Publication du premier tome de l’Atlas linguistique de la Wallonie
Sur le modèle de l’Atlas linguistique de la France de Jules Gilliéron et en s’inspirant aussi de l’Enquête linguistique sur les patois d’Ardenne de Charles Bruneau, Jean Haust entreprend, en 1920, de mener une vaste enquête sur les parlers de Wallonie, à un moment où ceux-ci sont encore bien vivants. Désireux de rassembler « une documentation sûre et méthodique, qui pourrait en même temps servir à l’élaboration d’un atlas », il conçoit un questionnaire qui comporte 2.100 questions qui lui permettent de rassembler des centaines de mots ou expressions dans plus de 200 localités visitées avant sa mort en 1946. Poursuivie par ses disciples, l’œuvre de Jean Haust, élargie à près de 350 points visités, se matérialise par la publication d’une série d’atlas dont le premier tome (sur les 20 prévus) est porté par Louis Remacle. Sorti en 1953, le premier volume de l’Atlas linguistique de la Wallonie a trait aux Aspects phonétiques des patois. L’œuvre se poursuit actuellement sous la direction du professeur Marie-Guy Boutier. En 1995, le tome 8 consacrée à La terre, les plantes et les animaux a reçu le Prix « Élisée Legros », le prix des « Amis de l’Université de Liège », le prix de Philologie de la Communauté française de Belgique, et le prix « Albert Dauzat » de la Société de linguistique romane.
Date : 21 mars 1953
Période : Epoque contemporaine
Catégorie : Art-Culture-Sport
Auteur de la fiche : Paul Delforge
Copyright : Institut Destrée