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Leclercq Émile

Monceau-sur-Sambre 10/02/1827, Etterbeek 15/08/1907


Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Émile Leclercq est un écrivain dont l’œuvre abondante s’inscrit résolument dans le courant du roman réaliste. En 1874, il fait paraître Une fille du peuple que l’on s’accorde à considérer comme son œuvre majeure.

De manière surprenante, Émile Leclercq avait d’abord cherché sa voie dans la peinture : dès 1840, il étudie à l’Académie de Bruxelles placée sous la direction d’un autre Wallon de Charleroi, François-J. Navez. Le jeune peintre exécute des tableaux de genre et des portraits (1846-1852). Fonctionnaire, il est dans un premier temps chargé pour le gouvernement de contrôler les jeux de Spa. Après leur suppression (1869), il fait carrière à Bruxelles au sein de l’administration des Beaux-Arts, où il gravit les échelons jusqu’à être nommé inspecteur (1879) ; à ce titre, il posera un double regard sur la vie artistique en général, dénonçant « les marchands de tableaux » autant que la médiocrité, et, comme il ne croit pas au rôle de l’État en matière artistique, il pratique, en tant qu’artiste, des prix modiques pour des œuvres que lui commandent des fabriques d’église. Mais le pinceau de Leclercq se transforme surtout en plume.

Ami de Charles De Coster et de Félicien Rops, Émile Leclercq est un actif collaborateur de la revue Uylenspiegel (1856-1864), où il signe sous le pseudonyme d’E. Pittore. Il est aussi critique littéraire dans plusieurs revues, où il fait aussi paraître ses premiers récits de fiction. Disciple de Champfleury et de Flaubert, il prend le contre-pied du romantisme. Fidèle à son Hainaut natal qui revient régulièrement en arrière-plan, il signe de nombreux romans « à caractère social », des peintures de mœurs, où il met en scène les milieux populaires – paysans et ouvriers – confrontés à la bourgeoisie moyenne et opulente. Tout à la fois simple, caricatural, voire satirique, Leclercq se livre volontiers à la critique de la société, en particulier des milieux bourgeois et cléricaux. Qu’il prenne le parti des malheureux ne souffre aucun doute. À la recherche du « vrai absolu », Émile Leclercq donne à son écriture une finalité pédagogique qui s’arrête in extremis à la porte du discours politique, même s’il ne cache pas des idées libérales radicales. « Il faut décrire la misère / aux riches que le luxe endort » (1858). Critique d’art, critique littéraire, auteur de monographies portant sur l’art ou l’histoire, conteur pour enfant, Émile Leclercq signe une production impressionnante qui est volontiers moraliste, voire moralisatrice.

 

Sources

Paul ARON, La Belgique artistique et littéraire : une anthologie de langue française 1848-1914, Bruxelles, Complexe, 1997, p. 129-130, 159-162, 366, 379-382
Paul ARON, dans Nouvelle Biographie nationale, t. IV, p. 242-245
Histoire de la Wallonie (L. GENICOT dir.), Toulouse, 1973, p. 399
La Wallonie. Le Pays et les Hommes. Lettres - arts - culture, t. II, p. 389



Principaux romans réalistes

L'Avocat Richard (1858)
Les Déshérités. Albert Mauvais (1858)
Constance (1859)
Histoire de deux armurières (1864)
Maison tranquille (1872)
Une fille du peuple (1874)

Activité(s) : Culture, Littérature

Auteur de la fiche : Paul Delforge

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