Châteaux et demeures de prestige

Château de la Berlière

Route de Frasnes 302, 7812 Houtaing, Belgique

Classement comme site le 13 janvier 1977

Fief de la prestigieuse famille de Ligne dès le début du 14e siècle, le domaine de la Berlière est acheté par les Saint-Genois en 1511, puis par les Ennetières en 1643. Devenus barons de la Berlière en 1664, ils procèdent à la reconstruction du château en 1677. L’ensemble est à nouveau rebâti à partir de 1793 jusque dans les premières années du 19e siècle à la demande de Balthasar d’Ennetières, sur les plans de l’architecte tournaisien Antoine-Joseph Payen le Vieux. Le château, de style néoclassique, est surmonté d’un fronton aux armes des Ennetières et d’une girouette en fer forgé au chiffre et à la couronne des d’Oultremont. Le vaste domaine est ensuite passé en 1849 par alliance aux d’Oultremont et vendu plusieurs fois par la suite. L’ensemble est depuis 1946 la propriété des pères Joséphites qui y installent un collège. Les bâtiments se situent au bout d’une longue drève de 800 m et voisinent avec un vaste parc à l’anglaise, un jardin à la française, plusieurs étangs de dix hectares disposés en arc de cercle derrière le château et d’anciennes fermes et écuries. Ces dernières, de style éclectique, ont été érigées à la fin du 19e siècle. Le parc abrite également l’ancien chalet de chasse du comte Adhémar d’Oultremont, une petite maison néogothique du dernier quart du 19e siècle caractérisée par sa tourelle d’angle octogonale. L’entrée principale du domaine est défendue par une belle grille du troisième tiers du 19e siècle composée de colonnes néogothiques en fonte.

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Château Ducorron

Route de Lessines 75, 7800 Ath, Belgique

Classement comme monument et comme site le 12 août 1988

Le château Ducorron, appelé également château Francqué, est une ancienne gentilhommière classique de la seconde moitié du 18e siècle.  Dans les années 1770, la demeure est occupée par Philippe Joseph Ducorron qui donne un de ses noms à l’ensemble. Bien plus tard, à partir de 1940, le château est la propriété de Pierre Francqué, marchand de voiture et agent commercial qui l’occupe jusqu’en 1955 avec sa famille. La propriété se situe au cœur d’un jardin clôturé et se compose d’un corps de logis rectangulaire, de deux pavillons indépendants érigés au 19e siècle et d’une serre construite au début du 20e siècle. Le château s’élève sur deux niveaux en briques et calcaire et présente une façade de style classique dont la travée centrale est caractérisée par ses deux portes vitrées d’inspirations Louis XV et le garde-corps en fer forgé. Les façades latérales sont quasi aveugles, alors que la façade arrière est caractérisée par un avant-corps percé d’un oculus.

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Château Cloquette et chapelle Saint-Pierre

Rue Chemin de Scamps 57, 7800 Ath

Classement comme monument et comme site le 17 avril 1985

Le « château » Cloquette doit son nom au bourgeois qui fit ériger la chapelle Saint-Pierre voisine. La bâtisse, couverte de tuiles, a été érigée en briques et moellons de calcaire entre 1699 et 1701 comme l’indiquent deux dates présentes sur la façade et un escalier. Cette belle maison rurale adopte le style dit « tournaisien », à la mode dans la partie ouest du Hainaut jusqu’au 19e siècle, et issu de la rencontre entre l’architecture locale et les nouveaux modes de construction classiques apparus sous le règne du roi de France Louis XIV. Il est caractérisé par l’alternance de brique et de pierre. Non loin de là, au croisement des chemins, la chapelle Saint-Pierre a été érigée en briques au 19e siècle et englobe une potale en pierre calcaire plus ancienne datant de 1702. Décorée de moulurations et surmontée d’un crucifix, elle est également percée d’une niche en plein cintre et comporte une statue de la Vierge Marie. Sur le socle se trouve une dédicace « Pierre J. Cloquette, bourgeois d’Ath et M. A. Vandewarden son épouse, ont fait rétablir cette chapelle dédiée à la sainte Vierge l’an 1805. Priez pour eux ».

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Château Dossin

Allée du Château 21, 4800 Petit-Rechain, Belgique

Classement comme monument le 16 février 1981

Au 18e siècle, le baron de Libotte achète la seigneurie de Petit-Rechain, relevant du duché de Limbourg, et y installe son château en 1741. Progressivement sauvé de la ruine et restauré peu à peu à la fin du 20e siècle par ses nouveaux propriétaires, le château de Petit-Rechain était autrefois entouré d’un beau parc agrémenté de pavillons qui furent sacrifiés à des lotissements… Le château tire son nom du dernier châtelain qui l’occupa de 1922 à sa mort en 1947, l’industriel Jean-Joseph Dossin. Auparavant, il était resté depuis 1816 dans les mains de la famille Neuville, qui y avait apporté d’importantes transformations en 1869. L’histoire du château est pourtant antérieure et se confond avec celle des seigneurs de Petit-Rechain sous l’Ancien Régime. Le premier d’entre eux, Adam de Bueren, qui mourut en 1588, possédait déjà un château à l’emplacement de l’édifice actuel. Il fut détruit au 18e siècle par Jacques de Libotte qui fit construire le château actuel, entre 1741 et 1745. La façade principale du bâtiment est surmontée d’un fronton triangulaire portant les armoiries de Jacques de Libotte et de son épouse.

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Ancienne propriété Sauvage

Rue Francomont 1-3, 4800 Lambermont, Belgique

Classement comme monument le 17 juillet 1978

Hameau de Lambermont qu’Ensival tenta à plusieurs reprises d’annexer, Francomont connut un essor industriel important au début du 18e siècle grâce à sa situation sur les terres du duché de Limbourg dépendant des Pays-Bas autrichiens où les impôts étaient moins élevés qu’à Verviers, sur l’autre rive de la Vesdre qui, elle, était partie intégrante du marquisat de Franchimont et dès lors de la principauté épiscopale de Liège. La famille d’Aubin-Joseph Sauvage (1740-1801) fut à l’origine avec la famille Franquinet du développement du hameau. Sise dans un parc planté d’arbres aujourd’hui plus que centenaires, l’ancienne propriété Sauvage comprend, derrière un porche d’entrée monumental daté de 1791, un logis probablement du milieu du 18e siècle (au numéro 1) prolongé par une grange et une étable transformés depuis en habitation (l’actuel numéro 3). Face à ces deux bâtiments, on trouve encore une belle ancienne remise à charrettes du début du 19e siècle (actuellement numéro 3 bis). À quelques pas, au numéro 7 de la rue Francomont, se trouve l’ancien hôtel Charles Sauvage, très bel hôtel de maître érigé par un membre de la même famille.

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Château-ferme de Roly

Place de Roly 8, 5600 Roly, Belgique

Classement comme monument le 16 octobre 1975

Au 11e siècle, la terre de Roly est divisée en deux fiefs relevant de seigneurs différents. Le premier appartient à l’abbaye de Florennes et le fief de la Tour de Rolier appartient à la famille seigneuriale de Roly jusqu’au 18e siècle. Il passe ensuite dans la famille de Groesbeeck qui le conserve jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. L’ancienne demeure seigneuriale, un château-ferme, se situe en bordure de la place principale du hameau et témoigne de l’important passé médiéval du lieu. Cet important complexe castral est encore partiellement bordé de fossés et rassemble dans ses murs le château proprement dit, une chapelle et une vaste ferme. Il retrace l’évolution de la manière d’habiter depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque classique. L’ensemble est dominé par la masse importante d’un donjon rectangulaire érigé probablement au 13e siècle ; on y trouve encore des traces d’archères. À partir de cet élément ancien se développe le château en lui-même, érigé en quadrilatère autour d’une cour pavée au milieu du 16e siècle. D’autres aménagements sont entrepris par les propriétaires successifs jusque dans la seconde moitié du 18e siècle. Beaucoup plus vaste que le château, la ferme clôturée a été érigée entre le 16e et le 19e siècle ; on y accède par deux entrées opposées. On y trouve deux tourelles rondes dont l’une d’elles abritait vraisemblablement une bergerie. Les propriétaires actuels mènent depuis 1995 de nombreux travaux de restauration tout en respectant l’esprit des lieux.

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Château-ferme de Samart

Place Saint-Médard, 5600 Samart, Belgique

Classement comme monument le 4 novembre 1976

La première mention de l’existence d’un seigneur à Samart remonte à 1090 avec le chevalier de Saint-Médard. À l’époque, le village entre dans les biens de la famille de Morialmé, possédant une forteresse dans le village du même nom, non loin de Florennes. La seigneurie est confiée à la famille de Saint-Mard qui conserve le château jusqu’au 16e siècle, avant de le céder aux Auxbrebis. En 1590, la famille brabançonne de Glymes acquiert le bien et le conserve jusqu’à la Révolution. Non visitable, ce château-ferme est un remarquable ensemble clôturé édifié du 16e au 19e siècle par ses propriétaires successifs. Il est dominé au centre par la masse du logis seigneurial et constitue le siège d’une enclave liégeoise en terres namuroises. Cet ancien donjon gothique, élevé par Jacques Auxbrebis, se compose d’un solide volume cubique et d’une tourelle octogonale. Il est daté de 1552 comme nous le renseigne une inscription située au-dessus de l’entrée. Les anciennes étables, accolées au logis et érigées aux 17e, 18e et 19e siècles, ont été réaménagées en habitation par les propriétaires actuels qui ont mené une brillante restauration de l’ensemble à partir de 1978. À côté de l’église, devant le donjon, se trouve une aile d’entrée caractérisée par une tour-porche décorée des armoiries des Glymes de Brabant et t’Serclaes datées de 1667. À droite du porche, une annexe construite par la suite est percée de nombreuses arquebusières. De l’autre côté du porche se trouvent les étables, construites au 17e siècle.

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Châteu-ferme de Neuville

Place de Neuville 9, 5600 Neuville-le-Chaudron, Belgique

Classement comme monument le 18 février 1981

Dès le Moyen Âge, la localité de Neuville est partagée en trois seigneuries. À l’Époque moderne, l’une d’elles appartient aux Auxbrebis, seigneurs de Samart, la seconde à la famille d’Yves et la troisième à l’abbaye de Florennes, présente à cet endroit dès le 12e siècle. Au 18e siècle et jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, l’abbaye rassemble entre ses mains ces trois seigneuries. Sur la place principale, non loin de l’église, se trouve le château-ferme de Neuville, ample ensemble clôturé en calcaire dont les bâtiments agricoles ne sont pas antérieurs aux 19e et 20e siècles. Le robuste logis seigneurial et une tour d’angle datent toutefois des 16e et 17e siècles bien qu’ayant été sérieusement restaurés en 1976. Le château a été construit par la famille d’Auxbrebis dont les membres détenaient la charge de grand bailli d’Entre-Sambre-et-Meuse et qui vendirent le tout à l’abbé de Florennes en 1737. À l’entrée du complexe se trouvent les vestiges d’une tour circulaire d’un niveau percée de trois arquebusières en marbre rose, issu de carrières autrefois en activité dans la région. Au fond de la cour se situe l’imposant logis, probablement construit en trois temps et conservant à l’intérieur des aménagements de style Louis XIV parmi lesquels un escalier et un plafond stuqué.

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Ruines du château de Fagnolle

Rue de l’Hospiteaux, 5600 Fagnolle, Belgique

Classement comme monument le 15 décembre 1970

Terre franche située aux confins de la principauté de Liège sous l’Ancien Régime, Fagnolle appartient à la famille de Rumigny-Florennes à partir du 13e siècle. La première mention d’un seigneur remonte à Hugues Ier en 1249 ; la seigneurie est ensuite entrée dans le patrimoine des Enghien et des Barbençon. Le château tomba aux mains des Français en 1554 et fut repris l’année suivante par Guillaume le Taciturne qui le fit sauter tout en maintenant une garnison. La ruine du château épuise le village même, qui est abandonné en même temps que la forteresse. Le château devient possession des princes de Ligne au début du 17e siècle puis abandonné à nouveau en 1659. En 1770, la terre de Fagnolle est érigée en comté d’Empire par Joseph II. Le château et la terre de Fagnolle ont sans conteste joué au Moyen Âge un rôle stratégique de premier plan dans la défense de l’Entre-Sambre-et-Meuse à l’époque où la forteresse devait défendre la trouée de l’Oise. Le château, édifié en calcaire, dessine un quadrilatère ponctué de quatre tours circulaires et cerné par des douves. Le complexe, aujourd’hui en ruines, aurait été érigé au 13e siècle, probablement au moment de la première prise du titre de sire de Fagnolle par Hugues Ier de Rumigny. Les quartiers d’habitation dateraient de la seconde moitié du 14e siècle. Deux tours d’angle sont encore partiellement debout et présentent un bel appareil de moellons de calcaire ; au dos des remparts se trouvent les vestiges de bâtiments résidentiels.

 

Ruines du château de Fagnolle © Jo Van Hove

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Ruines du château de Fagnolle © Jo Van Hove

Château d'Ottignies et église Saint-Remy

Avenue des Combattants, 1340 Ottignies, Belgique

Classement comme site le 29 mai 1952

Au cœur du noyau primitif d’Ottignies se trouve un ensemble architectural de premier plan, composé du château, de l’église et de son presbytère. Appelé parfois « château de l’Étoile », l’édifice visible depuis l’avenue des Combattants est un ancien domaine ducal du Brabant donné en fief depuis le 12e siècle à une famille d’Ottignies. Un château est en effet construit à cet endroit pour la première fois en 1180. L’édifice actuel est mentionné depuis 1312 mais fut incendié au début du 17e siècle et reconstruit en 1626. Le château, qui ne se visite pas, s’articule autour d’une cour intérieure fermée ; il est flanqué d’une ferme et est caractérisé par une grosse tour de trois niveaux surmontée d’un clocheton d’ardoises.
En face du château se situe l’église Saint-Remy, de style classique, bâtie en 1785 en lieu et place d’un ancien sanctuaire, ravagé par les flammes en 1726. Elle abrite un grand Christ en bois provenant d’un calvaire autrefois situé le long de la route de Mousty. Au flanc du sanctuaire se trouve le presbytère, reconstruit dans le troisième quart du 18e siècle en brique et pierre bleue. Non loin de là, sur le pignon du centre culturel, se trouve une fresque monumentale évoquant le folklore de l’entité réalisée par Claude Rahir.

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