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Tour du château de Maulde

Au bout d’une longue drève se situe le château de Maulde. Situé dans un parc de 12 hectares, il a été commandé par le vicomte Cossée de Maulde. Construit  par l’architecte Ph. de Bource en 1755 à l’emplacement d’un ancien château du XVIe siècle, le manoir ne conserve de cette époque qu’une tour ronde. Le domaine actuel comporte un château, une cour d’honneur, l’ancienne tour, la tour du XVIIIe siècle, les remises en briques ainsi qu’une ferme castrale en U à l’ouest.

Le château du XVIIIe siècle est composé d’un corps principal à deux niveaux et de deux avancées. Il a été prolongé vers l’est d’une travée flanquée d’une tour à trois niveaux de plan carré.

La tour du XVIe siècle est de type traditionnel. Elle est située à droite du château et est reliée à celui-ci par une aile de courte dimension construite au XVIIIe siècle. Sur une base en moellons, la tour s’élève sur trois niveaux de briques. Elle est couverte d’une toiture en poivrière d’ardoises plantée d’un épi. Les premiers niveaux sont éclairés de baies rectangulaires à montants harpés et linteau plat en pierre et arc de décharge surbaissé.

Rue Diéffière
7534 Tournai

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Classée comme monument le 31 juillet 1990

Institut du Patrimoine wallon

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Château de Beauregard à Froyennes

Ce château néoclassique a été commandé par Hippolyte Marescaille de Courcelles et construit par Antoine Payen-le-Vieux, architecte tournaisien, dès 1795. Ce manoir se situe sur une ancienne propriété castrale ayant appartenu à différentes familles et ce depuis le XVe siècle. Le château, à deux niveaux, a été exhaussé en 1841 d’un troisième niveau de même typologie.

Le château, précédé d’un étang et d’une terrasse à balustrade, est situé dans un parc à l’anglaise composée de prairies plantées de gynkgos (conifères chinois), saules pleureurs et hêtres pourpres. Le manoir est composé d’un corps de logis rectangulaire à péristyle reliant les deux avancées en façade. La façade s’étend sur sept travées et trois niveaux. Un emmarchement donne accès au péristyle de colonnes toscanes et à l’entablement à triglyphes supportant la terrasse à balustres du deuxième niveau. La façade enduite est percée de baies à montants en pierres d’angle et médianes qui sont ornées d’une haute clé, également en pierre. La façade latérale comporte six travées et est éclairée de percements aux encadrements harpés. 

On remarque, au sud du château, la présence d’un quadrilatère de dépendances en briques construites par A. Decraene en 1842.

Rue Abbé Nestor Frère, 11
7503 Tournai (Froyennes) 

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Classé comme site le 4 novembre 1976 (ensemble formé par le château, le parc et le centre touristique constitué par l'église, la drève de tilleuls qui y conduit, le vieux moulin à eau, les étangs et les terrains environnants)

Institut du Patrimoine wallon

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Château de la Fraineuse

Lorsque Spa redevient un lieu à la mode dans la seconde moitié du XIXe siècle, les aristocrates et bourgeois de l’époque viennent y passer au grand air la belle saison. La périphérie spadoise, pour une large part, voit fleurir de nombreuses résidences secondaires au tournant des XIXe et XXe siècles. Souvent signées par de grands noms de l’architecture, elles adoptent les styles les plus variés, conformes en cela aux goûts de l’époque. 

Le château de la Fraineuse, œuvre de Charles Soubre, illustre le style néoclassique avec sa composition symétrique, son imposant porche à colonnes ou ses panneaux à guirlandes et médaillons. L’édifice faisait à l’origine partie du domaine de Nivezé, une vaste propriété d’environ 100 ha sur les hauteurs du sud-est de Spa comprenant plusieurs villas : le « Vieux Nivezé », disparu, « Nivezé Farm » ou ferme modèle dotée de tous les perfectionnements agronomiques de l’époque, le « Neubois » qui servit de résidence à l’empereur Guillaume II pendant le premier conflit mondial et dispose donc d’un bunker et le « Haut-Neubois ». Le château de la Fraineuse accueille enfin, en 1920, la conférence diplomatique fixant les réparations dues par les Allemands aux Alliés.

Avenue Amédée Hesse, 27    
4900 Spa

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Classé comme monument le 3 janvier 1992

Institut du Patrimoine wallon

G. Focant SPW

Ferme-château et chapelle Sainte-Apolline à Wartet

Installée sur une hauteur, cette ferme-château est l’ancien siège de la seigneurie de la Tour. Elle s’est développée depuis le Bas Moyen Âge pour former un ensemble fortifié. Occupant le flanc est, le logis, remanié, fait suite à une tour modifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles. Construit en moellons de grès et briques au XV-XVIe siècle, il a été allongé au début du XVIIIe siècle et sa façade côté cour réaménagée. Elle comporte une porte d’esprit baroque surmontée d’un oculus. D’étroits bâtiments en briques du XVIIe siècle le doublent à l’est. On y distingue les traces d’une passerelle reliant le logis à la tribune seigneuriale de la chapelle toute proche. L’aile nord, réservée aux étables et traversée par une tour-porche trapue, date du XVIIIe siècle. À l’ouest se trouve une habitation traditionnelle un peu postérieure, sans doute réservée au fermier. Le XIXe siècle a vu la construction d’une vaste grange. L’arrière de la ferme est occupé par un jardin fortifié. 

Ombragée par un tilleul, la chapelle Sainte-Apolline se compose d’une mononef terminée par une courte abside semi-circulaire. La partie ouest remonte à la première moitié du XVIIe siècle, tandis que le chœur et les deux dernières travées ont été (re)construits dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. L’édifice a bénéficié en 2003 d’une consolidation et d’une mise en valeur des stèles funéraires qu’il renferme grâce à des panneaux d’interprétation. Les abords ont été aménagés en 2004.

Rue de Bayet 10
5024 Namur (Marche-les-Dames) 

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Classées comme monument et site (ensemble et abords) le 30 juin 1982

Institut du Patrimoine wallon

Guy Focant (SPW)

Château-ferme de Loyers

Cet ensemble jadis fortifié dessine un quadrilatère en briques et pierre bleue dont le château ferme le côté nord-ouest. La bâtisse primitive a sans doute été élevée en 1606, avant d’être reconstruite aux XIXe-XXe siècles en style traditionnel, à l’exception de la tour de l’angle ouest et sa toiture à bulbe, la façade nord-est et celle côté cour. Seules d’origine, ces façades sont marquées par la transition entre les styles Renaissance et baroque. Autrefois précédée d’un perron, la porte du bel étage a été transformée au XIXe siècle mais conserve sa décoration d’origine : pilastres, arcade aveugle dans un panneau à crossettes, draperies et d’ailerons, écoinçons avec diamants. Elle est surmontée d’un fronton triangulaire coiffé de sphères, encadrant des armoiries. 

Dans la cour s’élève une bâtisse dont la partie gauche remonterait au XVe siècle. La construction a sans doute été doublée au début du XVIIe siècle vers le nord-est. Des bâtiments agricoles du tout début de ce siècle subsistent l’aile sud-ouest, dont les fondations baignent dans l’eau, ainsi que l’aile sud-est, marquée par un porche jadis défendu par un pont-levis. Un pont de pierre mène à une porte en partie bouchée, percée dans l’aile sud-ouest. Celle-ci date, côté cour, des XVIIIe-XIXe siècles, à l’exception de la partie centrale, d’origine. Toute l’aile nord-est est occupée par une grange en long de la première moitié du XIXe siècle dont le pignon est daté de 1595.

Rue Bossimé 20-22
5101 Namur (Loyers)

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Classé comme monument et site (ensemble et terrains environnants) le 24 avril 1987

Institut du Patrimoine wallon

SPW - G. Focant

Ancien donjon et maison seigneuriale d'Anhaive

Cet ensemble est constitué d’un donjon et d’une maison seigneuriale du XVIe siècle, flanquée d’une  tourelle d’escalier. Il était jadis complété par une ferme du XVIIIe siècle, en partie détruite. 

Autrefois cerné de douves, le donjon en calcaire de Meuse remonte au Bas Moyen Âge et résulte de deux campagnes de construction. Le rez-de-chaussée est traditionnellement attribué à Jean de Flandre, prince-évêque de Liège vers 1290 et fils du comte de Namur, Guy de Dampierre. Les parties hautes et la toiture en pavillon à la Mansart dateraient des XVe et XVIIIe siècles.

La maçonnerie de moellons irréguliers des parties inférieures est particulièrement bouleversée, notamment au nord. Presque aveugle à l’origine la construction est percée, à l’est, d’une porte postérieure. D’autres percements en différents endroits de l’élévation sont venus s’y ajouter. Une latrine de pierre en encorbellement sur consoles occupe la face nord. Les aménagements intérieurs se composent d’une tourelle d’escalier à vis ou de cheminées à la décoration intéressante. 

La demeure seigneuriale date pour sa part de 1535, comme le rappelle le blason qui occupe la clé de la porte de la tourelle d’angle. Construite en pierre bleue et briques, elle se compose de deux niveaux sous une haute bâtière, éclairés de baies modifiées au fil du temps et conserve de belles cheminées. Une annexe contemporaine a été ajoutée au début des années 2000, lors de la restauration de l’ensemble actuellement valorisé par le syndicat d’initiative de Jambes. 

Place de Jean de Flandre 1
5100 Jambes (Namur) 

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Classé comme monument (donjon) le 31 décembre 1943

anhaive.be

Institut du Patrimoine wallon

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Château David de Lossy à Flawinne

Installé sur un site hautement stratégique puisqu’il voit Louis XIV y diriger le siège de Namur de 1692, le château de Flawinne domine de sa silhouette classique un jardin à la française aménagé en terrasses. Propriété de la famille Hinslin jusqu’à la chute de l’Ancien Régime, il devient, vers 1900, la propriété du chevalier David de Lossy, nom sous lequel il est connu.

Construit au début du XVIIIe siècle en pierre bleue et briques blanchies, le château présente un volume principal de deux niveaux encadré de pavillons. Cet ensemble très sobre a connu de nombreux accroissements au XIXe siècle : une aile prolongeant à droite l’édifice original, une autre perpendiculaire à celui-ci ou des constructions adossées à l’arrière. Outre ces ajouts, des dépendances occupent l’angle oriental de la cour qui sépare le château de la ferme. Le centre de celle-ci est occupé par un puits surmonté d’une structure en ferronnerie du XIXe siècle. 

Remontant au XVIIe siècle pour ses parties les plus anciennes, la ferme construite en moellons de calcaire enserre à son tour une cour pavée. On y discerne notamment un logis traditionnel du XVIIe siècle ainsi qu’une grange et des étables du XVIIIe siècle. Comme le château, la ferme a connu son lot de transformations durant les XIXe et XXe siècles.

Drève du Château David
5020 Flawinne (Namur) 

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Classé comme site (château et terrains environnants) le 15 octobre 1980

Institut du Patrimoine wallon

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Château de Dave et son parc

Dominant la Meuse de sa haute silhouette de brique et pierre bleue, le château de Dave se détache au milieu d’un parc arboré. Érigé au début du XVIIe siècle, complété de dépendances au XVIIIe siècle et agrandi au XIXe siècle, ce domaine de plaisance remplace une forteresse de hauteur, siège d’une seigneurie attestée dès le XIVe siècle.

Une gravure ancienne montre le domaine vers 1738. Le manoir, déjà remanié, n’est alors composé que d’un volume quadrangulaire de deux niveaux bien différenciés surmontés d’une haute toiture d’ardoises. Face à la résidence, prend place une aile de dépendances construite dans la première moitié du XVIIIe siècle pour servir de remise à voitures et d’écuries. Ce haut volume de briques et pierre bleue présente une façade à pilastres toscans encadrant une série d’arcades aveugles. Parallèle à ce volume, on distingue l’habitation du régisseur, agrandie au XIXe siècle. Ce siècle transforme radicalement l’allure générale du logis principal en lui adjoignant deux tourelles d’angle, des lucarnes de plusieurs types ainsi qu’une aile au nord-ouest. 

Rythmé par une drève, le parc à l’anglaise comprend une petite fabrique du XVIIIe siècle abritant une fontaine. Construite sur deux niveaux et dotée d’escaliers latéraux, elle présente un intéressant décor Louis XV fait de rinceaux, de rocailles ou de vestiges de peintures en trompe-l’œil.

Rue du Château de Dave 50-54
5100 Dave (Namur) 

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Classés comme site le 4 mars 1977

Institut du Patrimoine wallon

F. Dor - SPW

Immeuble Bibot

L’immeuble dit Bibot, de style néo-Renaissance, fait partie des nombreux hôtels particuliers érigés à Namur à la fin du XIXe siècle. Donnant sur la place ainsi que sur les rues adjacentes, sa silhouette quadrangulaire de briques et pierre est égayée par une façade où se détachent des travées centrales ornée de pilastres, chapiteaux, balcons à garde-corps à balustres et nombreux éléments décoratifs. 

Laissé à l’abandon, le bâtiment se trouve dans un état désastreux lorsque débute sa restauration par le bureau d’architecture Haulot en janvier 1997 à l’initiative de la Région. La façade, classée, est maintenue, mais la structure interne est intégralement réaménagée. La façade, nettoyée, se pare désormais sobrement d’éléments de verre et de métal. À l’intérieur, les matériaux naturels sont privilégiés, tandis que le hall d’entrée circulaire est doté d’un puits de lumière. Le bâtiment abrite aujourd'hui les services namurois de l'Aménagement du Territoire, du Logement et la section locale des Monuments et sites de la direction de l’Aménagement du Territoire, du Logement, du Patrimoine et de l’Énergie. Effective en 1999, cette nouvelle affectation s’inscrivait dans la politique générale de la Région visant à héberger ses services dans des bâtiments de qualité dont elle est propriétaire tout en rénovant les fleurons du patrimoine architectural namurois et wallon.

Place Léopold 3
5000 Namur

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Classé comme monument le 23 septembre 1991

Institut du Patrimoine wallon

Guy Focant

Château d'Havré


L’état de ruines qui le caractérise laisse difficilement percevoir l’ampleur d’un monument qui remonte aux XIVe et XVe siècles. Son histoire mouvementée mena à de larges reconstructions et adaptations au goût du jour, de la fin du XVIe au début du XVIIe siècle, jusqu’à créer cet ensemble ceinturé de larges douves irriguées par la Haine.

Un châtelet défendu par deux tours semi-circulaires permettait d’accéder à une cour en forme de trapèze limitée aux angles par trois tours carrées et une tour octogonale, au sud-est. Dite « tour d’Enghien », cette dernière, reposant sans doute sur des substructions plus anciennes, est coiffée d’un bulbe. Des courtines et une aile d’habitation, à l’est, reliaient ces tours. Revêtue d’éléments tirés de l’architecture Renaissance, l’aile d’habitation était séparée en deux par une chapelle polygonale. Cette aile et les tours surmontées de leurs cheminées en briques sont les seuls éléments encore partiellement debout. Une ferme du XVIIe siècle, disparue, occupait le flanc sud. Vendu en 1792, le château est racheté en 1807 par A. de Croÿ avant d’être laissé à l’abandon à la fin du même siècle. Il devient vers 1920 la propriété du chanoine Puissant qui le revend à la Province de Hainaut. En 1930 une grande partie des bâtiments s’écroule suite à l’affaissement du sol lors de travaux miniers. 

L’asbl Les Amis du Château des Ducs d’Havré poursuit la consolidation du site depuis 1978. Une roseraie de 6 000 m2 a été créée en 1999-2000.

Château d'Havré © IPW

 

Chaussée du Roeulx 1101
7021 Mons (Havré)

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Classé comme monument le 15 septembre 1936
 

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