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Ancien hôtel de Sécus

© SPW - J. Fassaux

Cet important hôtel de maître construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle appartient à l’origine à la famille de Sécus. Il est transformé en 1859 en établissement d’enseignement dirigé par les sœurs de Sainte-Marie puis par les Ursulines et est actuellement la propriété du Service public fédéral Justice ; il fait office d’annexe au tribunal de Mons. 

Jadis enduite et élevée en brique et pierre bleue, la façade superpose deux niveaux de sept travées et est caractérisée par la présence d’un riche portail en pierre au niveau de la seconde travée.

Dans les jours ayant suivi la victoire de Fleurus, la maison de maître est affectée le 2 juillet 1794 au commissaire civil Jasmin Lamotze chargé d’administrer provisoirement ce qui deviendra par la suite le département de Jemappes. L’hôtel de Sécus peut à certains égards être considéré comme une préfecture provisoire. Parmi les premières actions du commissaire figure celle de nommer les membres des administrations de district qui se réunissaient dans l’ancien hôtel du charge ensuite d’organiser toutes les communes de l’ancien comté de Hainaut en municipalités à l’instar de ce qui se faisait en France.

Adresse

Rue de Nimy 70
7000 Mons

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Ancien hôtel de Gomegnies

Fortement remanié au XIXe siècle, l’ancien hôtel de Gomegnies a été érigé pour la première fois au XVIIIe siècle. Sa façade arrière de type tournaisien en est encore aujourd’hui le témoin. L’imposante façade à rue a pour sa part été transformée et présente une composition symétrique à trois niveaux de neuf travées construites en brique et pierre. L’édifice abrite actuellement un établissement provincial d’enseignement.

Le 12 juillet 1794, l’hôtel est affecté au directoire du district de Mons, institution provisoire vouée à devenir l’institution préfectorale une fois l’annexion avalisée par le législateur français en 1795. Les occupants de l’hôtel de Gomegnies étaient étroitement liés à celui qui siégeait dans l’hôtel de Sécus, dont ils dépendaient directement. Leur travail consistait à parcourir le futur département afin de procéder à l’installation des nouvelles municipalités. Le schéma était toujours le même : destitution du mayeur et des échevins, prestation de serment des nouveaux administrateurs (maintenir la liberté et l’égalité, mourir à leur poste, s’il le fallait, en les défendant), déclaration de l’installation du nouveau pouvoir. La grande majorité de ces opérations prit fin en novembre 1794.

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Ancien couvent des jésuites de Marche-en-Famenne

© SPW - J. Massaux

Les jésuites, présents dans toutes les grandes villes wallonnes à l’Époque moderne, s’installent à Marche en 1627. De leur présence subsiste un ensemble architectural de premier plan, au centre de la ville. La Maison des Pères, construite entre 1650 et 1671, abritait les logements de la communauté. L’église, érigée en brique et pierre bleue en 1732, comporte une nef unique et un chœur semi-circulaire. Enfin, plusieurs bâtiments annexes telle une écurie ou des classes dédiées à l’enseignement que prodiguait la communauté, se trouvent le long de la rue des Brasseurs. 

En 1773, les Jésuites quittent Marche à la suite de la dissolution de leur ordre par le Vatican. Leurs bâtiments sont réaffectés en collège royal en 1777 par l’impératrice Marie-Thérèse. Sous le régime français, le couvent change une fois encore d’affectation et accueille un tribunal de première instance à partir de 1806. En effet, l’ancien hôtel de ville, abritant jusque-là cette institution judiciaire, venait d’être détruit dans un incendie.

Les bâtiments ont aujourd’hui été brillamment restaurés et réaffectés. Ils abritent depuis les années 1990 un hôtel-restaurant.

Adresse

Rue des Brasseurs, 2
6900 Marche-en-Famenne 

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Classement

Classé comme monument (église) le 2 septembre 1985

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Ancien château Zualart

Compris dans un ensemble de bâtiments disposés en U autour d’une cour carrée, le château se situe le long de la rue de Bruxelles à Fleurus. Il a sans doute été érigé dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. 

L’édifice compte deux niveaux de neuf travées groupées par trois, chacune surmontée d’une lucarne à croupe. 

Le bâtiment est utilisé comme quartier général par l’armée française pendant la bataille de Ligny. Dans le parc se trouve la stèle du boulet. 

En 1912, un vaste complexe scolaire (Institut Notre-Dame) est aménagé au départ château Zualart.

 

Adresse

Rue de Bruxelles 97
6220 Fleurus

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Plaque passage de Napoléon à Beaumont

© SPW - J. Massaux

L’hôtel de ville de Beaumont, situé sur la Grand-Place, partage avec l’institut Paridaens les locaux d’une ancienne propriété achetée en 1805 par les Riquet-de Caraman, propriétaires des châteaux de Chimay et de Beaumont. La maison communale est totalement enserrée par l’ancien hôtel princier. 

La façade principale a été reconstruite en style néogothique entre 1853 et 1855 mais l’arrière de l’édifice conserve des parties plus anciennes, ouvertes sur un beau parc. 

Venu de France, Napoléon s’apprête à entrer en Belgique alors que ses armées reprennent Thuin dans le but de se diriger vers Charleroi. Le 14 juin 1815, il est à Beaumont, aux portes de notre pays. Il passe la nuit dans le château des Caraman-Chimay. 

En 1992, une plaque surmontée d’un aigle a été apposée sur la façade, à gauche de l’entrée, par la section belge des amitiés internationales napoléoniennes : "Ici l’empereur Napoléon Ier passa la nuit du 14 au 15 juin 1815". 

À l’étage, dans le bureau de la direction, se trouve une autre plaque commémorative : "Napoléon Bonaparte a couché dans cette chambre dans la nuit du 14 au 15 juin, c’est ici qu’il donna ses ordres à ses généraux et prit ses dispositions pour se porter au devant des armées alliées 4 jours avant la bataille de Waterloo".

Adresse

Grand-Place 12
6500 Beaumont

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Ancien château des Baillet-Latour

Réduit à l’état de "masure" par les troupes françaises le 17 avril 1794 et progressivement restauré depuis les années 1960, l’ancien château des Baillet-Latour, situé sur l'entité de Virton, témoigne de l’histoire féodale du lieu. 

L’installation d’une seigneurie à cet endroit est attestée depuis le XIe siècle. Plusieurs fois assiégée et reconstruite, la forteresse est une dernière fois détruite en 1657. Vendu en 1659 à Mathieu Baillet, le château est restauré dans le dernier tiers du XVIIe siècle. La famille des châtelains est particulièrement proche du pouvoir autrichien : elle obtient reconnaissance de noblesse en 1674 et devient propriétaire d’une seigneurie haute-justicière. 

À la fin de l’Ancien Régime, l’impératrice Marie-Thérèse érige la seigneurie en comté en remerciement de services rendus par la famille. C’est dans ce contexte que le château est pillé et incendié par les troupes révolutionnaires françaises. Il n’est pas restauré par la famille de Baillet qui reste proche de l’ancien pouvoir sous le régime français : Charles-Antoine-Maximilien de Baillet (1737-1806) devient maréchal en 1796, commandant de l’armée d’Allemagne en 1797, président du conseil aulique autrichien en 1805 et propriétaire du régiment des Dragons de Latour, corps de soldats wallons au service de l’Autriche pendant les guerres napoléoniennes. 

Aujourd’hui, le château en quadrilatère a en partie été relevé de ses ruines et aménagé en hôtel-restaurant.

Adresse

Rue du 24 août 1
6761 Latour (Virton)

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Abbaye Saint-Laurent de Liège

© SPW - G. Focant

L’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Laurent a été fondée à la suite de la construction en 968 d’un oratoire dédié à saint Laurent par l’évêque de Liège Éracle. L’évêque Réginard offre au monastère sa charte de donation en 1034. L’abbaye reste jusqu’à l’annexion française un foyer intellectuel de premier plan jouissant d’un rayonnement exceptionnel. Les bâtiments subsistant s’articulent autour de deux cours jointives plantées d’arbres. 

La cour d’honneur est bordée par l’hôtel abbatial construit aux XVIIe et XVIIIe siècles, par le bâtiment dit "du Vivier" et par une aile néogothique érigée en 1904 pour remplacer les anciennes écuries. Au centre, autour du puits, sont disposées les colonnes d’origine de la première cour du palais des princes-évêques. La seconde cour est constituée par les trois côtés du cloître, lui aussi du XVIIIe siècle, surplombant la ville et fermé à l’origine par l’imposante église abbatiale, détruite en 1809.

Comme de nombreux autres établissements conventuels, l’abbaye Saint-Laurent voit son sort basculer avec la fin de l’Ancien Régime. En 1790, au plus fort de la Révolution, le prince-évêque de Liège appelle à l’aide ses voisins et des troupes prussiennes s’installent à l’abbaye et en perturbent l’activité religieuse. En 1792, à l’initiative du dernier prince-évêque François-Antoine de Méan, Saint-Laurent accueille des réfugiés de prestige : le comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI et futur Charles X et sa famille venus de Namur. 

Après l’entrée triomphale du général Dumouriez à Liège en novembre 1792 et l’occupation de nos régions par les Français, les moines se résignent à accueillir des troupes et à transformer leur abbaye en hôpital militaire, à dater du 1er février 1793. Les soldats républicains, les malades, les blessés et même les galeux et les vénériens sont accueillis au rez-de-chaussée, dans le cloître et dans l’abbatiale. 

Après la débâcle de Dumouriez à Neerwinden, les moines réinvestissent leurs biens pour quelques mois seulement. La victoire de Fleurus et la seconde occupation de Liège par les troupes républicaines sonnent le glas de l’abbaye. En 1795, elle devient officiellement l’"Hôpital de l’Égalité". Le 1er septembre 1796, les biens de l’abbaye sont saisis et dispersés. 

En 1809, l’abbaye est sécularisée et l’abbatiale démolie. En 1814, au cours des dernières campagnes napoléoniennes, quelques soldats de la Grande Armée considérés comme prisonniers de guerre figurent au  nombre des "patients" de l’hôpital, au même titre que des Suédois, Hollandais, Prussiens, Autrichiens et Russes. Les Hollandais transforment l’ancienne abbaye en caserne militaire dès 1815 sans supprimer l’hôpital créé auparavant par les Français. Cet hôpital militaire fonctionne jusqu’en 1970.

En 2021, la Province de Liège achète le site de Saint-Laurent et y installe, un an plus tard, les services dépendant du département de la Santé et des Affaires sociales. 

Adresse

Rue Saint Laurent 79
4000 Liège

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Abbaye Saint-Denis-en-Brocqueroie

© G. Focant

Implantée à quelques kilomètres de Mons, l’abbaye Saint-Denis-en-Brocqueroie a été fondée en 1081 par des moines bénédictins venus de l’abbaye de Saint-Denis sous l’impulsion de la comtesse Richilde de Hainaut. Les moines y aménagent un chapelet d’étangs, un moulin et un enclos monastique au bord de l’Obrecheuil, petit affluent de la Haine. 

L’abbaye entretient des relations privilégiées avec les chanoinesses de Sainte-Waudru tout au long de l’Ancien Régime avant de connaître une destinée nouvelle après la Révolution. 

Forcés d’abandonner leurs installations, les moines quittent un ensemble architectural d’une grande harmonie. Le site abbatial est toutefois épargné par la Révolution : ses nombreuses qualités (cours d’eau puissant et bâtiments vastes et solides) attirent l’attention des industriels. 

Le 3 mars 1798, l’abbaye est vendue comme bien national à Constant Duval de Beaulieu, maire de Mons de 1800 à 1815 et homme d’affaires davantage préoccupé par le développement technique et industriel que par la religion. Le bien ne reste que peu de temps entre ses mains ; l’abbaye est revendue le 23 janvier 1804 à Désiré-François Tiberghien, déjà propriétaire de l’abbaye d’Heylissem 2, qui réaffecte les bâtiments en filature de coton.

L’entreprise prospère rapidement. En 1808, on compte déjà 424 ouvriers fileurs, dont la plupart sont des femmes. Dans les dernières années de l’Empire, les effectifs passent à plus de 2 500 ouvriers. Certains considèrent même l’industrie de coton d’Obourg-Saint-Denis comme la plus importante filature de tout l’Empire à cette époque. 

C’est probablement la chute du régime et la défaite finale de Napoléon en 1815 qui occasionnent les premiers soucis à l’entreprise qui se maintient toutefois et procure du travail à quelques centaines de personnes jusqu’en 1957 lorsque les activités sont définitivement transférées sur un autre site. 

Un incendie provoque en 1959 la disparition de tous les aménagements industriels réalisés dans l’aile des dortoirs et des réfectoires. Les vestiges de l’activité sont toutefois encore assez importants pour considérer l’ancienne abbaye comme un site d’archéologie industrielle. Nous y trouvons une haute cheminée, les vestiges d’une machine hydraulique et le château de la famille Tiberghien. 

Depuis 1978, le site abrite un habitat groupé composé d’une vingtaine d’unités familiales réparties dans les anciens bâtiments abbatiaux et industriels.

Adresse

Rue de la Filature 4
7034 Saint-Denis (Mons)

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Classement

Classée comme monument le 6 avril 1981

Informations pratiques

www.abbaye-st-denis.be

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Frédéric MARCHESANI, 2014
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Abbaye de Val-Dieu

© SPW - G. Focant

L’abbaye cistercienne Notre-Dame du Val-Dieu a été fondée en 1216 après le transfert des moines de l’abbaye de Hocht, attirés par le duc de Limbourg Henri III et le comte de Dalhem Lothaire II. La communauté s’installa à l’époque à cheval sur le territoire de deux seigneuries, la seigneurie de Charneux (duché de Limbourg, ban de Herve) et la seigneurie de Neufchâteau (comté de Dalhem, ban d’Aubel). 

L’abbaye atteignit son apogée dans la seconde moitié du XIIIe siècle et possédait alors un vaste domaine comprenant moulins, granges, maisons, vignes, fermes et terres faisant de l’abbé le plus riche propriétaire foncier de la région. 

Au XVIIIe siècle, une grande campagne de reconstruction de l’abbaye et de ses propriétés fut entreprise sous l’abbatiat de Jean Dubois (1711-1749). Après la Révolution, l’abbaye vit la dispersion de sa communauté abbatiale en 1796, fut rachetée par l’abbé Uls et la vie conventuelle reprit en 1805.
 

L’abbatiale de Val-Dieu
L'abbatiale de Val-Dieu 
© IPW 

Au centre du domaine se trouve l’église abbatiale dédiée à la Vierge et construite sur plan basilical en style gothique. La flèche de la croisée du transept est une réplique installée en 1934 de l’original effondrée en 1839. Achevée en 1884, la reconstruction conserve des étapes antérieures allant du XIIIe au XVIIe siècle. 

Les bâtiments conventuels sont répartis autour du cloître, au sud de l’église ; à l’ouest se trouve le quartier abbatial et le quartier des étrangers ou logis des hôtes portant encore les armes de l’abbé Jean Dubois. Dans les ailes opposées à la cour d’honneur se trouve la basse-cour ou ferme de l’abbaye et, de l’autre côté de la route, le moulin de Val-Dieu toujours en activité. Démolis et reconstruits à plusieurs reprises, les bâtiments abbatiaux remontent principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Au fil des siècles, la communauté abbatiale de Val-Dieu a joué un rôle de premier plan dans la région, notamment au niveau politique. L’abbé de Val-Dieu siégeait en effet aux États du duché de Limbourg et des pays d’Outremeuse et participait de ce fait à ses décisions. Le salon du quartier des étrangers de l’abbaye conserve une trace des relations étroites entre le pouvoir politique et l’abbaye. Une cheminée est ornée d’un portrait de l’empereur Léopold Ier du Saint-Empire (1658-1705).

Portrait de l’empereur Léopold Ier au-dessus de la cheminée du salon du quartier des étrangers
Portrait de l’empereur Léopold Ier au-dessus de la cheminée du salon du quartier des étrangers
© KIK-IRPA, Bruxelles

L’église Notre-Dame du Val-Dieu est un édifice gothique construit selon un plan basilical. Elle fait partie intégrante de l’abbaye Notre-Dame du Val-Dieu. Créée par une communauté cistercienne qui habita les lieux depuis le XIIIe siècle, l’ensemble abbatial est composé d’une église, d’un cloître, de locaux conventuels, d’un ancien logis abbatial, de l’ancien quartier des étrangers (ou château) et d’une ferme.

L’église abbatiale actuelle est le résultat de nombreuses phases de construction, destruction, reconstruction et restauration depuis sa construction en 1225 jusqu’à l’effondrement d’une partie de l’abbatiale en 1839. Pillée pendant le début du XIXe siècle, l’église est reconstruite jusqu’en 1884.

Elle est composée d’une nef à cinq travées (avant le XVIIe siècle, elle en comptait sept). La nef est flanquée de deux collatéraux. L’ensemble est contrebuté par des arcs-boutants néogothiques. La croisée du transept est surmontée d’une flèche, reconstruite en 1934.

Remarquons les stalles du chœur de type Renaissance provenant de l’abbaye de la Paix-Dieu à Amay. Le mobilier est dans son ensemble de style néogothique, il remplace le mobilier vendu au XIXe siècle.

Adresse

Val-Dieu 227
4880 Aubel

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Classement

Classée comme monument le 10 février 1942
Classée comme site le 4 octobre 1974 et le 16 octobre 1975 (abbaye)

Informations pratiques

www.abbaye-du-val-dieu.be

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Frédéric MARCHESANI, 2013
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Buste Godefroid KURTH

© © Photo Paul Delforge – Diffusion Institut Destrée © Sofam

Buste à la mémoire de Godefroid Kurth, réalisé par Jenny Lorrain, 28 septembre 1947.


Dans la cour du Musée archéologique luxembourgeois, à Arlon, se dresse un buste dédié à Godefroid Kurth (1847-1916). Il a été inauguré le 28 septembre 1947 pour marquer le centième anniversaire de la naissance de l’historien originaire du sud de la Wallonie. L’événement est aussi destiné à témoigner le soutien de l’ensemble des autorités, politiques et scientifique, à la démarche entreprise de longue date par l’Institut archéologique du Luxembourg qui fête alors les cent ans de la création de ce qui s’appelait alors la Société archéologique de la province de Luxembourg.


Constitué en société privée depuis 1862 moment où la Société devient Institut…, devenu asbl en 1928, l’Institut s’est installé, à partir de 1934, dans les bâtiments de l’ancienne maison communale, mis à sa disposition par la ville. Grâce au dévouement de ses membres, un Musée est ouvert en 1936. Deux ans plus tard, sous le patronage de l’Académie luxembourgeoise, se constitue un Comité destiné à honorer Godefroid Kurth dans sa ville natale. La direction de ce comité est confiée à A. Bertrangs, par ailleurs président de l’Institut archéologique d’Arlon : la souscription publique et les projets de monument sont cependant interrompus par la Seconde Guerre mondiale.


Après la Libération, le Comité Godefroid Kurth et l’Institut archéologique unissent leurs efforts pour monter un projet commun en dépit de la violente polémique qui opposa l’historien à l’Institut en 1900, le professeur liégeois donnant d’ailleurs à l’époque sa démission de la société luxembourgeoise. Prenant le prétexte de commémorer le centième anniversaire de la naissance de Godefroid Kurth à Arlon (11 mai 1847) et les cent ans de l’Institut, la cérémonie qui se déroule conjointement autour de G. Kurth et du Musée est l’occasion de réaffirmer la dynamique culturelle menée dans le sud de la province du Luxembourg. C’est le « Comité Godefroid Kurth » qui a pris l’initiative du buste.


Pour l’occasion, une cinquantaine de représentants des grandes institutions scientifiques et des sociétés savantes du pays se sont réunis à Arlon, autour des ministres belge et grand-ducal de l’Instruction publique ; les discours furent l’occasion de rappeler la part importante prise aux travaux de l’Académie royale de Belgique et de la Commission royale d’Histoire par le savant, le biographe de Clovis, le chroniqueur de la Cité de Liège au moyen âge, l’érudit des Chartes de l’abbaye de Saint-Hubert, le critique pénétrant des Études franques et le toponymiste des Origines de la frontière linguistique. Hommage est aussi rendu au Luxembourgeois si attaché à sa terre natale et si fier d’elle ; il fut rappelé aussi l’engagement politico-religieux de Godefroid Kurth, chrétien engagé dans la cité, auteur des Origines de la civilisation moderne et apôtre hardi du mouvement ouvrier. Professeur à l’Université de Liège, créateur des premiers séminaires d’histoire et maître d’Henri Pirenne, G. Kurth a laissé une œuvre considérable, appliquant strictement la critique historique à l’égard des écrits de ses prédécesseurs.
Le buste en bronze est une reproduction de celui qu’avait réalisé dans le marbre le sculpteur Jenny Lorrain (1867-1943) à la demande de l’Université de Liège, dans l’Entre-deux-Guerres. Rien ne prédestinait l’artiste à la sculpture. En effet, à ses débuts, la jeune fille s’était orientée vers la musique, recevant une forte formation de violoniste. Mais un buste exposé à Verviers (1885) est remarqué par Hippolyte Leroy qui se charge de sa formation dans son atelier à Gand (1891). Rare femme à exercer dans l’art des sculpteurs et des médailleurs, Jenny Lorrain poursuit sa formation à Paris, à l’Académie Jullian (1891-1896), tout en fréquentant de nombreux ateliers et en suivant des cours de médecine afin de mieux appréhender l’anatomie humaine. Présente dans de nombreux Salons, elle se spécialise dans les médailles et les bustes.

 

Sources

Léopold GENICOT, Commémoration Godefroid Kurth à Arlon, dans Revue belge de philologie et d’histoire, Bruxelles, 1946, t. 25, 3-4, p. 946-947
La Vie wallonne, 15 décembre 1938, CCXX, p. 100
La Vie wallonne, 1948, II, n°242, p. 135-137
Paul GÉRIN, dans Nouvelle Biographie nationale, t. 8, p. 212-219
Louis LEFEBVRE, Le musée luxembourgeois, Bruxelles, Crédit communal, 1990, coll. Musea Nostra
L. HISETTE, Jenny Lorrain, dans Le Pays gaumais, 1945-46, p. 80-88
Gaston HEUX, Le Sculpteur Jenny Lorrain, Bruxelles, éd. Savoir et Beauté, 1927, p. 3-10
Hélène VAN HOVE, Le sculpteur Jenny Lorrain, dans Scarabée, revue mensuelle Littéraire - artistique - Scientifique - Mondaine, Bruxelles, 6e année, mai 1937
Paul PIRON, Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles, Lasne, 2003, t. II, p. 94
Marjan STERCKX, Parcours de sculptrices entre Belgique et France. Présence et réception, p. 18, dans Journée d’études, Lille, IRHIS, Lille III

 

Adresse

Rue des Martyrs 13
6700 Arlon
Cour du Musée archéologique luxembourgeois

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Paul Delforge
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