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Baudoux Eugène

Baisy-Thy /1841, Loupoigne 12/05/1912

Né quatre années après son frère Léon, Eugène Baudoux est plongé lui aussi dans le secteur de la verrerie. Quand Léon hérite de son oncle, Dominique Jonet, les Verreries du Faubourg de Charleroi (1872), Eugène y est occupé pendant quelques années, avant de créer sa propre société, les Verreries Drapier. Mais le progrès technologique qui est introduit par l’ingénieur allemand Martin-André Opperman dans l’entreprise de son frère dès 1877 pousse Eugène Baudoux à construire une toute nouvelle fabrique à Jumet. Bénéficiant du savoir-faire acquis par son frère, il commence avec un four à pots en 1881 et construit, dès 1883 semble-t-il, un premier four à bassin particulièrement perfectionné : l’épaisseur du verre atteint plus d’un mètre, une performance technique jamais réalisée auparavant. Durant cette période, il s’associe brièvement avec Émile Gobbe qui a déposé plusieurs brevets de fours à bassin. Avec la construction d’autres fours à bassin aussi impressionnants et de plus en plus perfectionnés, Eugène Baudoux atteint une capacité de production qui le place au premier rang du pays et lui donne une dimension internationale. En 1896, il transforme l’activité héritée de la tradition verrière des Dorlodot en une société anonyme, Verreries de Baudoux. En 1898, elle est reprise par la SA des Verreries belges. Plus d’un millier de personnes y travaillent et, en 1912, lorsqu’Eugène Baudoux disparaît, ce sont près de 4 millions de m² de verre à vitres qui sont produits annuellement.

Que l’entreprise d’Eugène Baudoux soit l’une des plus évidentes illustrations du succès industriel wallon du XIXe siècle ne fait aucun doute. En introduisant des bouleversements majeurs dans le secteur du verre, l’industriel a engendré de vives réactions, notamment de la part du syndicat verrier. Les nouvelles conditions d’embauche décidées par le patron verrier font mal ; les diminutions de salaire qu’il impose durant la dépression économique de 1885 sont aussi mal supportées que la concurrence que font peser les nouvelles machines sur les travailleurs. Partisan du libre-échange, il combat toutes mesures d’encadrement, sociales comme économiques, faisant uniquement confiance à la créativité, à l’investissement et à la liberté d’agir. Ce n’est donc pas un hasard si les ateliers ultra-modernes de production et le château d’Eugène Baudoux sont au cœur de la tourmente du printemps wallon de 1886. Dans les journées tragiques de la fin mars, les biens « Baudoux » sont totalement détruits, pillés, puis incendiés, sur le site de Jumet-Hamendes (26 mars). Il s’agit de l’un des points d’orgue de la grève wallonne de 1886. Incriminés, des dirigeants de l’Union verrière sont condamnés par la cour d’assises du Hainaut. D’importantes indemnités sont accordées à l’industriel qui reconstruit rapidement les outils détruits et en met en place de plus productifs encore…

 

Sources

Jean-Louis DELAET, dans Ginette KURGAN, Serge JAUMAIN, Valérie MONTENS, Dictionnaire des patrons en Belgique, Bruxelles, 1996, p. 35-36
Pierre ARCQ, Mémoire en images : Jumet, Stroud, Tempus, 2006, t. 2, p. 15-17Eugène BAUDOUX, Henri LAMBERT, Les syndicats professionnels et l’évolution corporative, s.l., Lebègue, 1895

Activité(s) : Socio-économique, Entreprise

Auteur de la fiche : Paul Delforge

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