselies Raoul de Viesville, le prieuré bénédictin de Sart-lez-Moines relevait autrefois de l’abbaye de Liessies (Nord-Pas-de-Calais, à la frontière belge, non loin de Beaumont et Sivry-Rance). Une vaste campagne de reconstruction, menée à partir de 1730 par le prieur Dom Maur Levache et par l’abbé Dom Agapit Dambrinne, confère à l’ensemble son allure actuelle. Transformés en exploitation agricole et en tannerie dès 1804, les bâtiments sont réinvestis en 1903 par des pères assomptionnistes français. Abandonné en 1955 et perturbé par les travaux d’aménagement du canal Charleroi-Bruxelles, le prieuré est depuis 1990 l’objet d’une importante restauration afin d’y installer une maison de repos pour personnes âgées. L’ensemble, érigé en briques et calcaire, se compose de différents bâtiments cernant une petite cour. L’aile située au nord est occupée par la chapelle, datée par chronogramme de 1732 ; composée d’une seule nef, elle est ornée d’une façade baroque.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Église Notre-Dame de l'Assomption de Roux

Rue des Alliés, 6044 Roux, Belgique

Classement comme monument le 23 septembre 1987

L’église paroissiale de la Sainte Vierge ou église Notre-Dame de l’Assomption a été construite en 1775 à l’initiative des moines de l’abbaye de Lobbes pour remplacer une chapelle dédiée à saint Antoine. Après l’édification de la tour et du clocher en 1785, le sanctuaire est ouvert au culte en 1786. De premiers travaux d’agrandissement et de réparation ont lieu en 1855. Une importante restauration est à nouveau entreprise en 1979. De style classique, elle a été érigée avec les matériaux traditionnels de nos régions : brique et calcaire. Le mobilier exceptionnel qu’elle renferme a joué en faveur de son classement. Le maître-autel est un chef-d’œuvre de l’art baroque. De style Louis XV, il date de 1730 et provient de l’abbaye de Liessies (nord de la France). Transféré en 1791 au prieuré Saint-Michel de Sart-lez-Moines, situé lui aussi à Roux (rue du Canal), il a été acquis par la paroisse de Notre-Dame en 1853. Taillé dans le chêne, il est notamment orné d’un contre-retable, d’un tabernacle néogothique. L’église conserve également un orgue moderne, réalisé par le facteur d’orgue Émile Marchand de Malonne et inauguré le 29 septembre 2000.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Coron de l'ancien charbonnage d'Appaumée

Rue d’Appaumée 99-113, 6043 Ransart, Belgique

Classement comme ensemble architectural le 22 mars 1994

Ce bel ensemble, composé de dix-huit maisons identiques érigées à la fin du 19e siècle ou au début du 20e, constituait un coron qui dépendait de l’ancien charbonnage d’Appaumée. En wallon, coron désigne l’extrémité ou le coin d’une rue ; le terme a ensuite été utilisé pour désigner un quartier ouvrier. Ces habitations ouvrières sont typiques de l’Europe occidentale pendant la Révolution industrielle. Les corons constituaient des quartiers d’habitations unifamiliales étroites, à un étage, dotées d’un petit jardinet-potager à l’arrière. Ces petites maisons, construites perpendiculairement à la rue, possèdent toutefois un petit jardin à l’avant et une cour à l’arrière. Construites en briques, cimentées et colorées, elles sont ici composées de deux niveaux. Non loin de là, au numéro 58 de la même rue se trouve l’ancienne maison du directeur du charbonnage, imposante bâtisse de la fin du 19e siècle. Le coron est aujourd’hui le seul vestige de l’exploitation charbonnière à cet endroit. Tout à côté, le parc public a été aménagé sur l’ancien site charbonnier. Il abrite le complexe de l’écologie urbaine de la Ville de Charleroi, une orangerie, des serres, des ruchers-écoles et un jardin naturel.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Porte de Waterloo

Rue Petite Aise 33, 6061 Montignies-sur-Sambre, Belgique

Classement comme monument le 31 juillet 1985

La porte de Waterloo, dite aussi de la Belle Alliance, du nom donné par les Allemands et les Britanniques à la célèbre défaite de Napoléon, est une ancienne porte des fortifications carolorégiennes construites par les Hollandais en 1816 et détruites en 1870. Les fortifications, établies sur les plans de l’ingénieur militaire H. Oortwijn, s’étendaient alors sur tout le plateau, vers le nord, facilitant l’accès de la ville ; cinq portes permettaient d’y accéder. La porte de Waterloo, seule située au nord, était un des accès les plus importants de la ville d’alors, situé à l’actuel square Yernaux, et qui a été reconstitué aujourd’hui dans la façade d’une maison en n’en conservant toutefois que quelques éléments. On trouve ainsi un portail à bossages surmonté d’un fronton triangulaire orné d’un écu, sous la couronne royale néerlandaise et décoré d’un trophée militaire (tambours, faisceaux, canons). Contre chaque base du portail se trouvent deux petites bornes en calcaire gravées respectivement « G137 » et « G138 ». Il s’agit de bornes dites « du Génie » servant à délimiter les contours de la forteresse militaire ; on retrouve par ailleurs une borne du même type au centre de la Ville-Haute, dans la rue de Turenne.

Catégorie : 
Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Chapelle du Calvaire à Montignies-sur-Sambre

Place Albert Ier, 6061 Montignies-sur-Sambre, Belgique

Classement comme monument le 29 mai 1952

Construite au 18e siècle peut-être sur les bases d’un sanctuaire plus ancien, la chapelle du Calvaire est un petit édifice quadrangulaire de briques, aujourd’hui malheureusement décapées. Elle est surmontée d’une toiture d’ardoises en pyramide et est en fait composée de deux chapelles superposées dont celle du bas est de moindre hauteur. On y accède par un large perron à double volée. Le maître-autel est surmonté d’un calvaire datant de la seconde moitié du 17e siècle ou du début du 18e siècle. L’ensemble, laissé à l’abandon ces dernières années, a récemment bénéficié d’un nettoyage en profondeur et attend actuellement une restauration.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Maison Darville

Rue de Bomerée 132, 6032 Mont-sur-Marchienne, Belgique

Classement comme monument le 8 décembre 1997

En 1937, l’architecte carolorégien Marcel Leborgne construit cette maison pour le sculpteur Alphonse Darville, professeur et directeur de l’académie des Beaux-Arts de Charleroi. Né en 1910, ce sculpteur a participé à la décoration de l’hôtel de ville de Charleroi pour lequel il réalise notamment la sculpture en bronze de l’escalier d’honneur. Cette maison illustre bien le travail de Marcel Leborgne, grand représentant de l’architecture moderniste en Wallonie : articulation de la façade principale en deux plans reliés par une courbe qui assouplit l’effet cubique du volume. La façade est animée de verrières horizontales dont celles de l’étage qui sont séparées par des panneaux de brique émaillée. Autre caractéristique de ce type d’architecture : la toiture plate terminée par une frise ondulée formée d’une rangée de tuiles. Les propriétaires actuels, passionnés par le travail de l’architecte, ont acquis la bâtisse en 1993 ; ils ont souhaité son classement et restauré l’ensemble. Il s’agit d’une des rares maisons modernistes classées en Wallonie ; ici sont protégés les façades et toitures, mais également le mobilier fixe et tous les revêtements d’origine. On trouve notamment des parquets en bois exotique, des garde-corps en métal chromé ou un lanterneau en verre de Murano.

Lieu : 
Tags : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Vestiges de l'ancien château de Mont-sur-Marchienne

Rue Cardinal Mercier 1-2, 6032 Mont-sur-Marchienne, Belgique

Classement comme monument le 13 juillet 1989

Le village de Mont-sur-Marchienne est cité pour la première fois dans une liste de biens gérés par l’abbaye de Lobbes au 9e siècle. Les terres appartiennent à l’époque à l’évêque de Liège qui les avait reçues du roi de Germanie Arnould de Carinthie. À partir de la fin du 10e siècle, la seigneurie de Mont-sur-Marchienne se trouve donc en principauté de Liège. Les avoués de cette ville possèdent également la seigneurie de Montigny-le-Tilleul. En 1408, le prince-évêque reprend personnellement la main sur le bien, pour deux longs siècles. En 1616, la seigneurie est engagée à la famille Bilquin-de Cartier. Au centre de l’entité, de part et d’autre de la rue Cardinal Mercier, se trouvent les vestiges du château de la Torre, construit au 16e siècle et qui faisait alors office de château-ferme. Vers 1570, l’édifice appartient au bailli de Marchienne avant d’échoir à la famille espagnole de la Torre y Butron Muxica. Au 19e siècle, le château est transformé en centre de délassement par les propriétaires d’une aciérie avant d’être détruit entre 1942 et 1947 afin de faire place à un quartier résidentiel. À l’entrée de la rue de l’Industrie et de la rue du Château se trouvent deux tourelles circulaires qui flanquaient autrefois le flanc sud du château. Elles sont surmontées d’une toiture polygonale à clocheton d’ardoises et ont été construites en moellons de calcaire.

Lieu : 
Auteur de la fiche : 
Carte : 

Pages

S'abonner à RSS - Charleroi