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Dreze Benoit

Pittsburgh (USA) 05/10/1957

Député wallon : 2014-2019

Ingénieur industriel formé à l’Institut Zénobe Gramme, à Liège (1979), Benoit Drèze entame sa vie professionnelle comme animateur dans un foyer d’accueil pour adolescents en difficultés. En 1983, il décide de lancer « 1001 choses à faire », une entreprise sociale qui entend former sur le terrain des jeunes en décrochage en leur permettant d’accéder aux métiers du bâtiment, durant des stages rémunérés de neuf à quatorze mois. À la formation proprement dite s’ajoutent un accompagnement social et une aide à la recherche d’emploi. Menée à Liège, l’initiative de Benoit Drèze s’inscrit dans le même esprit que l’initiative carolorégienne de l’asbl « Quelque chose à faire », animée par le prêtre ouvrier Roger Vanthournout (1930-1989). Après avoir cherché un lieu d’implantation entre Liège et Herstal, avant de s’installer rue de Steppes (Liège), se mettent en place l’Entreprise de Formation par le Travail (EFT) « 1001 choses à faire » (1983-2006), l’EFT-Organisme d’insertion socioprofessionnelle « Créasol » (depuis 1989), l’agence-conseil « Agès » (1993-), les entreprises d’insertion « Steppes-Service » (2004-), « 1001 choses à construire » (2007-) et « Steppes Services 2 » (2008-), de même que la coopérative d’activités « Step by Steppes » (2008-). L’ensemble est finalement rassemblé au sein de « Step Group ». Président ou administrateur délégué de ces structures portées vers la formation, la lutte contre la fracture sociale et numérique, Benoît Drèze se retrouve progressivement à la tête de plus de 200 salariés qui, en plus de trente ans, ont contribué à l’insertion par le travail de plusieurs milliers de jeunes dans la société. Par ailleurs, il est aussi administrateur, puis président de la SA namuroise Financière d’Entreprise et de Rénovation immobilière (FERI, 2007-2015).

Curieux d’expériences d’économie sociale se déroulant ailleurs, Benoît Drèze ramène de France, en 1994, l’idée des chèques-services. Le concept est régulièrement débattu dans les partis politiques belges, avant de prendre la forme des « titres-services » en 2004, à l’initiative du gouvernement fédéral pour favoriser le développement de services et la création d’emplois de proximité et lutter contre le travail au noir. À partir de ce moment, Benoit Drèze est régulièrement présenté comme celui qui imagina les chèques-services ou « l’inventeur des titres-services ». Ce n’est pourtant pas la seule idée qu’il développe, ainsi qu’en témoigne Tous au chômage ? Pour en découdre avec l’exclusion sociale (Luc Pire, 1995), ouvrage qui frappe aussi les esprits.

Élu conseiller communal PSC à Herstal en octobre 1994, attaché parlementaire, conseiller du ministre de l’Emploi et du Travail, Miet Smet, entre 1995 et 1999, Benoît Drèze s’efforce de mener une action politique de terrain, par exemple en parcourant les rues de Herstal pour inciter les citoyens de l’Union européenne à s’inscrire sur la liste des électeurs pour les communales d’octobre 2000. Élu au Conseil provincial de Liège (2000-2004) sur les listes du « nouveau PSC », il s’est vu confier, par Joëlle Milquet, dès son accession à la présidence, la coordination nationale du département animation du parti social-chrétien ; ainsi apporte-t-il une contribution majeure à la refondation d’un PSC alors moribond, avant de confier ce poste à... Benoît Lutgen qu’il avait engagé un an plus tôt. En 2003, cet expert en économie sociale devient le secrétaire national du cdH, en charge de l’emploi. Auteur d’un nouvel ouvrage (Tous au boulot ? D’une économie duale à une société de pleine activité, Luc Pire, 2003), il formule une série de solutions pratiques qu’il a l’occasion de défendre quand il fait campagne comme premier suppléant au scrutin fédéral du 18 mai 2003 (7.862 vp), place qu’il occupait déjà aux législatives du 13 juin 1999. 

Après le scrutin régional du 13 juin 2004 (où il n’est pas candidat), le choix de Louis Smal de siéger au Parlement wallon libère son mandat à la Chambre et Benoit Drèze devient ainsi député fédéral, abandonnant le niveau provincial. Très critique à l’égard des politiques de l’emploi en Belgique, il en appelle à un changement radical de mentalité et à une simplification des procédures (L’Écho, 1er juillet 2004), simplification qui pourrait s’appliquer dans toutes les administrations. Proposant des correctifs pour améliorer l’impact des titres-services que vient de lancer le gouvernement fédéral, militant pour la suppression du pointage des chômeurs, Benoit Drèze s’impose rapidement comme le porte-parole le plus critique de l’opposition à la politique sociale du gouvernement Verhofstadt II, ainsi qu’à sa politique de Santé et à son « Pacte de solidarité entre générations » (décembre 2005) ; l’expertise critique du député cdH s’exprime d’ailleurs aussi à l’encontre de mesures prises à l’échelon régional wallon. Régulièrement, il dénonce les « pièges à l’emploi » qui parsèment les politiques sociales.

En février 2005, en tant que secrétaire général de la Démocratie chrétienne de Wallonie et de Bruxelles, il contribue à la rédaction du Manifeste du renouveau démocrate-chrétien. En septembre, ayant déménagé de Herstal à Liège, il se propose d’être candidat aux communales d’octobre 2006. Placé en 9e position, il signe le 5e score de sa liste (1.593 vp, et 17e tous partis confondus) et obtient un échevinat dans le Collège à majorité PS-cdH présidé par Willy Demeyer ; pour sa première participation à une majorité politique, il est en charge des Affaires sociales, de la Politique familiale et de Santé, les mêmes matières que celles qu’il traite en Commission à la Chambre.

Troisième sur la liste cdH au scrutin fédéral du 10 juin 2007, il reste sur le carreau malgré ses 12.042 vp et alors que le cdH sortant de l’opposition visait 3 mandats ; appelé comme expert en matière socio-économique auprès de la présidente du cdH, Joëlle Milquet, il est un acteur majeur lors des interminables négociations dite de l’Orange bleue (2007). Finalement, un gouvernement Verhofstadt III est mis en place en décembre et Josly Piette y devient ministre de l’Emploi et du Travail (décembre 2007-mars 2008) : Benoît Drèze est alors engagé comme expert à son Cabinet. Cet éloignement par rapport à son échevinat liégeois lui attire critiques et quolibets. À partir de Leterme Ier, il se recentre sur Liège, assurant notamment la coordination d’un ambitieux Plan communal de lutte contre la Pauvreté (2011-2015), se préoccupant du sort des aînés et augmentant les places dans les crèches (dont celle de la gare des Guillemins).

Mais ses résultats personnels lors du scrutin régional du 7 juin 2009 (12e suppléant, 3.234 vp dans la circonscription de Liège) et du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010 (3e suppléant, 6.654 vp sur la province de Liège) ne sont pas probants ; le cdH ne parvient pas à se trouver un « champion » sur Liège, la 3e place d’effectif attribuée à Jean-Denis Lejeune (2010) se soldant par un résultat identique à celui de Benoit Drèze en 2007. En vue du scrutin communal d’octobre 2012, Anne Delvaux est propulsée sur la liste cdH, derrière Michel Firket et devant André Schroyen et Benoit Drèze, les trois échevins sortants. Principal artisan du programme électoral des « Liégeois », Benoit Drèze fait beaucoup mieux qu’en 2006 (2.452 vp, et 3e score de sa liste et 11e tous partis confondus), mais dans le nouveau collège, le cdH perd un échevin et c’est lui qui est victime de cette redistribution.

Conseiller communal, représentant du cdH au Conseil d’administration de Dexia Banque (2003-2006), du CHR Citadelle (2013-), de l’IGIL (2013-), de l’ISoSL (2013-2014), il a obtenu de son parti d’être en ordre utile au scrutin fédéral du 25 mai 2014. Entre-temps, il est appelé en tant qu’expert emploi au cabinet de la ministre Joëlle Milquet, puis l’occasion se présente de retrouver la Chambre fédérale quand, en juillet 2013, Marie-Martine Schyns est appelée à remplacer Joëlle Milquet au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Si sa priorité de député fédéral de la majorité le porte d’emblée sur les affaires sociales, il entre aussi à la Chambre au moment où doit être voté l’ensemble des dispositions de la 6e réforme de l’État qui comprend notamment la scission de BHV, la réforme profonde du Sénat, l’accroissement tangible de l’autonomie fiscale des Régions et le transfert d’importantes compétences vers les entités fédérées.

Après le départ d’Anne Delvaux des rangs du cdH liégeois et le transfert des matières sociales et d’emploi vers les régions, Benoit Drèze abandonne l’idée de siéger au fédéral, se portant candidat au parlement wallon, derrière Marie-Dominique Simonet, le 25 mai 2014. Il signe le 2e score de sa liste (6.597 vp, 10e score tous partis confondus) dans la circonscription liégeoise et maintient grosso modo le cdH à son résultat de 2009. Désormais député wallon de la majorité PS-cdH, il se voit confier des responsabilités en rapport avec ses sujets de prédilection puisqu’il est membre de la Commission de l’Emploi et de la Formation (2014-2019), et qu’il préside la Commission du Budget et de la Fonction publique (2014-juillet 2017). Particulièrement attentif au Plan pour l’emploi porté par éliane Tillieux, il insiste pour que la formation en alternance en soit l’un des piliers, en même temps que la réforme des aides à l’emploi. Il se montre rapidement critique à l’égard des « contrats d’insertion ». Par ses nombreuses interventions – écrites ou orales – il défend une série de dossiers concernant la région de Liège (liaison E313-citadelle, rénovation du MAD-Musée, le tram, etc.). Dès 2014, il dépose une série de décrets visant à supprimer l’effet dévolutif de la case de tête aux élections communales et provinciales, ainsi qu’au scrutin wallon, et à supprimer les listes de suppléants au scrutin wallon. Sans succès.

Dans le dossier CETA, il vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la crise internationale qui s’en est suivi, il figure parmi les 58 députés wallons qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

En septembre 2017, le député cdH porte une résolution, votée par le Parlement de Wallonie, en faveur d’une « Wallonie zéro carbone en 2050 ». Avec les députés Wahl, Fourny et Destrebecq, il demande que la Cour des comptes réalise un audit des finances publiques wallonnes (été 2017). Durant toute cette législature où il intervient dans dossiers relatifs au climat, à la gouvernance, à la santé, à la prise en charge des usagers des drogues, à l’aide sociale et au logement, il adopte une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur fait de la Wallonie une région pionnière. Il aurait souhaité qu’elle le soit davantage en matière d’accueil des réfugiés de guerre. De même, il ne parviendra pas à une réforme satisfaisante des APE avant la fin de la législature.

Membre du bureau politique du cdH, il avait soutenu résolument l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, suite aux « affaires ». Le 28 juillet, avec les 37 autres députés wallons MR et cdH, Benoit Drèze vote la motion de défiance constructive qui met fin au gouvernement de Paul Magnette et installe l’exécutif de Willy Borsus : c’est une première dans l’histoire politique wallonne. Jusqu’à la fin de la législature wallonne, il fait partie de la majorité MR-cdH et siège au sein de la Commission Budget-énergie-Climat et de la Commission économie-Emploi-Formation. Néanmoins, après les incertitudes de l’été 2017 et plusieurs sondages qui créditent le cdH de mauvais résultats, il fait partie des parlementaires cdH qui, durant l’automne, réclament un véritable débat interne sur le mode de fonctionnement et sur la doctrine humaniste du cdH (13 octobre).

Lors du triple scrutin du 26 mai 2019, il accepte de soutenir son parti, mais sans occuper une place susceptible de lui attribuer un mandat. Dernier suppléant au scrutin fédéral dans la circonscription de Liège, il réalise pourtant un score personnel de 4.111 vp et se retrouve ipso facto 2e suppléant. Mais les résultats d’ensemble du cdH sont loin de correspondre aux espérances et poussent son président, Maxime Prévot, à décider d’une cure d’opposition pendant laquelle est entamé un lent et long processus de rénovation et de refonte de l’ancien PSC-cdH (janvier 2020). Dès juin 2019, Benoit Drèze s’est ouvertement opposé à ce choix délibéré de l’opposition. Plaidant en faveur d’une collaboration PS-écolo-cdH pour faire face aux défis climatiques et de la biodiversité, il réclame la tenue d’un Congrès avec débat contradictoire, sur la question de la participation gouvernementale. En vain.

Rescapé de la débâcle communale liégeoise d’octobre 2018, celui qui était candidat en dixième position et avait réalisé le 2e score de son parti (1.286 vp) s’est ouvert tout seul les portes du Conseil communal de la ville de Liège, mais là aussi c’est l’opposition qui l’attend car, avec moins de 7%, le cdH liégeois a perdu la moitié de ses électeurs et plus de la moitié de ses élus. 

En décembre 2020, après plus de trente ans d’activité politique, Benoît Drèze tourne la page et décide de se consacrer exclusivement à la vie associative et coopérative. Julien étienne le remplace au conseil communal de Liège. Benoit Drèze abandonne aussi son mandat d’administrateur à l’Intercommunale de soins spécialisés de Liège (ISoSL, 2019-2020), ayant encore 1001 choses à faire dans les asbl qu’il préside (Aide aux justiciables, Feccoopem, Créasol, Promovere), step by step.

Professeur en charge du cours de gestion sociale en entreprise à Helmo Gramme (Liège), Benoît Drèze est par ailleurs un compétiteur aguerri de side-car, lauréat de plusieurs compétitions européennes amateurs depuis 1999, moment où il a commencé à concourir en duo.

 

Mandats politiques

Conseiller communal de Herstal (1994-2000)
Conseiller provincial de Liège (2000-2004)
Député fédéral (07/2004-2007)
Echevin de Liège (2006-2012)
Conseiller communal (2012-12/2020)
Député fédéral (07/2013-2014)
Député wallon (2014-2019)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Écho, 1er juillet 2004, https://www.lecho.be/actualite/archive/Dreze-CDH-Les-politiques-de-l-emploi-en-Belgique-Une-faillite-entretien-par-Jean-Yves-Huwart/8780508 ; La Libre, 26 avril 2006, La Libre, 23 mars 2013, La Meuse, 25 février 2014
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://www.youtube.com/watch?v=sX4GPKW8osE
http://www.bdreze.be/entrepreneur-social/
https://www.qcaf.be/histoire/roger-vanthournout

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Dock Magali

Huy 14/07/1979

Députée wallonne : 2014-2019

Depuis les premières élections directes au Parlement wallon, le 21 mai 1995, les résultats de la circonscription de Huy-Waremme réservent des surprises aux partis politiques, en raison notamment du système de l’apparentement. Avec Pierre Hazette ou Hervé Jamar, les libéraux ont toujours réussi à gagner un siège au Parlement wallon ; depuis 2004, avec Caroline Cassart-Mailleux, ils en décrochent un second, le MR atteignant alors les 27%. Le 25 mai 2014, toujours emmené par Hervé Jamar, le MR dépasse la barre des 28% et se rapproche du PS (31,6%). À ce succès participe Magali Dock, 3e meilleur résultat tous partis confondus dans la circonscription (5.705 vp). 

Nageuse de haut niveau, Magali Dock a mené des études de Droit à l’Université catholique de Louvain, se spécialisant en droit européen des affaires et à la KUL, en relations internationales, avec un Erasmus passé au Tecnologico de Monterrey à Mexico, avant d’être engagée à l’Université de Namur comme assistante-chercheuse à la Faculté de Droit (2006-2014). Remarquée par Georges Pire, cette juriste quadrilingue spécialisée en droit européen des affaires et en relations internationales met rapidement le pied en politique.

Collaboratrice parlementaire auprès du groupe libéral au parlement wallon (2005-2006), conseillère du CPAS de Verlaine (2006-2017) et 4e candidate aux provinciales de 2012 (1.938 vp), elle prête serment au Parlement de Wallonie en juin 2014. Membre de la Commission de contrôle des dépenses électorales (2014-2019) et de la Commission Pouvoirs locaux-Logement-énergie (septembre 2015-janvier 2017), puis de la Commission Budget-Fonction publique-Energie (2017) et Budget-énergie-Climat (2017-2019), la députée wallonne siège aussi au sein du Comité mixte Assemblée nationale du Québec/Parlement de Wallonie. Membre de la Commission Économie-Innovation (2014-janvier 2017), elle s’attache notamment à soutenir le développement du secteur des drones en Wallonie. Assidue aux travaux des Commissions, elle interpelle aussi régulièrement les membres du gouvernement PS-cdH de Paul Magnette à Namur, et surtout celui de Rudy Demotte, à Bruxelles, dans les dossiers relatifs à l’Enseignement, à l’Enseignement supérieur en particulier, la Jeunesse, les PME, l’Agriculture, etc. Ses propositions de décret ou de résolution visent à faciliter les activités économiques, en allégeant les charges financières, ainsi que l’amélioration de la gouvernance et l’interdiction de signes convictionnels ostentatoires au niveau des exécutifs locaux.

A Namur, au sein de la dynamique Commission chargée des Questions européennes (2015-2019), elle soutient l’idée de rendre les députés wallons plus actifs à l’égard des traités internationaux et de les examiner dès qu’ils sont connus, plutôt que d’attendre leur arrivée pour ratification. La Commission porte d’ailleurs son attention sur les enjeux des traités de libre-échange négociés par la Commission européenne (TTIP, CETA, ACS) et se réunit plus d’une trentaine de fois, auditionnant une vingtaine d’experts de très haut niveau (2014-2016). Mais quand une résolution arrive en assemblée plénière marquant le refus du Parlement de Wallonie de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada, Magali Dock s’oppose à ce texte avec les 15 autres membres du groupe MR. Approuvé néanmoins par 47 députés PS-cdH-Ecolo-PTB et indépendant (14 octobre 2016), le texte charge le ministre-président wallon, Paul Magnette, de faire valoir le point de vue majoritaire wallon auprès des autorités européennes, provoquant une crise inédite sur le plan international. Finalement, le 28 octobre, une large majorité se dégage en faveur du texte de compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir. Mais Magali Dock est absente ce jour-là pour raison de santé. En février 2018, avec des députés de la nouvelle majorité, elle dépose une proposition de résolution sur les accords de libre-échange de l’Union européenne et le redéploiement international de l’économie wallonne.

À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, Magali Dock vote, le 28 juillet, la motion de défiance constructive déposée par les députés MR et cdH ; c’est une première dans l’histoire politique wallonne. Jusqu’à la fin de la législature wallonne, elle fait désormais partie de la très courte majorité MR-cdH (38 sièges sur 75) qui entend imprimer un changement de cap à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. Durant cette législature, la députée wallonne adopte aussi une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État, notamment le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018). En tant que membre de la Commission de coopération avec la Communauté germanophone depuis le début de la législature (2015-2019), elle a déjà déposé une proposition de résolution pour réaliser le transfert de compétences de la Wallonie vers l’Ostbelgien : la nouvelle majorité conclura un accord en ce sens, permettant aux Germanophones d’entamer leur exercice à partir du 1er janvier 2020.

À l’automne 2017, Magali Dock quitte Verlaine où elle était toujours conseillère CPAS pour s’installer à Huy et la Fédération MR de Huy-Waremme lui confie la mission d’emmener la liste libérale lors du scrutin communal d’octobre 2018, avec l’espoir de décrocher 5 sièges.  Tête de file suivie directement par Christophe Pire (296 vp), tandis que Jacques Mouton (362 vp) pousse la liste, Magali Dock (346 vp) maintient les libéraux hutois à un niveau similaire à celui de 2012 (12,5% contre 13%), ainsi que trois conseillers communaux. Faisant alliance avec le PS (12) de Christophe Collignon, Eric Dossogne et étienne Roba, ainsi qu’avec la liste Idhuy de Françoise Kunsch-Lardinoit (2), le MR signe le Pacte de majorité : Jacques Mouton devient échevin et Magali Dock préside le Conseil communal. 

Lors du triple scrutin wallon du 26 mai 2019, elle opte pour la Chambre fédérale. Deuxième suppléante dans la circonscription liégeoise (4.893 vp), elle n’obtient pas de mandat parlementaire. 

Assistante en droit européen à l’Université de Namur (octobre 2019-novembre 2020), collaboratrice du groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (novembre 2019-octobre 2020), elle remplace brièvement Philippe Goffin (de mars à octobre 2020), le temps de la formation du gouvernement De Croo. Au moment où éclate la crise covid-19, elle fait partie de la Commission Santé.

Cependant, parallèlement à ses activités, Magali Dock s’est lancé un nouveau défi. Après avoir réussi les nombreux examens qui mènent vers la diplomatie, elle entame une nouvelle carrière en tant que diplomate au sein de Wallonie-Bruxelles International. L’activité de déléguée générale devant la conduire à vivre des périodes de quatre années à l’étranger, elle s’apprête à devoir renoncer à ses mandats politiques lorsqu’une nomination interviendra.

 

Mandats politiques

Conseillère CPAS à Verlaine (2012-11/2017)
Députée wallonne (2014-2019)
Conseillère communale à Huy, présidente du Conseil (2018-)
Députée fédérale (03/2020-11/2020)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 4 octobre 2014 ; L’Avenir, 8 décembre 2021

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Dister Christophe

Bruxelles 05/12/1970

Député wallon : *2015-2016*

Arrivé à La Hulpe en 1973, ce passionné d’activités sportives a passé ses humanités au Collège Notre-Dame de Basse-Wavre, avant de décrocher un diplôme en Sciences économiques à l’UCL. Il fait ensuite carrière dans les assurances, le crédit, l’immobilier et la consultance. Courtier spécialisé, fondateur, gérant et administrateur délégué de plusieurs sociétés, dont Finance & Insurance Brokers SA, Even More SPRL ou Publisolar, Christophe Dister s’est engagé en politique dans les rangs du PRL et a été élu pour la première fois en octobre 1994. Conseiller communal dans l’opposition pendant six ans à La Hulpe, il entre dans le Collège présidé par le cdH Philippe Leblanc après le scrutin d’octobre 2000, comme échevin en charge des Finances et des Sports (217 vp). À l’époque, la liste « Leblanc » (37%, 7 sièges) et celle des libéraux (29,5%, 6 sièges) sont au coude à coude, mais elles ne laissent ni à l’élu écolo ni aux 3 socialistes le soin de les départager : Philippe Leblanc abandonne son partenaire socialiste (3) et s’allie avec les libéraux. En octobre 2006, bien que la liste du bourgmestre (841 vp) vire largement en tête (42%, 9 sièges), le MR (31,5%, 6 sièges) décide de signer le pacte de majorité avec ValEco (21%, 4 sièges), permettant à sa tête de liste, Christophe Dister (641 vp), de ceindre l’écharpe maïorale. Six ans plus tard, en réunissant MR, PS et Écolo sur la seule liste du bourgmestre, Christophe Dister (1.747 vp) réalise un raz-de-marée, écarte largement la liste de Ph. Leblanc (452 vp) et s’appuie sur une solide majorité absolue (65%, 14 sièges sur 19).

En tant que représentant du MR, Christophe Dister est appelé à siéger au Conseil d’administration du TEC Brabant-wallon (2001-2006), de l’Intercommunale du Brabant wallon (2006-2007), de la Seditel qu’il préside (2007-2009), ainsi que l’Union des villes et des communes de Wallonie (2008-2015), d’Intermixt (2009-2010), de la Fondation Folon (2009-2015), et il assure une vice-présidence d’Ores (2009-2017) et la présidence de TV Com (2009-2011).

A plusieurs reprises, il a été candidat lors des élections fédérales : 4e place effective en 2007 (5.392 vp), 3e suppléance en 2010 (3.890 vp) dans la circonscription du Brabant wallon. Le 25 mai 2014, c’est au scrutin régional wallon qu’il participe dans la circonscription de Nivelles, contribuant au large succès des « bleus » : ils réalisent un score historique (41,5%, soit 5% de plus qu’à l’époque Kubla) et conservent leurs quatre mandats conquis en 2009. Premier suppléant, cet élu communal confirme qu’il est un grand faiseur de voix (5.274 vp). La constitution rapide d’une majorité PS-cdH à Namur ne laisse cependant planer aucun doute : Valérie De Bue, Jean-Paul Wahl, Florence Reuter et Olivier Maroy iront siéger à Namur et Christophe Dister poursuivra son mandat de bourgmestre de La Hulpe qu’il exerce depuis les élections d’octobre 2006. La constitution du gouvernement fédéral dirigé par le Premier ministre Charles Michel (octobre 2014) n’a pas davantage d’impact sur les élus wallons de la circonscription de Nivelles.

C’est l’inculpation de Serge Kubla par la Justice dans le dossier Duferco qui vient changer la donne. Quand le bourgmestre de Waterloo renonce à ses fonctions de maïeur, commence un jeu de chaises musicales : Serge Kubla est remplacé par Florence Reuter qui, en vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, doit renoncer à son mandat à Namur. Il est alors fait appel à Christophe Dister, le premier suppléant, qui, en vertu du même décret, se met en congé de ses responsabilités communales à La Hulpe, tout en gardant la présidence du Conseil communal. Durant l’année 2016, il contribuera à l’organisation d’un hommage prononcé lors des funérailles de Toots Thielemans.

Ayant prêté serment à Namur le 11 mars 2015, le député wallon Christophe Dister intègre brièvement la Commission Emploi-Formation (2015), avant de devenir membre de la Commission Agriculture-Tourisme (septembre 2015-janvier 2017). Siégeant dans l’opposition, il prend plusieurs initiatives en-dehors de son assemblée : sous le nom « Plan.be », il lance, avec le député fédéral Open VLD Tim Vandenput, un appel aux citoyens afin d’apporter des solutions concrètes à l’amélioration du fonctionnement de toutes les institutions de la Belgique. à l’été 2016, il se prononce personnellement en faveur de la refédéralisation de certaines compétences (mobilité, commerce extérieur, énergie ou environnement) au nom de l’efficacité. Puis, une vingtaine de mois à peine après sa prestation de serment, Christophe Dister décide de quitter le Parlement de Wallonie et de revenir dans sa commune, de se reconcentrer sur sa gestion (31 décembre 2016), en reprenant sa fonction de bourgmestre. S’il abandonne son mandat wallon à la deuxième suppléante Lyseline Louvigny, c’est aussi parce que, depuis 2014 et la fondation de la SA Wilink par le rapprochement d’Elitis, de BFO Family Office et de la FINB de Christophe Dister, ce dernier est de plus en plus accaparé par le développement de ce nouveau groupe de courtage en solutions financières personnalisées, véritable holding de droit belge au chiffre d’affaires consolidé 2016 de 42 millions d’euros.

A La Hulpe, seule commune de Wallonie qui a perdu des habitants entre 2012 et 2017 et l’une de celles où la moyenne d’âge est la plus élevée, le bourgmestre lance la réalisation de plusieurs projets (centre sportif avec piscine ; construction d’un parking souterrain ; construction de logements moyens, avec agrandissement de l’école existante ; projet La Hulpe Smart Village 2025). C’est sur base d’un master plan fédérateur, que la liste du bourgmestre se présente en octobre 2018 ; elle réunit cette fois le MR, le PS et un nouveau partenaire, le cdH de Philippe Leblanc, Écolo ayant choisi de voler de ses propres ailes. Avec 1.304 vp, Christophe Dister conserve la majorité absolue, malgré un certain recul (59,4%, 13 sièges). Bien décidé à exercer son mandat à la tête de La Hulpe, il se contente d’une place de deuxième suppléant aux élections européennes du 26 mai 2019 (14.027 vp).

Président de la zone de secours Brabant wallon (2018-), vice-président du comité de direction du Domaine Régional Solvay asbl depuis 2008, avant d’en assumer la présidence (2018-), administrateur de la Fondation Folon (2008-), il préside depuis 2019 l’intercommunale in BW, partenaire économique et environnemental de la province du Brabant wallon.

Après 24 années passées au sein du Collège de La Hulpe, Christophe Dister renonce à conduire la liste MR au scrutin communal d’octobre 2024, cédant le relais à l’échevin Xavier Verhaeghe, tout en poussant la liste.

 

Mandats politiques

Conseiller communal de La Hulpe (1995-)
Échevin (2001-2006)
Bourgmestre (2006-03/2015)
Député wallon (03/2015-12/2016)
Bourgmestre empêché (03/2015-12/2016)
Bourgmestre (01/2017-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Écho, 6 mai 2017 ; L’Écho, 4 juillet 2017 ; La Libre, 19 septembre 2023
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2022)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2017, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
http://www.christophedister.be/ 
https://www.inbw.be/ 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Devillers Cyprien

Charleroi 12/10/1974

Député wallon : 2014*

Aux élections régionales du 25 mai 2014 dans la circonscription de Charleroi, Cyprien Devilers occupe une troisième place de combat sur la liste du MR. En 2009, les libéraux n’avaient conservé que l’un des deux mandats conquis en 2004 ; en 2014, en progressant de 1,7%, ils en enlèvent deux, profitant de l’effondrement d’Écolo. Avec 3.027 vp, Cyprien Devilers décroche ainsi le droit de siéger au Parlement de Wallonie et il prête serment (14 juin). En application du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, il doit cependant choisir entre Namur et Charleroi : en optant pour son échevinat (17 juin), il renonce à siéger au Parlement de Wallonie où Nicolas Tzanetatos fait son entrée. Cyprien Devilers n’aura été député wallon que quelques jours.

Président des Jeunes MR de Charleroi (élu en 2003), vice-président national et secrétaire politique des Jeunes MR (2006-2009), Cyprien Devilers a été élu conseiller communal de Charleroi en octobre 2006, lors d’un scrutin particulier, placé sous le signe des « affaires » : alors que le PS perdait près de 13%, le MR progressait de 8,5%. Dans cet élan, Cyprien Devilers (13e candidat - 495 vp) emportait l’un des 14 sièges conquis par la liste d’Olivier Chastel. Finalement conseiller de la majorité après les nombreux avatars qui marquent la vie politique de la plus grande ville de Wallonie en 2007, il représente le MR en tant que commissaire chez Igretec (2007), et aussi comme commissaire de la Régie communale autonome-RCA (2007-2010), administrateur de l’ICDI (2007-2013), du Val d’Heure (2007-2008), de Whestia (2008-2017), de la SWL (2008-2015), de la SWCS (2008-2013), de la SWDE (2009-2010), d’Igretec (2010-2012) et administrateur délégué de la RCA (2010-2017), après en avoir été le commissaire. 

Au Conseil communal de Charleroi, Cyprien Devilers se distingue rapidement par ses interventions posées ; il aborde volontiers les questions de sécurité, est attentif à la défense de la laïcité et, pour des raisons professionnelles, s’attache aux dossiers liés à l’énergie. En octobre 2011, il se mobilise fortement en faveur du Thalys wallon et de son arrêt en gare de Charleroi ; son action déborde le pays de Charleroi. Si la dorsale wallonne est alors sauvée, il ne s’agit que d’un sursis ; le coup de grâce lui sera porté en 2013 avec la suspension sine die du trafic TGV entre Mons, Charleroi, Namur et Liège.

Employé chez GDF-Suez, Cyprien Devilers s’apprête à entrer comme employé chez Igretec pour s’y occuper des questions d’énergie, lorsqu’un nouveau remaniement se produit au sein du Collège de Charleroi au début de l’année 2012. La démission de J-J Viseur, l’éviction de Paul Ficheroulle, bourgmestre faisant fonction, et la désignation d’éric Massin – le sixième maïeur carolo depuis 2006 – s’accompagnent d’un renouvellement du Collège et d’un nouveau changement aussi du côté du MR où l’échevin Alain Eyenga – successeur de Philippe Sonnet – remet sa démission et doit être remplacé : Cyprien Devilers accepte la fonction et devient ainsi le 22e échevin nommé à Charleroi depuis 2006. Pendant les neuf derniers mois de la législature, il est en charge de l’Environnement, de la Propreté, des Espaces verts et de l’écologie urbaine ; il ne laisse pas passer cette occasion de gagner en visibilité, ainsi qu’en témoigne son résultat au scrutin d’octobre 2012.

En 5e place, il réalise le 2e score de la liste MR (1.465 vp), tandis que le PS emmené par Paul Magnette (47,7%) en nette progression (+9%) reprend la main par rapport à l’ensemble de ses adversaires politiques. Le MR perd ce qu’il avait gagné en 2006. Néanmoins, le PS maintient le pacte de majorité avec les libéraux et les humanistes et, dans le collège tripartite présidé par Paul Magnette, Cyprien Devilers reste échevin en charge de l’Environnement, de la Propreté, des Espaces verts et de l’écologie urbaine, du moins, occupe-t-il, en tant que suppléant, les fonctions d’Olivier Chastel qui, après avoir prêté serment, se met immédiatement en retrait en raison de ses responsabilités ministérielles au fédéral. Lorsqu’Olivier Chastel devient président du MR (fin 2014), le député fédéral ne sollicite pas son retour au sein du Collège et Cyprien Devilers reste échevin jusqu’à la fin de la législature.

Tête de liste MR en octobre 2018, Cyprien Devilers réalise le plus grand nombre de voix de préférence parmi les libéraux (2.709), mais le MR perd trois sièges (6) et se retrouve à 11,20%, loin, très loin des 24,64% de 2006 (14), poursuivant un recul déjà amorcé en 2012 (16,28%). Conservant in extremis la majorité absolue (26), le PS de Magnette se tourne vers écolo (3) et C+ (3) pour signer le nouveau pacte de majorité. Ne souhaitant pas devenir le porte-parole d’une partie de l’opposition, l’autre étant dominée par le PTB (9), Cyprien Devilers remet sa démission de conseiller communal dès le début de l’année 2019.

N’étant plus échevin, il aurait pu reprendre son mandat de député wallon, mais il y renonce définitivement en décembre 2018. Lors du triple scrutin de 2019, il n’est candidat ni au Parlement de Wallonie, ni à la Chambre fédérale, ni au Parlement européen, ayant vraiment tourné la page de la vie politique. 

En février 2014, le MR avait présenté Cyprien Devilers à la présidence d’Ores Assets, né en 2013 de la fusion de huit intercommunales wallonnes mixtes actives dans le domaine de l’énergie. Politique, cette décision était aussi motivée par le fait qu’en tant qu’ingénieur de gestion, formé à l’UCL Mons (1999) puis à la Vlerick Leuven Gent Management School (2008), Cyprien Devilers avait d’abord travaillé dans le domaine de l’audit, avant d’être engagé chez Tractebel, puis de faire partie du comité stratégique d’EDF-Suez (1999-2012). Administrateur d’Ores Assets (2013-), il devient le président de son Conseil d’administration (-2018), puis d’Ores scrl (2019). Administrateur de l’ISPPC (2013-2019), de la Socofe (2014-2017), d’Intermixt (2014-2017), de Publigaz (2015-2017), Cyprien Devilers est nommé début 2019 au comité de direction de la Société publique de gestion de l’eau, dont il assume un temps la vice-présidence (SPGE, 2019-).

 

Mandats politiques

Conseiller communal de Charleroi (2006-02/2019)
Échevin (2012 ; 2012-2018)
Député wallon empêché (2014)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Écho, 26 mars 2014, L’Avenir, 27 mai 2014 ; La Libre, 2 mai 2019
Cumuleo (2021)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Devillers François

Binche 01/01/1973

Député wallon : *2014-2017*

Longtemps libérale, l’entité de Morlanwelz devient, suite à la fusion des communes, une localité du Hainaut où le PS dispose d’une solide majorité absolue. Bourgmestre déjà avant la fusion, le socialiste Nestor-Hubert Pécriaux doit pourtant faire face à une progressive érosion de ses soutiens, le nombre de ses sièges variant peu (13 ou 14) selon les pourcentages obtenus (47% en 1982 ; 49% en 1988 ; 44% en 1994). Il n’est d’ailleurs pas à l’abri d’une surprise comme en octobre 1994, quand le PSC Marceau Mairesse s’invite au sein du Collège échevinal, comme Premier échevin. Réduit aux Cultes et aux Cimetières, le représentant de l’opposition PSC… contraint le PS à s’allier au PRL dans une législature particulièrement mouvementée (1995-2000). Ce sera le dernier mandat de N-H. Pécriaux.

Pour François Devillers, par contre, le scrutin communal d’octobre 2000 est le moment de sa première élection. Le PS est alors au plus bas : venant de 55,5% et 16 sièges sur 25 en 1976, il parvient à sauver sa majorité absolue, avec 43,2%, lors du dernier scrutin du XXe siècle. À cette élection, N-H. Pécriaux s’est présenté sur une liste socialiste alternative, enlevant un siège. Dans la nouvelle équipe PS qui se met en place sous la conduite de Jacques Fauconnier, François Devillers est désigné comme chef de groupe du PS au Conseil communal (2001-2006).

Professeur d’horticulture, coordinateur pédagogique à l’Athénée provincial de La Louvière, membre du bureau du PS, ce fils d’enseignant est très actif dans le monde associatif local. Ainsi est-il membre ou responsable de diverses associations dont la Maison de la Laïcité, l’asbl Trois arbres, etc. Administrateur délégué et trésorier de l’asbl Le point jaune (-2007), il préside aussi le Syndicat d’initiatives de Morlanwelz (2000-2007). En tant que conseiller communal, il est désigné comme administrateur et membre d’un comité de secteur d’Igretec (2001-2007), membre d’un comité régional de l’IGH (2001-2007), administrateur de l’IEH (2006-2007), membre du conseil de la zone de police locale Mariemont (2005-2007).

En octobre 2006, c’est l’heure du bilan pour la nouvelle équipe du PS de Morlanwelz et de l’évaluation par les électeurs : en frôlant la barre des 50%, le PS décroche 15 sièges. François Devillers (344 vp) entre dans le Collège échevinal aux côtés des Jacques Fauconnier, Christian Moureau et Josée Incanella. Le nouvel échevin est en charge des Finances, de l’Économie, de la Communication, du Tourisme et du Développement local. Par ailleurs, il devient administrateur (2007) puis vice-président (2014-2018) de la Maison du Tourisme de la Région du Centre, administrateur d’Espace Europe (2007-) et de l’IPFH (2007-2009). Le vice-président de la Fédération PS de Thudinie devient, à partir de septembre 2009, attaché parlementaire du groupe socialiste à la Chambre fédérale, et le reste jusqu’en mai 2011. À l’automne 2011, il est désigné par le ministre wallon du Tourisme (Paul Furlan) comme administrateur et président des Lacs de l’eau d’Heure asbl (2011-2018) ; pour ce site, ainsi que pour celui de Mariemont (avant-projet VERS.A cofinancé par le Feder et achevé en 2016) ou le Prieuré de Montaigu, François Devillers nourrit des projets ambitieux, souhaitant créer une animation touristique de grande qualité dans le Centre et attirer le vélo professionnel autour de l’Eau d’Heure.

Pour défendre son bilan aux communales d’octobre 2012 – grâce à une aide exceptionnelle du gouvernement wallon et le soutien du Crac, le budget communal a retrouvé un certain équilibre –, l’échevin des Finances de Morlanwelz se voit offrir la 3e place effective. Avec Jacques Fauconnier (647 vp) pour pousser la liste et devant Josée Incannela (1.073 vp), Christian Moureau (2.189 vp) emmène la liste socialiste vers un succès historique : le PS de Morlanwelz dépasse en effet la barre des 60% et décroche 17 sièges, en laissant un siège au cdH et 7 à la liste où Marceau Mairesse et Michel Huin se présentent. Avec 812 vp, François Devillers signe le 4e score tous partis confondus et conserve ses fonctions scabinales, en charge de l’Économie, de la Mobilité, du Patrimoine et du Tourisme.

Parallèlement, il s’est présenté aux élections régionales du 7 juin 2009 dans la circonscription de Thuin. Derrière Paul Furlan et Françoise Fassiaux, François Devillers a rassemblé 2.688 électeurs sur son nom et a failli être élu. Le 25 mai 2014, il se présente à nouveau, comme 2e suppléant cette fois (2.273 vp). En légère progression, le PS de Paul Furlan parvient à garder ses deux élus thudiniens et quand le chef de file est désigné à une fonction ministérielle dans le gouvernement Magnette, il se trouve que la première suppléante a déjà prêté serment à Namur en raison du renoncement de Françoise Fassiaux-Looten. Confronté lui aussi au décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, François Devillers n’hésite pas à franchir les portes de l’assemblée wallonne et à y prêter serment en juillet 2014, se disant échevin empêché.

Membre de la majorité PS-cdH qui soutient alors le gouvernement wallon de Paul Magnette, le député Devillers est membre de la Commission Agriculture-Tourisme (2014-2017). Défendant les dossiers de sa circonscription, il se mobilise contre la fermeture du Bain Grain et pour le financement de projets touristiques. Il dépose aussi une proposition de résolution visant à interdire les pesticides aux néonicotinoïdes en Wallonie. Dans le dossier CETA, il vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la crise internationale qui s’en est suivi, il figure parmi les 58 députés wallons qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

En janvier 2017, la démission forcée de Paul Furlan de son poste ministériel renvoie son suppléant au Collège de Morlanwelz où François Devillers reprend ses fonctions scabinales et Cynthia Perniaux retrouve les bancs du Conseil communal. Le président du cercle horticole Le Lys rouge reprend aussi son métier d’enseignant. Il ne sera plus candidat lors du triple scrutin du 26 mai 2019.

Troisième candidat PS aux élections communales d’octobre 2018, il signe le 6e score de son parti (606 vp) qui garde sa majorité absolue, malgré un fort recul (51,8%, 15 s). Il reste échevin, en charge de l’économie locale, de la Mobilité, des Fêtes et du Bien-être animal. Lors du triple scrutin du 9 juin 2024, il accepte d’occuper la 15e place sur la liste fédérale du PS dans le Hainaut.

 

Mandats politiques

Conseiller communal de Morlanwelz (2000-)
Échevin (2006-07/2014)
Député wallon (07/2014-01/2017)
Échevin empêché (07/2015-01/2017)
Échevin (01/2017-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Nouvelle Gazette, 21 mai 2015
Cumuleo (-2022)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2017, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Destrebecq Olivier

Tournai 21/03/1965

Député wallon : 2014-2019

Quand il prête serment au Parlement de Wallonie, le 16 juin 2014, en tant qu’élu de la circonscription de Soignies, Olivier Destrebecq compte déjà vingt années d’activités politiques sur le plan local, sans compter son ascendance familiale. En effet, ses deux grands-pères ont exercé la fonction de bourgmestre sous les couleurs libérales (Maurice Huart à Baugnies et Henri Destrebecq à Leuze). C’est en 1994 qu’Olivier Destrebecq s’affilie aux Jeunes Réformateurs libéraux avant d’être élu à leur présidence, deux ans plus tard. Que La Louvière soit dirigée par des socialistes depuis la fin de la Première Guerre mondiale ne fait qu’accentuer sa volonté de changement. Élu conseiller communal (465 vp) en octobre 2000 quand Willy Taminiaux devient bourgmestre, Destrebecq incarne alors le rajeunissement des cadres chez les bleus. Tour à tour secrétaire politique de la section louviéroise du PRL, vice-président du MR louviérois (2004) et secrétaire politique MR de l’arrondissement de Soignies (2005), le chef de groupe MR au conseil communal dénonce notamment le PS pour sa gestion du Foyer Louviérois (dans l’affaire Brynaert) ; pour cela, il est assigné en justice par le bourgmestre et d’autres membres du Collège.

C’est notamment dans ce climat qu’Olivier Destrebecq emmène ses couleurs vers le succès en octobre 2006. Avec 1.395 vp, il signe le 3e score tous partis confondus et permet au MR de devenir la 2e force politique locale, au moment où le PS perd sa majorité absolue et enregistre le départ politique de Willy Taminiaux, désavoué par ses amis quand il propose une coalition avec le cdH. En fait, c’est avec le MR de Destrebecq que Jacques Gobert signe l’accord de la nouvelle majorité PS (20)-MR (7) et UDSC (2). Mais l’affaire qui suit son cours en Justice ne permet pas à Destrebecq de devenir le premier « non socialiste » à faire partie du collège louviérois depuis 85 ans. Par contre, il préside l’AIS Logicentre (2007-), en attendant que la Justice rende son verdict. Quand il est blanchi en février 2008, l’USC n’a plus aucune raison de s’opposer à sa présence au sein du Collège (mai). Olivier Destrebecq devient échevin en charge de la Mobilité, de l’Urbanisme et du Logement (septembre).

Quatre ans plus tard, en octobre 2012, tout en écartant les élus du Front national, les électeurs rendent au PS sa majorité absolue (50% +8%), en conservant leur confiance au MR (en légère baisse) d’Olivier Destrebecq (1.276 vp). Néanmoins, le PS (25 sièges, +5) prolonge le Pacte de majorité avec le MR (6, -1) et la tête de liste libérale hérite du Développement économique, de l’Animation de la cité et des Relations internationales (2012-2014). Il renoncera à ce mandat échevinal pour siéger au Parlement de Wallonie, conformément au décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons. Si la liste MR-IC perd un millier de voix en octobre 2018 (-2%), elle conserve 6 sièges. Son chef de file et président de la Fédération MR de l’arrondissement de Soignies-La Louvière améliore, quant à lui, son résultat personnel (1.325 vp). Alors que le PTB devient le 2e parti dans la 5e ville de Wallonie, le PS qui a gardé sa majorité absolue se tourne vers écolo (2 sièges, -1), repoussant le MR dans l’opposition.

Entre-temps, tout en restant un membre actif de l’importante société de gilles louviéroise « Les Commerçants » (1998-), celui qui fut enseignant pendant cinq ans avant de se lancer comme indépendant (il est administrateur délégué de l’Abcsys, une société de communication et de marketing fortement tournée vers le net), fait partie des fondateurs du Club des Exportateurs du Hainaut, dont il est l’un des vice-présidents (2004). Membre de l’asbl Communauté urbaine du Centre, il est parmi les créateurs de « Centre : capital ! », un business club destiner à affirmer l’identité économique de la région du Centre (automne 2005), qu’il présidera en 2023.

Premier suppléant MR dans la circonscription du Hainaut, lors du scrutin fédéral du 10 juin 2007, Olivier Destrebecq (8.934 vp) fait son entrée à la Chambre quand Olivier Chastel est nommé Secrétaire d’État dans les gouvernements Leterme Ier, Van Rompuy Ier et Leterme II. Membre de la majorité, il fait partie de la Commission de l’Infrastructure, des Communications et des Entreprises publiques, de la Commission de l’économie, de la Politique scientifique, des Classes moyennes et de l’Agriculture, ainsi que de la Commission spéciale « sécurité du rail », après la catastrophe de Buizingen.

Troisième suppléant lors des élections européennes du 7 juin 2009 (16.737 vp dans le collège francophone), il fait partie de la vingtaine de libéraux signataires d’une lettre ouverte qui remet en question le leadership de Didier Reynders (octobre). Après l’élection de Charles Michel à la présidence du parti, Destrebecq fait partie de ses conseillers pendant quelques mois. À nouveau Premier suppléant lors du scrutin anticipé du 13 juin 2010 (6.273 vp), il doit patienter jusqu’à la formation du gouvernement Di Rupo (décembre 2011) pour retrouver la Chambre fédérale, où il remplace à nouveau Olivier Chastel nommé ministre. Membre de la Commission du Budget et des Finances, de la Commission Économie-Politique scientifique-Classes moyennes, ce député de la majorité adopte, parmi beaucoup d’autres textes législatifs, l’ensemble des dispositions de la 6e réforme de l’État qui comprend notamment la scission de BHV, la réforme profonde du Sénat, l’accroissement tangible de l’autonomie fiscale des Régions et le transfert d’importantes compétences vers les entités fédérées.

Administrateur d’IDEMLS (2002-2006), du TEC Hainaut (2003-2011), du PACO (2005-2008), de l’IPFH (2007-2008), de Publigaz (2012-2019), de l’Intercommunale de mutualisation en matière informatique et organisationnelle (Imio) (2013-2017), Olivier Destrebecq est élu à la présidence de la Fédération MR d’arrondissement de Soignies (décembre 2016). Avec le retrait de la vie politique de Florine Pary-Mille, il se voit confier la tête de liste MR aux régionales de 2014 dans la circonscription de Soignies. Réalisant 5.126 vp, il contribue au maintien du MR à son niveau de 2009 (23,2%, +1%) et, pour sa première participation à un scrutin régional, il est élu au Parlement de Wallonie. En juillet, il est aussi choisi comme sénateur de Wallonie par son parti, ce qui le conduit à renoncer à son échevinat louviérois (remplacé par Jonathan Christiaens).

Membre de la Commission Agriculture-Tourisme et de la Commission de vérification des pouvoirs, le député wallon siège aussi dans la Commission mixte Assemblée nationale du Québec/Parlement de Wallonie. Dans l’opposition jusqu’à l’été 2017, il dépose textes de décret et résolutions, ainsi qu’un nombre considérable de questions orales et écrites auprès des différents ministres ; elles concernent tant les enjeux wallons (financement des PME par l’épargne, l’absentéisme dans la fonction publique, le TEC, l’utilité de certaines dépenses publiques, les éoliennes sur les aires autoroutières wallonnes, soutien au Ceta, etc.), que la région du Centre (sidérurgie avec NLMK Europe et Longtain, mobilité, tourisme, canal du Centre, l’avenir du triage-lavoir de Péronnes, nouveau découpage territorial et formation d’une nouvelle circonscription « Centre-Soignies » dans le cœur du Hainaut, etc.). 

En 2015, il propose de donner une nouvelle image à la région du Centre, d’en faire « une plateforme de création et d’exportation de costumes, de décors, de construction de scènes et de salles. Et pour mobiliser artistes, grands noms et entreprises du secteur, créer une locomotive, un festival international des arts de la scène. Plutôt qu’un Puy-du-Fou wallon, il veut faire de La Louvière la Cannes du spectacle vivant ». Dans cet esprit, il soutient fermement la réforme des circonscriptions électorales wallonnes : en raison d’un arrêt de la Cour constitutionnelle de novembre 2015 destiné à rééquilibrer la répartition des sièges entre les circonscriptions, celles-ci passent de 13 à 11, le décret spécial wallon du 25 janvier 2018 redéfinissant notamment une nouvelle et plus grande circonscription électorale du Centre/Soignies-La Louvière, où seront désormais élus cinq représentants à Namur.

Avec d’autres libéraux, le député Destrebecq est le signataire d’une proposition de décret spécial sur l’interdiction de cumul dans le chef des députés wallons afin qu’il ne s’applique aux membres de Collège communal que dans les localités de plus de 50.000 habitants. Avec les députés Wahl, Fourny et Drèze, il demande que la Cour des comptes réalise un audit des finances publiques wallonnes (été 2017). Dans le dossier du traité CETA, il s’oppose à la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie marque son refus de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Le groupe MR à Namur avait été le seul à manifester son opposition. Quinze jours plus tard, O. Destrebecq est absent quand est adopté le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Durant cette législature, Destrebecq adopte notamment une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur fait de la Wallonie une région pionnière. 

À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, Olivier Destrebecq vote le 28 juillet, la motion de défiance constructive déposée par les 38 députés MR et cdH ; c’est une première dans l’histoire politique wallonne. Jusqu’à la fin de la législature wallonne, il fait désormais partie de la très courte majorité MR-cdH et contribue à l’adoption d’une série de mesures destinées à montrer le changement de cap imprimé à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. Et si la réforme des provinces, celle des APE et l’assurance autonomie ne sont finalement pas votées, c’est en raison de la défection de la MR Patricia Potigny, partie vers la liste Destexhe (mars 2019). Cette dissidence au sein du MR lui sera personnellement fatale.

En effet, lors du scrutin régional wallon du 26 mai 2019, dans la nouvelle circonscription du Centre-Soignies, Olivier Destrebecq réunit 3.673 voix sur son nom, réalisant le 5e score tous partis confondus. Mais le MR devient le 3e parti avec 14,72%, enregistrant une perte de 8,5%. Le PS (3), le PTB (1) et le cdH (1) enlèvent les cinq mandats wallons et empêchent de justesse O. Destrebecq de retrouver le Parlement de Wallonie, le MR ayant perdu des forces dans sa querelle avec des dissidents… partis sur la liste d’Alain Destexhe.

Conseiller communal à La Louvière, Olivier Destrebecq devient conseiller auprès de Willy Borsus, vice-président du gouvernement wallon (mai 2020-2024). Il est aussi administrateur de l’Hippodrome de Wallonie (2020-) et commissaire du gouvernement auprès du Port autonome du Centre et de l’Ouest (PACO) et de la SRWT (2020), devenue en 2021 l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW).

Désigné tête de liste MR pour les communales d’octobre 2024, il figure en 6e position sur la liste conduite par Georges-Louis Bouchez aux élections fédérales du 9 juin 2024 dans le Hainaut.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à La Louvière (2001-)
Député fédéral (03/2008-2010 ; 12/2011-2014)
Échevin de La Louvière (09/2008-07/2014)
Député wallon (2014-2019)
Sénateur de la Wallonie (07/2014-2019)
Échevin empêché (07/2014-2018)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Nouvelle Gazette, 10 février 2015, La DH, 9 décembre 2019
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (2023)

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Denis Jean-Pierre

Ath 14/01/1959

Député wallon : *2014-2019

Après des candidatures en histoire à l’ULB et un régendat littéraire, Jean-Pierre Denis devient, au début des années 1980, professeur d’Histoire, de Morale et de Sciences humaines à l’École provinciale d’enseignement secondaire d’Ath. Très impliqué dans la vie locale, il est membre et responsable de plusieurs associations culturelles du pays d’Ath (cercle d’histoire et d’archéologie, musée de la pierre, Jeunesse sportive, maison de la Nature, contrat rivière Dendre, club de basket de Maffle qu’il préside, etc.). En s’engageant aussi dans les rangs du PS, il prolonge une tradition familiale qui avait vu son grand-père, tailleur de pierre, militer dans le syndicalisme, et son père, Marcel Denis (1920-1985), exercer la fonction de bourgmestre de Maffle jusqu’à la fusion des communes (1976), avant d’être échevin et de faire fonction de bourgmestre d’Ath, dans l’ombre de Guy Spitaels.

Élu conseiller communal d’Ath en octobre 1994, Jean-Pierre Denis rejoint le Collège dès 1997, quand il remplace Georgette Brenez ; dans le même temps, Bruno van Grootenbrulle devient bourgmestre ; Premier échevin après le scrutin d’octobre 2000 où le PS culmine à près de 68% et dispose de 22 sièges sur 29, J-P. Denis préside aussi la Commission consultative d’Aménagement du territoire (2001-2006). Il conserve son mandat, après les élections de 2006 (3e candidat et 2e performeur, avec 3.350 vp), dans le Collège présidé par Bruno Van Grootenbrulle. La Culture, le Folklore, le Tourisme, l’Urbanisme, l’Environnement et l’Aménagement du Territoire lui sont attribués. Administrateur à la SWDE, de l’IEH, de l’IGEHO et d’Intermixt, J-P. Denis exerce ses différents mandats jusqu’en juin 2007. Il reste président de l’USC d’Ath et de l’asbl Maison du Peuple jusqu’en 2008.

Le 26 juin 2008, le bourgmestre Van Grootenbrulle présente sa démission de tous ses mandats, afin de pouvoir se concentrer sur sa défense dans le procès lié à la catastrophe de Ghislenghien (il sera finalement acquitté) ; c’est Jean-Pierre Denis qui assure sa succession dès le 16 juillet 2008. Amené à faire de l’ordre dans plusieurs dossiers du passé, tout en relevant les défis annoncés durant la campagne électorale, notamment celui de l’équilibre budgétaire, J-P. Denis a fort à faire avec une opposition écartée du pouvoir à Ath depuis la fusion des communes et qui pointe des problèmes de gouvernance dans la gestion passée du PS.

Lors du scrutin d’octobre 2012, le MR crée la surprise (22,3%, + 8,6%) ; avec les 1.478 vp de Stéphane Delfosse, les libéraux obtiennent 7 élus (+3), malgré la compétition interne au parti socialiste, voire en raison des fortes dissensions qui s’y expriment. Emmené par Jean-Pierre Denis (2.757 vp), poussé par Florent Van Grootenbrulle (2.680 vp), le fils de l’ancien bourgmestre, et porté par un Marc Duvivier, 23e candidat, qui totalise 2.936 vp, le PS est en recul de 3 sièges (16 s. ; 52%, -7,6%) et il décide d’ouvrir sa majorité au MR ; une situation inédite depuis la fusion des communes. Par ailleurs, en application du Code wallon de la démocratie locale et de la décentralisation, le poste de bourgmestre revient à celui qui émerge de la liste socialiste avec le plus grand nombre de voix de préférence, en l’occurrence l’ancien secrétaire communal Marc Duvivier (2.936 vp), au cœur de nombreux dossiers durant la législature. Dans le nouveau Collège, J-P. Denis redevient Premier Échevin, tout en continuant d’exercer son métier d’enseignant à temps partiel. Représentant du PS en tant qu’administrateur d’Ores (2013-2017), de l’IEH (2013-2014) et de l’IGH (2013-2014), J-P. Denis figure aussi régulièrement sur les listes lors d’autres scrutins que l’échelon local.

Cinquième effectif au scrutin wallon du 13 juin 2004 (5.775 vp), troisième suppléant le 7 juin 2009 (5.562 vp), premier suppléant le 24 mai 2014 dans la circonscription de Tournai-Ath-Mouscron, il lui a manqué un électeur pour totaliser 5.000 voix de préférence. Désireux de siéger à Namur, il met un terme à une partie de ses mandats quand, en juillet 2014, il est appelé à remplacer Rudy Demotte au Parlement de Wallonie ; en décembre 2018, règlementairement, il deviendra le remplaçant de Bruno Lefebvre. Échevin empêché (il est remplacé par Raymond Vignoble), il prête serment à Namur, le 23 juillet 2014. Le député wallon est membre de la Commission de l’Environnement-Aménagement du Territoire-Transports (2014-2019). Il en devient même le vice-président à partir de septembre 2015 et c’est précisément là qu’est examinée la question de l’interdiction de l’abattage animal sans étourdissement préalable. Il participe aux débats, procède aux consultations écrites et aux auditions (dont le représentant de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) et celui du Consistoire central israélite de Belgique (CCIB), à leur demande insistante). Les échanges sont vifs, mais les députés wallons sont décidés. Sous la signature conjointe de Christine Defraigne, Josy Arens, Edmund Stoffels et Véronique Waroux, une nouvelle proposition de décret est déposée en avril 2017, offrant une alternative aux cultes concernés, ainsi qu’une période transitoire. Tout abattage animal sera interdit sans étourdissement préalable, y compris dans les abattoirs. Après un vote unanime de la Commission (mai), le décret est soumis à la discussion générale de l’assemblée plénière (17 mai 2017), avant d’être approuvé à la quasi-unanimité (66 sur 69) des députés présents. Bien que désormais dans l’opposition, Jean-Pierre Denis se joindra à ses 66 autres collègues députés (sur 69 présents) pour voter le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur faisant ainsi de la Wallonie une région pionnière. 

Dans le dossier CETA, J-P. Denis soutient la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la crise internationale qui s’en est suivi, il est absent quand le Parlement de Wallonie adopte le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Dans ses nombreuses interventions parlementaires, il se préoccupe des problématiques d’aménagement du territoire, de mobilité aux alentours du parc Pair Daiza – route de contournement comme arrêt d’un TGV au cœur du pays vert –, de gestion des déchets, de lutte contre les pesticides en particulier le glyphosate, de lutte contre le harcèlement sexiste… Il est le coauteur d’une proposition de résolution en faveur d’une politique de la qualité de l’air en Wallonie (2017). Au sein du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le « professeur » s’intéresse en particulier à la réforme du cours de philosophie et de citoyenneté, rédigeant un rapport sur le sujet en 2018.

En mai 2019, il achève son mandat wallon avec la législature et met ainsi un terme à sa carrière politique, ayant renoncé, déjà en octobre 2018, à se représenter aux élections communales d’Ath.

 

Mandats politiques

Conseiller communal d’Ath (1994-2018)
Premier Échevin (1997-2000 ; 2001-07/2008)
Bourgmestre (07/2008-12/2012)
Premier Échevin (12/2012-07/2014)
Député wallon (2014-2019)
Échevin empêché (07/2014-2018)

 

Sources

Centre d’archives privées de Wallonie, Institut Destrée, Revues de Presse, dont Le Soir, 1er août 2014
Cumuléo (-2021)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Delfosse Stéphane

Renaix 30/09/1967

Député wallon : *2018-2019

Le matin du 30 juillet 2004, les pompiers sont appelés sur le zoning de Ghislenghien. Une conduite de gaz Fluxys a été abîmée par un engin de chantier. Pour assurer la sécurité, des policiers d’Ath se rendent sur place. En l’absence de plans et d’indications de secours, les pompiers peinent à identifier et à maîtriser la fuite. Une double terrible explosion se produit alors, coûtant la vie à 24 personnes et en blessant 132 autres. C’est un gazoduc de haute pression, enfui à plus d’un mètre de profondeur, qui vient de céder sur un chantier en construction. Visible à 15 km à la ronde, une colonne de feu s’élève dans le ciel sur plusieurs dizaines de mètres et la chaleur dégagée est ressentie à plusieurs centaines de mètres du lieu de cette catastrophe industrielle, alors qu’un bruit assourdissant sidère la région. 

Policier à Ath, Stéphane Delfosse s’est rendu sur place ce matin-là pour aider les pompiers. Rescapé du brasier, il passera 4 mois dans le coma, 11 mois d’hôpital, et subira une quarantaine d’opérations. Avec le souvenir du drame, de ses terribles souffrances et de l’encadrement médical dont il a bénéficié, il prend part aux procès devant le Tribunal correctionnel de Tournai (2009) et surtout devant la Cour d’appel de Mons qui établit des responsabilités (2011), se ressource et s’investit dans la vie sociale et politique du pays d’Ath. Il n’est plus question d’exercer le métier de policier qu’il avait finalement choisi.

à peine diplômé de Saint-Charles à Tournai, où il a accompli des humanités latin-langues (1984), Stéphane Delfosse avait postulé à l’école royale de Gendarmerie en vue de recevoir une formation de sous-officier d’élite ; après les examens d’entrée, il figure parmi les 52 éléments retenus, sur les 1.500 qui ont postulé. Trois ans plus tard, âgé d’à peine 20 ans, il devient maréchal des logis chef (1987), un des plus jeunes gradés du pays. Après une formation complémentaire d’instructeur, il intègre le service de formation à l’école de Gendarmerie (1988-1994). Fin 1994, il entre à la brigade de gendarmerie d’Ath, où il a postulé. Détaché à la BSR d’Ath sur un dossier de stupéfiants, il se passionne pour le métier d’enquêteur qui oriente sa carrière. Après la réforme des polices de 2001, il rejoint le service enquêtes et recherches de la police d’Ath. C’est en effectuant son service, bien qu’en jour de garde, qu’il est l’une des victimes de la catastrophe de Ghislenghien. En 2010, ce sous-officier d’élite est admis à la retraite.

En 2007, Stéphane Delfosse publie Ghislenghien, tu te souviens ?, un témoignage poignant confié au journaliste Marcel Leroy et surtout la concrétisation de l’objectif qu’il s’était fixé à sa sortie de l’hôpital, le 14 juin 2005. Ce jour-là, il avait été la dernière victime de Ghislenghien à sortir de l’hôpital militaire de Neder-over-Heembeek. Dans le même temps, une Commission d’enquête parlementaire (« Commission Paulus ») est rapidement mise en place pour tirer les leçons de la catastrophe ; le législateur procède à la réforme de la sécurité civile belge (loi du 15 mai 2007) qui entre en application à partir de 2014. Sans oublier la réorganisation complète de la planification de l’urgence en Belgique (2006), la création de 34 nouvelles zones de secours (qui remplacent le 1er janvier 2015 les 251 services régionaux d’incendie) en est la mesure la plus visible.

En 2012, l’ancien délégué syndical SLFP est sollicité par le MR de sa commune : une cinquième place lui est proposée sur la liste qui se présente aux élections communales d’octobre, à Ath. Depuis la fusion de dix-neuf villages et communes en 1976 et l’arrivée de Guy Spitaels auquel se sont alors ralliés des conseillers communaux, la ville d’Ath s’est affirmée comme un bastion socialiste, aucun autre parti ne montant dans le Collège depuis 1982. En octobre 2012, bien que perdant 3 sièges (16 s.), le PS (52%, -7,6%) emmené par Jean-Pierre Denis (2.757 vp), poussé par Florent Van Grootenbrulle (2.680 vp) et porté par Marc Duvivier, 23e candidat, mais meilleur faiseur de voix (2.936 vp), décide d’ouvrir sa majorité au MR (22,3%, + 8,6%) et à ses 7 élus (+3) : un moment historique pour Ath et surtout pour les libéraux. Avec 1.478 vp, soit près du double que sa tête de liste Serge Dumont, Stéphane Delfosse est assurément l’artisan du résultat historique des bleus de la cité des géants. D’ailleurs, lors du scrutin communal de 2018 où Delfosse ne se présente plus, le MR retombe à 15% et 4 élus. Pour raisons de santé, celui qui était chef de groupe MR au conseil communal avait déjà remis sa démission en 2014.

Cette année-là, pourtant, il se laisse convaincre par Jean-Luc Crucke de figurer sur la liste MR au scrutin wallon, dans la circonscription de Tournai-Ath-Mouscron (25 mai 2014). Septième et dernier suppléant, Stéphane Delfosse n’aspire pas à siéger au Parlement de Wallonie. Pourtant, après les élections communales de 2018, les événements se précipitent. Jean-Luc Crucke a déjà quitté l’assemblée wallonne en juillet 2017 quand il est devenu ministre dans le gouvernement de Willy Borsus. Premier suppléant, Philippe Bracaval l’a remplacé sur les bancs du MR ; mais dans la majorité MR-cdH qui poursuit sa route à Mouscron (décembre 2018), Philippe Bracaval décide cette fois d’assurer la fonction d’échevin. Deuxième suppléante, Laurence Feron devient pour sa part échevine à Bièvres. En raison de son score personnel, Stéphane Delfosse a obtenu le statut de troisième suppléant et il accepte de siéger les six derniers mois de la législature wallonne. Membre de la Commission Action sociale-Santé-Fonction publique, sa présence est précieuse pour la majorité MR-cdH qui ne compte que 38 députés (sur 75) pour adopter ses dispositions, du moins jusqu’à la mi-mars et la défection de la MR Patricia Potigny.

Lors du scrutin wallon du 26 mai 2019, Stéphane Delfosse accepte de faire à nouveau campagne sur la liste MR emmenée par Jean-Luc Crucke. Comme septième candidat effectif et malgré 3.814 vp, soit le 4e score de sa liste, il ne siégera plus à Namur. Depuis 2018, il est l’un des conseillers du CPAS d’Ath.

 

Mandats politiques

Conseiller communal d’Ath (2012-2014)
Député wallon (12/2018-2019)
Conseiller du CPAS à Ath (2018-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024) 
https://www.notele.be/it255-media103342-zone-franche-avec-stephane-delfosse-policier-blesse-grievement-lors-de-la-catastrophe-de-ghislenghien.html 
Stéphane Delfosse, Marcel Leroy, Ghislenghien, tu te souviens ?, Luc Pire, 2007

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Defrang-Firket Virginie

Liège 07/05/1971

Députée wallonne : 2014-2017*

Élue conseillère communale de Neupré en octobre 2006 sur une liste libérale (3e candidate, 169 vp), présidente de la section locale MR (2008), candidate aux élections régionales du 7 juin 2009 (6e place, 2.277 vp), et fédérales du 23 juin 2010 (10e place, 4.953 vp), Virginie Defrang-Firket est investie de la tête de liste MR aux communales d’octobre 2012, avec l’objectif de quitter l’opposition. Au soir du scrutin, le MR enregistre une progression de 8% (34,35%), gagne deux sièges et devient la première force politique de Neupré. Virginie Defrang-Firket est en droit de devenir bourgmestre puisqu’elle est la plus plébiscitée (712 vp), juste devant le PS Arthur Cortis (707 vp). Bien qu’en recul, les deux partis de la majorité sortante prolongent l’alliance qu’ils ont signée en 2000, s’appuyant sur la plus petite majorité qui soit : PS (6) + cdH (5), face à Écolo (2) et surtout au MR (8) de Virginie Defrang-Firket, cheffe de l’opposition. Candidate aux élections régionales du 25 mai 2014 dans la circonscription de Liège (3e place, 5.895 vp), elle contribue ici aussi au succès des bleus (+2,5% par rapport à 2009) : ils conservent les trois mandats que les libéraux décrochent régulièrement à Liège et, avec 22,6%, réalisent leur meilleur résultat depuis la première élection directe du Parlement de Wallonie, le 21 mai 1995. En prêtant serment le 16 juin 2014, la députée wallonne s’affirme à l’avant-plan de la scène politique.

Bachelière en Droit et master en Sciences politiques et administratives de l’Université de Liège (1995), attachée parlementaire depuis le milieu des années 1990, elle dispose déjà d’une longue expérience politique : conseillère auprès du groupe MR au Sénat (1995-2014), elle a aussi été secrétaire politique (2010-2014), aux côtés des Philippe Monfils, Michel Forêt, Daniel Bacquelaine et Christine Defraigne. Elle est donc plongée de longue date dans les rouages de la décision politique et dans la maîtrise de dossiers touchant à de multiples enjeux de société, concernant la région liégeoise et au-delà, quand elle siège pour la première au sein de l’assemblée wallonne.

Versée dans l’opposition à Namur jusqu’à l’été 2017, la députée wallonne déploie d’emblée une forte activité parlementaire, multipliant les questions écrites et orales, ainsi que les propositions de décret et de résolution. Par exemple, dans une résolution, elle réclame l’extension aux Belges résidant à l’étranger du droit d’élire les députés wallons. Membre de la Commission des Pouvoirs locaux-Logement-Énergie et du Comité d’avis pour l’égalité des chances (2014-2018), elle insiste sur le fait que « Liège » est devenue le parent pauvre de la Wallonie. Elle s’implique particulièrement dans les dossiers emploi/Forem, de mobilité en particulier en région liégeoise (le tram, le chaînon manquant Cerexhe-Heuseux-Beaufays), et du Pacte d’excellence en Fédération Wallonie-Bruxelles. S’inquiétant régulièrement de dossiers où la bonne gouvernance est mise à mal, elle réclame notamment plus de transparence dans les CPAS et qu’ils se conforment aux règles comptables et budgétaires européennes ; elle demande aussi le renforcement du contrôle des intercommunales et propose la suppression de l’effet dévolutif de la case de tête aux élections communales et provinciales, ainsi que l’interdiction des témoins/candidats de parti aux communales. Co-auteure d’une résolution en matière de politique climatique et d’une autre relative à la stratégie aéroportuaire wallonne, elle souhaite l’élargissement des compétences des AIS au logement « étudiant », le transfert de compétences régionales wallonnes vers l’Ostbelgien et de nouvelles mesures de prévention routière, tout en étudiant comment soutenir le développement du secteur des drones en Wallonie. Avec d’autres députés MR, elle dépose une proposition de résolution visant à interdire le port de signes convictionnels ostentatoires au personnel des services publics.

Vice-présidente dès novembre 2014 du Comité d’avis devenu Commission chargée de Questions européennes, elle soutient l’idée de rendre les députés wallons plus actifs à l’égard des traités internationaux et de les examiner dès qu’ils sont connus, plutôt que d’attendre leur arrivée pour ratification. D’ailleurs, la Commission qui porte son attention sur les enjeux des traités de libre-échange négociés par la Commission européenne (TTIP, CETA, ACS) se réunit plus d’une trentaine de fois et auditionne une vingtaine d’experts de très haut niveau (2014-2016). Mais quand une résolution arrive en assemblée plénière marquant le refus du Parlement de Wallonie de déléguer ses pleins pouvoirs au gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada, Virginie Defrang-Firket s’oppose à ce texte avec les 15 autres membres du groupe MR. Approuvé par 47 députés PS-cdH-écolo-PTB et indépendant (14 octobre 2016), le texte charge pourtant  le ministre-président wallon, Paul Magnette, de faire valoir le point de vue majoritaire wallon auprès des autorités européennes, provoquant une crise inédite sur le plan international. Finalement, le 28 octobre, la députée MR et ses collègues joignent leur voix à celles du PS et du cdH en faveur du texte de compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir. Durant la législature, la députée adopte encore une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétences nouvellement transférées aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec 66 des 69 députés présents, elle adopte par exemple le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017), contribuant à faire de la Wallonie une région pionnière.

Administratrice de l’Intercommunale d’Incendie de Liège et Environs (2013-2016), administratrice du GRE-Liège (2014-), administratrice et membre du bureau exécutif de Tecteo (2013) devenu Publifin (2014-2015), vice-présidente de Publifin (2015), elle en démissionne en janvier 2017, en expliquant son malaise à l’égard de certains conflits d’intérêts ; elle sera par ailleurs entendue par la Commission parlementaire d’enquête « Publifin » (avril).

Membre de la Zone de Police Seraing-Neupré (2016-), la conseillère communale de Neupré mène une opposition tenace et critique à l’égard d’une majorité communale traversée par des tensions et qui ne parvient pas à faire voter le budget communal en décembre 2016. Au printemps 2017, le PS de Neupré décide de rompre les amarres avec le cdH et propose un nouveau pacte de majorité au MR. Conformément au décret wallon sur la démocratie locale, une motion collective de défiance constructive est présentée en mai et, tenant compte des résultats du scrutin, c’est à Virginie Defrang-Firket que revient le maïorat (16 juin), en charge de l’État civil, des Aînés et de la Participation citoyenne. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, elle renonce à son mandat wallon et Fabian Culot la remplace à Namur (juin). Dans le même temps, elle reprend à F. Culot son mandat de conseiller provincial (2e candidate, elle avait réalisé 1.529 vp en 2012 dans le district de Seraing) et la présidence du groupe MR au conseil provincial.

Le scrutin communal d’octobre 2018 conforte le MR en premier parti de la commune de Neupré (43,44%, +9,1%). Avec 10 sièges (+2), la liste emmenée par Virginie Defrang-Firket (1.657 vp) manque la majorité absolue pour quelques voix et signe un nouveau Pacte de majorité avec le partenaire socialiste (4 sièges, -2). Plébiscitée, la bourgmestre est en charge de l’état civil, de la Police, des Travaux, de la Mobilité, des Manifestations patriotiques, du Souvenir et de la mémoire, de l’événementiel et du conseil consultatif des aînés. En octobre 2018 encore, candidate à la province dans le district de Seraing (2.514 vp), elle assure la reconduction de son mandat au Conseil provincial. 

Candidate au scrutin régional du 26 mai 2019, elle n’entend pas siéger au Parlement de Wallonie ; en tant que dernière suppléante, elle totalise 2.730 vp ce qui en fait tout de même la 3e suppléante en cas de désistement des effectifs élus. Administratrice de l’Habitation jemeppienne (2018-), administratrice et membre du comité de direction d’Intradel (2017-2019), administratrice d’Uvelia (2018-), elle devient la vice-présidente du CA et du Comité de direction de l’intercommunale liégeoise de traitement des déchets (06/2019-). Vice-présidente de la zone de Police Seraing-Neupré (2017), elle en devient la présidente en 2018. Lors du scrutin wallon du 9 juin 2024, elle est troisième candidate effective sur la liste MR dans la circonscription de Liège.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Neupré (2006-)
Députée wallonne (2014-06/2017)
Bourgmestre (06/2017-)
Conseillère provinciale (07/2017-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024) 
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2018, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Culot Fabian

Liège 11/05/1979

Député wallon : *2017-2019

C’est le 28 juin 2017 que Fabian Culot prête serment au Parlement de Wallonie, dans des circonstances politiques tendues, tant au niveau régional que communal. En effet, depuis quelques semaines, la majorité politique PS-cdH a volé en éclats au sein du Collège communal de Neupré et le nouveau pacte de majorité qui est signé entre le PS et le MR implique que Virginie Defrang-Firket remplisse la fonction de bourgmestre ; en vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, la nouvelle bourgmestre renonce à siéger à Namur. Son suppléant, Fabian Culot avait récolté 5.007 vp sur la liste MR en circonscription liégeoise, le 25 mai 2014. Quand il arrive à Namur, il découvre alors une assemblée wallonne en pleine ébullition. Une semaine plus tôt en effet, le président du cdH, Benoit Lutgen, a lancé un appel à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, se disant irrité de leur présence systématique dans les récentes affaires de mauvaise gouvernance. Dans la foulée, MR et cdH s’accordent pour renverser le gouvernement de Paul Magnette, ce qui est une première dans l’histoire politique wallonne. A peine député, Fabian Culot fait partie des 38 députés MR et cdH approuvant la motion de défiance constructive et installant le nouveau gouvernement wallon présidé par Willy Borsus (28 juillet). C’est la fin d’une période de trente ans de présence ininterrompue du PS dans l’exécutif wallon et la constitution d’une majorité où les libéraux sont le premier parti et président le gouvernement wallon. Une situation que connaît bien ce Sérésien de souche.

Après ses humanités à l’Athénée de l’Air pur et ses licences en Droit à l’Université de Liège (2002), Fabian Culot est un avocat inscrit au barreau de Liège ; spécialisé en droit administratif, public et constitutionnel, il deviendra, en 2015, avocat associé au Cabinet Lexing. Très tôt, il a eu le goût de la politique et, dans une « Cité du fer » où le parti socialiste est au pouvoir depuis la fin de la Grande Guerre, il a opté pour le parti libéral. Membre des JRL et du PRL de Seraing (1997), il préside les JRL de Seraing l’année où il se présente pour la première fois aux élections communales (137 vp en 2000). Seraing la rouge conforte alors son surnom, puisque le PS rassemble près de 59% des suffrages et 28 sièges sur les 39 du Conseil communal. Cinq vont aux libéraux qui représentent la principale force d’opposition avec Écolo (5 aussi). En octobre 2006, Fabian Culot est élu pour la première fois, fort déjà d’une expérience politique certaine, découvrant à la fois le Conseil communal de Seraing et le Conseil provincial de Liège.

En effet, après six mois à la Faculté de Droit de l’Université de Nimègue, le juriste est entré au Cabinet du ministre des Arts, des Lettres et de l’Audiovisuel (2002-2003) Richard Miller. C’est ensuite auprès d’Antoine Duquesne, alors président du MR, que Culot devient conseiller et traite une série de dossiers touchant à tous les domaines (juillet 2003-septembre 2004), avant de devenir collaborateur parlementaire (2004-2009). Candidat aux élections régionales wallonnes du 13 juin 2004 (9e place, 1.438 vp), il participe à la campagne électorale de Michel Foret dans la circonscription de Liège. Président des JRL de Seraing (2000-2008), secrétaire politique « national » des Jeunes MR (2006-2008), secrétaire administratif du MR dans l’arrondissement de Liège (2007-), président des Jeunes MR de la province de Liège (2008-2012), il siège au conseil communal de Seraing (38e candidat, élu avec 471 vp) et au conseil provincial de Liège où il a été élu avec 2.079 vp dans le district de Seraing, contribuant ainsi au succès général des bleus (+4,7%) en octobre 2006.

Administrateur de l’ALG (2007-2011), administrateur d’Intradel (2007-2019) et membre de son comité de direction (2009-2019), administrateur de la Maison Jemeppienne (2011-2017), administrateur de l’AISH et membre de son comité de direction (2013-2016), administrateur du Comité de gestion des Prêts d’études de la province de Liège (2013-2017), il est choisi comme tête de liste MR-IC aux communales de 2012 ; s’il rassemble 1.251 vp sur son nom, le MR recule de 2% (13%) dans un conseil communal, où le PS d’Alain Mathot détient toujours la majorité absolue (50%), mais où le PTB+ fait une percée remarquée avec 5 élus (14%). À partir de décembre 2012, Fabian Culot est le chef de son groupe politique à Seraing, ainsi qu’au Conseil provincial.

Candidat aux régionales du 7 juin 2009 (7e place, 2.383 vp), et aux fédérales anticipées du 23 juin 2010 (7e place, 4.469 vp), cet avocat figure en ordre utile au scrutin wallon du 25 mai 2014 (1er suppléant, 5.007 vp) dans la circonscription de Liège, mais il doit patienter jusqu’en juin 2017 pour siéger enfin au Parlement wallon, comme on l’a vu. Il renonce alors à son mandat de conseiller provincial et à sa fonction de membre du conseil de police de la zone Seraing-Neupré (2016-2017). Outre le changement de coalition de l’été 2017, Fabian Culot découvre aussi le Parlement wallon au moment où s’y achèvent les travaux de la commission d’enquête Publifin, société coopérative intercommunale dont il est devenu l’un des vice-présidents quand le conseil d’administration a été renouvelé à la suite du scandale des comités de secteur et des rémunérations des dirigeants de Nethys (mars 2017) ; il restera dans cette fonction au sein d’Enodia.

Au Parlement de Wallonie, de juillet 2017 à la fin de la législature en mai 2019, Fabian Culot est membre de la Commission des Questions européennes, de la Commission pour l’Égalité des chances entre hommes et femmes et de la Commission Environnement-Aménagement du territoire-Travaux publics. Dans cette dernière, se poursuivent notamment les discussions relatives au bien-être animal. Comme 67 des 69 députés wallons en séance, il soutiendra le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur faisant ainsi de la Wallonie une région pionnière. Mais si la quasi-unanimité de l’assemblée s’est prononcée en faveur de ce dossier, il n’en est pas de même ailleurs, loin de là. S’appuyant sur une très courte majorité (38 sièges sur 75), la coalition MR-cdH entend montrer qu’elle impulse un changement de cap à la politique wallonne. Fabian Culot est donc amené à voter rapidement une série de mesures comme la suppression de la « Redevance Télévision », la modification de la grille des loyers, la réduction de la fiscalité immobilière, le transfert de compétences vers l’Ostbelgien, l’abandon du Plan Marshall, la réduction de l’intervention publique et l’incitation à l’initiative privée ou associative, une résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, l’application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, la réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc.

En août 2018, Fabian Culot signe une carte blanche où, avec plusieurs mandataires libéraux, il plaide en faveur du retour à l’état fédéral de certaines compétences comme le Commerce extérieur, la Mobilité, l’Energie ou la Santé, dans un seul but : l’efficacité. Cela suscitera de nombreuses réactions, notamment dans les rangs libéraux, obligeant l’intervention d’O. Chastel. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, membre de la Commission de l’enseignement supérieur et des médias, il défend un texte visant à lutter contre les « fausses » universités et hautes écoles, proposition adoptée par l’assemblée et qui devient décret. 

Membre de la Commission Renouveau démocratique, qui mène une réflexion sur les mesures de bonne gouvernance à mettre en œuvre au niveau régional ou local, visant notamment à améliorer tant la démocratie représentative que la démocratie participative, le député wallon est amené à voter deux décrets qui font de la Wallonie la première entité du pays à adopter le principe d’une consultation d’initiative citoyenne (2019). Cette consultation peut être organisée si une majorité simple des députés le décide ou si sont réunies au moins 60.000 signatures de citoyens belges et étrangers résidant en Wallonie.

Inscrite dans la Déclaration de politique régionale de la majorité MR-cdH, la réforme des provinces est un dossier sur lequel le nouveau député wallon planche depuis plusieurs mois. Ainsi peut-il, dès décembre 2017, proposer les conclusions de travaux portant sur la supracommunalité en province de Liège, avec comme but de créer un tout nouveau niveau de pouvoir sur les bases de l’actuelle institution provinciale et des 26 intercommunales existantes, qui serait appelé Liège métropole. Mais si le gouvernement de Willy Borsus s’est fixé de très nombreux objectifs en très peu de temps, l’alliance MR-cdH ne peut tout réformer, surtout quand la MR Patricia Potigny quitte le MR pour la liste Destexhe (mars 2019), privant MR et cdH de leur majorité.

Le scrutin communal d’octobre 2018 n’est guère favorable aux libéraux sérésiens. Tête de liste, Fabian Culot réalise 1.347 vp, meilleur score libéral, mais 7e résultat tous partis confondus et sa liste perd un siège (10,93%, - 2,2%), au terme d’une élection qui a vu 10 listes s’affronter : le PS a perdu sa majorité absolue et le PTB est monté en flèche. Le MR n’est pas associé à la nouvelle majorité à Seraing, contrairement à l’accord qui est signé au niveau de la ville de Liège. La désignation de Christine Defraigne comme échevine à Liège l’oblige à abandonner son mandat wallon et, règlementairement, c’est Fabian Culot qui la remplace à Namur, étant lui-même remplacé par Diana Nikolic, Virginie Defrang-Firket ayant été reconduite dans ses fonctions à Neupré (décembre 2018).

En 2014, le MR avait conquis trois députés au scrutin wallon dans la circonscription de Liège et, depuis 1995, cela avait toujours été le cas, sauf en 1999 où les libéraux avaient obtenu quatre élus. Le 26 mai 2019, Fabian Culot occupe la troisième place, comme effectif (4.814 vp). Avec 17,14%, son résultat le plus faible depuis 1995, et pour la première fois sous la barre des 20%, le MR liégeois n’obtient que deux élus au Parlement de Wallonie. C’est le PTB, comme à Seraing, qui obtient 3 élus, avec 18,35% des voix. Une fois les majorités formées, Fabian Culot devient chef de Cabinet auprès de Pierre-Yves Jeholet, le Ministre-Président du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (2019-2024). Par ailleurs, président du comité de gestion des pensions des administrations locales et du service social collectif (07/2019-02/2022), il est aussi vice-président du comité de direction et du conseil d’administration du Centre hospitalier régional de la Citadelle (2019-2020), vice-président de Noshaq (2020-), et membre du comité d’avis d’Ethias-Co. Lors du scrutin wallon du 9 juin 2024, il est premier suppléant sur la liste MR dans la circonscription de Liège.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Seraing (2006-)
Conseiller provincial de Liège (2006-06/2017)
Député wallon (06/2017-2019)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 5 juillet 2017 ; La Meuse, 8 décembre 2017 ; Le Soir, 8 décembre 2017 ; La Libre, 9 décembre 2017
Cumuleo (-2021)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2017à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://www.fabianculot.be/
http://www.pfwb.be/les-deputes/fabian-culot (s.v. décembre 2017)

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

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