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Remacle Louis

Académique, Philologie

Neuville-La Gleize 30/09/1910, Verviers 10/05/1997

Philologue, dialectologue, toponymiste, connu comme poète dialectal et écrivain wallon, Louis Remacle a été membre de l’Académie de Langue et de Littérature françaises de Belgique (1948), membre titulaire de la Société de Langue et de Littérature wallonnes et Prix Franqui 1956. En 1953, il inaugure la publication de l’Atlas linguistique de la Wallonie et, en 1969, en publie le deuxième volume, où apparaît son intérêt pour la grammaire. En analyse littéraire de textes français, Louis Remacle exerce une influence importante tant par ses cours que par les Cahiers d’analyse textuelle, dont il assume la direction pendant vingt ans (1959-1979).

Docteur en Philologie romane de l’Université de Liège (1932), Louis Remacle a d’abord enseigné le français à l’Athénée de Seraing (1935-1946), avant d’être chargé des cours de dialectologie wallonne – où il succède à Jean Haust (1939) –, de phonétique et d’orthophonie (1944) et de latin vulgaire (1945) à l’Université de Liège. En 1946, il est nommé professeur et devient aussi titulaire du cours de grammaire comparée des langues romanes (1948), puis des exercices de philologie française (1953). Ses publications deviennent rapidement des références. Sa thèse doctorale, publiée et couronnée par l’Académie, est un modèle de monographie passant en revue tous les aspects du parler d’une commune, en particulier celle de La Gleize, son village natal. Attiré par la phonétique, il démontre notamment que la langue écrite en Wallonie au Moyen Âge n’est pas du dialecte mais du français plus ou moins parsemé de traits dialectaux (Le problème de l’ancien wallon, 1948).

Sensible à la question wallonne, membre du comité permanent du Centre culturel wallon créé à la suite du congrès (1955-1957), il a signé la pétition La Wallonie en alerte, en 1949. Affirmation de l’existence de la Wallonie au sein de la Belgique, ce long texte public adressé aux présidents des deux Chambres le 19 avril 1949 resta sans écho puisque la représentation parlementaire flamande passera de 96 à 104 sans aucune compensation effective pour les Wallons.

Sources

Encyclopédie du Mouvement wallon, Charleroi, Institut Destrée, 2001, t. III, p. 1374
Histoire de la Wallonie (L. GENICOT dir.), Toulouse, 1973, p. 479
La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture, t. III, p. 164, 187, 198, 200-201 ; t. IV, p. 386

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