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Toussaint-Richardeau Michèle

Politique, Député wallon

Tihange 12/07/1947

Députée wallonne : 1995-1999 ; *1999-2000*

Née Richardeau, épouse de Marc Toussaint (un ancien back-droit qui fit le bonheur du FC Liège et de Seraing), cette militante socialiste est élue à Huy pour la première fois aux élections communales d’octobre 1982. Chef dans un service administratif, experte dans un Cabinet ministériel, secrétaire de direction, Micheline Toussaint-Richardeau est discrète sur l’entame de sa carrière professionnelle. Après le scrutin communal d’octobre 1988, elle monte dans le Collège présidé par Anne-Marie Lizin, en tant qu’échevine. En octobre 1994, elle est confortée par l’électeur et s’engage pour un nouveau mandat d’échevine de l’Instruction publique. Deuxième score de la ville de Huy (2000), elle devient Première échevine, en charge de l’Instruction publique, de la petite Enfance et du Logement. Vice-présidente de la Commission interfédérale des femmes du PS, vice-présidente de la Coopérative des habitations sociales de Huy, administratrice de la ALG, de la SPI+, de la Société coopérative liégeoise d’électricité, elle fait partie de l’équipe gagnante qui entoure Anne-Marie Lizin depuis que cette dernière a pris le maïorat à Fernand Hubin.
Bénéficiant de l’impact électoral créé par le duo Collignon-Mouton dans la région de Huy-Waremme, elle parvient à être la troisième députée socialiste dans un arrondissement qui n’accorde que quatre sièges pour le Parlement wallon et figure dès lors parmi les 75 premiers députés élus directement « à Namur ». En juin 1999, suppléante de Robert Collignon qui est d’abord nommé ministre de la Communauté française, elle voit son mandat confirmé au Parlement wallon et au Parlement de la Communauté française Wallonie-Bruxelles (19 juillet 1999-5 avril 2000). Quand Robert Collignon retrouve un  Parlement wallon qu’il va présider jusqu’en 2004, Micheline Toussaint achève son parcours parlementaire.
Se consacrant essentiellement à la ville de Huy, elle conserve son échevinat en 2006. Deuxième score derrière Anne-Marie Lizin, Micheline Toussaint-Richardeau se désolidarise nettement de « sa » bourgmestre lorsque celle-ci est mise en cause dans le dossier dit des tracts électoraux hutois. Soutenant les accusations contre A-M. Lizin, elle apporte le premier témoignage permettant l’ouverture du dossier judiciaire. Lorsqu’éclate le dossier du CHRH, elle fait même dissidence. Le 23 mars 2009, suite à la démission officielle d’A-M. Lizin, Micheline Toussaint-Richardeau devient la nouvelle bourgmestre de Huy, à la tête d’une majorité PS-Ensemble (cdH, Écolo et indépendants). Conservant les matières relatives à l’Enseignement, elle prend en charge la Police, la Sécurité, les Affaires générales et une partie de l’État civil. En juillet 2010, elle renonce non seulement à son maïorat, cédant le relais à Alexis Housiaux, mais aussi à son mandat de conseillère communale.
Dans l’action en Justice intentée par Patrick Dubuffet, le chef des Travaux de la ville de Huy licencié en 2004, elle est innocentée des accusations portées contre elle. Quant à l’affaire des tracts électoraux, le dossier judiciaire est toujours ouvert fin 2014, et elle y reste un témoin capital. Par contre, la page politique est définitivement tournée.



Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse 2009-2014
Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 541

conseillère communale de Huy (1983-2010)
échevine (1989-2009)
députée wallonne (1995-2000)
bourgmestre (2009-2010)