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Collégiale Saint-Denis de Liège

© IPW

Fondée en 987, la collégiale Saint-Denis est un des édifices les plus caractéristiques de Liège. 

Son imposante tour de défense romane domine l’église qui présente un plan basilical à nef centrale accostée de part et d’autre par un double bas-côté s’appuyant sur les bras du transept. L’église fut le lieu de la sépulture du prince-évêque Nithard (1037-1042) et en conserve une trace. Une dalle de marbre de 85 cm de côtés fut placée en 1752 afin de commémorer le lieu de son inhumation. Elle rappelle que Nithard fut, aux côtés de Notger, un des fondateurs de l’église : « Trium fratrum qui hanc ecclesiam anno 987 conditam decimis et agriculturis beneficiarunt. D. Nithardus hic sepultus R.I.P. ».

La chaire de vérité de l’église provient quant à elle de l’ancienne chapelle du palais des princes-évêques, l’église Sainte-Ursule, disparue suite à la reconstruction du palais en 1734 mais dont une partie du mobilier a été conservé. Décorée de bas-reliefs Louis XIV et rococo et de statuettes en bronze, cette chaire est attribuée au sculpteur van der Planck.

Adresse

Rue de la Cathédrale 64

4000 Liège

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Église Saint-Bathélemy de Bioul

© KIK-IRPA, Bruxelles

Terre namuroise constituant un des plus importants domaines féodaux du comté de Namur, Bioul a été érigée très tôt en seigneurie comme l’atteste encore la présence d’un important château. 

La seigneurie hautaine a été engagée par les plus puissantes familles parmi lesquelles les d’Orbais dit de Bioul (avant 1085), les Jauche (1280) et les Brandebourg dit de Boulant (1522). Le 22 juillet 1708, la seigneurie fut vendue à Guillaume Bilquin, maîtres de forges à Marchienne-au-Pont. Celui-ci la passa en héritage à son gendre Guillaume-Nicolas Moreau le 21 avril 1736. Ses descendants parvinrent à s’y maintenir jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. La localité renferme toutefois deux traces liées à la principauté de Liège. Proche du château, l’église Saint-Barthélemy a été reconstruite en style néogothique en 1844 mais abrite encore des éléments du sanctuaire précédent, dont plusieurs monuments funéraires. Parmi ceux-ci figure l’épitaphe de François de Propper et Thérèse de Bilquin, érigé en marbre blanc, noir et rouge entre 1736 et 1759. Situé sur le mur est du transept nord, il comprend l’inscription suivante : « D. O. M. Ici reposent les corps de messire François Guillaume de Propper, seigneur de Hun, en son vivant commissaire général des troupes de son altesse sérénissime électeur de Cologne Joseph Clément, conseiller d’estat et directeur de la chambre des finances de son altesse sérénissime électeur de Cologne Clément Auguste qui, chéri de ses princes (…), mourut chrestiennement comme il avoit vêcu (…) ». 

Non loin de là se trouve un monument similaire, érigé vers 1738-1747 et comportant l’épitaphe de deux personnages liés au prince-évêque de Liège Jean-Théodore de Bavière et au comte de Namur : « D. O. M. En mémoire de Messirre Guillaume Bilquin, seigneur de Bioul et Marcienne au Pont, en son vivant grand bailly des bois de son altesse sérénissime électeur de Collogne et prince de Liège (…) et de messirre Guillaume Nicolas de Moreau, chevalier seigneur de Bioul, grand bailly de la ville de Charleroy (…) ».

Adresse

Rue de Rouillon 7
5537 Anhée

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Eglise Notre-Dame de l'Immaculée Conception de Liège

© IPW

Située rue Hors-Château, l’église Notre-Dame de l’Immaculée Conception est ornée d’un très bel exemple d’armoiries polychromes monumentales. 

Ancien lieu de culte des Carmes Déchaussés, désacralisée dès 1794, l’église de style Louis XIII a été érigée entre 1619 et 1655. 

La façade à front de rue, de style baroque, est richement décorée. Le portail est surmonté des armoiries de Maximilien-Henri de Bavière (1650-1688), peut-être sculptées par Jean Del Cour mais rénovées en 1839 après avoir été martelées à la Révolution. 

Les armoiries de Bavière, reconnaissables à leurs carreaux azur et argent, se trouvent dans un cartouche soutenus de part et d’autre par deux lions. 

Elles sont surmontées de la devise du prince-évêque « pietate et sapientia » et de ses attributs : la couronne de prince du Saint-Empire ainsi que l’épée et la crosse épiscopale symbolisant les pouvoirs temporel et spirituel, détenus par le souverain liégeois. Ces trois attributs se retrouvent fréquemment sur des armoiries princières liégeoises.

Adresse

Rue Hors-Château 23

4000 Liège

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Eglise Notre-Dame de Foy de Dinant

© IPW
Les armoiries de Ferdinand de Bavière en haut du maître-autel de l’église Notre-Dame de Foy © IPW
Les armoiries de Ferdinand de Bavière en haut du maître-autel de l’église Notre-Dame de Foy
© IPW

Lieu rendu célèbre par un pèlerinage dont l’origine remonte à 1609, l’église actuelle fut consacrée le 8 septembre 1624. Représentative des premières années du style baroque dans nos régions, l’église renferme un riche mobilier, de nombreuses œuvres d’art et est caractérisée par son exceptionnel plafond à caissons composé de 145 panneaux peints. Dans le chœur éclairé par dix-neuf hautes fenêtres se trouve un très beau maître-autel de style Louis XIII portant entablement et fronton triangulaire au centre duquel se trouve une niche abritant une statue du Christ sous les armoiries et la devise de Ferdinand de Bavière, prince-évêque de Liège de 1612 à 1650. L’ensemble dominant le maître-autel fut en effet offert en 1626 par le prince, comme l’indique une inscription dédicatoire gravée en lettres d’or sur les deux côtés du tabernacle : « Ferdinand, duc des deux Bavières, électeur du Saint-Empire romain, prince-évêque de Liège (…) dédie et consacre (…) ce maître-autel pour l’honneur de la madonne de Foy (…) ».

De l’autre côté de l’édifice, de part et d’autre de l’entrée, se trouvent plusieurs monuments funéraires parmi lesquels un fait lui aussi référence au prince-évêque de Liège. La dalle funéraire de Jean de Pierre, sculptée dans le marbre noir, comporte une grande table d’épitaphe dans laquelle est gravée l’inscription suivante : « En mémoire de Dom Jean de Pierre qui, sous le prince de Liège Ferdinand, a commandé les organismes de bienfaisance de la vierge de Foy (…) ».

Adresse

Chemin des Pèlerins 1

5504 Dinant

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Ancienne église Notre-Dame de Namur

© IPW

Dédiée à l’origine aux saints Pierre et Paul et servant d’église au couvent des Franciscains avant de devenir paroissiale, l’église Notre-Dame a été construite en style classique de 1749 à 1753 par l’architecte namurois J.T. Maljean. Érigée en briques et pierre bleue en remplacement d’un édifice gothique, elle adopte un plan traditionnel à trois nefs de cinq travées sur colonnes, transept saillant et chœur de trois travées fermé à l’est par une abside en hémicycle. 

Les proportions de l’édifice étonnent : le vaisseau est large, long et particulièrement élevé, offrant au sanctuaire un volume des plus conséquents. La façade, haute et sévère, superpose les ordres ionique et composite et porte en son centre un portail en plein cintre daté de 1751. 
         
Dans le chœur est conservée l’épitaphe des comtes de Namur Guillaume Ier et Guillaume II et de leurs épouses. 

Les sépultures d’origine de ces comtes se trouvaient dans l’ancienne église et disparurent en même temps que l’édifice qui fut démoli en 1750 pour être reconstruit. Les tombes furent remplacées par une épitaphe encastrée dans le décor du lambris du chœur. Il s’agit d’une dalle gravée, au décor rocaille encadrant l’inscription latine suivante : « in subjecta chrypta jacent ad beatam resurrectione comites namurcenses guillelmus primus et secundus pater filius cum uxoribus catharina a saubadia et johanna ab harcourt » (Dans cette tombe reposent les bienheureux comtes de Namur Guillaume premier et second, père et fils, et leurs épouses Catherine de Savoie et Jeanne d’Harcourt). 

L’épitaphe fait référence à Guillaume Ier le Riche (1324-1337-1391) et sa seconde épouse Catherine de Savoie (†1388) et à son fils Guillaume II (1345-1391-1418) et sa seconde épouse Jeanne d’Harcourt (1372-1456). Ces deux comtes issus de la maison de Dampierre comptent parmi les derniers souverains à régner uniquement sur le comté de Namur avant sa vente au duc de Bourgogne. 

Guillaume Ier, cinquième fils du comte de Namur Jean Ier, connut un règne sans désordre majeur qu’il occupa à acquérir des fiefs dans le but d’agrandir son territoire. Son fils Guillaume II connut lui aussi un règne calme, passé à encourager l’industrie et fortifier le territoire. Mort sans descendance, son frère Jean III lui succéda.

Depuis quelques années, l’Église Notre-Dame a été réaffectée en centre culturel.

Adresse

Rue Saint Nicolas 2 

5000 Namur

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Eglise Notre-Dame à Seraing

© Photo de 1972 © KIK-IRPA, Bruxelles

L’église Notre-Dame de la Présentation de Boncelles, de style néo-gothique, a été reconstruite en 1919 en moellons et calcaire sur les plans de l’architecte Edmond Jamar. 

De l’édifice précédent, l’église a conservé une pierre très abimée datée de 1600, replacée sous la tour au moment de la reconstruction et figurant les armoiries d’Ernest de Bavière. 

Le blason, surmonté des attributs princiers et épiscopaux, est entouré de deux lions et surmonté du millésime. 

Dans le bas de la composition se trouve l’inscription « OMNIA ». Dépendant de Seraing, Boncelles appartenait directement au prince-évêque mais ne constituait alors qu’une simple dépendance de la seigneurie de Seraing. En 1687, ce dernier en fit une seigneurie qu’il céda en engagère.

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Eglise et presbytère de Saint-Séverin à Nandrin

©  Photo de 1943 © KIK-IRPA, Bruxelles

L’histoire de Saint-Séverin se confond avec celle de son prieuré, fondé en 1091 suite au don fait par le comte de Clermont à l’abbaye de Cluny. En outre, le village possédait une cour de justice. 

Remarquable édifice de style roman dont les origines remontent au XIIe siècle, l’église Saints-Pierre-et-Paul fut bâtie entre 1136 et 1145 et est notamment caractérisée par sa tour octogonale percée de baies géminées inscrites dans des arcades et surmontée d’une frise de bandes lombardes, typique de l’architecture romane. 

Attaché à l’abbaye de Cluny jusqu’au début du XVIe siècle, le prieuré fut réuni à la mense épiscopale de Liège sous le règne d’Érard de la Marck (1505-1536) et une campagne de restauration de tous les bâtiments fut entreprise par Arnold van Mulcken, architecte attitré du prince-évêque. 

Protégé dès 1851, cet édifice remarquable connut à nouveau à cette époque une importante période de restauration : reconstruction du chœur, du transept et des absides en 1862, des nefs en 1900.

À l’extérieur, sous la fenêtre nord-est, se trouve une pierre aux armes d’Érard de la Marck. Sculptée vers 1531-1535, elle représente les armoiries traditionnelles du prince-évêque : son blason surmonté du chapeau de cardinal. Le prince-évêque fut en effet promu cardinal en 1520, avec l’appui de Charles Quint, qu’il avait soutenu face au roi de France François Ier pendant la campagne pour l’élection impériale. Il s’agit ici des armoiries traditionnelles du prince de la Marck, que l’on retrouve encore aujourd’hui à maints endroits de la principauté.

La cheminée portant les armoiries du prince-évêque Érard de la Marck dans le presbytère de Saint-Séverin. Photo de 1943 © KIK-IRPA, Bruxelles
La cheminée portant les armoiries du prince-évêque Érard de la Marck dans le presbytère de Saint-Séverin
Photo de 1943 © KIK-IRPA, Bruxelles


Le presbytère jouxtant l’église conserve également un souvenir du prince à l’origine de sa reconstruction : la cheminée de la cuisine est sculptée de trois blasons. Au centre les armoiries du prince-évêque, identiques à celle présentes sur le mur de l’église et accompagnées de l’inscription « erard – marck » ; de part et d’autres, le blason des la Marck-Sedan, branche de la famille dont était issue le prince-évêque et analogue au blason présent au centre de ses armoiries.

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Eglise du Sacré-Cœur à Poulseur

© IPW

Poulseur comprenait à l’époque féodale cinq seigneuries dont trois dépendaient de Stavelot ; les deux autres étaient possessions du duché de Limbourg. 

Les seigneuries de Poulseur-sous-Reinardstein et de Poulseur-sous-Rahier ainsi que l’avouerie de Sart-dessus-Poulseur se trouvaient dans la principauté de Stavelot-Malmedy, sur le territoire du comté de Logne. L’endroit possédait une tour de protection et d’observation face au duché de Limbourg, ainsi qu’un atelier monétaire où le prince-abbé Christophe de Manderscheidt (1546-1576) frappa des florins d’or.

L’église du Sacré-Cœur de Poulseur conserve une dalle funéraire des plus intéressantes. Cette église, bien que reconstruite en 1844 et à nouveau remodelée en 1906, est l’héritière d’une chapelle du XIe siècle.

De nombreux éléments de mobilier ont toutefois été conservés ainsi que la dalle funéraire de Conrad de Crisgnée et de son épouse Marie d’Anthine. Datée de 1663-1671 et sculptée dans du calcaire de Meuse, cette dalle héraldique comporte une longue inscription rappelant les nombreux titres du défunt. 

Parmi ceux-ci, on peut notamment lire « Conseiller de Son Altesse Sérénissime et surintendant en sa principauté de Stavelot et comté de Logne ». L’inscription est entourée d’un imposant cartouche fait de volutes et surmonté des blasons couronnés des époux ainsi que de leurs quartiers.

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Eglise des Saints-Hermès-et-Alexandre à Theux

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Cet imposant édifice roman de la fin du Xe siècle ou du début du XIe siècle est caractérisé par sa silhouette massive et son vaisseau-halle de trois nefs, exemple rarissime dans nos régions. L’église est la seule du genre encore debout entre la Loire et le Rhin. Son aspect étonne et questionne tant le plan type des églises de nos contrées se voit bouleversé. De l’extérieur, installé sur un tertre, l’église fait autant penser à un château fort qu’à un lieu de culte. L’édifice est bel et bien fortifié : il se situe dans le Franchimont, à quelques encablures du château, fut lui aussi le témoin de luttes incessantes au Moyen Âge et servit de lieu de refuge à la population.

L’église des Saints-Hermès-et-Alexandre garde donc plusieurs traces matérielles de l’ancien marquisat. Les plafonds du chœur et des chapelles latérales sont entièrement composés de panneaux peints : l’église en compte 110, réalisés en 1630. Les panneaux latéraux sont décorés d’un motif, les centraux sont utilisés pour les donateurs locaux et représentent aujourd’hui des saints et des scènes de la vie du Christ. Parmi ces scènes, de nombreuses inscriptions prennent place et évoquent le souvenir de plusieurs gouverneurs du marquisat de Franchimont. Ils rappellent que la famille d’Aspremont-Lynden a occupé cette charge jusqu’à la fin de l’Ancien Régime depuis Robert de Lynden, premier gouverneur de sa maison appelé à ces fonctions en 1578. Plusieurs pierres tombales de gouverneurs du Franchimont subsistent également dans l’église :
 

La pierre tombale du gouverneur Robert de Lynden dans l’église de Theux. Photo de 1943 © KIK-IRPA, Bruxelles
La pierre tombale du gouverneur Robert de Lynden dans l’église de Theux
Photo de 1943 © KIK-IRPA, Bruxelles


- les plafonds du chœur portent deux inscriptions rappelant que deux panneaux peints ont été offerts en 1681 par les comtes d’Aspremont-Lynden. Le premier, représentant « la nativité du sauveur », porte l’inscription suivante : « Ferdinand, comte d’Aspremont-Lynden, baron de Froidcourt (…) gentilhomme de la chambre et conseiller de S. A. électeur de Cologne, gouverneur du marquisat de Franchimont (…) ». Le second panneau représente une « adoration des mages » et porte l’inscription suivante : « Charles-Ernest comte d’Aspremont-Lynden, baron de Froidcourt, grand maître d’hôtel de son altesse sérénissime de son pays de Liège ». Ferdinand fut gouverneur du marquisat entre 1672 et 1687 ; il y représentait le marquis et prince de Liège Maximilien-Henri de Bavière. Suite à sa démission, son frère Charles-Ernest lui succède. Il gouverne le marquisat de 1687 à 1705 et y représente alors trois princes-évêques ;
- un réservoir en marbre rouge installé dans une niche située dans la sacristie porte les armes d’Englebert de Presseux, châtelain de Franchimont de 1505 à 1516. Le châtelain exerce les fonctions de gouverneur du marquisat et réside encore principalement à cette époque dans la forteresse ;

 
 

 

 

La pierre tombale du gouverneur Henri d’Eynatten dans l’église de Theux. Photo de 1941 © KIK-IRPA, Bruxelles
La pierre tombale du gouverneur Henri d’Eynatten dans l’église de Theux
Photo de 1941 © KIK-IRPA, Bruxelles

 
 

 

- la pierre tombale d’Henri d’Eynatten, gouverneur du marquisat décédé en 1579, est adossée au mur, à gauche du chœur. Elle contient deux médaillons aux armes d’Eynatten et une inscription dans sa partie inférieure : « Icy repose noble et généreux seigneur Henry d’Eynatten en son temps seigneur de Bolland (…) grand maitre d’hostel du sérénissime prince de Liège et gouverneur de Franchimont » ;
- l’église abrite également la pierre tombale du gouverneur Robert de Lynden (1578-1607) et de son épouse. Les époux y sont représentés en prière et en gisant. L’inscription est aujourd’hui illisible et on devine des écus jumelés donnant les quartiers de chacun des conjoints ;
- parmi les nombreux bancs anciens sculptés d’inscriptions dédicatoires remarquablement conservés, le premier banc face au chœur dans l’allée de droite comporte une inscription faisait référence à Joseph-Clément de Bavière : « Pour la famille de Monsr de Bounameau, conseiller de S.A. Serme Electle dans son Conseil ordinaire et l’un des anciens bourguemaitres de Liège – 1713 ».

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Eglise de la Nativité de Notre-Dame

© Photo de 1943 © KIK-IRPA, Bruxelles

L’actuelle localité de Furnaux partageait sous l’Ancien Régime les destinées de la principauté de Liège et du comté de Namur. La localité portait alors le nom de Fénal et constituait une seigneurie hautaine relevant en fief du seigneur de Morialmé et appartenant à la principauté de Liège. Le comte de Namur y possédait certains droits parmi lesquels l’ost et la chevauchée et certaines taxes (la moitié de la taille, la formorture et les mortemain). Fénal est ainsi l’objet de nombreuses contestations entre Liège et Namur : en 1780, l’empereur ordonna la cession définitive de la seigneurie au prince-évêque de Liège. L’église du village, de style gothique, a été reconstruite vers le milieu du XVIe siècle et remaniée par la suite. Elle renferme plusieurs merveilles parmi lesquelles de superbes fonts baptismaux de la première moitié du XIIe siècle et plusieurs pierres tombales anciennes.

Encastrée dans le mur nord du chœur se trouve la dalle funéraire d’Antoine de Franau et Marie de Reding (1725). Cette belle dalle bipartite comporte, dans sa moitié supérieure, un bas-relief composé d’un décor de volutes formant un piédestal, de deux écussons et d’un homme et d’une femme sauvages. 

L’épitaphe, située dans la moitié inférieure, évoque le prince-évêque Jean-Théodore de Bavière : « (…) Seigneur messire Antoine Alexandre de Franau, comte de Fenal, chambellan de son Altesse Sérénissime l’électeur de Cologne (…) lequel est décédé le 1er de mai 1757 (…) ».

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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