Plaque A.-J. Théroigne de MERICOURT

À Paris, elle est connue sous les surnoms de « la belle Liégeoise » ou de « muse de la politique » : elle tient salon, donne des conseils et crée un cercle de propagande révolutionnaire. Parmi les personnages qui fréquentent son salon, on retrouve de grandes figures de la Révolution parmi lesquelles Camille Desmoulins et Fabre d’Églantine. Avec l’aide de Charles-Gilbert Romme, elle crée ensuite le « club des amis de la loi », qui est par la suite incorporé dans le club des Cordeliers auquel adhère Théroigne.
Pendant quelques mois, elle revient dans sa région natale, en 1790, avant de gagner Liège, où elle est arrêtée par les Autrichiens en 1791. Emprisonnée au Tyrol, elle est libérée par la suite et retrouve Paris à la fin de l’année 1791. Le 26 janvier 1792, elle entre dans le club des Jacobins et se range du côté des républicains jusqu’à son retrait de la vie politique à la fin de l’année 1793. Ayant perdu la raison après une humiliation publique, elle est hospitalisée le 11 décembre 1794 et entame une longue descente dans la folie profonde jusqu’à son décès à la Salpêtrière le 8 juin 1817.
Aujourd’hui, son village natal a modestement rendu hommage à la fille du pays, figure atypique de la Révolution française. Sur la place du village, à deux pas de l’église, se trouve une plaque commémorative sur laquelle sont gravés ces mots : « Théroigne de Méricourt est née à Marcourt le 13 août 1762 (…) elle a participé à la Révolution française et à la propagation de la justice et du bon droit. »
Adresse
6987 Marcourt (Rendeux)