Patrimoine mémoriel ou funéraire

Mardasson

Rue de Clervaux, 6600 Bastogne

Classé comme site le 20 juin 1949

En décembre 1944, l’offensive von Rundstedt est stoppée à Mardasson, près de Bastogne, par les troupes américaines au prix d’énormes sacrifices humains – 76.890 combattants tués, blessés ou disparus, sans compter les victimes civiles. Pour marquer le début de la construction du mémorial, une dalle commémorative fut inaugurée le 4 juillet 1946.  L’architecte Georges Dedoyard a construit ensuite un monument ayant la forme d’une étoile à cinq branches, où chaque branche a 31 m de long pour une hauteur de 12 m ; une galerie supérieure circulaire permet de faire le tour du centre de l’étoile. Une crypte, décorée de mosaïques religieuses dues à Fernand Léger, sert de lieu de recueillement. À proximité, le « Bastogne Historical Center » sera remplacé en 2012 par un Centre de la Mémoire de la Seconde Guerre mondiale.

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Chapelle funéraire de Clémentine d'Oultremont

Rue du Carnier, 3
7812 Houtaing (Ath)

Classée comme monument, site et ensemble architectural le 23 juillet 1993
Patrimoine exceptionnel de Wallonie

La chapelle funéraire de Clémentine d’Oultremont occupe le fond d’un parc, dans l’axe du domaine de La Berlière, propriété des d’Oultremont, et non loin du cimetière communal et de l’hospice Saint-Clément, érigé lors du même programme architectural. Le monument témoigne nettement du renouvellement de l’architecture funéraire de la seconde moitié du XIXe siècle, contexte qui pousse le comte d’Oultremont à commander à l’architecte bruxellois Victor Évrard une chapelle funéraire de lignage, nécessitant le remaniement des alentours du cimetière. Le décès fortuit de la comtesse Clémentine d’Oultremont entraîne toutefois la modification de certains éléments du programme initialement prévu. Le parti choisi pour l’édifice, réalisé en 1894-1895 et entièrement destiné à magnifier la personnalité de la défunte, est un octogone néogothique coiffé d’un second niveau surmonté d’une flèche ajourée et rehaussé de frises et d’encadrements de grès rouge. La richesse décorative de l’ensemble pare tant la salle funéraire en sous-sol que la chapelle proprement dite, au gré, entre autres, de l’association de la pierre et du grès rouge, de mosaïques colorées ou, à l’origine, du décor peint sur toile marouflée de la coupole. Le choix du style n’est pas anodin, le néogothique est en effet associé à cette époque à des valeurs traditionnelles et n’est pas sans rappeler le mémorial érigé à la mémoire de Léopold Ier dans le parc de Laeken, donnant ainsi à l’ensemble un relief supplémentaire.

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Fort de Loncin

Rue des Héros, 15 bis à 4431 Ans

Classé comme monument le 11 juin 2004

Le fort de Loncin fait partie de la ceinture fortifiée de Liège édifiée par le général Brialmont (1821-1903) de 1888 à 1891. La Position fortifiée comptait douze forts construits en béton non armé, composé de ciment, de sable et de galets fluviaux. Semi-enterrés, ils étaient dotés de coupoles protégeant les obusiers, les canons et les mitrailleuses. Six grands forts de forme triangulaire – Barchon, Fléron, Boncelles, Flémalle, Loncin et Pontisse – alternaient avec six petits forts pentagonaux – Évegnée, Chaudfontaine, Embourg, Hollogne, Lantin et Liers – et se différenciaient de ceux-ci par une garnison et un armement légèrement supérieurs. Déterminant une circonférence presque parfaite, les forts occupaient des positions dominantes à une distance variant entre 7 et 9 km de la ville. Les intervalles entre eux paraissaient suffisamment réduits pour permettre une couverture mutuelle d’artillerie. Loncin défendait de ses feux la grand-route et le chemin de fer vers Bruxelles. Engagé le 7 août 1914 dans la bataille de Liège sous les ordres du commandant Naessens qu’avait rejoint le général Leman, responsable de l’ensemble de la Position fortifiée, ses 550 artilleurs et fantassins résisteront huit jours à l’assaillant qui, excédé, finira par y amener le plus moderne de ses obusiers Krupp, la « Grosse Bertha », dont ce sera la première utilisation en situation de guerre. Le 15 août à 17 h 20, un obus de 42 cm de diamètre et d’un poids de près de 800 kg portait un coup au but en défonçant la voûte de la poudrière qui explosa, ensevelissant 350 soldats. 250 d’entre eux reposent encore à jamais sous des monceaux de blocs de béton. L’association du Front de Sauvegarde du Fort de Loncin propose aux visiteurs de la nécropole un nouveau parcours scénographique, aussi émouvant qu’impressionnant, sur la vie quotidienne au fort, sur ses derniers moments et sur l’héroïsme désespéré de ses défenseurs.

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