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Zrihen Olga

Politique, Député wallon

Casablanca 10/01/1953

Députée wallonne : 2009-2014 ; 2014-

Née au Maroc, Olga Zrihen découvre le nord de la France à la fin des années 1950 au moment où ses parents s’y établissent. Lorsqu’ils déménagent à La Louvière, la jeune fille achève ses études à Lille, avant d’entamer un cursus en langues étrangères à l’Université de Mons, puis à Heidelberg. Licenciée en traduction de l’École internationale d’Interprètes de l’Université de Mons-Hainaut au milieu des années 1970, professeur d’allemand et d’anglais pendant quinze ans (1976-1991), elle s’engage fortement dans l’action syndicale à La Louvière où elle s’établit et est active dans les milieux associatifs culturels et sociaux. Chargée de la direction du Service de la Formation des Cadres à la Direction générale des Affaires culturelles de la province du Hainaut, elle devient aussi Chef de Cabinet du député permanent P. Dupont (1991-2001), en charge du Budget, de la Culture, du Logement et de la Santé. Présidente de l’Union Socialiste communale de La Louvière, elle s’engage aux côtés de Willy Taminiaux dans la campagne électorale municipale d’octobre 2000 avec comme ambition de faire reculer l’extrême-droite. Alors que Franco Dragone revient « décrocher la lune » et que le club de football accède à la division 1, le PS de W. Taminiaux est plébiscité (29 conseillers PS sur 41 et aucun élu du FN) et Olga Zrihen, toujours citoyenne française, décroche son premier mandat au Conseil communal de La Louvière.
Onzième candidate au Sénat en 1995, troisième candidate suppléante lors du scrutin européen de juin 1999, elle bénéficie d’une série de désistements et devient députée européenne en avril 2001 lorsqu’elle remplace Claude Desama. Elle siège à Bruxelles et à Strasbourg jusqu’en 2004 où elle s’investit dans les dossiers relatifs à la défense des Services publics, à la Politique industrielle, au Développement nord-sud, à la Recherche et à l’Énergie, en tant que rapporteuse pour le groupe socialiste européen. Outre son engagement en faveur d’une citoyenneté européenne, elle milite en faveur de l’égalité des genres, notamment comme vice-présidente de la Commission « Femmes » du Parlement européen. Membre suppléante du Comité des Régions de l’Union européenne, elle développe une série de projets de terrain en ayant recours aux soutiens européens et, en mars 2004, elle devient la présidente du Comité subrégional de Mons-Borinage du Forem.
Quatrième sur la liste européenne en 2004, elle participe au succès du PS à ce scrutin, mais ne réalise que le 7e score de la liste (29.045 vp) et par conséquent n’obtient pas la reconduction de son mandat européen. En juillet 2004, le PS décide cependant de la coopter au Sénat, où elle remplace Christiane Vienne nommée ministre ; elle y est membre de la Commission Relations extérieures et Défense et membre du Comité d’avis pour l’Égalité des Chances hommes femmes. Mesures contre l’endettement, lutte contre la pauvreté, démarches fiscales favorisant le mécénat culturel, initiatives en faveur des sans-papiers figurent parmi ses initiatives. Présidente de la Fédération socialiste du Centre et de Soignies depuis octobre 2004, elle est chargée de préparer le scrutin de 2006, d’assurer le renouvellement des cadres, d’ouvrir le parti davantage sur la société civile et de régler les dossiers difficiles (Foyer louviérois, code de déontologie, etc.). Avec 1.179 vp, elle est réélue en octobre 2006, et se voit confier un échevinat (les Travaux et les Régies) dans un collège louviérois totalement neuf : Willy Taminiaux ayant claqué la porte, le PS emmené par Jacques Gobert forme une majorité élargie au MR et à l’UDSC.
Première suppléante au scrutin fédéral de 2007 (22.027 vp), elle bénéficie du désistement de Ph. Busquin pour prolonger son mandat au Sénat, comme élue directe cette fois. En janvier 2009, elle remplace Anne-Marie Lizin à la questure du Sénat. Lors du scrutin régional de juin 2009, deuxième sur une liste du PS qui ne peut plus compter sur W. Taminiaux dans l’arrondissement de Soignies, elle parvient à conserver de justesse le deuxième siège du PS (4.559 vp). Au Sénat, elle est remplacée par Franco Seminara, mais Olga Zrihen retrouve rapidement son collègue puisqu’elle est choisie comme sénatrice de Communauté (où elle remplace Joëlle Kapompolé). Cette fonction la contraint cependant à renoncer à son mandat d’échevine. En octobre 2012 (1317 vp et 5e score du PS qui retrouve une majorité absolue), elle reste à l’écart de la gestion communale louviéroise pour se consacrer à ses autres mandats.
Deuxième suppléante au scrutin fédéral de 2010 dans la circonscription du Hainaut (7.255 vp), elle conserve son mandat au Parlement wallon tout en étant reconduite comme sénatrice de Communauté. À Namur, elle est membre de la Commission des Affaires intérieures et du tourisme et du Comité d’avis chargé des questions européennes. Le dossier Durobor est l’un de ceux qui mobilisent la députée durant la législature. En décembre 2011, lorsqu’Elio Di Rupo devient Premier ministre, elle accède à la vice-présidence du PS.
Tête de liste PS dans la circonscription de Soignies au scrutin régional du 25 mai  2014, Olga Zrihen (7.490 vp) prolonge son mandat au Parlement wallon, où elle préside désormais la Commission de l’Emploi et de la Formation et est membre de la Commission spéciale relative à la Mise en œuvre de la sixième réforme de l’État. Elle est aussi membre de la Commission des Affaires générales et des Relations internationales, de la Commission de Contrôle des Dépenses électorales et des Communications, de la Sous-commission de Contrôle des licences d’armes et du Comité d’avis chargé des Questions européennes. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle intègre la Commission de Coopération avec les Régions et la Commission de l’Éducation. En juillet 2014, elle est désignée pour représenter la Wallonie dans le nouveau Sénat des entités fédérées. En octobre, elle devient aussi l’une des vice-présidentes de cette Assemblée.
Présidente de la section locale de Présence et Action culturelles (PAC), présidente de la Caisse des Pensions des Sénateurs, vice-présidente de la Maison de la Laïcité de La Louvière, du Centre dramatique de Wallonie pour l’Enfance et la Jeunesse, Olga Zrihen est aussi administratrice du Centre culturel de Colfontaine, de la Communauté urbaine du Centre (CUC), de l’Institut Destrée, de la Croix rouge de La Louvière, du Relais social urbain, de la régionale du Centre-Mons-Borinage de Lire et Écrire.



Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse -2014

députée européenne (2001-2004)
conseillère communale de La Louvière (2001-)
sénatrice cooptée (01/06/2004-28/06/2007)
échevine (2006-2009)
sénatrice (28/06/2007-23/06/2009)
députée wallonne (2009-)
sénatrice de Communauté (30/06/2009-2014)
sénatrice désignée par le Parlement wallon (2014-)