Patrimoine civil

Ancien hospice Sainte-Barbe ou Balloir

Place Sainte-Barbe 11, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 19 avril 1989 et le 4 juin 2009

Tirant son nom d’un ancien bastion, l’hospice, dit « du Balloir », a été institué en 1698 par J.-E. Surlet de Chokier, abbé séculier de Visé et archidiacre d’Ardenne. Le lieu abrite tour à tour les insoumises dont la famille ou la Ville demandait la réclusion, remplacées dès 1793 par les insensées et en 1801 par les orphelines. Les sœurs de Saint-Charles, qui gèrent l’hospice dès 1850, y feront ériger une chapelle néogothique. Vendu en 1986 à la Maison Heureuse, le complexe du Balloir a été rénové et abrite une maison de retraite et un jardin d’enfants.

L’ensemble comprend des constructions allant du XVIe au XXe siècle, réparties autour de plusieurs cours. Le bâtiment le plus ancien s’élève perpendiculairement à la Meuse et date de la première moitié du XVIe siècle. De plan rectangulaire, il est enserré entre deux murs-pignons percés de baies gothico-Renaissance à linteau en accolade. Le portail cintré à clé donne accès à une deuxième aile datant du début du XVIIIe siècle. Celle-ci est couverte d’une toiture d’ardoises à la Mansart percée de lucarnes à fronton triangulaire. Perpendiculairement à l’aile est s’élève l’ancienne chapelle néogothique, construite par l'architecte Mélotte-Delvaux en 1858, aujourd’hui transformée et habitée. Les bâtiments qui s’élèvent au nord de l’ensemble ont été adjoints, lors de la rénovation de C. Vandenhove, d’une tour octogonale de huit niveaux en briques et d’un niveau vitré couronné d’un dôme à oculi.

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"Le Grand Bazar"

Place Saint-Lambert 9-17, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 13 septembre 1985

Ce bâtiment à la façade de style néo-Renaissance a été construit en 1853 d’après des plans de l’architecte Jean-Pierre Cluysenaer pour abriter l’hôtel Cerfontaine. Sa façade dans son état originel était large de dix travées (le centre de la façade actuelle). En novembre 1885, Auguste Tiriard ouvre un grand magasin, le « Grand Bazar », à l’angle de la rue Maillart, dans un immeuble voisin de l’hôtel Cerfontaine, qu’il annexe en 1899. En 1905, la façade richement ornée est étendue à tout l’édifice, jusqu’à la rue Maillart, probablement sous la direction de l’architecte Arthur Snyers. Celle-ci compte alors quinze travées. En 1913, c’est l’immeuble Desoer, à l’angle de Gérardrie, qui est englobé à son tour. La façade de Cluysenaer est à nouveau agrandie de sept travées en direction de Gérardrie, atteignant de la sorte vingt-deux travées.

Dans sa forme actuelle, le bâtiment présente une impressionnante façade en calcaire et pierre de Gobertange rythmée par des pilastres. Elle s’élève sur quatre niveaux dont un rez-de-chaussée assez largement transformé. Les premier et second étages, superposant les ordres ionique et corinthien, sont percés de baies en plein cintre. Les baies du premier sont en outre surmontées de tympans ornés de bas-reliefs en pierre peinte. Des balcons à balustrade de calcaire ponctuent le premier étage, tandis qu’un balcon à garde-corps de fonte souligne le dernier niveau.

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Ancienne école normale des humanités ou ancien institut électro-technique Montéfiore

Rue Saint-Gilles 33, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 8 novembre 1993

L’ancienne école normale des humanités a été construite de 1881 à 1883 par l’architecte Émile Demany et légèrement transformée dès 1885 par Paul Jaspar. Les bâtiments sont ensuite occupés par l'Institut électrotechnique Montéfiore, d’abord et par l’Institut supérieur d'architecture Lambert Lombard jusqu’en 2005.

Il s’agit d’un ensemble de bâtiments répartis autour d'une cour centrale fermée par une imposante grille en fer forgé d’inspiration néoclassique, surmontée d'un médaillon au monogramme « I M » et de la date de 1902.

Au fond de la cour, le bâtiment principal en U de style éclectique est caractérisé par ses façades en pierre blanche et calcaire. Le corps central s’élève sur deux niveaux et compte six travées rythmées de pilastres à bossage un-sur-deux et à refends. Le premier étage est orné des armoiries des provinces belges. Outre les frises de triglyphes, les deux travées centrales sont couronnées par un fronton au tympan orné des armoiries de Belgique. Les ailes en retour d'équerre comptent quatre travées, de même ordonnance, plus hautes d'un niveau. Les façades latérales sont ornées chacune de trois reliefs allégoriques.

À gauche dans la cour, une construction de style néoclassique porte l'inscription « AUDITOIRES ». Sa façade en briques et calcaire est scandée de pilastres doriques. Ce bâtiment abrite un vaste amphithéâtre éclairé par un lanterneau. Dans le prolongement, l’ancien musée a conservé sa galerie et ses fines colonnettes en fonte ainsi que sa rampe d’escalier et sa balustrade en fer forgé ouvragé.

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Siège de l'association des Ingénieurs de Montéfiore

Rue Saint-Gilles 31, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 7 mars 1995 et le 22 février 2011

Ce bel édifice de style éclectique d'inspiration Renaissance italienne a abrité l’ancien siège de l'association des Ingénieurs électriciens. Construite vers 1902 sur les plans de l’architecte Joseph Rémont, la façade se compose de six travées sur deux niveaux en pierre blanche de France et calcaire. Le rez-de-chaussée, en calcaire à bossages, s’élève sur un soubassement percé de cinq jours de cave. La façade et les quatre travées centrales, en léger ressaut, sont encadrées d’harpes d'angle à bossages. Les baies rectangulaires disposent de linteaux surmontés de frontons cintrés aux quatre travées centrales tandis que les deux travées externes de l’étage sont pourvues de frontons triangulaires. Un balcon à balustrade en calcaire sur consoles concaves finement décorées marque les deux travées centrales de l’étage. Le bâtiment est couvert d’une toiture d’ardoises à la Mansart. Cette dernière est percée de grandes lucarnes à frontons cintrés pour les quatre lucarnes centrales et triangulaires pour les deux externes, répondant aux frontons des baies de l’étage. La façade latérale, en briques et calcaire, est percée de baies rectangulaires à encadrement mouluré et clé passante.

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Ancien hospice de Cornillon

Rue de Robermont 2, 4000 Liège (Belgique)

Parties anciennes de l’église classées comme monument le 2 décembre 1959

Vers le milieu du XIIe siècle, une léproserie est fondée sur ce site. Elle comprend quatre communautés de frères et de sœurs « haitis » (ou sains) et « méseaux » (ou lépreux). Des bourgeois, appelés maîtres, s’occupent de sa gestion. Supprimée à la Révolution, la communauté subsiste en tant qu’hospice dépendant de la Commission administrative des hospices civils. Après la vente des bâtiments, une communauté de carmélites venant du Potay s’y établit en 1860, formant le carmel Sainte-Julienne.

Les bâtiments disposés en quadrilatère comprennent une chapelle flanquée d’un cloître. Cette dernière, accessible par un portail cintré surmonté d’une niche portant une inscription devenue illisible, se compose de trois nefs de quatre travées. Les nefs sont éclairées par des baies à encadrement harpé et sont séparées par des arcades reposant sur des colonnes toscanes. Derrière le vaisseau se trouvent le chœur et la tour, tous deux d’époque romane (XIIe siècle ?). Le premier se compose d’une travée aveugle, d’une seconde travée plus étroite et d’une abside semi-circulaire comportant des frises d’arceaux ainsi que des lésènes. La seconde, accolée au chœur, est éclairé par des baies géminées retombant sur des colonnettes de pierre calcaire.

Jouxtant le chœur au nord, l’ancienne salle du chapitre comporte un plafond à caissons peints portant les armoiries des bourgeois responsables de la gestion de l’hospice. Le cloître, restauré au XIXe siècle, ne comporte plus d’éléments anciens que dans l’aile nord, parallèle à l’église.

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Ancienne Grand'Poste

Rue de la Régence 61, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument (avec zone de protection) le 27 mars 2003

Érigé entre 1898 et 1901 dans l’ancien quartier dit « Chaffour » (en référence aux fours à chaux présents sur le site), l’hôtel des Postes est l’œuvre de l’architecte Edmond Jamar. De style néo-gothico-renaissant inspiré du palais des princes-évêques, cet édifice en calcaire est composé d’un corps principal flanqué d’une tour d’angle surmontée d’une flèche et de dépendances. Les façades principales présentent deux niveaux et onze travées. La deuxième travée de l’une d’elles est occupée par un portail d’entrée au linteau échancré surmonté d’une baie à trois jours et d’une grande baie à arc brisé au remplage néogothique. Entre ces deux baies, l’allège à encadrement mouluré est ornée des armoiries de Belgique et de sa devise « L’union fait la force ». Les dix autres travées sont percées de baies à croisée à six ou quatre jours. Les piédroits moulurés en forme de colonnettes sont prolongés jusqu’à la baie supérieure. La toiture en bâtière d’ardoises est précédée d’une balustrade ornée d’une double arcature trilobée et de pots à feu. La décoration comporte en outre quatorze blasons topographiques et héraldiques des villes, provinces ou de particuliers, ainsi que quinze statues en bronze représentant les bourgmestres de Liège de 1464 à 1651 et neuf plus petites figurant le personnel des postes de l’époque. À l’intérieur, la salle des guichets, éclairée d’une verrière, présente une intéressante structure métallique.

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Ancienne ferme de la Vache

Rue Pierreuse 113-115, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 11 septembre 1981

L’ancienne ferme de la Vache, également dite maison du Croissant, fut occupée par des Jésuitesses anglaises, installées en Pierreuse vers 1620. En 1630, à la suite de la suppression de leur ordre, elles se rallient aux Sépulchrines anglaises. Le bien est ensuite cédé au prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière en 1655. Après la Révolution, il passe aux hospices civils puis à l’Assistance publique.

La ferme est aujourd’hui réduite à une seule aile longeant la rue, datant du XVIIe siècle mais remaniée au XIXe siècle. La façade en briques, marquée par des ancres à double volute, repose sur un soubassement en grès houiller. Le portail de style néoclassique a été transformé dans la première moitié du XIXe siècle. Six petites fenêtres rectangulaires interrompent la frise de briques. Côté cour, le rez-de-chaussée est ouvert par des arcades de briques à clé de calcaire, retombant sur des piliers de calcaire. Cette galerie est partiellement rebouchée. L’étage est éclairé par des petites baies à encadrement en tuffeau, aux piédroits harpés et aux linteaux et appuis qui se prolongent en bandeaux plats. Le bâtiment est couvert d’une toiture en bâtière de tuiles soulignée par une frise de briques.

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Conservatoire de Liège

Boulevard Piercot 25-29, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 27 mai 1986

Cet imposant édifice de style éclectique à dominante néo-Renaissance a été commencé d'après des plans de Louis Boonen et achevé en 1886 par l’architecte Laurent Demany, après d’importantes modifications aux plans primitifs. La façade principale est animée par trois avant-corps, dont un avant-corps central de trois travées sur trois niveaux. Ce dernier, érigé en pierre blanche de Gobertange et calcaire, est rehaussé de colonnes monolithes en granit brun poli. Le bâtiment est couvert de toitures mansardées. L’intérieur a conservé une salle superbement décorée, comportant des peintures d’Émile Berchmans et d’Edgar Scauflaire.

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Fontaine de la Tradition ou des Savetresses

Place du Marché, 4000 Liège (Belgique)

Classée comme monument le 24 juillet 1936

L’appellation ancienne « fontaine des Savetresses » provient de l’habitude qu’avaient les vendeuses de chaussures de se rassembler à cet endroit. Installée au XVIe siècle, cette fontaine en calcaire fut réédifiée en 1659 et en 1719, époque à laquelle remonte l’édicule. La face sud est dotée d’une porte en bronze présentant la date de 1719 et la signature de Pierre Levache ainsi qu’une inscription commémorative doublée des armoiries du prince-évêque Joseph Clément de Bavière, des bourgmestres Nicolas Dieudonné de Trappé et Jacques Mathias de Lambinon : «  NOBLE ET HONORE SEIGR/ NICOLAS DIEU=DONNE/ DE TRAPPE CHLR/ CONSEILLIER DE S.A.S.E./ DANS SA SOUVERAINE/ COUR FEODALE/ BOURGUEMAITRE DE/ LA NOBLE CITE DE LIEGE/ HONORE SEIGR/ IACQUES MATHIAS/ DE LAMBINON/ IURISCONSULT/ BOURGUEMAITRE/ DE LA NOBLE CITE/ DE LIEGE/ L’AN 1719 ». Les trois autres reliefs, de la main de Georges Petit et placés en 1930, évoquent d’anciennes traditions liégeoises. L’emmarchement englobe quatre grandes vasques en forme de coquilles. Quatre pilastres marquent les angles de l’édicule couronné d’une épaisse corniche soutenant un dôme galbé à quatre nervures sommé d’une pomme de pin. L’ensemble est actuellement en cours de restauration.

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Théâtre du Trocadero

Rue Lulay des Febvres 6, 4000 Liège (Belgique)

Classé comme monument le 16 février 2009

Inauguré en 1904 sous le nom de Théâtre de la Renaissance, le Trocadero, qui assume toujours sa fonction de salle de spectacles, dispose d’une salle « à l’italienne » remarquable par sa conception et ses décors. L’intérêt de cet unique exemple préservé des salles de dimensions moyennes qui existaient à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle à Liège réside également dans certaines particularités techniques. Les concepteurs ont en effet dû s’adapter à un bâti dense et en optimiser l’espace. Ces recherches se traduisent par l’aménagement d’un atelier sous la toiture ou d’un plafond escamotable pour monter ou démonter les décors.

La façade élevée au milieu des années 1920, culmine en un fronton relativement bas orné du nom du théâtre en relief. L’horizontalité conférée par la faible hauteur de la façade ainsi que par plusieurs bandeaux décoratifs est tempérée, dans la partie centrale, par une succession de quatre baies surmontées d’un balcon ainsi que par des verrières latérales dotées d’un décor en fer forgé supporté ou surmonté par des personnages évoquant le Music Hall. L’ensemble de ces éléments en font un des exemples Art déco les plus significatifs de Liège, situé dans le prolongement du passage Lemonnier dont il partage l’esthétique.

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