Histoire et symboles Périodes historiques Préhistoire Antiquité Moyen Age Temps modernes Epoque contemporaine Indépendance de la Belgique Wallonie industrielle Mouvement flamand et mouvement wallon Première guerre mondiale Deuxième guerre mondiale Fin de la Belgique unitaire Wallonie politique et économique Ligne du temps Atlas historique Symboles Emblème Drapeau Hymne Fête Capitale Fleur Devise Enseigner la Wallonie Ouvrages historiques Culture et patrimoine Culture Musique Cinéma Architecture Orfèvrerie Sculpture Peinture Littérature Bande dessinée Patrimoine Folklore et traditions Carnavals Géants Marches Grands Feux Autres traditions Commission des Arts Intégrations Publications Subventions Prix de la Commission des Arts de Wallonie Exposition Art public Wallons marquants Dictionnaire des Wallons Distinction du Mérite wallon Création de cette distinction Insignes Commandeur Officier Chevalier Médaille Brevet Livre d'or Mérites wallons Distinction des Étincelles Création de cette distinction Étincelles Géographie Territoire Démographie Hydrographie, climat et sols
Accueil
Accueil

Ancienne cense des Carmes à Limal

© J. Massaux-SPW

La cense des Carmes, ou du Petit Sart, est une ancienne exploitation signalée depuis 1598 et acquise par les Carmes en 1727. Située au bord de la Dyle, il s’agit d’une petite ferme clôturée entièrement enduite et transformée en habitation dans l’Entre-deux-Guerres. 

Du bâtiment d’origine subsistent une porte charretière en arc cintré, deux autres petites portes cintrées du côté de la rue et une autre dans une dépendance. Une inscription située à droite de la porte d’entrée rappelle l’origine des bâtiments : « Ici s’élevait au XVIIIe siècle une cense dépendant de la communauté des Carmes Chaussés de Wavre, supprimée le 3 vendémiaire an V ».

Cette brève inscription entretient le souvenir d’une facette parmi les plus connues de la période française, celle de ses relations avec l’Église. Les premières années du régime républicain sont caractérisées par un profond anticléricalisme. Parmi les mesures adoptées, la suppression des ordres religieux, la réquisition de leurs biens matériels et la nationalisation de ceux-ci dans le but de les revendre. Rares sont les lieux qui aujourd’hui conservent la marque de cet état de fait, comme c’est le cas ici avec cette inscription, faisant aussi référence au calendrier républicain (24 septembre 1796).

Adresse

Rue des Carmes 2
1300 Wavre

carte

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancienne barrière de la chaussée à Ghislenghien

© Bruxelles, KIK-IRPA

L’ancienne barrière de la chaussée était autrefois une exploitation agricole, construite en 1799 comme indiqué sur la porte du logis. 

L’ensemble est constitué de plusieurs bâtiments construits en brique et calcaire sous de hautes bâtières de tuiles. 

Après son édification, le bâtiment sert aussi de poste frontière et de douane sous le régime français.

Adresse

Chaussée de Bruxelles 399
7822 Ghislenghien

 

carte

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancienne auberge du roi de Rome

L’édifice situé au n° 21 de la rue des Maux était autrefois appelé "auberge du roi de Rome", en hommage au fils et héritier de Napoléon. 

L’édifice a aujourd’hui été transformé en habitation et un commerce s’est installé au rez-de-chaussée. Toutefois, quelques éléments de façade rappellent encore son ancienne appellation. Le rez-de-chaussée est décoré de part et d’autres de colonnes surmontées d’une couronne de lauriers. Le balcon en fer forgé du premier étage est également décoré d’une couronne de lauriers et de lances rappelant les fonctions militaires. Enfin, l’aigle impériale se trouve toujours au centre de l’édifice, entre le premier et le second étage.

 

Adresse

Rue des Maux 21
7500 Tournai

carte

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancienne abbaye Saint-Victor de Huy

© IPW - Portail d’entrée de l’ancienne abbaye 

L’abbaye Saint-Victor de Huy était à l’origine un prieuré clunisien fondé au XIIe siècle par Ermesinde, fille du comte de Luxembourg.

Des moniales se fixent à Huy en 1144 et construisent un ensemble de bâtiments, tous détruits en 1595 lors de la prise du château de Huy par les Hollandais. Suite au désastre, le prieuré est élevé au rang d’abbaye par le pape Alexandre VII en 1636 et reconstruit une première fois. 

En 1723, l’abbesse Lutgarde Mottet entreprend une dernière fois la reconstruction des bâtiments que les Bénédictines quittent à la Révolution. Aujourd’hui, malgré la destruction des ailes est et ouest et de l’église, il reste un assez bel ensemble des bâtiments abbatiaux. On y accède par un beau portail calcaire surmonté d’un fronton aux armes de Lutgarde Mottet. 

Sous une haute niche se trouve un chronogramme indiquant la date de 1724. À l’arrière du portail se trouve un long bâtiment fortement reconstruit en 1947 après avoir été bombardé lors de la Seconde Guerre mondiale.

Déclarée bien national, l’abbaye est acquise en 1798 par J. Ouwerx, gendre du maire de Huy. 

Le 8 novembre 1811, Napoléon déjeune à l’abbaye en compagnie de l’impératrice, sur la route qui le mène de Liège à Givet.

Adresse

Rue Saint-Victor 5
4500 Huy

carte

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancienne abbaye du Val des Écoliers de Mons

© SPW - J. Massaux

Imposant monastère augustinien établi à Mons en 1252 et érigé en abbaye en 1617, l’abbaye du Val des Écoliers est supprimée en 1796, comme de nombreux autres établissements religieux. Les bâtiments périssent ensuite lentement avant de menacer ruine. 

En 1876, la ville de Mons en décrète la démolition dans un souci d’urbanisme. Aujourd’hui, seule une tour subsiste et rappelle l’existence d’un couvent à cet endroit. Entourée de verdure, cette tour de style classique de trois niveaux a été érigée en grès de Bray, pierre d’Écaussinnes et brique. Restaurée en 1892, elle comporte à l’ouest un portail classique surmonté d’une niche à ailerons et fronton triangulaire sous un cartouche aux armes de l’abbé M. J. d’Honner, commanditaire de la construction de l’édifice en 1739.

Sous le régime français, l’abbaye est réaffectée à de nombreuses reprises. Les Français la transforment en arsenal, salle de réunion et magasin. Les lieux sont ensuite partiellement investis par l’Anglais Mather et le Français Foissey pour y installer une usine de filage. Parallèlement, en 1805, la municipalité de Mons y installe un hôpital civil qui fonctionne jusqu’à l’abandon du site en 1876.

Adresse

Rue A. Masquelier 38 
7000 Mons

carte

Classement

Classée comme monument le 10 novembre 1955

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancienne abbaye d’Heylissem

© SPW - G. Focant

Abbaye de Prémontrés fondée en 1135, Heylissem sert d’avant-poste dans la défense du duché de Brabant aux alentours de 1300 avant d’être ravagée par un incendie en 1507. 

Restaurée par la suite, elle est à nouveau lourdement dévastée au cours des guerres de religion, notamment en 1568. Le monastère est rebâti selon les plans de Laurent-Benoît Dewez et François Roufflart entre 1760 et 1780 qui en font une des plus belles réalisations classiques de Wallonie. 

Malgré les affres de la Révolution et la reconversion des bâtiments au début du XIXe siècle, l’ensemble conservé de nos jours est encore exceptionnel à plus d’un point. Consacrée en 1780, l’église de style Louis XIV est caractérisée par son immense dôme qui surplombe les toitures de l’aile principale. L’ensemble est restauré en profondeur dans le dernier quart du XIXe siècle par Alphonse Balat, architecte attitré du roi Léopold II, dont la mission était d’effacer les traces de l’occupation des décennies précédentes. La façade principale est caractérisée par un haut frontispice structuré par des pilastres corinthiens.

Dès les premières années des troubles révolutionnaires, le sort de l’abbaye bascule. Après la défaite française de Neerwinden en 1793, l’abbaye est ravagée une première fois par les armées ; de nombreux moines sont forcés de s’exiler. La plupart reviennent toutefois en 1795, pour quelques mois seulement. 

L’année suivante, l’abbaye est supprimée ; un commissaire de la République procède à l’inventaire des biens le 26 septembre 1796. Déclarée bien national, l’abbaye voit ses domaines morcelés et est mise en vente. C’est un moine défroqué de l’abbaye Saint-Pierre de Gand qui acquiert l’ensemble le 22 avril 1797 dans le but de procéder à une opération financière avantageuse. Il revend en effet les bâtiments peu après à deux Français résidant dans la région, les frères Thiberghien, qui décident de transformer l’abbaye d’Heylissem en une filature de coton et une fabrique de tissus. L’entreprise profite des bienfaits économiques apportés par le régime français et obtient une médaille d’or à l’exposition de Paris en 1806. Pourtant, elle fait également les frais de la chute de l’Empire et périclite après la défaite de Waterloo. 

Revendue en 1821, elle est transformée en usine de fabrication d’eau de vie de pommes de terre par L.G Vanden Bossche, qui cesse les activités en 1870 pour faire transformer les lieux. La province du Brabant acquiert le domaine en 1962 et procède à sa restauration.

Adresse

Rue Armand Dewolf 2
1357 Hélécine

carte

Classement

Classé comme monument le 10 novembre 1955 et le 25 janvier 1977

Informations pratiques

chateaudhelecine.be

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancien moulin de Bierges et le monument Gérard

© IPW

Déjà mentionné en 1674, l’ancien moulin seigneurial de Bierges conserve des bâtiments des XVIIIe et XIXe siècles groupés autour d’une cour carrée. Le moulin a été érigé en brique et grès ferrugineux sur la rive droite de la Dyle. Sur la rive gauche se trouvent la grange et les écuries, séparées par un porche. Le moulin a été reconverti en jardinerie.

Le 19 juin 1815, le moulin est témoin de l’affrontement entre les Prussiens, défendant le bâtiment, et les Français, positionnés sur l’autre rive de la rivière. C’est au cours de ces combats que le général Gérard est touché d’une balle en pleine poitrine. Il est ensuite transféré dans la demeure du notaire Hollert afin d’y être soigné, à l’endroit même où la veille il avait sommé Grouchy de marcher au canon.

Un monument inauguré derrière le moulin de Bierges le 28 septembre 1958 rend hommage au général Maurice-Étienne Gérard, commandant le 4e corps des troupes impériales en 1815. Resté dans l’armée, il est nommé maréchal par le roi Louis-Philippe en 1830 et se porte au secours de la jeune Belgique en 1831 et 1832 face aux Hollandais. Il est donc connu chez nous sous ce double aspect ; c’est également la raison pour laquelle ce monument a été offert par le comité des fêtes pour la commémoration des journées de septembre 1830. 

Sculpté dans la pierre bleue, le monument est orné d’un portrait en médaillon du général. En dessous, figure l’inscription suivante : "En ces lieux fut blessé le 18 juin 1815 le général Gérard, héros de l’Empire et défenseur de notre indépendance nationale". Le général fut un des artisans de la retraite française, sous la conduite de Grouchy, menée dans un premier temps non loin de Waterloo.

 

Adresse

Rue du Manège 16
1301 Bierges (Wavre)

carte

Informations pratiques

https://www.moulindebierges.be/

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancien monastère de Malmedy

© G. Focant - SPW-Patrimoine

L’ancien monastère bénédictin de Malmedy possède une longue histoire qui remonte au VIIe siècle. La ville se développe autour de son abbaye, qui subit de nombreuses épreuves à travers le temps. Détruite par des raids normands et hongrois aux IXe et Xe siècles, elle est également à plusieurs reprises la proie des flammes. Les bâtiments sont renouvelés par le prince-abbé de Stavelot-Malmedy Guillaume de Manderscheidt entre 1535 et 1539. Les bâtiments conventuels conservés de nos jours datent de 1708, comme le renseignent les restes d’une inscription en ancrage située dans le cloître, et présentent une belle unité architecturale. Ils se composent de quatre ailes et deux avant-corps latéraux élevés en calcaire et moellons divers sur deux niveaux coiffés de hautes bâtières d’ardoises. Les bâtiments, annexés à la cathédrale, forment un grand cloître entourant une cour intérieure. L’édifice cesse d’être un monastère à la Révolution pour connaître de nombreuses affectations.

Relativement préservé des excès révolutionnaires malgré des dégâts commis en 1793, l’ancien monastère de Malmedy est rapidement réaffecté pour les besoins du nouveau pouvoir. L’importance et le bon état des bâtiments, situés en plein centre de la localité, en font un endroit idéal pour l’installation d’administrations. La sous-préfecture d’arrondissement de Malmedy s’y établit au début du XIXe siècle. Vendu comme bien national, le monastère est alors la propriété de l’arrondissement. Le tribunal de première instance occupe quant à lui une partie du rez-de-chaussée de l’ancienne abbaye.

Le monastère abrite aujourd’hui, dans une partie des bâtiments restaurés en 2005, le Trésor de la cathédrale de Malmedy, ainsi que le Malmundarium, cœur touristique et culturel de la ville.

Adresse

Place du Châtelet
4960 Malmedy

carte

Classement

Classé comme monument le 4 octobre 1974

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancien hôtel Simonis à Verviers

© IPW

Actuelle maison décanale de la paroisse Saint-Remacle et maison des vicaires, l’ancien hôtel Henri Simonis compte au nombre des demeures de prestige du centre de Verviers. Cette demeure aristocratique a été érigée en 1806 et constitue encore aujourd’hui un témoin de l’importance de Verviers sur le plan industriel dès les premières années du XIXe siècle. La façade, de style néoclassique, compte trois niveaux de cinq travées, dont les deux de gauche pourraient avoir été construites ultérieurement. La dernière travée à droite est percée d’une porte cochère s’ouvrant sur un vestibule qui traverse l’édifice de part en part et permet d’accéder à la cour intérieure et le jardin, où se trouvent également les dépendances, construites quant à elles en 1727 par le propriétaire précédent. La maçonnerie de l’ouvrage est mixte et traditionnelle de nos régions : les façades alternent brique et pierre bleue. 

L’intérieur est lui aussi caractéristique de l’époque de son édification au temps de l’Empire ; il comporte notamment de beaux plafonds en stuc et des cheminées en marbre.

La maison est cédée en 1830 par la veuve de Henri Simonis à son neveu, l’industriel Raymond de Biolley qui l’échange en 1839 contre l’ancienne église désaffectée de la place du Marché. Le conseil de fabrique dispose ainsi depuis lors d’une résidence pour le curé-doyen.

Adresse

Rue des Raines 6
4800 Verviers

carte

Classement

Classé comme monument le 19 octobre 1984

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Accueil

Ancien hôtel du marquis de Gages

© SPW - J. Massaux

 

Cette imposante construction, signée par l’architecte Fonson, date de 1767-1768. Il s’agit d’une demeure classique composée de pas moins de quatorze travées s’élevant sur deux niveaux sur soubassement en pierres appareillées, faisant partie des nombreux très beaux hôtels de maîtres du centre historique de Mons.

L’horizontalité de la façade de briques et pierre enduites est rehaussée par les deux cordons moulurés qui séparent les niveaux ou surmontent les baies du premier étage. Cet effet est uniquement rompu par les antes à refends bordant un portail monumental fortement décentré de style Louis XV-Louis XVI. L’arc cintré est orné de claveaux à crossettes et d’une clé avec acanthe. Deux minces consoles à feuillage, reproduites également à l’étage, supportent un balcon à garde-corps en ferronnerie précédant une porte-fenêtre. Les baies sont assez similaires, seules les clés les différencient. Celles du rez-de-chaussée montrent une double rangée de perles, tandis que celles de l’étage sont caractérisées par une acanthe stylisée. Le tout est couvert d’une toiture en bâtière rythmée de lucarnes à fronton semi-circulaire.

C’est dans cet hôtel que séjourna le général Dumouriez au lendemain de la bataille de Jemappes lors des quelques jours qu’il passa à Mons avant de se diriger vers Liège.

À droite de la façade, un portail de style Louis XV-Louis XVI surmonté d’un gardecorps en fer forgé conduit vers une petite cour intérieure bordée de différentes ailes, solidarisées les unes aux autres par des angles concaves. Ceux-ci permettent un traitement en  hauts panneaux qui accueillent des stucs de grande qualité représentant les quatre saisons. 

L’hôtel a bénéficié en 2013 d’une restauration menée par la Ville de Mons. Les bâtiments accueillent aujourd’hui les locaux de l’Administration communale.

Adresse

Rue d'Enghien 18
7000 Mons

carte

Classement

Classé comme monument  le 9 mai 1989

Auteur de la fiche

Frédéric MARCHESANI, 2014
Portail de la Wallonie Service public de Wallonie Parlement wallon Géoportail de la Wallonie IWEPS Wallex Institut Jules Destrée Agence Wallonne du Patrimoine Visit Wallonia Inventaire du Patrimoine Musée de la vie wallonne Bel-Memorial Museozoom Musée du Carnaval et du Masque Fondation wallonne de LLN BiblioWall

Téléphone vert : 1718 (fr) & 1719 (de)

Formulaire de contactIntroduire une plainte au SPW
Mentions légales Vie privée Médiateur Accessibilité