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Ruet Noël

Seraing 19/12/1898, Paris 03/04/1965

« Probablement le plus méconnu parmi les authentiques poètes de Wallonie » (DULIÈRE), Noël Ruet avait attiré sur lui l’attention d’Iwan Gilkin, Albert Mockel, Fernand Severin, Jean Toussel et Carlo Bronne, mais en dépit de leur amitié, c’est à Paris qu’il fut le plus apprécié, sans néanmoins que sa réputation ne lui ouvre une place dans les anthologies ou les histoires littéraires consacrées aux écrivains « belges ».

Issu d’un milieu populaire, orphelin dès son jeune âge, accueilli par l’orphelinat de Seraing, autodidacte, Noël Ruet n’aura d’autre projet que de conter son existence tout au long de ses poésies ; il s’inspirera aussi de la Meuse, de la vie industrielle du pays de Liège et célèbrera la Wallonie.

Mon amour, Wallonie,
Que tu me réponds mal !
Est-ce que tu renies
Mon poème natal ?

Publié en 1919, son premier recueil amorce clairement son aventure littéraire, comme l’indique son titre, Le Printemps du poète. Une trentaine de publications plus tard, sentant venir ses derniers jours, il livre un Chant pour l’Amour et la Mort (1965) qui est une sorte de grand testament. Entre les deux, son œuvre présente une cohérence certaine. Ainsi qu’il l’écrit lui-même, il a eu la volonté de Suivre sa trace (recueil paru en 1952), évoquant des moments de son existence, replongeant volontiers dans Ses Châteaux d’enfance (1946), s’efforçant de publier chaque année un recueil évoquant sa vie personnelle.

Ses tout premiers poèmes datent de 1916 : il les soumet à des auteurs reconnus et Iwan Gilkin signe la préface de son Printemps du poète, tandis que Max Elskamp l’encourage à braver son statut social. Ouvrier, électricien, employé, voyageur de commerce, bibliothécaire, journaliste, gérant de magasin, commerçant, qu’importent les obligations du quotidien : sa famille peut vivre et lui, il peut écrire à satiété. Son Beau Pays est un cantique aux paysages de la Wallonie. Poète élégiaque, Ruet est honoré par ses pairs : en 1925, le convoité Prix Verhaeren lui est décerné pour Le Musicien du cœur, précédant un prix des Amitiés françaises et un autre des Amis de Ronsard.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, échappant aux conséquences funestes d’un infarctus, il décide de quitter Liège et de s’installer à Paris (1947). Mais sa santé reste affectée par une maladie des bronches ; de surcroît, il est gagné par la solitude et son écriture est alors plus grave et sévère. En témoigne le titre du recueil paru en 1961 : Ma blessure chante. Mais à Paris, écrit-il, « Je suis libre, indépendant. Je fais l’œuvre que je devais faire pour donner un sens à mon destin. Je ne m’occupe pas des chapelles, des écoles littéraires. Je suis l’ennemi des mots d’ordre, des originalités à tout prix, des modes artificielles. Je suis assuré que la vraie originalité vient du chant tiré des profondeurs ».

Sources

Charles DELCHEVALERIE, dans La Vie wallonne, novembre 1926, LXXV, p. 195-198
La Vie wallonne, IV, 1966, n°316, p. 287 et 294-298
André DULIÈRE, Noël Ruet (1898-1965). Poète méconnu d’après une correspondance inédite, dans La Vie wallonne, 1987, n°397-400, p. 187-195

Œuvres principales 

Le Printemps du poète, 1919
Le rosaire d’amour, 1920
Le beau pays, 1920
Le Musicien du cœur, 1924
Muses, mon beau souci, 1927 (avec plusieurs eaux fortes de Jean Donnay)
L’azur et la flamme, 1928
Musique de chambre, 1930
À la Meuse, 1930
Le cercle magique, 1931
L’anneau de feu, 1934
Les roses de Noël, 1939
Châteaux d’enfance, (Charleroi, Cahiers du Nord), 1946
France, 1948
Doux et cruel, 1950
Suivre sa trace, 1952
Figure de trèfle, 1954
La Boucle du temps, (Seghers), 1956
Le bouquet du sang, 1958
Ma blessure chante, 1961
Les sources dans le cœur, (Paris, Points et contrepoints), 1963
Chants pour l’amour et la mort, (Bruxelles, De Rache), 1965

© Sofam

Activité(s) : Culture, Poésie

Auteur de la fiche : Paul Delforge

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