
IPW
Maison Gossuin et son parc
Le parc de la maison Gossuin constitue un îlot de verdure à mi-chemin entre la collégiale Sainte-Waudru et la Grand-Place.
Cet espace vert abrite un ancien hôtel particulier, devenu le siège d’une banque, construit dans la seconde moitié du XIXe siècle et constitue un des espaces verts importants de l’intra-muros montois.
Rue Samson 25
7000 Mons

Classée comme site le 21 novembre 1976
Institut du Patrimoine wallon

Guy Focant (SPW)
Château de Waha
Le château de Waha a été construit entre 1842 et 1844 par la famille Lejeune. Il s’agit d’un ensemble néoclassique en briques peintes et pierre bleue. Le logis comporte sept travées de trois niveaux parementés, ceux-ci étant marqués par des cordons saillants. L’entrée est précédée d’un large perron à escalier en pierre à balustres. Les deux travées latérales de part et d’autre de l’entrée forment des avancées surmontées d’un fronton triangulaire ajouré d’un oculus. Les arrêtes des murs sont marquées par un chainage de pierre à refends. Le logis est enfin couronné par une toiture en bâtière d’ardoises.
Les dépendances sont situées devant le logis. Cette disposition est dictée par l’esprit classique. Abritant les remises à voiture et les écuries, elles sont ouvertes par trois portails en plein cintre. Les pignons sont d’ordonnance classique et sont décorés d’un faux portail à fenestrage peint. Ce dernier est encadré de deux oculi et d’une baie en demi-lune percée dans le fronton triangulaire. Tout comme le logis, les dépendances sont couvertes d’une bâtière en ardoises.
Rue du Bondeau 22
6900 Marche-en-Famenne (Waha)

Classé comme monument le 15 janvier 2002
Institut du Patrimoine wallon

Guy Focant (SPW)
Château et ferme de Jemeppe
Le château de Jemeppe est une construction implantée dans un vaste parc. Il s’agit d’un château médiéval dont la partie la plus ancienne est le donjon du XIVe siècle. De plan carré et d’une hauteur de 23 m, le donjon était le lieu de résidence de la famille Dochain jusqu’en 1616. Il avait donc une fonction résidentielle mais également défensive. En effet, la région était alors le théâtre de luttes opposant les dynasties namuroises et luxembourgeoises. Pendant le XVIIe siècle, le donjon passe à la famille d’Ans qui ajoute trois nouvelles ailes constituant le quadrilatère visible actuellement. À cette époque, le château est annexé d’une ferme en calcaire comprenant des écuries, étables, fenil et bergerie ainsi que le logement des domestiques. L’ensemble des ajouts a été réalisé en style classique du XVIIe siècle. Le château est encerclé de douves alimentées par la Hendrée, affluent de la Wamme.
Le château de Jemeppe est ensuite occupé par les Grady, au XVIIIe siècle et par les Sauvage-Vercour dès 1838. Abandonné pendant le XXe siècle, le château a été racheté, restauré et réhabilité en centre de séminaires haut de gamme.


Rue F. Lefèvre 20 et 24
6900 Marche-en-Famenne (Hargimont)

Classés comme monument (10/06/1982)
Institut du Patrimoine wallon

IPW
Château dit de l'abbaye de Solières
Dénommé « Heureux Abri », celui-ci fait partie d’un domaine qui fut le siège d’une communauté mixte dépendant, pour les moines, de saint Augustin (de 1230 à 1261) et les moniales, de saint Bernard (vers 1230 à la fin du XVIIIe siècle). Il abrite une institution accueillant des personnes handicapées physiques et mentales.
Erigé au XVIIe siècle à l’emplacement d’une des ailes du cloître, l’édifice est transformé en château un siècle plus tard. Il offre l’aspect d’une construction classique de deux niveaux sur haut soubassement. La façade est rehaussée d’un avant-corps dont la travée centrale, à motifs rocaille, se détache sur un appareil à refends. Un fronton décoré d’entrelacs et des armes des Desoer, un pavillon à la Mansart, un campanile et un dôme le surmontent. Les travées extrêmes se détachent de la même manière.
Une ferme en quadrilatère des XVIIe et XVIIIe siècles lui répond. Elle se compose d’un logis qui sépare les deux cours, reliées par un portail baroque. Trois étables et une grange forment deux des côtés du quadrilatère. Un bâtiment enserrant un portail monumental ainsi que des annexes ferment la cour. Isolée dans le parc, une tour circulaire sans doute du XVIIe siècle abritait un pigeonnier.
Cité dès 1262, reconstruit aux XVIIe et XVIIIe siècles et en fonction jusqu’en 1935, le moulin abrite une roue dont la machinerie, conservée, était mue par un bief issu de l’étang du château.
Rue du Vieux Moulin 5-6
4500 Huy (Ben-Ahin)

Classé comme monument et comme site (abords) le 18 décembre 1984
Institut du Patrimoine wallon

Ruines du château de Beaufort de Lovegnée
Mentionné pour la première fois en 1194 dans la chronique de Gislebert de Mons, chancelier du comte de Hainaut Baudouin V, le Bealfort castellum était à l’époque une possession liégeoise. Cité à nouveau en 1227, il est alors la propriété d’Arnold de Beaufort, chef des ministériaux du prince-évêque de Liège, avoué de Huy et premier seigneur du lieu. La seigneurie était puissante et s’étendait sur un territoire non négligeable.
En 1276, en pleine guerre de la Vache, le seigneur de Beaufort se rallia au comté de Namur. Ce conflit entre Namur et Liège avait été déclenché par le vol d’une vache par un habitant de Jallet (fief namurois) à un habitant de Ciney (Bonne Ville liégeoise). Le voleur fut arrêté et pendu par les gens du bailli de Condroz : par vengeance, le seigneur Henri de Beaufort décida le pillage de Ciney. En représailles, les Hutois assiégèrent le château de Beaufort et obligèrent le seigneur à demander l’aide du comte de Namur Guy de Dampierre dont il dut se reconnaître vassal. Cette guerre, déclenchée par un événement anodin, fit donc passer Beaufort de Liège à Namur. La seigneurie devint un des points stratégiques d’importance du comté de Namur, une enclave de plus sur l’important territoire namurois ; dès lors, le château constitua une menace constante et directe pour la ville liégeoise de Huy, située à quelques encablures.
En 1330, le comte de Namur Jean II acquit définitivement et personnellement la seigneurie pour la donner en apanage à son frère Robert de Namur. Entre 1344 et 1353, la comtesse douairière de Namur, Marie d’Artois, fit un séjour prolongé dans le château de Beaufort avec ses trois fils. La place forte fut à nouveau assiégée et rasée en juin 1430 par les Hutois, au cours d’une nouvelle guerre d’importance entre le prince-évêque de Liège Jean de Heinsberg et le comte de Namur Philippe le Bon. À partir de ce moment, la forteresse fut progressivement abandonnée et ne subsiste de nos jours qu’à l’état de ruines.
Le donjon, construit entre 1184 et 1194 sur un éperon rocheux en forme de triangle, est aujourd’hui réduit à des vestiges d’un pan de mur de 14 m de hauteur, de culées et d’une pile de pont-levis, élevés probablement par Lambert et Arnould de Huy où se devinent les caractéristiques du bâtiment (entrée par l’étage grâce à un escalier escamotable, latrine, meurtrière). Au point culminant de l’éperon se dresse encore l’angle nord du donjon et une partie de sa face nord-est, alors que le reste des ruines ne dépasse pas un mètre de hauteur. Un oratoire fondé par les seigneurs de Beaufort en 1127 est lui aussi encore visible au sud-ouest du donjon. Il est le survivant d’un ensemble religieux construit suite à l’autorisation conférée par une charte du prince-évêque de s’installer à cet endroit. Les fouilles menées entre 1969 et 1971 ont ainsi permis de mettre à jour bon nombre de vestiges et de découvrir avec certitude l’existence de deux complexes architecturaux : une communauté religieuse et un château fort.
Château de Beaufort
4500 Lovegnée

Classées comme site le 18 novembre 1982
Classées comme monument le 3 juillet 1984
Institut du Patrimoine wallon

IPW
Château de Bonne-Espérance
Citée en 1155, la seigneurie de Tihange appartenait à la mense épiscopale, le château relevant en fief de la Cour féodale de Liège. Ce village possédait sa propre cour de justice dont les membres étaient directement nommés par le prince-évêque jusqu’au XVIIIe siècle, lorsque la seigneurie fut engagée.
Jouxtant la maison Loumaye ou château Bodart, le château de Bonne-Espérance domine de sa tour le paysage environnant. L’ancêtre de la bâtisse actuelle, dont il ne semble rien rester, est traditionnellement attribué aux Templiers.
Il faut en effet attendre la fin du XVIe siècle pour que lui succède un ensemble de calcaire et briques rouges, noires et blanches, par endroits, soubassement de moellons de grès et couverture d’ardoises. Cette construction de deux niveaux est surplombée d’une tour carrée dans-œuvre de 5 niveaux sous une flèche hexagonale. Entre chaque étage de la tour se trouvent trois panneaux de calcaire délimités par un pourtour de briques. Ils sont tous trois armoriés et millésimés de 1588. Le premier porte les armes d’Albert Audacé, propriétaire à l’origine de la construction de l’édifice ; le second celles du prince-évêque Ernest de Bavière (1581-1612) ; le dernier les armes du Saint-Empire germanique, dont faisait partie la principauté de Liège en qualité de membre du cercle de Westphalie.
Les autres ouvertures de la façade principale ont été modifiées, probablement à la fin du XIXe siècle. Une porte cochère du XVIe ou XVIIe siècle ainsi qu’un portail, ouverts dans les dépendances latérales donnent accès à l’arrière du bâtiment et à sa façade à sept arcades, surmontées de baies plus récentes.
À l’ouest, une construction en retour d’équerre, largement remaniée, se distingue par une tour néo-mosane. Ce style est également celui des écuries et remises à voitures, érigées avec certaines pièces de remploi. La façade à rue se prolonge en dépendances, également remaniées pour la plupart. Le mobilier intérieur du château se compose essentiellement de cheminées non dénuées d’intérêt.
Rue de Bonne-Espérance 36
4500 Huy (Tihange)

Classé comme monument le 9 décembre 1991 (hors communs et tour néo-mosane)
Institut du Patrimoine wallon

IPW
Château-ferme de La Sarte
Cet ensemble de moellons de grès, briques et calcaire date, pour l’essentiel, des dernières années du XVIIe siècle. Peut-être résidence du doyen du chapitre de Huy avant de revenir à diverses familles importantes, il est accessible par une modeste drève menant à un porche-colombier. De forme quadrangulaire sous une toiture en pavillon et bordé d’une remise à voitures, celui-ci donne accès à une cour autour de laquelle se distribuent les bâtiments.
Le plus imposant est le manoir proprement dit, prolongé d’une conciergerie plus récente (sans doute début XXe siècle). Ce logis de deux niveaux se compose de trois travées centrales encadrées d’ailes en retour qui délimitent un perron doté de garde-corps en ferronnerie du XVIIIe siècle. Un cartouche enserré dans le linteau de l’entrée indique le millésime 1695. Recouvertes d’une haute toiture d’ardoises à croupes, les combles sont éclairés d’oculi ou de lucarnes. La façade arrière répond à celle côté cour, hormis les ailes en avancée, remplacées par une travée unique. Une tour quadrangulaire en hors-œuvre occupe un des côtés du manoir
Les étables ainsi que l’habitation du censier occupent le côté de la cour situé face à l’entrée. Le dernier côté est fermé par un mur, sans doute en partie du XXe siècle mais utilisant des éléments de remploi et dans lequel se détache une petite ouverture. Ce mur se prolonge en deux dépendances symétriques du XXe siècle suivies d’autres, plus anciennes. Un parc s’étend à l’arrière du château.
Route de Hamoir, 89-91
4500 Huy (Tihange)

Classé comme monument le 19 juin 1984
Institut du Patrimoine wallon

SPW - G. Focant
Ruines du château de Poilvache à Houx
Tout comme la plupart des forteresses médiévales barrant l’accès au comté de Namur, le château de Poilvache se situe sur un vaste promontoire rocheux dominant la rive droite de la Meuse. La forteresse était le centre d’une prévôté comprenant cinquante-huit fiefs. La première mention de Poilvache remonte à 1228 sous le nom de « château de Méraude ». Assiégée sans succès par le prince-évêque de Liège Jean d’Eppes en 1238, la place forte tint toutes ses promesses. Les comtes de Namur et de Luxembourg se disputèrent ensuite sa possession tout au long du XIVe siècle ; le conflit ne fut réglé qu’avec la vente du comté de Namur au duc de Bourgogne Philippe le Bon en 1421. Celui-ci remit le château en état et en fit une position privilégiée lors des luttes entre Namur et Liège en 1430. Poilvache fut pris par les troupes du prince-évêque Jean de Heinsberg, pillé et incendié. Le château ne se releva pas de cette ultime attaque, trop endommagé pour être restauré. Seule la prévôté subsista jusqu’en 1794. Centre administratif d’importance, elle couvrait alors une bonne part du Condroz occidental.
Aujourd’hui, seules quelques ruines témoignent du passé défensif de l’endroit. Les fouilles archéologiques menées à partir de 1879 ont mis à jour un site exceptionnel de 2,5 ha qui nous en apprend beaucoup sur l’occupation médiévale du site.

Une première levée de terre visible sur le site semble délimiter une basse-cour ou une aire défensive avancée. Le château s’aperçoit ensuite protégé d’un premier fossé. De plan quadrangulaire, il est flanqué de cinq tours ainsi que d’une grande salle à l’angle intérieur sud-est. La courtine délimite une cour qui comporte en son centre un puits de 54,50 m de profondeur. Après un second fossé, la ville s’étend. Son organisation spatiale reste hypothétique mais l’on sait qu’elle abritait plusieurs grandes demeures, notamment celle « au grand pignon ». Ces habitations sur quatre niveaux, comprenaient cave et citerne, rez-de-chaussée avec cheminée, étage et combles.
Le site fait l’objet de campagnes de fouilles et des travaux de consolidation sont de plus prévus afin de mettre en valeur les vestiges archéologiques et monumentaux de ce site architectural exceptionnel par son caractère médiéval traditionnel et militaire. Notons que le site est également intéressant du point de vue de son caractère naturel (réserve naturelle domaniale de Champalle-Poilvache).
Chemin de Poilvache 3
5530 Yvoir (Houx)

Classées comme site le 30 septembre 1982 et comme monument le 6 octobre 1997
Patrimoine exceptionnel de Wallonie
Institut du Patrimoine wallon

Guy Focant
Hôtel de Ville de Verviers
Patrimoine exceptionnel de Wallonie
Édifié entre 1775 et 1780, l’hôtel de ville de Verviers combine élégamment les styles Louis XV et Louis XVI. Œuvre de l’architecte liégeois Jacques-Barthélemy Renoz, il est constitué de trois volumes avec un avant-corps orné d’un fronton courbe et de la devise « Publicité, sauvegarde du peuple », datant de la Révolution de 1830 et faisant référence à la publicité des débats des élus. L’intérieur conserve une décoration remarquable. Un escalier supportant une rampe en fer forgé de style Louis XVI (1780) mène aux étages où se trouvent plusieurs pièces de grand intérêt. Parmi elles, le salon royal, décoré de figures allégoriques et éclairé de cinq grandes fenêtres auxquelles répondent cinq portes. De belles figures allégoriques évoquent Minerve recevant l’hommage de la ville de Verviers, les quatre éléments ou les quatre continents connus. L’hôtel de ville de Verviers est reconnu patrimoine exceptionnel de Wallonie. Sous le régime français, l’édifice continue à jouer son rôle en abritant les services de la municipalité de Verviers. Il est même l’éphémère siège des instances judiciaires avant le transfert des tribunaux dans l’ancien couvent des Carmes dès 1796. Dans cet ancien établissement religieux sont ainsi installés un tribunal de police correctionnelle, un jury d’accusation, une justice de paix et une prison. Le couvent a été démoli dans la seconde moitié du XIXe siècle afin d’édifier à cet endroit l’actuel palais de justice.
Place du Marché 55
4800 Verviers

Classé comme monument le 15 mars 1934
Institut du Patrimoine wallon

G. Focant - SPW
Ruines du château fort de Franchimont
L’ancien château de Franchimont occupe un éperon rocheux au confluent de trois rivières dont il contrôlait avantageusement les vallées. Les premières mentions de la place forte ne datent que du milieu du XIIe siècle mais celle-ci a vraisemblablement dû être érigée dès le siècle précédent pour garantir la limite orientale de la jeune principauté de Liège. Les parties les plus anciennes, au centre, se composent d’un château-cour flanqué d’un donjon, tous deux en moellons de grès local. L’aile méridionale de cette construction rectangulaire devait abriter une résidence seigneuriale. Un incendie de la fin du XIVe siècle conduit au remaniement de la face extérieure de la forteresse qui prend l’aspect, dans le prolongement de l’ancien donjon, de deux tours pleines réunies par un bec formant ainsi un épais bouclier de maçonnerie.
Conservé encore sur 20 m de hauteur, cet aménagement se révèle vite peu adapté aux progrès de l’artillerie de la fin du Moyen Âge. Le château sera complété au XVIe siècle d’une muraille dessinant un pentagone irrégulier ponctué de cinq larges tours circulaires, elle aussi rapidement démodée. Son rôle de forteresse perdu, le château n’en reste pas moins résidence épiscopale, refuge ou prison jusqu’à la fin du XVIIIe siècle et son abandon définitif lors des troubles de la Révolution française.

Allée du Château 17
4910 Theux (Franchimont)

Classé comme monument le 24 juillet 1936
Patrimoine exceptionnel de Wallonie
Institut du Patrimoine wallon