Mons

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7000

Anciennes archives de l'État à Mons

Place du Parc 23-24, 7000 Mons Belgique

Classées comme monument le 28 août 1984

Occupé par l’Université de Mons, l’ancien couvent des Filles de Sainte-Marie ou de la Visitation, fut fondé en 1650. Ses bâtiments, désaffectés en 1796, sont utilisés comme prison jusqu’en 1870. Incendié lors de la dernière guerre et restauré de 1948 à 1950, il accueille les Archives de l’État jusqu’en 2006.

L’ensemble est composé de trois ailes du XVIIe siècle disposées autour d’un cloître, le long de la place, d’une chapelle et d’un bâtiment de la première moitié du XVIIIe siècle. Construite de 1715 à 1718, la chapelle à nef unique se termine par une abside flanquée d’une tourelle octogonale. Sa façade baroque de briques et pierre bleue est rythmée par une succession de pilastres ioniques et corinthiens jumelés, sur trois niveaux. Un portail précédé d’un escalier forme un arc cintré à clé en volute auquel se superpose un fronton courbe. La porte est coiffée d’un tympan de bois richement sculpté pourvu d’un cartouche muet. Une fenêtre à linteau cintré lui répond au premier étage tandis que le dernier niveau, occupé par un œil-de-bœuf, est flanqué d’ailerons amortis par des pots à feu et surmonté d’un fronton millésimé de 1717. Placée perpendiculairement, une construction en briques du XVIIe siècle constitue probablement le sanctuaire primitif. À gauche, une aile de deux niveaux de type tournaisien fait la jonction avec le reste de l’ensemble qui comprend entre autres une aile Renaissance tardive de trois niveaux où alternent des baies à frontons triangulaires ou courbes.

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Maison, place du Parc, 22

Place du Parc, 22
7000 Mons

Classée comme monument le 19 avril 1982

Cette vaste habitation du XVIIe siècle en briques et de pierre bleue bouchardée présente deux niveaux de onze travées inégales sur un soubassement refait. Des croisées de pierre devaient à l’origine diviser les fenêtres aux montants en matériaux alternés. Les remaniements qu’a connu cette façade concernent également les seuils saillants et le portail de gauche, hormis pour la partie appareillée des piédroits, les linteaux des deuxième et troisième travées de droite ou la travée d’angle, modifiée ou percée plus tardivement (XIXe siècle). Une bâtière d’ardoises à lucarnes surmonte le tout. Le bâtiment fait actuellement partie du campus des Sciences humaines de l’Université de Mons.

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Maison, place du Parc, 20

Place du Parc, 20
7000 Mons

Classée comme monument le 19 avril 1982

Très semblable aux habitations voisines, l’actuel n° 20 présente une façade de quatorze travées de type tournaisien. Construite dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, elle montre deux niveaux séparés par des bandeaux sur soubassement appareillé, recouverts d’une bâtière d’ardoises soutenue par des corbeaux. Toutefois, on y distingue encore les caractéristiques propres des anciens n°19 et 20 : portail à encadrement cintré à bossages et clé frappée d’une pointe de diamant et baies à linteaux bombés ou portail rectangulaire, seuils et linteaux droits résultant d’une transformation du XIXe siècle. Le bâtiment fait actuellement partie du campus des Sciences humaines de l’Université de Mons.

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Maison, place du Parc, 17

Place du Parc 17, 7000 Mons Belgique

Classée comme monument le 19 avril 1982

Caractéristiques du patrimoine architectural de la place du Parc, ces habitations jumelles de deux niveaux auxquelles appartient le n°17 sont caractéristiques du type tournaisien du deuxième tiers du XVIIIe siècle. On y retrouve en effet l’alternance de briques et de des bandeaux de pierre, ainsi qu’un soubassement en moellons appareillés légèrement différent de celui de l’habitation voisine. La façade est coiffée d’une bâtière en tuiles mécaniques, s’appuyant sur des corbeaux semblables à ceux du n° 15.

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Maison, place du Parc, 16

Place du Parc, 16
7000 Mons

Classée comme monument le 19 avril 1982

Ces habitations voisines et jumelles de deux niveaux sont caractéristiques du type tournaisien du deuxième tiers du XVIIIe siècle, par leur alternance de briques et de pierre. Ces niveaux sont séparés par des bandeaux de pierre et reposent sur un soubassement en moellons, simplement équarris. La façade est coiffée d’une bâtière en tuiles, s’appuyant sur des corbeaux semblables à ceux du n° 15.

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Maison, place du Parc, 15

Place du Parc, 15
7000 Mons

Classée comme monument le 19 avril 1982

Ces quelques habitations de la place du Parc présentent un bel exemple de constructions en style tournaisien du XVIIIe siècle, alternant briques et bandeaux de pierre. Contrairement aux habitations voisines, le n° 15 présente des linteaux droits qui pourraient avoir remplacé les linteaux à arc surbaissé visibles ailleurs. Une remarque que l’on pourrait appliquer également aux appuis très saillants des fenêtres. La toiture est supportée par une corniche sur corbeaux semblable à celle des habitations contiguës.

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Maison, place du Parc, 14

Place du Parc, 14
7000 Mons

Classée comme monument le 19 avril 1982

Ces quelques habitations de la place du Parc présentent un bel exemple de constructions en style tournaisien du XVIIIe siècle, alternant briques et bandeaux de pierre, dissimulée ici sous un enduit. Plus basse que les habitations voisines, le n° 14 présente des linteaux droits et des appuis de fenêtres très saillants, sans doute la marque de transformations ultérieures.

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Ancien Mont-de-Piété de Mons

Rue du Onze-Novembre, 8
7000 Mons

Classé comme monument le 25 juillet 1942

Ce bâtiment en briques enduites et pierre bleue, érigé en 1623-1625 sous la direction du surintendant général des Monts, Wenceslas Cobergher, occupe l’emplacement de l’ancien hôtel d’Enghien, attesté dès 1365. Organisme de prêt sur gage en faveur entre autres des plus démunis, la suppression définitive du Mont-de-Piété ne remonte qu’à 1923.

En léger retrait derrière un haut mur qui conserve encore une fenêtre à meneau fermée d’une grille, cette importante bâtisse comporte trois niveaux de huit travées bordées de chaînages d’angle harpés, sur un soubassement appareillé. À ceux-ci se superpose une rangée de grandes lucarnes quadrangulaires éclairant les combles. Ces dernières, comme d’ailleurs l’ensemble des baies à linteau droit et encadrement harpé, sont munies de barreaux. Le volume principal est adjoint d’une cage d’escalier formant une étroite aile de quatre niveaux, à l’arrière de l’édifice, du côté du Jardin du Mayeur. Le bâtiment est notamment accessible par la travée située à son extrême droite, percée de part et d’autre d’une porte cochère en plein cintre sous larmier dont les vantaux conservent leurs cloutages. Les bandeaux au niveau des seuils et des linteaux des baies constituent le principal décor de la façade, avec les codons-larmiers surmontant les linteaux. Ils ceinturent entièrement le bâtiment.

Ayant abrité le musée du Centenaire, l’édifice a connu une restauration d’envergure pour accueillir le futur centre d’interprétation du mythe de Saint-Georges et du dragon, élément essentiel de la Ducasse, élevée au rang de patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

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Maison, rue du Onze-Novembre, 5

Rue du Onze-Novembre, 5
7000 Mons

Classée comme monument le 4 novembre 1976

Cette maison gothique du dernier tiers du XVIe siècle superpose un étage en briques sur un rez-de-chaussée en briques et pierre. Celui-ci est coiffé de quatre arcatures d’encorbellement brisées et moulurées retombant sur de lourds culs-de-lampe prismatiques. Le soubassement du XVe siècle en moellons équarris présente une assise supérieure taillée en gorge, entre deux baguettes. Celle-ci ne subsiste qu’entre les baies dont le seuil a été abaissé et de part et d’autre de la porte, où elle retombe à angle droit contre les jambages en pierre appareillée et moulurée, reposant sur une base prismatique. Les percements du rez-de-chaussée sont surmontés d’un tympan en briques. L’étage, souligné d’un cordon larmier, compte quatre fenêtres surmontées par un arc de briques surbaissé. Une frise denticulée précède une corniche supportant une bâtière d’ardoises aiguë percée de deux lucarnes.

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Attaca

Rue Notre-Dame Débonnaire, 22 et rue des Sars (en face du n°25)
7000 Mons

Chapelle Sainte-Marguerite et musée chanoine Puissant classés comme monument le 10 novembre 1955 et le 2 décembre 1959 (extension de classement)

L’Attaca est un ancien cimetière de Sainte-Waudru, connu depuis 1304 mais désaffecté sous Joseph II, lorsque ces lieux furent déplacés hors des agglomérations. Si la tradition lie ce nom à « Atre à Cats » ou cimetière des chats, il est plus plausible d’y reconnaître le bas latin « Attacatura » ou palissade de soutènement qui renvoie aux jardins en terrasse des environs.

Outre cette vocation, l’Attaca abrite également la chapelle Sainte-Marguerite, un petit édifice roman remis au jour lors de la démolition, en 1930-1933, de constructions du XIXe siècle. Construite en moellons irréguliers et restaurée par le chanoine Puissant pour y installer ses collections dans les années 1930, elle semble dater de la première moitié du XIIIe siècle. L’intérieur comporte une charpente apparente, restaurée au moyen de matériaux anciens. Le jardin, accessible par une porte à linteau mouluré daté de 1557, comprend également d’autres annexes.

Le second élément constitutif du musée du chanoine Puissant est constitué du Vieux Logis, l’ancien refuge de l’abbaye de Ghislenghien. Le bâtiment du XVIe siècle est accessible de la rue Notre Dame Débonnaire par un portail du XVIIe siècle. L’édifice de briques et pierre bleue dresse sa silhouette de trois niveaux nettement individualisés percés d’une porte ou de baies moulurées à croisée ou meneau au cœur d’une avant-cour. Contiguës au bâtiment se détachent plusieurs annexes, construites avec des matériaux de remploi.

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