Gaston Onkelinx

Goyer-Jeuk 13/07/1932, Seraing 30/01/2017

Député wallon : 1980-1981 ; 1981-1985 ; 1985-1987

Après des humanités inférieures à l’Athénée de Saint-Trond, Gaston Onkelinx quitte le Limbourg avec ses parents venus trouver du travail à Seraing. Son père entre en usine et sa mère tient un café-cinéma en face des hauts-fourneaux de Seraing. Engagé comme ouvrier à Ougrée-Marihaye en 1950, Gaston Onkelinx n’achève pas ses humanités. Militant syndical et politique actif, il est élu délégué syndical FGTB au sein du groupe Cockerill (1959-1971). En contact avec André Cools au moment de la grève wallonne de l’hiver ’60-’61, il est chargé de constituer des sections d’entreprises, afin de permettre au PSB d’être en contact étroit avec le monde ouvrier. Bien que l’initiative ne soit guère appréciée par les syndicats, G. Onkelinx parvient à créer des sections à Cockerill, à Phénix Word et à Ferblatil. Il assure la coordination entre les sections et devient président des sections d’entreprise pour Liège. C’est à ce titre qu’André Cools l’invite à mettre le pied à l’étrier de la politique. En octobre 1970, il est élu conseiller communal et devient immédiatement échevin des Affaires sociales à Ougrée.
Élu député en mars 1974, Gaston Onkelinx met un terme à une carrière de vingt-quatre années passées à l’usine et prend désormais la défense de ses camarades au sein de la Chambre des représentants.
Échevin d’Ougrée puis de Seraing (1971-1988), il est constamment réélu dans ces cités du fer où le Parti socialiste dispose de la majorité absolue. Il ne se passionne pas pour les questions institutionnelles, mais il ne peut rester indifférent à l’avant-projet de fusion de communes qui prévoit le profond découpage de sa localité d’Ougrée, une partie étant attribuée à Liège, l’autre à Seraing. En août 1980, il se joint à l’ensemble des parlementaires socialistes, chrétiens et libéraux qui adoptent, à la majorité spéciale, les lois dites d’août 1980, donnant notamment naissance aux organes politiques de la Région wallonne. Dès le 15 octobre, il siège au Conseil régional wallon, dont il sera membre jusqu’en novembre 1987 et la fin de son mandat de député. Laissant ainsi la voie libre à sa fille Laurette, il se consacre exclusivement à la politique locale.
Au sein du collège sérésien, le PS s’appuie sur une large majorité absolue. Devenu sénateur provincial fin 1987, le bourgmestre G. Mathot doit renoncer à l’un de ses deux mandats pour se conformer aux statuts de son parti. En mai 1988, Gaston Onkelinx reprend l’écharpe maïorale et est confirmé par le scrutin d’octobre 1988. Président de l’Aide (Association intercommunale pour le démergement et l’épuration des communes de la province de Liège) depuis 1988, vice-président de la SWDE, administrateur à la SPI, membre du Groupe Liège 2000, président de la nouvelle Intercommunale d’Incendie de Liège (janvier 1993), Gaston Onkelinx est un mandataire qui compte dans les savants équilibres mis en place à Liège par André Cools. Sa disparition tragique le 18 juillet 1991 attise davantage encore les tensions au sein de la turbulente Fédération liégeoise du PS, dont Gaston Onkelinx est le vice-président (1990-1992). Co-fondateur de l’asbl Institut André Cools (1992), identifié comme un « coolsien radical », membre du « groupe de Flémalle », G. Onkelinx demeure l’un des derniers résistants et des plus réticents lorsque les instances socialistes liégeoises parviennent à une pacification interne, fin 1992, début 1993.
Atteint par la limite d’âge de soixante ans imposée par les statuts du PS, il cède la fonction de bourgmestre à Jacques Vandebosch, son Premier échevin, à la date du 1er janvier 1994 et demeure conseiller communal. Tout en continuant à animer le Groupe Jaurès, il est président de la Confédération des prépensionnés et pensionnés socialistes (jusqu’en novembre 2012).

 

Cfr Encyclopédie du Mouvement wallon, Parlementaires et ministres de la Wallonie (1974-2009), t. IV, Namur, Institut Destrée, 2010, p. 471-472

conseiller communal d’Ougrée (1971-1976)
échevin (1971-1976)
député (1974-1987)
conseiller communal de Seraing (1977-2017)
échevin (1977-1988)
membre du Conseil régional wallon (1980-1987)
bourgmestre (1988-1994)

 

Paul Delforge, décembre 2014