Chartry d’Heur Jean-Marie
Nessonvaux, 1937
Jean-Marie Chartry d’Heur est né dans le Val de Vesdre à la fin de 1937 à Gomélèvay (Nessonvaux), province de Liège. D’ascendance auvergnate par sa mère, il fut élevé par un grand-père wallingant qui entretint chez lui la flamme du dialecte wallon. Le déterminisme de la branche paternelle qui le faisait d'ascendance romane depuis le XIIIe siècle (Heur = Heure-le-Romain), l'a conduit à la militance wallonne. Il a été le célébrateur des Adolphe Hardy, Paul Gérardy, Albert Mockel, ou du Congrès national wallon qui en 1945 rattacha éphémèrement la Wallonie à la France.
Durant 17 ans maître de conférences à la Sorbonne où il enseigna la langue d’oc et l’ancien français, Jean-Marie Chartry d’Heur est professeur émérite de l’ULg où il a dirigé jusqu’à sa retraite les Services des Langues et Littératures romanes et de Littérature comparée. Lui-même s’est formé à Liège, Coïmbre, Lisbonne, Rome, Bucarest, Paris, Barcelone. Polyglotte, comparatiste et romaniste complet, il est l’auteur de plus de 300 publications, ses curiosités d’érudit éclectique le portant du moyen âge à l’époque contemporaine. Il fut le troisième et dernier directeur de la revue La Vie wallonne. Poète en quatre langues, on lui doit aussi un opus photographicum personnel largement inédit. L’Oranienne, ses archives et sa bibliothèque, sont en cours d’inventaire. Le professeur d'Heur a légué une partie de ses archives aux Archives régionales de Wallonie à Beez.
Jean-Marie Chartry d’Heur réside aujourd’hui en Allevard dans le Dauphiné, en bordure de la Savoie.
© Jacques Vandenbroucke
Activité(s) : Lettres wallonnes, Militantisme wallon
Germain Jean
Spontin, 04/06/1949
Dès ses études en philologie romane (Namur-Louvain), Jean Germain s'intéresse au wallon, tant à la philologie qu'à la littérature dialectale. Sur la lancée de son mémoire de licence consacré au vocabulaire wallon des ouvriers carriers de son village (1er Prix de philologie à Liège, 1971), il enchaîne avec des recherches ayant trait à la dialectologie wallonne et à la toponymie dialectale de diverses communes condruziennes.
Il entame une carrière à l'UCL, au sein de la Bibliothèque générale de l'université. Conservateur à la Bibliothèque centrale dès 1971, suite au splitsing de l’université de Louvain, il participe aux opérations de partage et de reconstitution de la section francophone de la bibliothèque, puis au déménagement vers Louvain-la-Neuve des collections échues à l'UCL en 1979. Il deviendra ensuite directeur de la Bibliothèque générale et de sciences humaines, assumant aussi le rôle pour l'UCL de membre de la Conférence des bibliothécaires en chef des universités belges (1990-1997) et d’associations européennes de bibliothécaires en chef. Il part à la retraite en 2009.
En 1980, il est nommé membre de la Section wallonne de la Commission royale de Toponymie et de Dialectologie, en charge de la province de Namur (contrôle des noms de rues et révision des cartes IGN), commission dont il devient secrétaire dès 1984 jusqu’à ce jour. Il y gère les archives de la Section wallonne de la Commission, archives qu’il a commencé à confier aux Archives de la Région wallonne à Beez. En 1983, il est accueilli à la Société de langue et de littérature wallonnes (Liège), puis au Conseil des langues régionales endogènes de la Communauté française de Belgique, depuis 1994.
Son emploi à la bibliothèque ne l’empêche pas de mener parallèlement une riche carrière scientifique, gravitant autour de plusieurs sujets dont l’étude étymologique de termes dialectaux de Wallonie (wallon namurois, ancien wallon), de vocabulaires spécialisés (carrières, pêche, moulins, etc.) et de la microtoponymie qui y est liée. Il publie une trentaine d’ouvrages, une dizaine de bibliographies et de monographies toponymiques ainsi qu’une centaine d’articles sur la toponymie et l’anthroponymie wallonnes ainsi que sur la scripta en Wallonie, dont quatre articles sur l’évolution sémantique du terme wallon, sur le NF Wallon et sur la chronologie de Wallonie /Wallonia.
À partir de 1988-89, on le retrouve comme continuateur et co-auteur du Dictionnaire des noms de famille en Belgique romane avec Jules Herbillon (1996), publié par le Crédit communal, dont une nouvelle édition paraît aux éditions Racine en 2007 sous le titre Dictionnaire des noms de famille en Wallonie.
Il participe au projet européen PatRom (Patronymica romanica) qui vise à établir collectivement un dictionnaire étymologique et historique des noms de personnes dans les pays de langue romane, dont sept volumes ont déjà paru chez Niemeyer et de Gruyter. Dans le cadre de ce projet, il s’impose progressivement comme le responsable principal de la coordination générale des articles du dictionnaire et des relations avec De Gruyter à Berlin.
En 2008, pour le compte du Service de la langue française, il se charge également de fixer, à partir de l’usage, le Guide des gentilés ou noms d’habitants en Communauté française de Belgique. En 2016, il se charge de la révision complète du Dictionnaire du parler wallon de Jamioulx de son beau-père Willy Bal, mais aussi de l’édition d’un recueil de ses articles intitulé Enjeux et atouts du français en Afrique noire (Harmattan, 2014). Enfin, très important est le « mémoire » intitulé Les noms officiels des communes de Wallonie, de Bruxelles-Capitale et de la Communauté germanophone. Évolution et fixation orthographique des toponymes majeurs de 1795 à nos jours. Avec indication de la prononciation française (API), de la forme régionale wallonne et du gentilé, Louvain-Paris, Peeters, 2020.
Président d’honneur du cercle littéraire wallon Les Rèlîs namurwès depuis 2014, Jean Germain se consacre aussi à la littérature wallonne, à travers quelques articles consacrés à la littérature wallonne namuroise et à deux écrivains wallons majeurs, Auguste Laloux (Dorinne, 1906-1976) et Willy Bal (Jamioulx, 1916- 2013), dont il édite des recueils de poèmes et deux pièces de théâtre manuscrites, Maître Pathelin et le Sganarelle de Molière (2016).
En 1993, sur la base de l’important portefeuille d’ouvrages et articles qu’il peut présenter, il obtient une assimilation au doctorat en philologie romane à l’UCL. L’université a besoin d’un « locuteur natif » pour assumer les cours liés à la philologie et à la littérature wallonne. Au département d'études romanes de l'UCL, il est désigné suppléant du cours d’« Introduction aux études de linguistique romane » en 1998-1999. De 2001 à 2010, il assure les cours de langue et de littérature wallonnes ainsi que ceux de toponymie et d’anthroponymie françaises et wallonnes. Il est professeur invité dans le cadre du cours bisannuel d'Histoire de la Wallonie (2001-2022).
Parmi les distinctions scientifiques et académiques lui décernées, on épinglera le « Prix des Bibliothèques publiques de la Communauté française de Belgique » (1976), le « Prix Sciences humaines » de la Fondation Plisnier (1997), le « Prix Joseph Houziaux » de l’Académie royale de Belgique (2006), le titre de « Namurois de l’année » dans la catégorie Patrimoine (2009), le « Prix Albert Dauzat » 2018-2019 de la Société française d'onomastique à Paris et le titre de « Personnalité Richelieu » 2019-2020 pour la Belgique et le G.-D. de Luxembourg.
On ajoutera qu’il est membre actif du Comité international des Sciences onomastiques (CISO/ICOS) depuis 1987, membre du Comité GENUNG (groupe francophone) des Nations Unies pour la normalisation des noms géographiques depuis 2005, membre correspondant de l’Academia de la Llingua Asturiana depuis 2011, membre de comités scientifiques de plusieurs revues d’onomastique, dont la Rivista italiana di onomastica (Rome), Onomàstica : anuari de la Societat d'Onomàstica (Barcelone) et Nouvelle revue d'onomastique (Paris).
À l’échelon local, on le retrouve comme éditeur principal de deux ouvrages consacrés à l’histoire et au patrimoine de Spontin (2004) et de Crupet (2009), ainsi que comme auteur du carnet du patrimoine sur la commune d'Yvoir (2011) et d’un ouvrage intitulé Spontin, de sang et de feu (2014), à l’occasion des commémorations du 23 août 1914.
Jean Germain aime à partager sa passion à travers plus de 200 conférences données en Belgique et en France, sur l’origine des noms de famille, la toponymie et la vitalité des dialectes de Wallonie. Ces dernières années, il anime des émissions proposées par les télévisions régionales sur des sujets analogues : « Ma Rue » pour Canal-C Boukè (Namur, 2020-2022), « Choûtoz on miète » pour MaTélé (Dinant-Rochefort) depuis 2021.
Un riche parcours dédié aux mots wallons, aux Wallons eux-mêmes et à la Wallonie.
Biographie réalisée sur base des éléments de l’Institut Destrée
© Françoise Bal
Activité(s) : Lettres wallonnes
Dardenne Milo
Sommière, 13/01/38
Fils de Louis Dardenne et de Renée Goffinet, Émile dit « Milo » voit le jour le 13 janvier 1938 à Sommière (Onhaye) où son père est garde-chasse et dresseur de chiens d’arrêt. Prisonnier en mai 1940, très affaibli à son retour de captivité, Louis Dardenne ne sera malheureusement plus en mesure d’exercer sa profession d’avant-guerre. La famille déménage à Houyet dont elle est originaire depuis plusieurs générations.
Depuis sa naissance, Milo Dardenne baigne dans l’univers de la forêt et de la chasse. De père en fils, chez les Dardenne, sûrement depuis 1840, on est un « homme des bois ». Pour preuve, l’arrière-grand-père de Milo, Jean-Philippe Dardenne qui résidait à Sanzinne, fut régisseur des chasses royales sous Léopold II et premier régisseur de la Donation royale. « Mon arrière-grand-père était anticlérical. Il laissait des messages au Roi dans un registre. Pour un repas de mariage, il avait autorisé un paysan à placer 15 collets mais constata qu’il en avait mis 25. Il réclama un procès au Roi. Réponse de Léopold II : “Jean-Philippe, ne soyez pas trop dur !” Si vous croisez un Dardenne et qu’il est chasseur, c’est qu’il est de la famille », précise l’artiste.
Après avoir fréquenté l’école communale de Houyet, Milo Dardenne accomplit des humanités gréco-latines à l’École moyenne de Beauraing et ensuite à l’Athénée de Rochefort. Refusant, au grand dam de son père, d’entreprendre des études d’ingénieur des eaux et forêts, Milo part en auto-stop à Paris. Il vit dans la rue et dort à la belle étoile. Le jour, il réalise des portraits place du Tertre à Montmartre. Le soir, il pousse la chansonnette car il est auteur-compositeur-interprète. Après quelques mois, il est de retour en Belgique.
En 1956, Milo Dardenne effectue son service militaire comme candidat sous-officier de réserve, à l’école des troupes blindées à Stockem (Arlon) et ensuite au 3e régiment de Lanciers à Altenrath en Allemagne. Il est « béret noir ».
Après avoir rempli ses obligations de milice, Milo se cherche. Quelle profession embrasser ? Au cas où, il présente plusieurs examens pour intégrer la fonction publique. À sa grande surprise, il est désigné chef de gare à Wiesme, un petit village à mi-chemin entre Houyet et Beauraing. Peu passionné par le rail et les machines à vapeur, il n’y demeurera que neuf mois.
Avec l’aide de son père, Milo Dardenne deviendra finalement éducateur interne à Neufchâteau et ensuite à Dinant. À 52 ans, il prend sa retraite. Entre-temps, Milo a épousé Vana Rocchetto dont il aura trois enfants : Emmanuelle, Gatien et Geoffroy.
Depuis soixante ans, Milo vit sa véritable passion : la peinture. On ne compte plus ses expositions en Belgique, le nombre de toiles exécutées, les rétrospectives et les hommages. Milo Dardenne dépeint, au travers de ses toiles, la réalité quotidienne et la condition humaine de nos campagnes de jadis, entre travaux forestiers et agricoles. Souvent qualifié de « Permeke wallon », disciple d’Albert Raty, il est l’auteur d’une œuvre picturale abondante et populaire. On ne trouve chez lui aucun détail superflu, uniquement des masses solides et trapues, des attitudes sommaires, des atmosphères, du silence. La peinture de Milo Dardenne est reconnaissable au premier coup d’œil au point qu’il pourrait même se passer de signer ses tableaux.
Il a été fait chevalier du Mérite wallon par le Gouvernement wallon en 2021.
© Jacques Vandenbroucke
Activité(s) : Peinture
De Bue Valérie
Vilvorde 07/06/1966
Députée wallonne : 2014-2017* ; 2019* ; 2024-
Ministre wallonne : *2017-2019 ; 2019-2024
Licenciée en Sciences économiques de l’Université catholique de Louvain, avec une formation complémentaire en Urbanisme et Aménagement du Territoire, lauréate – pour son mémoire consacré au Développement régional en Brabant wallon – du premier prix attribué par la Fondation économique et sociale du Brabant wallon (1989), la bruxelloise Valérie De Bue entame sa carrière professionnelle à l’Intercommunale du Brabant wallon en 1991 ; elle y reste dix ans avant d’entrer au Cabinet de Charles Michel, ministre wallon des Affaires intérieures, de la Fonction publique et des Travaux subsidiés, dans la première majorité arc-en-ciel (2000-2004). Installée à Nivelles en 1997, elle fait ses premiers pas en politique lors du scrutin communal d’octobre 2000 dans la cité des Aclots. Conseillère communale élue sur une liste libérale comme candidate d’ouverture (394 vp), son intérêt se porte surtout vers la présidence de la Commission consultative d’aménagement du territoire qui lui est confiée (2001-2006). Portée à la présidence de la section du MR de Nivelles (2002-2012), elle franchit rapidement les échelons : en deuxième position sur la liste MR emmenée par Charles Michel dans la circonscription du Brabant wallon, lors du scrutin fédéral du 18 mai 2003, elle réalise le 2e score de sa liste (avec 8.993 vp) et le 4e, tous partis confondus (derrière Charles Michel, André Flahaut et Raymond Langendries). Comme le MR emporte 3 sièges sur 5, elle est élue et prête serment à la Chambre fédérale, siégeant alors dans la majorité associant les familles socialistes et libérales, dans le gouvernement Verhofstadt II (2003-2007).
Désignée à la présidence du TEC Brabant wallon (été 2003-été 2007), puis administratrice (2007-2011), elle est rapidement mise en présence de tous les dossiers de mobilité entre Wallonie et Bruxelles (lignes ferroviaires, RER, projet Conforto, Rapido, etc.), mais aussi de l’aménagement d’un nouveau dépôt à Nivelles, de la mise en circulation de bus à la demande, de développement de lignes, etc. Membre-fondatrice et trésorière de l’asbl Atout Cœur Brabant wallon (2002-2008), membre du comité de direction de la Sedilec (2003-2005), vice-présidente de la Fédération MR du Brabant wallon (2004-2017), elle est la dauphine du Premier Échevin Pierre Huart lors du scrutin communal d’octobre 2006, le MR étant bien disposé à prendre la succession de Maurice Dehu et à barrer la route d’André Flahaut. Avec 1.680 vp de préférence (2e score MR-UNi), elle fait mieux que Maurice Dehu et n’est dépassée en popularité que par la tête de liste MR, Pierre Huart (3.723), et par André Flahaut (3.319) tête de liste NiVl. Dans la nouvelle majorité MR (11 sièges) – cdH (4 s.), Valérie De Bue devient échevine en charge des Travaux publics, de l’Urbanisme, de l’Environnement et de la Mobilité, ainsi que de l’animation économique ; elle est porteuse d’un projet important de rénovation de la Grand Place, d’un nouveau piétonnier, d’une réflexion partagée pour améliorer le parking dans la ville, d’un projet de mise en valeur de la Dodaine, d’une table ronde biodiversité. En octobre 2012, la « Liste du Bourgmestre » emmenée par Pierre Huart (3.952 vp) progresse d’un 1% et gagne deux sièges (13) ; le cdH (Ensemble) perd un siège ; le nouveau pacte de majorité s’ouvre alors à Écolo (2 sièges) et c’est une tripartite qui se met en place face au PS, seul parti de l’opposition (11 s.) ; Valérie De Bue (1.608 vp, 4e score tous partis confondus) conserve ses attributions, et entame la législature en insistant davantage encore sur le volet propreté.
Réélue à la Chambre le 10 juin 2007 (13.613 vp), malgré la perte d’un siège par le MR en dépit d’une progression de 3% et d’un total de près de 45% des électeurs du BW, elle conserve son siège lors des élections anticipées du 23 juin 2010, en dépit cette fois d’un fléchissement tant personnel (9.677 vp) que collectif, même si le MR reste le premier parti de sa circonscription électorale (36%). Cosignataire d’une lettre ouverte qui remet en question le leadership de Didier Reynders (octobre 2009), membre de la Commission Infrastructure de la Chambre, la députée fédérale MR intervient régulièrement dans le dossier du survol de Bruxelles, mais elle est contrainte de constater que le « fédéral » connaît alors sa plus longue crise politique : 541 jours de réunions, de crispations, de rebondissements, de notes et de discussions seront nécessaires pour que se dégagent un premier accord sur le volet institutionnel (octobre), puis un second sur le volet socio-économique (décembre). Le 6 décembre 2011, Elio Di Rupo devient le Premier ministre du nouveau gouvernement fédéral qui s’appuie sur la coalition PS- CD&V-MR-OpenVlD-SP.a-cdH. Durant la courte législature décembre 2011-mai 2014, Valérie De Bue figure parmi les députés qui adoptent, parmi beaucoup d’autres textes législatifs, l’ensemble des dispositions de la 6e réforme de l’État, dont la scission de BHV, la transformation profonde du Sénat en une assemblée des entités fédérées, l’accroissement tangible de l’autonomie fiscale des Régions, la nouvelle loi de financement des communautés et des régions, ainsi que le transfert d’importantes compétences, notamment en sécurité sociale, vers les entités fédérées.
Candidate aux élections régionales du 13 juin 2004 (7e suppléante, 4.763 vp), absente en 2009, Valérie De Bue se voit confier la responsabilité de mener la liste MR, lors du scrutin régional du 25 mai 2014, avec l’objectif affirmé de déloger le PS de Namur et de conserver les quatre mandats conquis en 2009 dans le Brabant wallon. Elle remplit totalement sa mission en BW : avec 19.627 vp, elle réalise le meilleur score, tous partis confondus, et le MR conserve ses quatre députés wallons, avec 41,5%, soit une progression de 5% par rapport à l’époque de Serge Kubla dont elle assure la relève. Malgré ce résultat historique, à Namur, c’est l’opposition qui attend Valérie De Bue. En application du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 sur le cumul, elle doit renoncer à son mandat échevinal à Nivelles (été 2014), mais elle prête serment de députée wallonne avec la ferme intention de provoquer du changement sur les bords de Sambre et Meuse : rapprocher économie et enseignement figure à son programme, de même qu’une lutte résolue et efficace contre le chômage.
Échevine empêchée mais non remplacée dans le Collège communal de Nivelles, la députée wallonne est membre de la Commission Environnement-Aménagement du territoire-Transports (2014-2017), du Comité Mémoire & Démocratie et de la Commission Travaux-Publics-Action sociale-Santé (2015-2017). Avec ses collègues du MR, elle dépose un grand nombre de propositions de résolution ou de décret : maintien d’un service minimum lors de mouvements sociaux au TEC, critère de désignation des administrateurs et directeurs au TEC, réforme du TEC, amélioration de l’offre de service des transports publics entre les entités fédérées et le fédéral, suppression de la taxe radio-redevance, traçabilité informatique des dossiers d’urbanisme, création d’un cadastre des aides à la promotion de l’emploi du secteur non-marchand, rendre incompatible les fonctions de ministre et un mandat dans un exécutif local, meilleure autonomie des personnes en état de dépendance, améliorer la gestion de l’eau, réformer l’apprentissage à la conduite, mesures de sécurité routière, relations avec Taïwan. Elle se montre aussi favorable au CETA.
Désignée par son parti, Valérie De Bue siège également au Sénat dès l’été 2014 ; elle représente la Fédération Wallonie-Bruxelles dans la nouvelle assemblée représentative des entités fédérées ; elle est encore vice-présidente du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, exerçant l’intérim présidentiel durant l’affaire Luperto. En mars 2015, avec Christie Morreale, elle représente le Sénat lors de la 59e session des Nations Unies et présente à New York la synthèse d’un rapport sur l’égalité hommes-femmes en Belgique. En 2016, avec Christie Morreale et Hélène Ryckmans, elle rédige un rapport de suivi sur la mise en œuvre de la Plateforme d’action de la quatrième Conférence mondiale des Nations unies sur les femmes (Pékin).
En tant que membre de la Commission Environnement-Aménagement du territoire-Transports, la député wallonne MR est notamment amenée à examiner la question de l’interdiction de l’abattage rituel sans étourdissement préalable. Elle participe activement à ses débats, aux consultations écrites et aux auditions, conduisant à l’adoption unanime d’un décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable, y compris dans les abattoirs (17 mai 2017). C’est en tant que collègue du ministre di Antonio qu’elle soutiendra le projet Code wallon du bien-être animal (3 octobre 2018), le législateur faisant alors de la Wallonie une région pionnière.
Alors que Valérie De Bue vient de remplacer Jacqueline Galant au sein de la Commission chargée des Questions européennes (janvier-juillet 2017) qui vient de statuer sur le CETA, une série d’affaires de mauvaise gouvernance – dont la fort médiatisée Nethys/Publifin – tend de plus en plus les relations entre les partenaires de la majorité PS-cdH. L’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen invite d’ailleurs à ne plus gouverner avec les socialistes. Le 28 juillet, une motion de défiance constructive est adoptée par 38 députés MR et cdH ; c’est une première dans l’histoire politique de la Wallonie. En écartant le PS, le cdH donne les clés de l’Élysette au MR. Pressentie à plusieurs reprises pour occuper une fonction ministérielle, Valérie De Bue entre cette fois dans un exécutif. Dans l’équipe MR-cdH pilotée par Willy Borsus, elle devient ministre en charge des Pouvoirs locaux, du Logement et des Infrastructures sportives. Elle hérite ainsi notamment des suites du dossier Publifin, la Commission spéciale d’enquête sur Publifin-Nethys ayant déposé son rapport final et ses conclusions, le tout adopté à l’unanimité début juillet. Le défi est d’autant plus important qu’il symbolise la question de la gouvernance en Wallonie. Dès septembre, Valérie De Bue annonce la constitution d’un cadastre des mandats publics et de leurs dérivés, afin de renforcer les contrôles et les rémunérations ; elle souhaite aussi voir Stéphane Moreau quitter la tête de Nethys. Mettant en application les recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, la ministre De Bue fait adopter, dès la fin mars 2018, deux projets de décret réformant la gouvernance et la transparence des mandats publics et de leurs rémunérations au sein des structures publiques locales. Reprenant une partie du travail déjà réalisé par le ministre P-Y. Dermagne, Willy Borsus et Valérie De Bue marquent les esprits par des mesures strictes (130 dispositions) qui concernent près de 20.000 personnes. Le « décret gouvernance » (adopté le 29 mars 2018) exige que tous les organismes publics locaux concernés respectent ses dispositions avant le 1er juillet 2018. Si la ministre parvient à empêcher plusieurs démarches de contournement aux principes de sa réforme, n’hésitant pas à sanctionner certaines pratiques jusqu’en septembre 2019, elle n’obtient cependant pas le départ souhaité du côté de Publifin.
En prenant place dans son Cabinet, à Jambes, Valérie De Bue se retrouve là où, en 2001, elle avait entamé sa carrière politique, au sein du Cabinet de Charles Michel alors en charge… des Pouvoirs locaux. Au Parlement de Wallonie, elle est remplacée par Jordan Godfriaux et elle doit aussi renoncer à son mandat de sénatrice cooptée, ainsi que d’administratrice de la Socofe (2015-2017).
Soucieux de montrer clairement le changement de politique induit par la constitution de la nouvelle majorité MR-cdH, le gouvernement wallon de Willy Borsus prend aussi rapidement une série de mesures spectaculaires significatives, dont l’emblématique suppression de la redevance radio-TV et, parmi beaucoup d’autres, des décisions que la députée De Bue appelait de ses vœux : la garantie de la continuité du service au TEC, la réorganisation du TEC avec fusion de ses cinq branches régionales. Avec l’échéance incontournable d’octobre 2018, la ministre doit surtout s’occuper d’organiser les élections communales et provinciales dans toute la Wallonie, d’informer partout du nouveau décret imposant un quota de genre d’un tiers dans les collèges communaux après les élections d’octobre 2018, tout en se préoccupant, à titre personnel, de sa propre réélection à Nivelles.
Poussant la liste d’un Pierre Huart plébiscité (4.010 vp), elle réalise à nouveau le 2e score de La Liste du Bourgmestre (1.317 vp) et le troisième tous partis confondus. Elle reste en-dehors du Collège communal quand le MR (13 s.) choisit comme seul partenaire de majorité la liste écolo de Pascal Rigot (810) qui double son résultat (20%) et gagne 4 sièges (6). Conseillère communale, elle consacre toute son attention aux dossiers wallons et à la prochaine campagne électorale du 26 mai 2019.
Autre mesure majeure à mettre à l’actif de la majorité MR-cdH, la ministre du Logement introduit une nouvelle grille indicative des loyers, plus précise, informant à la fois le propriétaire et le locataire (janvier 2019) ; reprenant un texte déjà bien avancé auquel elle donne davantage de nuances de bleu, elle fait voter (mars 2018) un décret sur le bail d’habitation, désormais obligatoirement écrit, intégrant les nouveaux modes de logement (kots, colocation, yourtes, péniches, containers, etc.) et qui entre en application dès le 1er septembre 2018 ; il s’agit là d’une compétence récemment transférée aux régions. Décidant un train de mesures pour s’attaquer aux logements inoccupés (2018), elle met en place le prêt à taux zéro et réforme en profondeur les primes à l’isolation et à la rénovation des logements (Ecopack et Rénopack) en collaboration avec Jean-Luc Crucke (été 2018), et lance un ambitieux plan d’investissement (de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’€) pour rénover des habitations inoccupées dans les sociétés de logement publiques.
Parmi d’autres mesures prises par la ministre, on trouve pêle-mêle un programme d’investissement en faveur des piscines (Plan Piscines, 110 millions €), un décret sur la gestion des cimetières, un appel à projets pour aménager onze nouveaux lieux de cérémonies non-confessionnelles, une meilleure protection du métier de fossoyeur et l’autorisation de nouveaux cercueils, une réforme des plans de cohésion sociale. Ayant entrepris de réformer en profondeur le vaste dossier des provinces, ainsi que l’indiquait la Déclaration de politique régionale de la majorité MR-cdH, Valérie De Bue s’attaque dans un premier temps au transfert de leurs compétences vers la Région, provoquant déjà de nombreux remous que viendra calmer la défection de la MR Patricia Potigny, partie vers la liste Destexhe (mars 2019). Réduite à néant, la majorité MR-cdH adopte dans les dernières semaines les seules réformes qui ont le soutien du PS. La réforme des APE, l’instauration de l’assurance autonomie resteront en rade, à l’instar de la réforme des provinces. Néanmoins, grâce à l’abstention du PS et d’écolo, Valérie De Bue fait adopter un décret destiné à favoriser la fusion des communes qui le désirent, avec des incitants financiers significatifs (30 avril).
Le scrutin wallon du 26 mai 2019 est l’occasion pour Valérie De Bue de tester à nouveau sa popularité auprès des électeurs du Brabant wallon. Avec 22.782 vp, elle n’a pas le droit d’être déçue, aucun autre candidat, tous partis confondus, ne dépassant la barre des 10.000 voix… Avec quatre élus (sur 8), le MR reste la première force politique de la circonscription de Nivelles, mais il réalise son score le plus faible (34%) depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995. Dès septembre, un accord de majorité est signé par le PS, le MR et écolo. Dans le gouvernement arc-en-ciel présidé par Elio Di Rupo, Valérie De Bue reste ministre. Cette fois, elle est en charge de la Fonction publique, de l’Informatique, de la Simplification administrative, des Allocations familiales, du Tourisme, du Patrimoine et de la Sécurité routière. Au Parlement de Wallonie, elle est remplacée par Nicolas Janssen. Ayant annoncé clairement se rallier à la candidature de G-L. Bouchez, lors de l’élection du nouveau président du MR (automne 2019), Valérie De Bue a failli perdre son portefeuille wallon en octobre 2020 quand, au moment de la formation du gouvernement fédéral, le nouveau président du MR désigne Denis Ducarme pour la remplacer. L’opération échoue cependant, parce que le gouvernement wallon doit obligatoirement compter au minimum un tiers de femmes.
Présentée en septembre 2019, la Déclaration de politique régionale fixe des objectifs précis à la majorité arc-en-ciel, tout en accordant une égale importance aux préoccupations prioritaires des trois partis de la coalition : des réformes sociales pour le PS, économiques pour le MR et climatiques pour Écolo. La législature wallonne réserve cependant des événements inattendus : la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, sous oublier la mobilisation des agriculteurs et le remue-ménage médiatico-politique autour des Pfas. Dès mars 2020, ce que l’on appelle alors le Coronavirus interrompt la marche du monde. Dans un gouvernement wallon qui dispose des pouvoirs spéciaux, la ministre apporte sa contribution à la gestion de la longue crise sanitaire et, à l’heure du premier déconfinement, celle qui est en charge du Tourisme crée un « Pass » destiné à relancer le secteur, initiative dont le succès est considérable (octobre 2020, puis mai 2021) et qui se transforme, une fois la crise sanitaire passée, dans la durée (en s’inscrivant dans le Plan wallon de Relance). Par ailleurs, la création de la marque VisitWallonia (août 2020) doit, à terme, inscrire la Wallonie sur la carte européenne du tourisme, du tourisme quatre-saisons, comme du tourisme d’affaires. Dans le même domaine et dans l’esprit de la DPR, le décret réformant le Code wallon du Tourisme (février 2024) vise à la professionnalisation de ce secteur, à l’amélioration de sa qualité, à une meilleure clarté de l’offre et à son déploiement dans une logique de durabilité sociale, économique et écologique. Le secteur est aussi appelé à entrer dans l’ère du numérique. Ce sont de nouvelles filières d’emploi non délocalisables qui se développent.
En charge de la gestion des infrastructures liées à la petite enfance, la ministre met en œuvre le Plan équilibre 2021-2026, avec ses collègues Christie Morreale et Elio Di Rupo (2022). Il s’agit de créer, à l’horizon de l’été 2026, un minimum de 3.143 nouvelles places d’accueil de la petite enfance en Wallonie (plus de 130 millions € d’investissement, avec soutien européen) et de financer les emplois d’encadrement sous statut APE. En 2023, elle dépose aussi un ambitieux décret destiné à encadrer légalement la rénovation des crèches ; à partir d’un cadastre des infrastructures dressé par le SPW, chaque gouvernement wallon devra, à l’avenir, définir un plan quinquennal de rénovation, en y apportant le financement nécessaire (décret du 16 novembre 2023).
En matière de Sécurité routière, plusieurs mesures décidées par le Cabinet de Valérie De Bue sont destinées à améliorer les services du contrôle technique, tandis que sont installés plusieurs radars tronçons et achetés plusieurs dizaines de radars. Prenant en charge les aménagements touristiques que nécessitent les deux nouveaux « parcs nationaux » wallons, la ministre du patrimoine achève la législature en validant l’achat, pour l’€ symbolique, du site historique de l’abbaye de Villers-la-Ville par la Région wallonne.
Le 9 juin 2024, elle emmène à nouveau la liste MR dans la circonscription de Nivelles, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de députée wallonne, tout en présentant son bilan ministériel. Avec 22.125 vp, elle réalise un résultat personnel quasi identique à celui de 2019, soit le plus élevé tous partis confondus. En conservant ses quatre députés, le MR progresse de près de 4% (37,9%) par rapport à 2019. Proportionnellement, il ne s’agit pas du meilleur score des libéraux en Brabant wallon, mais avec 94.100 électeurs, le MR est quasiment à la hauteur de son score historique du 25 mai 2014.
Mandats politiques
Députée fédérale (2003-2014)
Conseillère communale à Nivelles (2001-)
Échevine (2006-06/2014)
Députée wallonne (2014-07/2017)
Échevine empêchée (06/2014-07/2017)
Sénatrice représentant la Fédération Wallonie-Bruxelles (2014-07/2017)
Ministre wallonne (07/2017-2019)
Députée wallonne (2019)
Ministre wallonne (2019-2024)
Sources
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 7 juin 2014, 29 mars 2018, 3 novembre 2019, 10 octobre 2020, 4 mai 2021, 3 avril 2023, 28 août 2023 ; La Libre, 28 août 2020
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2023,
Cumuleo (-2023)
Députée wallonne (2024-)
Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024) |
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Activité(s) : Député wallon, Ministre wallon
Leidensdorf Alice Étincelle (2023)
Alors qu’elle étudie la sociologie à l’UC Louvain, Alice LEIDENSDORF fonde en septembre 2013 le kot-à-projet KAP Signes.
KAP Signes a aujourd’hui 10 ans. C’est un kot qui rassemble des étudiants sourds et des étudiants entendants. L’objectif de cette structure est de promouvoir la langue des signes à travers différentes activités, de soutenir les étudiants sourds et malentendants, et de sensibiliser le grand public aux enjeux liés à la surdité.
Aujourd’hui titulaire d’un master en anthropologie, elle travaille au Triangle de Wallonie, un service d’accompagnement pour les enfants sourds et leur famille. Elle est aussi chargée de cours à l’Université de Saint-Louis, et impliquée dans plusieurs projets artistiques et éducatifs.
Delie Arnaud Étincelle (2023)
Arnaud DELIE est un jeune sprinteur de 21 ans originaire de Lescheret, dans les Ardennes belges.
Surnommé le « taureau de Lescheret », ce jeune espoir du cyclisme belge reste fort attaché à sa ferme familiale et donne des coups de mains réguliers à ses parents.
Grand espoir du cyclisme belge, il est vainqueur de la Coupe de Belgique en 2022 et du Grand Prix de Valence en 2023.
Lors de la première étape des Quatre Jours de Dunkerque en mai 2023, il est victime d’une chute et subit une fracture de la clavicule.
Quelques mois plus tard, Arnaud revient en force en remportant en août 2023 le Tour de Louvain, la 16e victoire de sa carrière.
Nkansa Delphine Étincelle (2023)
Delphine NKANSA, originaire de Sambreville, est une athlète belge championne d’Europe des moins de 23ans sur 200m.
A seulement 21 ans, elle détient déjà le second meilleur chrono national de l’histoire sur 100 mètres.
Même si sa performance ne sera pas homologuée en raison des conditions climatiques, Delphine s’impose au Championnat de Belgique sur 100 m en juillet dernier en battant le record de Belgique détenu par Kim Gevaert.
Là encore sa performance ne peut être homologuée, mais Delphine démontre une fois de plus son talent et est d’ores et déjà considérée comme une nouvelle pépite du sprint belge féminin.
Kerstenne, Bougard Clément, Philippe Étincelle (2023)
Clément Kerstenne et Philippe Bougard sont deux Liégeois de 31 et 35 ans, tous les deux magiciens. Ils fondent en 2018 l’entreprise LEVITA à Liège.
LEVITA est un outil marketing unique qui permet de mettre des objets en lévitation à des fins promotionnelles et artistiques.
Leur entreprise a vite connu un succès international, avec des installations dans 20 villes, dont New-York, Tokyo, Shanghai, Singapour, Genève, Paris et bien d’autres.
Clément et Philippe sont magiciens depuis plus de 15 ans. Ils avaient déjà fondé en 2012 la société « In The Air », qui leur avait assuré une entrée fracassante dans l’univers de la magie promotionnelle.
Robert Adèle Étincelle (2023)
Adèle ROBERT est, à 29 ans, la première femme belge à arbitrer un match de rugby de division 1 entre deux équipes masculines.
Originaire d’Ecaussine, cette Sonégienne a d’abord été joueuse avant de devenir arbitre en 2018. Elle a trouvé dans l’arbitrage une place qui lui convient parfaitement.
Adèle est ravie d’avoir été la première femme à arbitrer un match de division 1. Et surtout, elle est fière de casser les codes et de prouver qu’on peut être une femme et avoir toute sa place dans le rugby ou dans n’importe quel sport réputé « masculin ».
Ses compétences arbitrales sont reconnues internationalement et elle a ainsi été sélectionnée, cette année, pour arbitrer le prestigieux Tournoi féminin des Six nations.
Son rêve ultime serait de pouvoir participer à la Coupe du Monde du Rugby en 2025.
Carabin Maxime Étincelle (2023)
Maxime CARABIN est un athlète paralympique de Liège recordman du monde sur 200m et 400m. Il décroche aussi deux fois l’or aux championnats du monde sur ces mêmes distances.
A seulement 22 ans, Maxime est un véritable exemple de résilience. C’est lors d’un match de handball, en novembre 2019, que sa vie bascule : il perd l’usage de ses jambes. Passer d’une pratique intensive à rien du tout était pour lui impossible. Huit mois seulement après son accident, il découvre le wheeler, la course en chaise roulante. Ce sport lui redonne un second souffle, l’envie de vivre et de se battre pour réaliser ses rêves. Depuis, il n’a plus jamais arrêté et il enchaîne les performances dans cette nouvelle discipline.
Entouré de sa famille et d’amis qui le soutiennent, Maxime reprend le chemin des exploits et a un gros objectif en tête : les Jeux Olympiques de 2024 à Paris.
Avec son entourage, il a également créé une ASBL. L’ASBL WHEELER FOREVER récolte des fonds pour faire connaître le sport en chaise et le rendre accessible à un maximum de personnes. Il met ainsi son expérience et son énergie au service de celles et ceux qui ont besoin de retrouver le goût de l’existence ou de se donner des objectifs ambitieux.
