Institut du Patrimoine wallon

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Moulin de l'Arton

Route de Saint-Denis, 5030 Lonzée, Belgique

Classement comme site le 11 septembre 1992

La présence d’un moulin dans la localité de Lonzée remonte au Moyen Âge. Un moulin à eau est mentionné pour la première fois en 1229 dans un acte de donation du seigneur Guillaume d’Harenton. Celui-ci offre l’édifice et des terrains à une communauté de sœurs qui viennent fonder une abbaye dans la région. Le moulin de l’Arton est dès lors lié à la future abbaye d’Argenton avant même la construction de cette dernière. En 1513, les sœurs reconstruisent le moulin qui servait alors à produire de l’huile. En 1549, il est reconverti en moulin à farine. Détruit une nouvelle fois en 1741 pour être rebâti, il est vendu à la fin du 18e siècle après la confiscation des biens de l’abbaye par le régime français. L’édifice conserve sa fonction et sert alors uniquement à moudre du blé. En 1886, le moulin devient une coutellerie avant d’être transformé en habitation en 1929. Abandonné en 1962, il se détériore rapidement et menace de s’effondrer dans les années 1980. Il est restauré en 1992 par le comte Léon Capelle et appartient depuis 1994 à la famille Bourgeois. La roue n’assume plus qu’un rôle décoratif et plusieurs éléments, comme le vivier, l’écluse et la conduite d’alimentation, ont disparu. Le moulin de l’Arton est aujourd’hui une propriété privée qui ne se visite pas.

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Ancienne abbaye d'Argenton

Rue de l’Abbaye 50, 5030 Lonzée, Belgique

Classement comme monument et comme site le 13 janvier 1989

L’ancienne abbaye d’Argenton est un monastère fondé au début du 13e siècle par des sœurs augustines venues de Balâtre (Jemeppe-sur-Sambre). Affiliées en 1229 à l’ordre de Cîteaux, elles sont liées à l’abbaye de Villers-la-Ville. Les biens qu’elles ont laissés à Lonzée forment un ensemble isolé de bâtiments en brique et pierre bleue, en grande partie reconstruit au 18e siècle et transformé en exploitation agricole après la fin de l’Ancien Régime. Au nord de l’ensemble se trouve la conciergerie, encadrée de murs et de deux tours-colombiers. L’édifice sert également de porche d’entrée et d’accès à l’ensemble abbatial. Celui-ci est surmonté d’un fronton frappé des armes de l’abbesse Josèphe Brabant et du millésime « Anno 1738 ». À droite, dans la cour, se trouvent une ancienne forge et des étables construites au 19e siècle. En face de l’entrée, se situe l’imposant corps de logis d’esprit classique, érigé dans le troisième quart du 18e siècle. À gauche, la façade est ornée des armoiries de l’abbesse Josèphe Gemine (1755-1766) et de la devise Candore et pietate. À droite se trouvent les armoiries de l’abbé de Villers-la-Ville Robert de Bavay (1782) et la devise Consilio et patientia. Au-dessus du frontispice se trouve le blason de Humbeline Diesberg (1767-1798) et la devise Pax et Jus. Contre le logis subsiste l’ancienne église abbatiale, aujourd’hui désaffectée. Elle a été érigée entre 1752 et 1754. Le site conserve également une grange du 16e siècle, des étables du 18e siècle, une remise à voitures de 1738 et des jardins.

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Chapelle des saints Pierre et Paul

Avenue Georges Bedoret 7, 5030 Grand-Manil, Belgique

Classement comme monument le 8 septembre 1983

Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, Grand-Manil faisait partie du comté de Gembloux. La première mention de cette seigneurie remonte au 11e siècle à l’époque où elle est acquise par l’abbaye de Gembloux. Au sud du village, un grand parc emmuraillé abrite le château de la Tour qui, à l’origine, faisait partie du système de défense du duché de Brabant face au comté de Namur. En effet, la moitié nord de l’actuelle commune de Gembloux se trouvait à la pointe sud du duché de Brabant. Le donjon, probablement érigé sur plan carré en moellons de grès au 12e ou au 13e siècle, comporte trois niveaux, dont le dernier est surmonté d’une haute toiture d’ardoise. Le porche est orné des armoiries de Guillaume Salmier, capitaine d’une compagnie d’infanterie wallonne. Le parc du château compte également un édifice classé au titre de monument. La chapelle des saints Pierre et Paul, aujourd’hui enfouie dans la végétation, est sans doute contemporaine du donjon. Elle est composée d’une petite nef unique et d’un chœur à chevet plat. La façade-pignon a été reconstruite en 1630, comme l’indique la date présente sur l’édifice. D’autres modifications, comme le percement de diverses baies, ont été entreprises aux 17e et 18e siècles. On y trouve également un bel autel en pierre de tradition Renaissance, daté lui aussi de 1630. Il figure une représentation naïve des saints Pierre et Paul et est orné des blasons de l’abbaye de Gembloux et de l’abbé Charles d’Ursel.

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Presbytère de Grand-Leez

Rue de la Place 39-41, 5031 Grand-Leez, Belgique

Classement comme monument le 15 février 1949

La paroisse de Grand-Leez a des origines très anciennes. Citée au début du 12e siècle, elle est liée à l’abbaye de Floreffe à partir de 1175. C’est donc à l’abbé de Floreffe que revenait la tâche de collecter la dîme (impôt ecclésiastique) parmi les paroissiens et avait également la charge du curé de la paroisse. Les prémontrés de Floreffe s’acquittèrent de cette tâche jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Afin de satisfaire à leurs besoins et de réaliser leurs tâches dans de bonnes conditions, ils édifient un refuge dans le village dans la première moitié du 18e siècle. Deux bâtiments sont érigés et séparés par un jardin clôturé : un presbytère à gauche et une grange à droite. Les édifices sont de style traditionnel et ont été bâtis en brique et pierre calcaire. L’ensemble a déjà été restauré au 19e siècle. L’intérieur du presbytère a conservé un superbe décor de style Louis XVI. Outre des cheminées remarquables, on trouve de très belles tapisseries d’époque et des peintures murales représentant des paysages du vieux Grand-Leez, des bouquets et des liserons. La grange aux dîmes, endroit où étaient stockées les marchandises récoltées, a été fortement remaniée mais conserve un beau Christ du 17e siècle. Sculpté dans la pierre bleue, il a été installé sur un mur donnant sur le jardin du presbytère.

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Potale de l'Ange gardien

Grand-Rue, 5030 Gembloux, Belgique

Classement comme monument le 12 juillet 1978

Le mot « potale » est un terme wallon qui ne trouve pas de traduction littérale en français. Il est le diminutif du terme « pote » qui signifie petit trou. À Namur, potale est traduit par « niche » ou « chapelle ». À Liège, la potale désigne conjointement le creux réservé dans le mur pour marquer la propriété et la niche abritant la statue d’un saint. Par analogie, le terme désigne également les petites caisses en bois accrochées aux murs des maisons. Lorsque la potale descend du mur et se pose sur un piédestal, elle est nommée « borne-potale » ou « niche sur pied ». Le terme « borne » renvoie ici simplement aux pierres dressées à des fins diverses. À l’entrée de l’abbaye de Gembloux se trouve la potale dite « de l’Ange gardien ». Cet édicule érigé dans la première moitié du 18e siècle est parfois aussi appelé « le reposoir ». Construite en pierre et brique, elle se compose d’une niche entourée d’ailerons et posée sur un socle. Derrière une belle grille en fer forgé se trouve une copie de la statue d’ange réalisée par le sculpteur Bayard, l’auteur des stalles de l’abbatiale Saint-Guibert. L’original a été retiré en 1979 et est aujourd’hui conservé par un particulier.

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Chapelle-Dieu

Route de Mazy, 5030 Gembloux, Belgique

Classement comme monument le 31 décembre 1945

Située au centre d’un enclos aménagé sur une butte, la chapelle-Dieu a été érigée au 18e siècle en souvenir de la victoire de Don Juan d’Autriche sur les Gueux. Né en 1545 à Ratisbonne, l’infant Don Juan d’Autriche est le fils naturel de Charles Quint et de Barbara Blomberg, fille d’un notable de la ville. Il ne rencontre son père qu’à l’âge de onze ans avant d’être reconnu par son demi-frère, le roi Philippe II d’Espagne. Il mène alors pour lui une brillante carrière militaire et défait notamment les Turcs au cours de la célèbre bataille de Lépante. En 1576, il est nommé gouverneur des Pays-Bas espagnols et vient s’installer dans nos régions. Il meurt le 1er octobre 1578 du typhus, maladie contractée lors d’une campagne militaire. La chapelle-Dieu est un édifice octogonal, récemment restaurée, caractérisée par sa haute toiture. L’entrée se fait par un porche aménagé vers 1820. L’intérieur, paré d’un décor de stucs, abrite un grand Christ en chêne du 16e siècle et un autel en marbre du 18e siècle. Dans l’enclos se trouve une pierre scellée portant l’inscription suivante : « Cette chapelle a été érigée en souvenir de la défaite des Gueux par Don Juan d’Autriche dans la bataille qu’il leur livra ici le 31 janvier 1578 ». Autour, les restes de sept potales en pierre ont été installés.

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Église Notre-Dame de Bossière

Place de Bossière, 5032 Bossière, Belgique

Classement comme monument le 22 février 1938

Située au centre du cimetière, l’église Notre-Dame est le fruit de trois campagnes de construction entreprises aux 13e, 17e et 19e siècles. Le plan comporte une tour à l’ouest, trois nefs de quatre travées et un chœur à trois pans. Au sud de l’ensemble se trouve la sacristie. La haute tour d’origine romane est percée d’un portail érigé au 18e siècle. Elle précède les nefs de style néoclassique, reconstruites entre 1840 et 1850. À l’intérieur se trouvent quelques belles œuvres d’art, la plupart datant de l’Époque moderne. Le chœur est décoré de trois autels du 17e siècle, contemporains de sa reconstruction en 1620. Il est fermé par une grille de chœur du 18e siècle. On y trouve également une exceptionnelle sedes sapientiae du 12e siècle (une vierge à l’enfant assise sur un trône). Dans l’église sont conservées d’autres statues : un Christ en croix gothique et un saint Gilles du 16e siècle, un saint Roch, un saint Éloi et un saint Pierre du 17e siècle. Le sanctuaire conserve également de belles dalles funéraires des 17e et 18e siècles parmi lesquelles celle de Jean-François Zualart. Située au rez-de-chaussée de la tour, elle date de 1721. L’église de Bossière est considérée comme une des plus anciennes du diocèse de Namur.

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Château d'Aigremont

Rue du Château 12, 4400 Les Awirs, Belgique

Classement comme monument et comme site le 16 janvier 1978

Siège d’une forteresse redoutable, le site d’Aigremont est à la fin du Moyen Âge la possession de Guillaume de la Marck, puissant seigneur en lutte avec le prince-évêque Jean de Hornes. Le site est acquis en 1717 par Mathias Clercx, chanoine de la cathédrale de Liège, afin d’y ériger une nouvelle demeure de plaisance. Le château actuel a ainsi été bâti entre 1717 et 1725 dans le pur style de l’architecture liégeoise du 18e siècle. Situé sur un rocher abrupt dominant la Meuse, l’édifice est précédé d’une cour d’honneur. À l’est de celle-ci se trouvent des jardins à la française. La façade principale est surmontée d’un fronton triangulaire décoré d’une horloge. De l’autre côté, la façade arrière adopte la même disposition. Le fronton de celle-ci est décoré des armoiries des Clercx. L’intérieur somptueux du château contraste avec la sobriété de l’extérieur. La vaste cage d’escalier est ornée de nombreuses peintures murales à l’italienne, dans l’esprit typiquement baroque. Elles offrent un foisonnement de représentations aux sujets mystérieux et légendaires. Le hall et la cage d’escalier ont été reconnus patrimoine exceptionnel. Entre le château et ses jardins se trouve une petite chapelle baroque construite en 1725. Dédiée à saint Mathias, elle possède une belle façade décorée d’un chronogramme datant la construction. On y trouve également une niche abritant une statue du saint patron de l’édifice et, au sommet, les armoiries polychromes de Mathias Clercx. De l’autre côté, en contrebas, se situe l’ancienne ferme domaniale.

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Château de la Châtaigneraie

Chaussée de Ramioul 19, 4400 Ivoz-Ramet, Belgique

Classement comme site le 21 avril 1988

Cette ancienne gentilhommière a été construite entre 1830 et 1840 par François Chefnay-Demet, bourgmestre de Ramet. Érigé en briques et calcaire mêlant différents styles anciens d’architecture, le château est caractérisé par sa haute tour crénelée accolée à la façade côté jardin. L’accès se fait par un haut porche surmonté d’un balcon. La toiture est ornée de trois lucarnes à degrés terminées par de belles girouettes. La bâtisse se situe dans un beau parc arboré et est aujourd’hui la propriété de la commune de Flémalle. Le parc, établi à flanc de coteau, est constitué de larges surfaces gazonnées plantées d’arbres. Son attrait principal est la plantation en ligne de dix vieux châtaigniers formant un spectaculaire ensemble végétal qui a donné son nom à l’ensemble. Ceux-ci, plantés lors de la création du parc au milieu du 19e siècle, ont aujourd’hui plus de cent cinquante ans. Devenu espace d’exposition en 1979, le château est transformé en vaste lieu culturel dès 1984. Il abrite depuis lors le Centre wallon d’art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ni musée ni galerie, la Châtaigneraie est un espace dédié à la promotion des jeunes artistes de la Région et propose de nombreuses activités diverses et variées. Le château abrite également l’espace Marceau Gillard, sculpteur de la région décédé en 1987. Le très beau parc accueille lui aussi ponctuellement des expositions d’œuvres d’art.

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Château de Ramet

Chaussée de Ramet 34, 4400 Ivoz-Ramet, Belgique

Classement comme monument et comme site le 17 février 1984

Entouré d’eau et surplombant la route nationale, le château de Ramet appartenait aux de Fassin aux 17e et 18e siècles. Sa basse cour, placée plus haut que lui, forme un second quadrilatère au sud des douves. Le château est une massive bâtisse rectangulaire flanquée d’une forte tour circulaire à l’ouest. Il est le fruit de plusieurs campagnes de constructions et de divers remaniements. On trouve ainsi deux premiers niveaux bâtis en moellons de grès et de calcaire du 17e siècle, sur un soubassement remontant au 13e siècle. Le troisième niveau a été élevé en briques en 1724 comme l’indique une date présente sur la girouette de la tour. On retrouve de nombreux éléments décoratifs typiques de l’architecture castrale : lucarnes, meurtrières, frises dentées… Un solide pont enjambe les douves et mène à la basse cour. Celle-ci se compose de bâtiments construits en briques et calcaire aux 17e et 18e siècles. Ces constructions sont dominées par une tour-porche centrale surmontée d’un lanternon décoré d’une horloge. La ferme a été récemment restaurée. L’ensemble est aujourd’hui un domaine privé qui ne se visite pas.

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