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Colpé Lou

Namur 16/05/1991

Originaire de Hamois, Lou Colpé commence à filmer quand elle a 13 ou 14 ans, tous les mercredis après-midi en captant la vie quotidienne de ses grands-parents. Après ses humanités, elle s’inscrit à Institut des arts de diffusion (IAD, Ottignies – Louvain-la-Neuve), mais sans y trouver sa voie ; à l’inverse, l’année suivante, à l’École de recherche graphique (ERG, Ixelles), elle apprend à maîtriser l’installation, la performance, la sérigraphie et, plus particulièrement, la vidéo. Pour son mémoire de fin d’études, un sujet s’impose à elle. Le temps long retrace les huit dernières années de la vie de ses grands-parents ; elle les filme depuis longtemps, pour son plaisir, mais, progressivement, la maladie d’Alzheimer s’invite dans l’histoire du couple, provoquant chez la grand-mère des signes déconcertants. Le passage en maison de repos précipite la fin de vie du grand-père et suscite des questions. Filmer prend alors un autre sens : lutter contre l’oubli et faire acte ultime de résistance. C’est la maladie d’Alzheimer de sa grand-mère qui devient l’objet de son projet de fin d’études.

En 2014, elle mène pendant plusieurs mois un autre projet au sein de l’atelier artistique du Centre Sésame, centre de jour pour adultes handicapés mentaux et elle réalise Jackson, Je sautér pala fenètre (2015). Dans ce film, elle suit un jeune homme qui passe des heures à peindre, colorier, dessiner, tracer et remplir des feuilles de papier ; si elle s’immisce dans son univers protéiforme, c’est pour tenter de comprendre les liens, les objets, les lieux évoqués par Jackson, pour écouter ses craintes et ses envies.

Le 7 décembre 2014, elle apprend la disparition soudaine d’un ami très proche en Bolivie. Dès ce moment, elle se met à capter des images, tous les jours, à tous les instants, pendant 365 jours, à partir de son téléphone portable, le temps d’accepter le départ définitif, le temps d’observer la vie après la mort, le temps de prendre conscience de la signification de toutes ces images et de réaliser un montage, sur le thème du deuil, avec cette impression entêtante que synthétise parfaitement le titre, Si tu étais dans mes images (2016). Ni une question ni vraiment une affirmation. Jeune diplômée d’un master en arts plastiques, visuels et de l’espace en option vidéo – récits et expérimentations, elle est invitée à diffuser ce film intimiste, après l’avoir retravaillé, après avoir réalisé un nouveau montage dans l’atelier de production de Dérives, la société des frères Dardenne. En 2017, elle sort ainsi son premier court métrage de fiction (17 min.).

En 2019, sort son second film, Le temps long (41 min.), lui aussi retravaillé auprès des Ateliers de Dérives, société qui le produit. Au-delà du témoignage et de la création artistique, la réalisatrice interroge sur la vie des personnes âgées en maisons de repos, sur le mode de fonctionnement de ces établissements, sur le quotidien du personnel soignant et infirmier. Et elle plaide en faveur de l’introduction en Wallonie d’autres modèles de gestion que celui de « la cotation en bourse de multinationales du placement des vieux ». Deux modèles retiennent son attention : le modèle Tubbe qui s’inspire de ce qui se déroule dans un petit village de Suède (Tubbe) et dont trois expériences pilotes sont alors menées en Wallonie depuis 2017, en collaboration avec la Fondation roi Baudouin et l’AVIQ. Le second modèle, la méthode Montessori, « propose un accompagnement des personnes âgées présentant des troubles cognitifs en se fondant sur des idées humanistes fortes et en particulier sur trois valeurs indéfectibles : le respect de la personne, de sa dignité et un principe fondamental d’égalité. Cette méthode se fonde également sur l’application de quelques principes concrets, simples à appliquer à tous types d’activités pour permettre à la personne de retrouver progressivement une dynamique active et positive ». Elle aborde ces sujets dans son second documentaire, Le temps long, celui qui lui a valu le Prix du public du Documentaire belge 2019 au Festival International du Film francophone de Namur, et a contribué à l’attribution du Prix de la Wallonne de l’année 2019, décerné par l’Institut Destrée. Elle est au programme de l’Intime-festival en août 2021.

Spécialisée en art-thérapie, artiste intervenante dans des milieux d’aides et de soins, notamment dans des maisons de repos spécialisées dans la démence et dans les écoles, Lou Colpé est l’une des cosignataires d’une carte blanche qui réclame davantage d’attention à l’accueil de la folie et de la souffrance psychique au sein de la société (février 2023). Professeur à l’École de recherche graphique, elle y enseigne la narration en master.

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-12/2024)
Marion Le Taillandier, Filmer la mise à l’épreuve d’un lien intime, ENS Louis-Lumière, Noisy-le-Grand, 2024 - https://www.ens-louis-lumiere.fr/wp-content/uploads/2024/07/ENSLL_CINEMA_LE-TAILLANDIER_2024_LD-1.pdf 
https://www.cinergie.be/actualites/deux-portraits-d-artistes-en-atelier   
https://www.rtbf.be/info/societe/detail_lou-colpe-realisatrice-pourquoi-est-ce-que-la-vie-s-arrete-completement-en-maison-de-repos?id=10538341 
https://www.cinergie.be/actualites/le-temps-long-de-lou-colpe
https://www.cinergie.be/film/temps-long-le 
https://en.calameo.com/read/001774295d0b28607f0f7?authid=CMxqlUlQQqyx 
https://www.kbs-frb.be/fr/Activities/Publications/2018/20180626avc 
https://www.rtbf.be/info/regions/namur/detail_le-modele-tubbe-arrive-dans-les-maisons-de-repos?id=10413899
https://www.ehpadia.fr/Troubles-cognitifs-des-personnes-agees-la-methode-Montessori-a-la-recherche-des-capacites-preservees_a133.html#:~:text=La%20m%C3%A9thode%20Montessori%20propose%20un,un%20principe%20fondamental%20d’%C3%A9galit%C3%A9%2C 
https://www.dailymotion.com/video/x7wqt5u (s.v. janvier 2025)

© Jean-Pierre Ruelle

Activité(s) : Culture, Cinéma

Auteur de la fiche : Paul Delforge

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Belvaux Rémy

Namur 10/11/1966, Orry-la-Ville 05/09/2006

Frère de Bruno et de Lucas, Rémy Belvaux, le cadet de la fratrie, a grandi comme eux dans la région namuroise. La scolarité est ardue sauf quand il arrive en section Art appliqué à l’Institut Félicien Rops de Namur, partageant la classe de Benoît Poelvoorde ; il fréquente en parallèle l’atelier de bande dessinée de l’Académie des Beaux-Arts de Châtelet (l’atelier Léonardo, 1982-1984). Rêvant de devenir dessinateur et scénariste de BD, Rémy Belvaux est aussi attiré par le cinéma : son frère Lucas connaît déjà un certain succès à Paris. Néanmoins, c’est avec l’objectif de faire du dessin animé qu’il s’inscrit à l’École supérieure des Arts visuels de la Cambre (1986), où il rencontre Stéphane Aubier et Vincent Patar. Il signe un premier court métrage d’animation fort prometteur, Le Rouge et le Noir, qui raconte l’histoire de deux boxeurs sur une scène, dont les corps se transforment sous les coups de poings qu’ils s’échangent. Mais, après un an, il choisit le cinéma et s’inscrit à l’Insas, où il croise la route du Français André Bonzel et retrouve Benoît Poelvoorde, alors à l’École de recherche graphique. Ce dernier, qui se passionne pour le théâtre, apparaît dans le rôle principal de ses premiers films d’étudiant (dont 475°Fahrenheit, en 1986, et L’Amant de maman, en 1987). Rémy Belvaux s’associe aussi à André Bonzel pour réaliser un court métrage parodique, Pas de C4 pour Daniel Daniel, dans lequel on retrouve une fois encore Poelvoorde ; ce dernier dira plus tard avoir toujours apprécié la direction d’acteur et la complicité de son ami Rémy.

Dans le même esprit à la fois potache et sérieux, le trio se lance dans un projet débridé d’envergure : un long métrage en noir et blanc. Au départ, Rémy Belvaux avait proposé à l’Insas un scénario de science-fiction, refusé par ses professeurs parce qu’il nécessitait 10 jours de tournage, alors que la règle en imposait cinq ! Par ailleurs, le duo Libon-Lamensch qui venait de lancer Strip-Tease a proposé au jeune diplômé de tourner l’histoire d’une jeune fille rêvant de l’Olympia, chanteuse dans des homes pour personnes âgées. Gêné par la tournure de ce projet, il refuse de monter des images conduisant à moquer celle qu’il a filmée. C’est alors que naît l’idée de suivre un tueur, à la manière d’un courant d’humour noir que l’on rencontre dans la BD, et de traiter le sujet en s’inspirant du cinéma-réalité. Reprenant le travail de fin d’études simplifié qu’il avait déposé et défendu à l’Insas, Rémy Belvaux s’associe à André Bonzel, Vincent Tavier et Benoît Poelvoorde, pour soigner un scénario au cordeau, écrivant les dialogues au mot près et tournant les scènes, avec peu de moyens et sans subsides, sans s’imposer de délai ; le tournage prend du temps, mais se déroule dans les conditions optimales souhaitées par la petite équipe qui, en autoproduction, constitue la société Artistes associés. Interprétant le caméraman qui suit au jour le jour un tueur en série, Rémy Belvaux forme un duo de choc avec Benoît Poelvoorde, le tueur narcissique et volubile avide de célébrité télévisuelle. Comédie noire qui parodie la ligne éditoriale de Strip-Tease, inspirée de la télé-réalité et du cinéma-réalité, ce faux documentaire qui mêle humour et cynisme sans aucune retenue devient un véritable OVNI médiatique sur la Croisette, lorsqu’il est présenté au festival de Cannes, en mai 1992, lors de la Semaine de la critique.

Co-écrit, coproduit et réalisé par Rémy Belvaux, C’est arrivé près de chez vous remporte le Prix du Jury-jeunes, le Prix de la Semaine de la critique et le Prix de la Critique internationale 1992. Ce qui n’était qu’une blague d’étudiants se transforme en un succès planétaire et devient un véritable film culte, interpellant les médias sur leurs responsabilités, voire leur complicité, quand ils s’échinent à rechercher le buzz à tout prix. Un de ses ressorts consistait à placer le spectateur à la place de la caméra sans qu’il puisse s’identifier au tueur ni aux victimes.

Le film est un succès ; sa promotion dure 18 mois à travers le monde ; mais les jeunes gens ont très mal négocié leurs droits d’exploitation ; surtout, il ne permet pas à Rémy Belvaux de percer dans le milieu du cinéma ; il en gardera une amertume fatale. Avec ses comparses, à la tête de sa propre maison de production (Les Artistes associés), il envisage plusieurs nouveaux projets et peaufine surtout le scénario et le montage financier d’un film où auraient joué Lucas Belvaux, Benoît Poelvoorde et Noël Godin dans le rôle de Pieds Nickelés déchaînés. Malgré ses efforts, ce film ne se fait pas et il ne parvient pas à rééditer le coup de C’est arrivé près de chez vous

Comme acteur, Rémy Belvaux tourne peu (Demain on déménage, Comme une vache sans clarine, Les carnets de Monsieur Manatane), malgré le soutien de son ami Poelvoorde. C’est dans le monde de la publicité qu’il se fait un nom, en France. Réalisateur de films publicitaires pour la société Quad Productions, il décroche six années consécutives le titre de meilleur réalisateur. Lauréat du Cristal, au festival du film publicitaire de Méribel, il signe des spots pour Total et Ikea, ainsi que pour Loto, la Maf et Coca-Cola ; il est aussi récompensé pour l’ensemble de la campagne SFR. Il reçoit encore un Lion d’argent au festival international de la Publicité de Cannes pour le spot Charal (2005). Offrant de lui une image de frondeur et de provocateur (il participe avec Noël Godin à l’entartage de Bill Gates à Bruxelles, le 4 février 1998), Rémy Belvaux cachait une méticulosité exacerbée et une profonde angoisse, le tout avec le ressentiment de n’avoir pas réussi à s’imposer dans le monde du cinéma. S’étant fort éloigné de ses comparses namurois depuis la fin des années 1990, il choisit d’en finir définitivement avec la vie, un soir de septembre 2006.

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-12/2024), dont Le Soir, 12 août 1992, 25 janvier 1994, 7 septembre 2006, 21 février 2020 ; La DH, 7 septembre 2006 ; Vers l’Avenir, 17 mai 2017
Richard Olivier, Big Memory. Cinéastes de Belgique, s.l., Les Impressions nouvelles, 2011, p. 154-155

Activité(s) : Culture, Cinéma

Auteur de la fiche : Paul Delforge

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Belvaux Lucas

Namur 14/11/1961

Frère de Rémy l’aîné et de Bruno le benjamin, Lucas Belvaux a grandi comme eux dans la région namuroise, à Philippeville. Avec des parents enseignants, il poursuit ses humanités à l’Athénée de Philippeville. Comme ses frères, il fait du théâtre, mais il est surtout attiré par le cinéma. Ce rêve – devenir comédien – pousse Lucas Belvaux à tenter sa chance à Paris. La légende veut qu’il débarque seul, dans la capitale française, en 1979, après avoir abandonné ses études. S’il n’achève pas ses humanités, il a cependant suivi quelques cours à l’Académie d’Ottignies, avant de préparer le concours d’entrée au Conservatoire national d’art dramatique et à l’École de la rue Blanche. Il est vrai qu’il rate les deux, mais que la chance lui sourit à l’atelier Sarah Sanders, où il rencontre un agent qui s’occupe de placer de jeunes acteurs. Pour la télévision, il joue dans des téléfilms, avant d’être repéré par Yves Boisset qui lui donne le premier rôle, à côté de Jean Carmet, dans le très remarqué Allons z’enfants, plaidoyer antimilitariste, où il apparaît comme un jeune insoumis obligé de devenir enfant de troupe (1981). 

Utilisé par Joseph Losey, Jean-Claude Missiaen et Andrzej Zulawski (dans La femme publique en 1984), il devient le facteur trop bavard dans Poulet au vinaigre, de Claude Chabrol, face à Pauline Lafont et Jean Poiret. Ce rôle lui vaut d’être nommé au César de meilleur espoir masculin en 1986. Les réalisateurs Jacques Rivette, Fabrice Cazeneuve, Mary Jimenez, Olivier Assayas, Hervé le Roux font ensuite confiance au Namurois dans les longs métrages qu’ils tournent à la fin des années 1980 et au début des années 1990.

Attiré par la mise en scène après avoir côtoyé tant de réalisateurs renommés, Lucas Belvaux met sa carrière de comédien entre parenthèses sauf à de rares exceptions, comme tourner dans ses propres films, ou dans des courts métrages, comme il l’avait fait en 1987 dans Pas de C4 pour Daniel Daniel, réalisé par son frère Rémy, ainsi que Benoit Poelvoorde et André Bonzel. Le comédien fera ainsi quelques rares apparitions en répondant favorablement à Chantal Akerman (Demain on déménage, 2004), à Régis Wargnier (Pars vite et reviens tard, 2007), ou à Robert Guédiguian (L’Arme du crime, 2009). 

Mais c’est en tant que réalisateur que Lucas Delvaux se lance en 1993, en signant son premier long métrage pour le cinéma avec Parfois trop d’amour, une œuvre intimiste, sombre road-movie, passée inaperçue, coproduite par les Films de la Drève, la société de Jean-Jacques Andrien. En 1996, par contre, le film Pour en rire, un vaudeville décalé, décroche le prix du meilleur scénario au festival de Thessalonique (1996) ; avec à l’affiche Jean-Pierre Léaud et Ornella Muti, il s’agit certes d’une œuvre de commande, mais elle est très instructive pour le jeune réalisateur. Après avoir tourné pour la télévision un film sur la dépendance à l’héroïne, avec Valérie Mairesse et Jérémie Renier (Mère de toxico, 2000), c’est en 2003 qu’il impose son nom en tant que réalisateur en présentant une trilogie ambitieuse et remarquée : Un couple épatant, Cavale et Après la vie sont tour à tour une comédie, un thriller et un mélodrame, dont les acteurs principaux dans l’un sont secondaires dans l’autre. Nommé aux César du meilleur réalisateur et du meilleur scénario, il décroche tour à tour, pour cette trilogie, le Prix André-Cavens 2003 de l’Union de la critique de cinéma (UCC) du meilleur film belge, le Grand Prix 2003 de l’Union de la presse cinématographique belge et le Prix Louis-Delluc 2003. Il reçoit aussi le grand prix 2003 du festival « France Cinéma » de Florence.

Se disant profondément inspiré par Déjà s’envole la fleur maigre de Paul Meyer, viendront ensuite au cinéma La Raison du plus faible (2006), Rapt (2009), 38 témoins (2012), Pas son genre (2014), Chez nous (2017), Des hommes (2020), et pour la télévision Nature contre nature (2004), Les Prédateurs (2007) et La fin de la nuit (2017). Imposant un style, mais surtout des réflexions profondes sur des sujets de société, Lucas Belvaux embarque aussi bien Claude Semal, Yvan Attal, Gérard Depardieu et Jean-Pierre Darroussin qu’Anne Consigny, Nicole Garcia, émilie Dequenne ou Catherine Frot dans des drames abordant des faits divers retentissants (la prise d’otage à Tilff par le gangster français Philippe Delaire, l’enlèvement du baron Empain) ou malheureusement plus ordinaires comme le féminicide, la solitude, le pouvoir de séduction de l’extrême droite, les séquelles de la guerre d’Algérie, sujets qui lui permettent d’aborder en profondeur les thèmes de la lâcheté et de l’indifférence dans le quotidien, de la difficulté des rapports sociaux, de l’envie et de la vengeance, de la violence en général, de celle faite aux femmes en particulier. Qu’il travaille sur un scénario original ou en adaptant un roman, le réalisateur wallon est attentif à situer ses films dans un territoire précis (le plus souvent une région de France) et à forcer la réflexion de ses spectateurs. En télévision, Nature contre nature suit un psychanalyste parisien venu s’installer dans un milieu agricole touché par la précarité et aborde la question des économies alternatives, alors que Les prédateurs (deux longs épisodes) aborde sans complaisance l’affaire Elf, et La fin de la nuit la question des préjugés.

Sélectionné deux fois au Festival de Cannes (La Raison du plus faible, Des hommes) et nommé à diverses reprises aux César (Rapt, 38 témoins, Pas son genre), Lucas Belvaux a reçu le Prix Claude Chabrol 2013 et le Magritte 2014 du meilleur scénario original pour le drame 38 témoins, et le Magritte 2015 du meilleur scénario original à nouveau pour sa comédie romantique et sociale Pas son genre.

En 2022, il publie un premier roman, Les Tourmentés, qui reçoit le Prix Régine-Deforges 2023.

 

Ses films en tant que réalisateur

Parfois trop d’amour (1993)
Pour rire (1996)
Un couple épatant, Cavale et Après la vie (trilogie, 2003)
La Raison du plus faible (2006)
Rapt (2009)
38 Témoins (2012)
Pas son genre (2014)
Chez nous (2017)
Des hommes (2020)

 
Ses films comme acteur

Allons z’enfants d’Yves Boisset (1981)
La Truite de Joseph Losey (1982)
Tir groupé de Jean-Claude Missiaen (1982)
La Mort de Mario Ricci de Claude Goretta (1983)
La Femme ivoire de Dominique Cheminal (1984)
Ronde de nuit de Jean-Claude Missiaen (1984)
La Femme publique d’Andrzej Żuławski (1984)
American Dreamer de Rick Rosenthal (1984)
Poulet au vinaigre de Claude Chabrol (1985)
Hurlevent de Jacques Rivette (1985)
La Baston de Jean-Claude Missiaen (1985)
Désordre d’Olivier Assayas (1986)
La Loi sauvage de Francis Reusser (1988)
L’Air de rien de Mary Jimenez (1989)
Trois Années de Fabrice Cazeneuve (1989)
Madame Bovary de Claude Chabrol (1991)
Grand Bonheur d’Hervé Le Roux (1993)
Sorrisi asmatici - Fiori del destino de Tonino de Bernardi (1997)
On appelle ça... le printemps d’Hervé Le Roux (2001)
Cavale de Lucas Belvaux (2003)
Après la vie de Lucas Belvaux 2003)
Un couple épatant de Lucas Belvaux (2003)
Demain on déménage de Chantal Akerman (2004)
Joyeux Noël de Christian Carion (2005)
La Raison du plus faible de Lucas Belvaux (2006)
Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier (2007)
L’Armée du crime de Robert Guédiguian (2009)
Rapt de Lucas Belvaux (2009)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-12/2024)
L’Envers du décor, https://auvio.rtbf.be/emission/l-envers-de-l-ecran-20623, RTBf, 2014
https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-979/biographie/
https://www.cinergie.be/personne/belvaux-lucas 
https://www.cinergie.be/actualites/la-raison-du-plus-faible-de-lucas-belvaux (s.v. janvier 2025)

Activité(s) : Culture, Cinéma

Auteur de la fiche : Paul Delforge

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Dardenne Jean-Pierre

Engis 21/04/1951

Depuis la Palme d’or du Festival de Cannes 1999 pour leur film Rosetta, Luc et Jean-Pierre Dardenne ont acquis une aura internationale que sont venues confirmer bien d’autres récompenses, dont le Prix spécial 75e anniversaire du Festival de Cannes n’est pas la moindre (2022). Ils se retrouvent ainsi dans le cercle très fermé (moins de dix) de personnalités honorées d’un Prix spécial lié aux anniversaires du Festival, dont notamment Orson Welles, Visconti, Antonioni, Fellini, Michael Moore, Gus Van Sand ou Nicole Kidman.

Aucun film de Luc et Jean-Pierre Dardenne ne laisse la critique et le public indifférents, tant par les thématiques abordées que par le style qu’ils sont parvenus à créer. À côté de leur activité de réalisateur, ils sont aussi les responsables d’une importante maison de production implantée en région liégeoise et au rayonnement international, ainsi que d’un atelier de production réputé.

Ayant grandi entre Huy et Liège, dans un bassin industriel chargé d’histoire, Jean-Pierre Dardenne fait ses études secondaires dans une institution catholique de Seraing, le Collège Saint-Martin. Venu d’une famille catholique pratiquante, le jeune garçon est inscrit par son père dans cette école située au milieu des usines, parce qu’elle est l’une des premières ouvertes à la mixité. C’est là aussi que, grâce à deux professeurs de français qui organisent un ciné-club, l’adolescent découvre de nombreux films, notamment de Bresson, Truffaut, Godard ou Bertolucci. Le Centre culturel de Seraing, dirigé par Roger Dehaybe, est un autre lieu de culture qui lui ouvre de nombreux horizons, notamment vers le théâtre et le théâtre-action. 

À la fin de ses humanités, amateur de Ionesco et de Beckett, Jean-Pierre Dardenne entame des études en art dramatique à l’Institut des arts de diffusion (IAD) de Bruxelles (1969). Il y fait surtout la rencontre du dramaturge, cinéaste et metteur en scène français Armand Gatti (1924-2017). En 1969, Gatti dirige un atelier de théâtre expérimental à IAD et Jean-Pierre Dardenne y participe comme d’autres étudiants, jouant dans La Colonne Durruti, pièce montée dans une usine désaffectée à Schaerbeek. Une fois son diplôme en poche, il obtient de Gatti d’être son assistant dans la mise en scène de La Cigogne et surtout de L’Arche d’Adelin, œuvre qui parle de la disparition des paysans : cette fable politique est jouée dans les villages du Brabant wallon par une troupe itinérante (1973). Sur ce projet, Jean-Pierre est rejoint par son frère Luc qui partage ainsi la vie de cette petite communauté avide de partager les expériences de Gatti. Ce dernier est aussi vidéographe et, sous sa conduite, Jean-Pierre se met à réaliser des vidéos sur le modèle du Lion, sa cage et ses ailes (1975). Après la vidéo dans le cadre du théâtre, Gatti l’encourage à se lancer dans la réalisation au cinéma. 

Pour disposer de sa propre caméra, le jeune réalisateur liégeois a dû travailler quelque temps à la toute nouvelle centrale nucléaire de Tihange. Et au milieu des années 1970, il filme de nombreux portraits d’hommes et de femmes ; il capte ainsi le témoignage d’anciens de la guerre d’Espagne, d’anciens résistants, de militants ouvriers ou politiques engagés par exemple dans la Question royale, projetant ensuite le montage le week-end dans des salles paroissiales, des bistrots, ou des maisons de jeunes, donnant lieu à des débats. Certains des documentaires réalisés avec son frère sont notamment diffusés dans le cadre de l’émission Vidéographies (RTBf). La création vidéo participe à l’époque d’un mouvement plus large et expérimental, animé par un désir de transformation de la société par la télévision.

En 1975, avec son frère Luc, Jean-Pierre Dardenne crée l’asbl « Collectif Dérives », structure qui doit leur permettre de produire et réaliser des vidéos et des documentaires de fiction, dans un premier temps ; entre 1978 et 1983, dans le cadre d’un programme de la Communauté française, ils entament une vaste enquête sur le thème Au commencement était la Résistance et créent des documentaires destinés à pérenniser l’histoire du mouvement ouvrier dans la région de Liège depuis 1936. Désireux de rendre vivante la mémoire d’événements que le temps relègue progressivement dans l’oubli, ils interrogent des survivants en les plaçant dans des situations et des espaces précis, tout en ayant recours à des images d’archives. Ils abordent ainsi les brigades internationales engagées dans la guerre civile en Espagne et la résistance antinazie (Le Chant des Rossignol, 1977). Viennent ensuite Lorsque le bateau de Léon M. descendit la Meuse pour la première fois qui met en évidence un acteur de la Grande Grève wallonne de l’hiver ’60-’61, puis Pour que la guerre s’achève, les murs devaient s’écrouler (1980) sur le thème de la mobilisation sociale. Par la suite, les jeunes réalisateurs se penchent sur le phénomène de sept radios-libres (R… ne répond plus, 1981), avant de s’intéresser à la Pologne et au syndicat Solidarnosc à travers le témoignage de cinq migrants polonais de générations différentes (Leçons d’une université volante, 1982). Reconnu comme atelier de production par la Communauté française de Belgique, l’asbl Dérives permettra, dans un second temps, d’accompagner et de produire le travail d’autres cinéastes, dans des horizons et des pratiques documentaires très larges. Progressivement, cet atelier devient l’un des lieux les plus exigeants et créatifs de la production documentaire en Wallonie et à Bruxelles francophone, s’inscrivant dans une tradition, tout en la vivifiant, et contribue ainsi à l’émergence de nombreuses pépites cinématographiques.

En 1981, voit le jour la société Films Dérives Productions qui inscrit six longs métrages à son actif. Les frères ont ainsi l’occasion d’intervenir sur le film de Gatti, Nous étions tous des noms d’arbres (1982), dont la société liégeoise est coproductrice. En 1983, avec Regarde Jonathan/Jean Louvet, son œuvre, un documentaire suit l’auteur du Train du Bon Dieu à Conversation en Wallonie en passant par L’Homme qui avait le soleil dans sa poche. En 1987, les frères Dardenne réalisent leur premier long métrage de fiction, avec le film Falsch, adaptation d’une pièce de théâtre écrite par René Kalisky, où Bruno Cremer tient le rôle principal. Dans un style oscillant entre théâtre (pour le texte) et cinéma (pour la mise en scène réaliste), le film s’attache au dernier survivant d’une famille juive exterminée par les nazis, abordant le thème de la culpabilité et de la place des survivants dans l’Histoire. Après ce premier passage à la fiction, les frères Dardenne signent Je pense à vous (1992), avec Robin Renucci et Fabienne Babe, dans les rôles principaux. Racontant l’errance d’une femme à la recherche de son mari, ouvrier-sidérurgiste, disparu après avoir perdu son emploi en pleine crise sidérurgique, le film inspiré par Henri Storck et réalisé en collaboration avec le scénariste réputé Jean Gruault, ne convainc pas, ni le public, ni la critique, ni d’ailleurs les deux frères qui sont meurtris par « cette aventure malheureuse ». Solitaires, ils se remettent profondément en question, comme producteurs autant que comme auteurs-réalisateurs.

À partir de 1994, la société « Les Films du Fleuve » est créée pour financer l’ensemble de la production des frères Dardenne qui préparent La Promesse (1996) ; cette maison de production ancrée à Liège a aussi l’ambition de monter des collaborations solides avec des producteurs et des auteurs-réalisateurs étrangers. Il en sera ainsi, par exemple, de Costa-Gavras (Le Couperet), de Ken Loach (La Part des Anges), de Michel Hazanavicius (La plus précieuse des marchandises) ou de Jacques Audiard (avec son Emilia Perez multi-récompensé en 2024 et 2025), pour n’en citer que quelques-uns parmi beaucoup d’autres. Depuis 2001, Les Films du Fleuve ont comme partenaire la maison française de production Archipel35 dirigée par Denis Freyd.

En 1996, Jean-Pierre et Luc Dardenne reviennent avec un 3e long métrage de fiction qu’ils présentent à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes. Tout en révélant Jérémie Renier et Olivier Gourmet, La Promesse contient ce qui sera la signature de l’œuvre des frères Dardenne. Ainsi, leurs principales thématiques touchent au conflit entre enfants et parents, abordent le rapport au travail – plus exactement à l’absence de travail – et présentent une société en perdition, une jeunesse égarée, un monde libéral et exploiteur, ainsi que ses victimes. Le regard du spectateur sur le personnage principal, le plus souvent solitaire et marginal, homme ou femme, évolue à travers les problèmes concrets qu’il rencontre au quotidien, quand il se débat dans sa vie ; c’est cela qui suscite une empathie, puis une réflexion plus globale sur la société. Filmées à l’épaule, les réalisations des Dardenne portent la marque d’un style naturaliste combinant une forme visuelle nerveuse à une histoire qui ne laisse pas indifférent. Quant aux décors, ils ont ce caractère post-industriel que les réalisateurs retrouvent aisément dans le bassin liégeois, en particulier autour de Seraing, leur terrain de jeu de prédilection.

Avec ces ingrédients et une jeune actrice montoise néophyte comme héroïne principale, Jean-Pierre et Luc Dardenne remportent une première Palme d’or au Festival de Cannes, en 1999, avec Rosetta. Jusque-là inconnue, émilie Dequenne reçoit le Prix d’Interprétation féminine. Trois ans plus tard, c’est Olivier Gourmet qui est primé, recevant le Prix d’Interprétation masculine du Festival de Cannes pour son rôle dans Le Fils. En 2005, une nouvelle Palme d’or attend L’Enfant des frères Dardenne, un film qui traite de la précarité et de la rédemption, interprété par Jérémie Renier et Déborah François. En 2008, Le Silence de Lorna, drame sur l’immigration clandestine et les mariages blancs, repart de Cannes avec le Prix du scénario. En 2011, Le Gamin au Vélo remporte le Grand Prix du même Festival cannois : le film aborde le thème de l’adoption sous l’angle d’un jeune garçon, le rôle de la mère d’adoption potentielle étant interprété par Cécile de France.

Cité par la presse et par les critiques comme un des grands favoris à la récompense suprême de la 67e édition du Festival de Cannes (2014), le film des frères Dardenne Deux jours, une nuit n’apparaît pas du tout au palmarès français. Il est toutefois considéré comme le meilleur film belge de 2014 par l’Union de la critique de cinéma qui remet le Prix André-Cavens aux frères Dardenne, leur cinquième après les Prix Cavens 1996, 1999, 2002 et 2005. Mais Deux jours, une nuit brille aussi aux quatre coins du monde, étant multi-récompensé de Sidney jusqu’à New York, en passant par l’Inde ou San Diego : les prix sont aussi bien attribués à Marion Cotillard (nommée aux Oscar pour son rôle d’ouvrière revenue de dépression, obligée de convaincre ses collègues de renoncer à leurs primes pour conserver son emploi), qu’à Fabrizio Rongione (Magritte 2015 du meilleur acteur) ; Prix Lumières du meilleur film francophone 2015 décerné par la presse internationale, Deux jours, une nuit reçoit aussi le Magritte 2015 du meilleur film, tandis que les frères Dardenne obtiennent le Magritte 2015 de la meilleure réalisation. En octobre 2020, en pleine pandémie de Covid-19, ils reçoivent le prestigieux Prix Lumière, attribué par l’Institut Lumière et la métropole de Lyon, pour l’ensemble de leur carrière, prix qui leur est remis par émilie Dequenne.

Les deux réalisateurs ne font cependant pas du cinéma pour les Prix et ils n’ont pas encore fini de filmer, malgré ce qui pourrait apparaître quand le prix Robert-Bresson leur est remis à la Mostra de Venise 2011 pour l’ensemble de leur œuvre. En 2016, entre genre policier et film social, La Fille inconnue offre à Adèle Haenel de camper le rôle principal, dans ce portrait d’une médecin généraliste qui tente de savoir ce qui est arrivé à une patiente disparue le soir où elle lui a fermé sa porte. 

En 2019, la 72e édition du Festival de Cannes retient pour la huitième fois un film des frères Dardenne dans sa sélection officielle d’une vingtaine de productions venant du monde entier, toutes en compétition pour la Palme d’or. Avec Le Jeune Ahmed, Luc et Jean-Pierre Dardenne proposent cette fois une réflexion sur la radicalisation islamique en suivant, au plus près, un jeune homme dans sa vie quotidienne. Présentée comme « une ode à la vie » et « un film d’espoir », cette production qui rappelle le style de Rosetta reçoit du jury cannois le Prix de la mise en scène, alors que la Palme d’or est décernée à Parasites du sud-coréen Bong Joon-ho. 

En mai 2022, le Festival de Cannes fête sa 75e édition et présente en compétition un riche plateau de 20 films, signés notamment par David Cronenberg, James Gray, Ruben Östlund, Felix van Groeningen, les frères Dardenne ou Lukas Dhont. Les ex aequo du palmarès 2022 témoignent sans doute de l’embarras des jurés à se départager. Mais c’est à Luc et Jean-Pierre Dardenne, et à eux seuls, qu’est attribué le Prix spécial 75e anniversaire, pour Tori et Lokita, histoire de deux jeunes exilés, aux liens indéfectibles, venus du Bénin s’établir dans l’attente de papiers en région liégeoise. Avec ce récit poignant sur la clandestinité, plaidoyer social sur les enfants exilés, les frères Dardenne, fidèles à eux-mêmes, entendent poser « un acte de résistance contre la haine qui se répand de plus en plus ».

Remarqués dans leur pays avant leur consécration internationale, les frères Dardenne ont reçu le Prix Bologne-Lemaire du Wallon de l’Année 1997 pour leur œuvre cinématographique et documentaire en général et pour leur long métrage La Promesse, en particulier. En 2011, Jean-Pierre Dardenne figure parmi les premiers Commandeurs du Mérite wallon, ordre décerné par les autorités wallonnes.

 

Documentaires et courts métrages

Le Chant du rossignol (1977)
Lorsque le bateau de Léon M. descendit la Meuse pour la première fois (1979)
Pour que la guerre s’achève, les murs devaient s’écrouler (1980)
R… ne répond plus (1981)
Leçons d’une université volante (1982)
Regarde Jonathan/Jean Louvet, son œuvre (1983)
Il court… il court le monde (1987), court métrage
Dans l’Obscurité (2007), court métrage pour les soixante ans du festival de Cannes

 

Longs métrages

Falsch (1987)
Je pense à vous (1992)
La Promesse (1996)
Rosetta (1999)
Le Fils (2002)
L'Enfant (2005)
Le Silence de Lorna (2008)
Le Gamin au vélo (2011)
Deux jours, une nuit (2014)
La Fille inconnue (2016)
Le Jeune Ahmed (2019)
Tori et Lokita (2022)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-12/2024), dont Le Soir, 16 octobre 2020 
Luc Dardenne, Au dos de nos images 1991-2005, Paris, Seuil, La Libraire du XXIe siècle, 2005
Luc Dardenne, Au dos de nos images 2005-2014. II, Paris, Seuil, La Libraire du XXIe siècle, 2015
Luc Dardenne, Au dos de nos images 2014-2022. III, Paris, Seuil, La Libraire du XXIe siècle, 2023
Thierry Roche et Guy Jungblut, Jean-Pierre & Luc Dardenne, Seraing, Crisnée, Yellow Now, 2021
Christine Plenus, Louis Skorecki et Louis Heliot, Sur les plateaux des Dardenne, Actes Sud éditions, 2014
Jean-Pierre, Luc Dardenne, Bruxelles, Luc Pire, 2008
L’envers du décorhttps://auvio.rtbf.be/emission/l-envers-de-l-ecran-20623, RTBf, 2004
https://www.cinergie.be/actualites/l-heritage-d-armand-gatti 
Louis Héliot, Luc et Jean-Pierre Dardenne. [bio-filmo], Paris, Scope, 1999
https://lesfilmsdufleuve.be/les-freres-dardenne/ 
https://lesfilmsdufleuve.be/les-films-du-fleuve/
https://lesfilmsdufleuve.be/movies/?s
https://www.derives.be/presentation
Javier Packer Comyn, « Lorsque le bateau de Léon M. descendit la Meuse pour la première fois - Tënk [archive] », sur www.tenk.fr, 2019 (s.v. janvier 2025) 

Activité(s) : Culture, Cinéma

Auteur de la fiche : Paul Delforge

Départ pour la Chine des trois bébés pandas nés à Pairi Daiza

10 décembre 2024

En février 2014, le parc Paira Daiza accueille deux pandas géants, Hao Hao et Xing Hui, en provenance de Chine. Espèce en voie de disparition (ils sont moins de 2.000 à vivre dans les montagnes chinoises), le panda géant fait l’objet d’une très grande attention de la part des autorités chinoises. Le prêt des animaux est soumis à des critères drastiques. 

Prix Jacques Lacarrière remis à Eugène Savitzkaya pour Fou de Paris

6 décembre 2024

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