Monuments

Le monument aux Prussiens à Plancenoit

Au nord de la localité de Plancenoit se trouve un monument à l’allure résolument néogothique. Composé d’une flèche de fer peint sur un soubassement de pierre bleue, il rend hommage aux soldats prussiens tués au cours de la bataille de Waterloo. Érigé en 1818 pour célébrer les performances des troupes de Blücher, il est situé à un endroit où une batterie française aurait fait subir de lourdes pertes aux Prussiens. L’ensemble est sommé d’une croix représentant la décoration de la Croix de Fer, créée en 1813 par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III. La base de la flèche est décoré de quatre gâbles et de pinacles surmontés de fleurons dorés et porte une inscription en lettres gothiques sur sa face sud : « Die gefallenen Helden ehrt dank- bar König und Vaterland. Sie ruhn in Frieden Belle-Alliance den 18. Juni 1815 » 2Aux héros tombés, le roi et la patrie reconnaissants. Ils reposent en paix. Belle-Alliance. 18 juin 1815. L’utilisation du terme « Belle-Alliance » est toute caractéristique ; c’est en effet sous cette dénomination que les Prussiens connaissent la bataille de Waterloo. Le terme est également parfois utilisé par les Britanniques.

La croix est abattue par des soldats Français venus prêter main forte à l’armée belge lors du siège d’Anvers en 1832. Le maréchal Gérard, qui avait combattu les Prussiens à Wavre en 1815, fait cesser ce vandalisme et rétablir la croix au sommet du monument. Le monument a ensuite été restauré à de nombreuses reprises et pour la dernière fois en 1997.

 

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monument aux Prussiens à Plancenoit
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Le monument Gordon à Plancenoit

Non loin de la ferme de la Haie Sainte, sur la chaussée de Charleroi, se trouve un monument composé d’une colonne brisée cannelée sommée d’une couronne de lauriers et reposant sur une base parallélépipédique rendant hommage au lieutenant-colonel écossais Alexander Gordon. Âgé de 29 ans en 1815, il fait partie du 3e régiment des Footguards et occupe la position prestigieuse d’aide de camp du duc de Wellington. Gravement blessé à la jambe pendant la bataille de Waterloo, il est emporté au quartier général de Wellington où il doit être amputé. Il ne survit toutefois pas à l’opération. Sa famille lui fait élever ce monument dès 1817 ; il comporte une longue inscription en anglais sur le flanc nord : « Sacred to the memory of Lieutenant-Col[onel] the Hon[orable] Sir Alexander Gordon Knight Commander of the most Honourable Order of the Bath Aide-de-Camp to field Marshall the Duke of Wellington and also brother to George Earl of Aberdeen, who in the twenty-ninth year of his age terminated a short but glorious career on the 18th of June 1815 whist executing the orders of his great commander in the battle of Waterloo. Distinguished for gallantry and good conduct in the field, he was honoured with repeated marks of approbation by the illustrious hero with whom he shared the danger of every battle in Spain, Portugal and France and received the most flattering proof of his confidence. On many trying occasions, his zeal and activity in the service obtained the reward of ten medals and the honourable distinctions of the Order of the Bath. He was justly lamented by the Duke of Wellington in his public despatch as an officer of high promise and a serious lose to the country nor less worthy of record for his virtues in private life. His unaffected respect for religion, his high sense of honour, his scrupulous integrity and the most amiable qualities which secured the attachement of his friends and the love of his own family in testimony of feelings which no language can express a disconsolable sister and five surviving brothers have erected this simple memorial to the object of their tenderest affection ». Une traduction française se trouve sur le flanc sud : « À la mémoire de l’honorable Sir Alexander Gordon, lieutenant-colonel, chevalier, commandeur du très honorable Ordre du Bain, aide de camp du Feld-Maréchal duc de Wellington. Il termina à 29 ans sa courte mais glorieuse carrière, en exécutant les ordres de son illustre général à la bataille de Waterloo. Sa bravoure et ses talents distingués lui méritèrent l’approbation du héros dont il partagea les dangers en Espagne, au Portugal et en France et qui lui donna les preuves les plus flatteuses de la confiance dans d’importantes occasions. Son pays reconnaissant lui a décerné, en récompense de son zèle, sept médailles et l’honorable distinction de l’Ordre du Bain. Il n’était pas moins recommandable par ses vertus privées, son respect sincère pour la religion, l’élévation de ses principes d’honneur, sa probité sévère et les aimables qualités qui lui avaient acquis l’attachement de ses amis et l’amour de sa famille. En témoignage de ces sentiments qu’aucun langage ne saurait exprimer, une sœur inconsolable, et cinq frères qui lui survivent ont élevé ce modeste monument à l’objet de leurs plus chères affections, dont les rares qualités ont illustré leur nom et leur famille ».

Bas-relief sur le monument en hommage à Alexander Gordon. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine Bas-relief sur le monument en hommage à Alexander Gordon. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine

Le monument, de style néoclassique, est imposant. La colonne brisée, symbolisant la courte carrière du défunt, mesure 5 m de hauteur. Le monument est également riche quant à son iconographie. Sur la face est du piédestal se trouve un bas-relief représentant des armes surmontées de l’insigne des Scot guards (chardon et devise écossaise). La face ouest est décorée du blason du père du défunt, Lord Aberdeen (couronne, feuilles de chêne, deux bras bandant et la devise Fortuna sequatur). Enfin, sur la base du socle, se trouvent des inscriptions additionnelles partiellement illisibles : « Repaired 1863 by his brother. Repaired in 1870 and 1886 by his great nephew (...) Admiral the Honorary J. Gordon (...) by the Earl of Aberdeen Repaired in 1887 by his family. Repaired by subscription of the Gordon family and clan » (Restauré en 1963 par son frère. Restauré en 1870 et 1886 par son petit neveu (…) Amiral, l’honorable J. Gordon (…) par le comte d’Aberdeen. Restauré en 1887 par sa famille. Restauré par souscription de la famille et du clan Gordon). Comme de nombreux autres officiers, la dépouille d’Alexander Gordon a été transferée en 1890 dans le mémorial des Britanniques morts à Waterloo au cimetière d’Evere.

 

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Bas-relief sur le monument en hommage à Alexander Gordon. Photo G. Focant © SPW-Patrimoine
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La ferme du Caillou

La statue de Napoléon dans le jardin de la ferme du Caillou © D. Timmermans La statue de Napoléon dans le jardin de la ferme du Caillou © D. Timmermans

Grosse bâtisse de style néoclassique, la ferme du Caillou a été érigée en brique et pierre en 1757. Elle est un des endroits-clés de la bataille de Waterloo et un des principaux lieux de mémoire. Le 17 juin 1815, l’empereur s’y installe et y établit son plan de bataille au matin du 18 juin. La ferme est partiellement incendiée par les troupes prussiennes le 19 juin. Elle est vendue à Jean-Joseph Aubry le 20 novembre 1818 et reconstruite par son nouveau propriétaire. Le lieu devient un cabaret et un relais pour les diligences. En 1865, la ferme du Caillou est acquise par l’architecte provincial Émile Coulon qui la transforme en maison de campagne. La ferme est à nouveau vendue en 1905 avant de finalement être acquise par la société belge d’études napoléoniennes le 13 septembre 1950. Le site est depuis aménagé en musée napoléonien. On y trouve plusieurs plaques et monuments commémoratifs :

  • sur la façade principale, au-dessus de l’entrée, se trouve une petite plaque surmontée d’un aigle : « Le Caillou : c’est dans cette maison que Napoléon passa la nuit du 17 au 18 juin 1815 » ;
  • une autre plaque, en bronze, se trouve à l’intérieur de l’édifice. Elle énumère les personnes présentes aux côtés de Napoléon avant la bataille : « Au Caillou, quartier général impérial, ont été présents les 17 et 18 juin 1815 : Napoléon Ier, empereur des Français, le prince Jérôme, le major général de l’armée Maréchal Soult, duc de Dalmatie. Le maréchal Ney, duc d’Elchingen, prince de la Moskowa. Le grand maréchal du palais, général Bertrand. Le chef d’état-major général, général Bailly de Monthion. Les généraux Corbineau, Dejean, Drouot, Flahaut, Gourgaud, La Bedoyère, Lebrun, Milhaud, Morand, Mouton, Pelet, Petit, Reille, Rogniat. Les colonels Bussy, de Forbin, Laurent, Zenowicz. Le secrétaire d’état Maret, duc de Bassano. Le grand prévôt de l’armée, général Radet. Les écuyers de Canisy, de Mesgrigny, Fouler de Relingue. Les secrétaires Fain, Fleury de Chaboulon. Les chirurgiens Larrey, Percy. Les pages de Turenne, Gudin. Le vaguemestre (militaire chargé du service postal dans une unité militaire) capitaine Coignet. Le valet de chambre Marchand. Le mameluk Ali. De garde, dans le verger, le 1er bataillon du 1er chasseurs de la Garde impériale, commandant During » ;
  • le musée abrite la reconstitution de la chambre de l’empereur, dans laquelle se trouve une plaque commémorative reprenant l’inscription suivante : « C’est dans cette chambre que Napoléon Ier passa la nuit du 17 au 18 juin 1815 ». On peut notamment y apercevoir le lit de camp qu’il utilisa au cours de ses dernières campagnes guerrières ;
  • dans le jardin se trouve une statue en bronze de l’empereur inaugurée en juin 2002. Elle comporte l’inscription suivante sur son socle : « Don des chevaliers d’Amalfi en mémoire des soldats italiens et polonais ayant combattu pour la liberté de leur Patrie et la Démocratie sous les aigles de l’empereur Napoléon Ier. Œuvre réalisée par le sculpteur de notre ordre Luigi di Quintana Bellini Trinchi, principe de Cagnano » ;
  • dans le jardin également, une stèle commémore le bivouac du 17 juin 1815 : « Dans ce verger a bivouaqué pendant la nuit du 17 au 18 juin 1815 le 1er bataillon du 1er régiment des chasseurs à pied de la Garde impériale, commandant During. Ce bataillon s’étant illustré à Marengo, Ulm, Austerlitz, Iéna, Friedland, Essling, Wagram, Smolensk, La Moskowa, Hanau, Montmirail. 1815-1965 ». Cette stèle a été placée par la société belge d’études napoléoniennes ;
  • dans le jardin, un ossuaire édifié en 1912 et reconstruit en 1954 rassemble des ossements trouvés au hasard sur le champ de bataille. On y trouve l’épitaphe « Pro Imperatore Saepe, Pro Patria Semper » (pour l’empereur souvent, pour la patrie toujours).

 

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ferme du Caillou
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La statue de Napoléon dans le jardin de la ferme du Caillou © D. Timmermans
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Le mémorial britannique et hanovrien à Baisy-Thy

Non loin du monument néerlandais se trouve un imposant bloc de granit sur lequel sont gravés les noms de l’ensemble des unités britanniques et hanovriennes qui prirent part à la bataille du 16 juin 1815. Le monument a été inauguré le 7 juin 2002.

 

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mémorial britannique et hanovrien
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Les monuments aux cavaleries belge et néerlandaise à Baisy-Thy

Aux abords des lieux de la bataille se trouve également le plus moderne des monuments commémoratifs des Quatre-Bras. Inauguré le 21 septembre 1990, il est dédié aux cavaliers néerlandais tombés durant la campagne de 1815. Très symbolique, il représente l’action des forces néerlandaises ralentissant les Français et est pourvu d’une plaque commémorative.

Le monument à la cavalerie belge à Baisy-Thy © D. Timmermans Le monument à la cavalerie belge à Baisy-Thy © D. Timmermans

Juste à côté se trouve une stèle inaugurée le 13 février 2014, le jour même du bicentenaire de la fondation, le 13 février 1814, des régiments de cavalerie des Lanciers et des Hussards par le comte Charles-Albert van der Burch. On y trouve une plaque commémorative sur laquelle se trouve une inscription bilingue dont voici le texte français : « 16 juin 1815. Ici se reforma le 5e r[é]g[imen]t de dragons légers. Après son combat contre le 6e r[é]g[imen]t de chasseurs à cheval français, le 5e r[é]g[imen]t de dragons légers donna naissance au 1er r[é] g[imen]t de lanciers belges et nederlandse r[e]g[imen]t huzaren Prins Alexander ».

 

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Les monuments aux cavaleries belge et néerlandaise
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Le monument à la cavalerie belge à Baisy-Thy © D. Timmermans
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Le monument aux Belges à Baisy-Thy

À 400 m du carrefour des Quatre-Bras se trouve un monument en hommage aux Belges ayant pris part à la bataille du 16 juin 1815. Il s’agit de commémorer les soldats « belges » ayant rejoint les troupes alliées au début de l’année ; certains servaient autrefois dans l’armée française et se retrouvent dès lors face à d’anciens camarades sur les champs de bataille. Inauguré en 1826, le monument en forme de stèle comporte, sur la frise, la date « 1815 – 16 juin » et en dessous, l’inscription suivante : « À la mémoire des Belges tués à la bataille des Quatre-Bras pour la défense du drapeau et l’honneur des armes ». Sur les deux côtés se trouvent des inscriptions en néerlandais : « Ter nagedachtenis der Belgen te Quatre-Bras voor de verdediging van het vaandel en de eer der wapens gesneuveld » et « Zij streden als leeuwen tegen troepen sterker in getal » (la première est la traduction de l’inscription française. La seconde signifie « Ils se sont battus comme des lions contre des troupes plus fortes en nombre ».)

 

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monument aux Belges à Baisy-Thy
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Le monument du duc de Brunswick à Baisy-Thy

Parmi les protagonistes célèbres de la bataille des Quatre-Bras figure le duc Frédéric-Guillaume de Brunswick. Brièvement duc de Brunswick en 1806 avant l’invasion de son duché par Napoléon, il retrouve son titre en 1813 après la campagne de Saxe. Une de ses premières actions est alors de lever des troupes fraîches et de rejoindre le camp des alliés. Le 16 juin 1815, il commande le contingent brunswickois de 5.400 hommes rattaché à l’armée de Wellington et est mortellement blessé. Il est transporté dans une ferme afin d’être soigné mais le chirurgien arrive trop tard. Son corps est embaumé à Bruxelles puis envoyé à Brunswick.

Un monument a été érigé en sa mémoire au bord de la route de Charleroi. Il s’agit d’un haut bloc de granit de 9 m de hauteur surmonté d’un lion de cuivre de 3 m tenant sous sa griffe l’écusson de Brunswick. Cette taille imposante en fait le plus grand de tous les cénotaphes érigés à la mémoire des soldats décédés pendant la campagne de 1815. Sur une des faces de la stèle se trouve un médaillon en buste du duc entouré d’une couronne de lauriers et une inscription en allemand : « Frédéric-Guillaume, duc de Brunswick et Lunebourg, est tombé non loin de cette place en combattant à la tête de ses troupes le 16 juin 1815 ». Sur la face opposée se trouve l’inscription suivante : « À la mémoire du héros et de ses guerriers tombés avec lui pour l’Allemagne – La patrie reconnaissante. MDCCCLXXXX ». En effet, le monument a été érigé en 1890 sur un terrain de 25 m de côtés acquis par un comité constitué à Brunswick. Le monument a été financé par souscription publique.

 

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monument du duc de Brunswick
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Le monument Drouet d’Erlon à Solre-sur-Sambre

Un monument a été érigé en hommage au général dans la rue Mont-de-Solre en 1995. Il se présente sous la forme d’un bloc de granit surmonté d’un aigle et sur lequel se trouve une plaque commémorative portant l’inscription suivante : « Au 1er corps d’armée et son général J.-B. Drouet, comte d’Erlon. Bivouac des 14 et 15 juin 1815 ». Plus bas, une petite plaque de marbre en forme de giberne, plus discrète, est gravée d’une aigle couronnée et de l’inscription « À nos conscrits, 1798-1815 ». L’inaction du 1er corps d’armée malgré sa présence dans la région à l’époque reste un mystère. Pourquoi Drouet d’Erlon et ses hommes ne prirent-ils part à aucune des deux batailles du 16 juin alors qu’ils étaient en mesure d’intervenir ? Il semble que des ordres confus et contradictoires aient mené le général à rester à l’écart, mais rien ne nous permet d’imposer un avis précis sur la question.

 

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monument Drouet d’Erlon
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Le mémorial du bicentenaire à Ligny

À l’entrée du village de Ligny se trouve un monument commémorant le bicentenaire de la naissance de Napoléon. Érigé en 1969, on y trouve un canon, « le Formidable », coulé à Douai le 14 septembre 1811. Il est gravé du chiffre de l’empereur entouré de feuilles de laurier. On y trouve l’inscription : « La Légion d’honneur, en hommage à l’œuvre civile et militaire de Napoléon, 1769-1969 ». À cet endroit, l’association « Les amis de Ligny » organise depuis 1964 des manifestations rappelant la dernière victoire de l’empereur : reconstitutions de la bataille du 16 juin 1815, salon du livre napoléonien…

 

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Le moulin Naveau et le monument aux trois victoires françaises

La plaque signalant l’observatoire de l’empereur sur le moulin Naveau © D. Timmermans La plaque signalant l’observatoire de l’empereur sur le moulin Naveau © D. Timmermans

Le 16 juin 1815, Napoléon arrive à Fleurus vers 11h du matin. Il s’installe dans l’auberge de la Barrière, située en contrebas du moulin Naveau et démolie en 1999. Il y prend une collation et y rencontre le maréchal Grouchy. Situé à l’intersection de la rue de l’Observatoire et de la chaussée de Charleroi, le moulin est considéré comme l’observatoire de Napoléon pendant la bataille de Ligny. Remontant probablement à la fin du XVIIIe siècle, il s’agit d’un ancien moulin à vent aujourd’hui dépourvu de ses ailes. Une plaque commémorative a été apposée au-dessus de la porte d’entrée ; on y lit simplement « Observatoire de Napoléon. 16 juin 1815 ».

Le monument aux trois victoires françaises de Fleurus © D. Timmermans Le monument aux trois victoires françaises de Fleurus © D. Timmermans

À côté du moulin se trouve un imposant monument commémoratif des « trois victoires françaises de Fleurus ». Il a été érigé le 13 septembre 1936 par un comité franco-belge et porte l’inscription : « Aux victoires françaises de Fleurus. Luxembourg 1690 – Jourdan 1794 – Napoléon 1815 ». Les trois noms de batailles sont surmontées d’un bas-relief illustrant chaque victoire : une fleur de lys symbolise celle des troupes de Louis XIV menées par le maréchal de Luxembourg contre les troupes hollando-autrichiennes le 1er juillet 1690 ; un bonnet phrygien rappelle la victoire de Jourdan le 26 juin 1794 ; l’aigle impériale illustre la dernière bataille victorieuse de Napoléon à « Ligny-sous-Fleurus » le 16 juin 1815.

 

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Le monument aux trois victoires françaises de Fleurus © D. Timmermans
La plaque signalant l’observatoire de l’empereur sur le moulin Naveau © D. Timmermans
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