Patrimoine civil

Pont-levant des Aguesses

Rue Joseph Marcotty, 4031 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 20 mai 1983

Le pont-levant des Aguesses se trouve non loin de la darse du canal de l'Ourthe. Dénommé également pont-levant Marcotty, il rappelle la présence en cet endroit d’un ancien moulin, installé sur le biez des Aguesses et remblayé dès le début du XXe siècle.

Ce remarquable ouvrage en métal peint a été construit en 1852. Il est composé d’un tablier mobile partiellement en bois qui peut être levé et actionné à la main. Ce mécanisme fait de ce pont-levant un exemplaire unique en province de Liège. En bordure du pont, les murs de quai talutés en grand appareil de calcaire sont scandés par des piles de calcaire surmontées d’une main courante en métal peint. La maison de l’éclusier est visible aux alentours immédiats du pont-levant.

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Société libre d'Émulation

Place du Vingt Août 16, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 9 février 1998

La première Société d’Émulation fut créée à Liège à la fin du XVIIIe siècle par le prince-évêque Velbrück à son emplacement actuel. Endommagé après le passage de généraux alliés en 1814, le siège de la Société fut restauré par les architectes Duckers et Delsaux, avant d’être complètement anéanti par les troupes allemandes dans la nuit du 20 au 21 août 1914.

Le bâtiment actuel a été reconstruit après 1920 par l’architecte J. Koenig et terminé en 1934 dans un style éclectique à dominante néoclassique. Le rez-de-chaussée entièrement de calcaire appareillé à refends, est percé de grandes portes cintrées et précédé, au niveau des trois travées centrales, par un portique ouvert d’arcades. Les étages présentent trois travées centrales en ressaut couronnées par un fronton triangulaire sculpté d’une figure féminine entourée d’angelots. Entre les deuxième et troisième étages, deux cartouches portent la devise de la Société « UTILE / DULCI ». Les travées latérales, plus basses, sont éclairées par des baies rectangulaires. Le décor est animé d’une alternance de frontons courbes et triangulaires, d’allèges finement sculptées ou encore de garde-corps en fer forgé. Une toiture mansardée à croupes coiffe la bâtisse. L’intérieur a conservé une belle salle de spectacle à l'italienne. L’ensemble a été entièrement restauré et accueille dans ses locaux historiques et dans l’aile contemporaine qui leur est accolée le Théâtre de la Place, devenu le Théâtre de Liège.

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Université de Liège

Place du Vingt Août 7-9, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 24 janvier 1983 (salle académique, salle de l’horloge, salle de lecture des périodiques)

Installé dès 1817 à l’emplacement de l’ancien collège des Jésuites wallons, ce bâtiment très complexe conserve des portions de cet établissement. Les différentes ailes sont comprises entre la place du Vingt Août, la place Cockerill et le quai Roosevelt.

L’imposant bâtiment principal d’inspiration néoclassique, inauguré en 1892, a été édifié d'après les plans de Laurent Demany pour abriter la faculté de Droit. Il propose une façade en calcaire au rez-de-chaussée appareillé à refends où se détache un avant-corps monumental de cinq travées, rythmé par des colonnes composites et accessible par trois portails en plein cintre. Couronnant l’avant-corps se dressent quatre statues allégoriques en bronze. Cet avant-corps est bordé d’ailes de trois niveaux percées de baies cintrées au rez-de-chaussée et rectangulaires aux étages, à encadrement mouluré. Des balustrades en calcaire surmontent les corniches des ailes.

À droite, l’ancien institut de Chimie prolonge le bâtiment principal. Sa façade de calcaire, longue de dix-sept travées, forme avec le bâtiment central une toile de fond monumentale à la place du Vingt Août. Derrière le bâtiment central se trouve une cour entourée d’ailes remontant encore en partie au XVIIIe siècle. Au centre de la cour, accolée à la façade arrière du bâtiment central, se trouve la salle académique, inscrite au patrimoine exceptionnel de Wallonie.

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Fontaine de la Vierge

Vinâve d’Île, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 24 juillet 1936

La fontaine de la Vierge occupe la partie la plus large du Vinâve d’Île, vers la rue de la Cathédrale. Celle-ci remplace la fontaine du perron, transférée en 1544 de l’emplacement actuel de l’ancienne Halle aux viandes au Vinâve d’Île. Le perron de pierre de cette fontaine avait été agrémenté en 1696 d’une Vierge en bronze de Jean Del Cour. À l'origine, la statue tournait le dos à la collégiale Saint-Paul. La fontaine actuelle a été reconstruite en 1854 sous la direction de l’architecte Rémont, suite au déplacement de cette dernière lors du percement de la rue de la Cathédrale.

La fontaine de la Vierge se dresse sur un emmarchement de trois degrés circulaires. Son socle en pierre se compose d’une grande vasque carrée aux angles arrondis accolés de vasques plus basses en forme de coquille. Ces vasques sont alimentées par les quatre lions qui surmontent les angles de la vasque principale. Dominant le centre du grand bassin, un pilier quadrangulaire en pierre sert de support à la statue de la Vierge de Del Cour. La face du pilier donnant vers la rue de la Cathédrale est ornée d’une porte en bronze représentant la Religion couronnée par un ange embrassant le perron du bras gauche. À la base du pilier, quatre têtes en bronze crachent de l’eau dans le grand bassin.

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Immeuble et deuxième arche du pont des Arches

Impasse du Vieux Pont des Arches 2, 4000 Liège (Belgique)

Arche du pont classée comme monument le 9 décembre 1998

Fermant l’impasse, cette maison de belle facture a été édifiée au XVIIe siècle, toutefois, les ancres datées de 1660 ne paraissent pas d'origine. Le rez-de-chaussée, autrefois rythmé par des baies à traverse et croisée, présente aujourd’hui des baies rectangulaires remaniées. Les étages sont encore animés de baies presque jointives, à traverse, dont les appuis et linteaux se prolongent en bandeaux plats continus. Un pavillon d’ardoises à croupes posé sur blochets coiffe la bâtisse.

Dans le soubassement de la maison se remarque une porte qui donne accès à une cave dans laquelle il est possible d’observer les vestiges d’une pile et de la seconde arche du premier pont des Arches érigé au XIe siècle sous l'épiscopat de Réginard (1025-1037). Les vestiges de cette arche ont bénéficié dernièrement d’une restauration et d’une mise en valeur.

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Ancien relais de poste de Liège

Impasse des Ursulines 3, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 22 février 1951

Cet ancien relais de poste de la fin du XVIIe siècle était situé à l’origine au n° 11 de la rue Saint-Jean-Baptiste. Restauré, il a ensuite été démonté lors des travaux de transformation du quartier Saint-Georges pour être reconstitué impasse des Ursulines tout en l’adaptant à sa nouvelle situation.

Fermant le premier tronçon de l’impasse, la façade en briques et calcaire est éclairée par des baies jointives à croisée et couvert d’une toiture en bâtière. Une enseigne représentant un cornet orne l’allège du premier étage et précise la fonction primitive de l’ensemble. Le pignon droit en briques et colombage est renforcé par de grandes guettes (poutres obliques) et accolé d’une tourelle d’escalier en colombage à croix de Saint–André. La cour est fermée par un petit bâtiment annexe également en colombage et à structure réticulée.

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Ancienne Chartreuse

Thier de la Chartreuse 47, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument et comme site (parc des Oblats) le 10 mai 1982

Cet ancien couvent de Chartreux installé en 1360 sur le Mont-Cornillon, dans les dépendances de l’ancienne forteresse de Cornillon, se maintient jusqu’en 1797. Il est ensuite occupé par les petites sœurs des pauvres dès 1853, avant d’abriter une maison de retraite. Les vestiges de ce couvent sont englobés dans des bâtiments du XIXe siècle, remaniés au XXe siècle. Il s’agit des restes du grand cloître, reconstruit au milieu du XVIIe siècle par Jeanne de Fossé et Mathieu de Liverloo, parents du prieur Gilles de Liverloo, dont il ne subsiste qu’un seul niveau long de trente travées, adossé à une chapelle néogothique.

À droite de l’entrée subsiste une aile de la ferme conventuelle des Chartreux. Ce bâtiment rectangulaire, en briques et calcaire, remonte aux XVIe et XVIIe siècles. Située au fond d’une cour pavée, la façade encadrée de chaînes d'angle est percée de deux portes à piédroits chaînés. Le premier étage est éclairé par six petites baies aux appuis prolongés en bandeau. Le pignon présente une maçonnerie en moellons de grès, de tuffeau et de calcaire pour la moitié inférieure. La partie supérieure en briques est striée de bandeaux de calcaire et ponctuée de deux cartouches. La façade arrière, partiellement construite en moellons de grès, est percée de deux baies au linteau en mitre et piédroits chaînés. La toiture en bâtière de tuiles à croupettes sur corbeaux de calcaire est surmontée d’un épi de faîtage.

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Cirque des Variétés

Rue Sur la Fontaine 1, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 6 octobre 1987

Édifié en 1853 pour servir de manège, le Cirque des Variétés a connu au fil de son histoire différentes affectations (cirque permanent de plusieurs milliers de places, école d'équitation, music Hall ayant entre autres accueilli un spectacle de Buffalo Bill, etc.). Transformé en 1892 par l’architecte François Petit, il est repris en 1894 par la Société du Manège sur la Fontaine puis transformé en garage en 1935, utilisant pour ce faire des monte-charges spéciaux.

Le Cirque est constitué d’un bâtiment cylindrique en briques couvert d’une toiture conique couronnée par un lanterneau. À l’intérieur, une salle circulaire de 34 mètres de diamètre, pourvue à l’origine de trois étages de balcons, est divisée en quatre niveaux par des dalles de béton. Le dernier étage est occupé par une grande salle de spectacle couverte par une intéressante toiture mêlant le bois, le métal et le verre, restaurée en 1989 à l'initiative de l'association Ville et Quartier.

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Ancien couvent des Récollets à Liège

Rue Georges Simenon 2-4, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 15 mai 1992

L’ancien couvent des Récollets était constitué d’un ensemble de bâtiments érigés à la fin du XVIIe siècle. Ces derniers sont actuellement scindés en différentes propriétés parmi lesquelles on retrouve le cloître (nos 2 et 4) et un bâtiment conventuel (nos 9-13).

Aux nos 2 et 4 de la rue se trouvent les vestiges du cloître. Ce dernier, accolé au flanc nord de l’église Saint-Nicolas, se compose de quatre ailes : l’aile orientale (sise au n° 4) est la seule à conserver un volume ancien. Datée de 1683, sa face extérieure est éclairée de baies à croisée au rez-de-chaussée et à meneau à l’étage. Le pignon à rue est percé d’un portail, remonté par l’architecte Jean Francotte en 1979, provenant de l’ancien château-ferme de Gaillarmont. La façade donnant sur la cour présente au rez-de-chaussée des baies dont l’encadrement en tuffeau est à linteau cintré et piédroits harpés. Ce type de baies éclaire le rez-de-chaussée des trois autres ailes dont les étages modernes, ajoutés en 1990 par le bureau ARTerre, forment une auberge de jeunesse.

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Anciens bains et thermes de la Sauvenière

Boulevard de la Sauvenière 33-35, 4000 Liège (Belgique)

Classés en partie comme monument le 4 mai 2005

Ce remarquable complexe de style moderniste à ossature en béton armé est dû à l'architecte Georges Dedoyard. Construit de 1938 à 1942, il comportait une gare routière au rez-de-chaussée et un vaste hall à l’étage, accolés de plusieurs niveaux superposés occupés par des locaux dédiés à un complexe de bains publics avec bains-baignoires et bains-douches, bains hydrothérapiques, massages, sauna, solarium et salles pour les clubs sportifs.

Côté boulevard de la Sauvenière, le bâtiment se caractérise par une façade en pierre calcaire, céramique turquoise, granit et brique de verre, marquée dans l’axe par la cage d'escalier et horizontalement, au sixième étage, par une salle initialement conçue pour un restaurant. Place Neujean, une grande verrière rectangulaire éclaire un hall de près de 80 mètres de long qui abritait deux bassins de natation. Ce vaste espace est couvert par une voûte en berceau, en béton translucide (brique de verre) à l’origine, portée par huit arcs en béton armé culminant à 30 mètres de haut. La salle était entourée de tribunes pouvant accueillir 1 250 personnes. Le sous-sol abritait les installations techniques et un abri anti-aérien pour 400 personnes, utilisé pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Devenu la cité Miroir à l’issue d’une restauration globale achevée en 2014, le complexe héberge depuis des associations actives dans la diffusion des valeurs citoyennes. Le lieu accueille ainsi des parcours permanents ainsi que des événements liés à ce thème.

 

Anciens bains et thermes de la Sauvenière - G. Focant © SPW

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Anciens bains et thermes de la Sauvenière - G. Focant © SPW

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