Climat-Environnement
29 juin 2018
Retour du loup dans les Hautes-Fagnes

Depuis le XIXe siècle, il avait disparu, ne laissant le souvenir de sa présence que dans les contes pour enfants. En 2011, on croit l’apercevoir du côté de Gedinne. En 2016, quatre mâles rôdent en Wallonie. Fin juin 2018, ayant quitté sa meute en Europe centrale, Akela (nom choisi par les internautes) est repéré dans les Hautes-Fagnes, où il est le premier à s’établir. Par la suite, trois meutes sont localisées dans le Nord des Hautes Fagnes, le Sud des Hautes Fagnes et le Nord-Eifel. Finalement, il est bien de retour, ce loup, considéré comme le plus grand prédateur au sommet de la chaîne alimentaire. 

Depuis 2016, une quarantaine de loups « dispersants » – des jeunes adultes qui quittent la meute – ont été repérés au sud du sillon Sambre et Meuse. Aucun n’a été réintroduit par l’homme. L’augmentation de sa population est favorisée à la fois par la densité de proies sauvages (sangliers, cerfs) et par des zones forestières et des milieux ouverts à faible densité humaine. Sa présence est un facteur de rééquilibrage de l’écosystème et le signe de l’amélioration de la biodiversité.

Pour encadrer la présence de cette espèce protégée par plusieurs directives européennes, aider l’animal sauvage à retrouver une place réelle dans l’écosystème et éviter les conflits de cohabitation, notamment avec les éleveurs, un Réseau loup est mis en place en mai 2017, au sein du Service public de Wallonie. Piloté par le Département de l’étude du Milieu naturel et agricole auquel sont associés de nombreux acteurs de terrains, institutionnels ou associatifs, ce Réseau professionnel surveille et évalue la présence des loups en Wallonie. En juin 2020, destinée au grand public, la publication d’un Plan loup vise à favoriser une cohabitation harmonieuse de tous les acteurs.