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Potigny Patricia

Paris 07/09/1955

Députée wallonne : *2015-2019

C’est en 1993 que Patricia Potigny est nommée directrice du Collège Saint-Augustin de Gerpinnes, établissement secondaire du réseau libre comptant plusieurs centaines d’élèves. Jusqu’alors, cette licenciée en Chimie de l’Université de Mons (1978) avait exercé comme professeur de physique et de chimie dans le secondaire supérieur. Très impliquée dans l’exercice de ses fonctions, elle jongle avec l’ensemble des règlementations, directives et autres décrets qui encadrent l’enseignement ; maîtrisant les normes de dédoublement comme celles du financement, elle défend volontiers un certain nombre de principes et de valeurs, même si cela implique de contester sa hiérarchie et certaines circulaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Présidente de l’Association des directeurs de l’enseignement catholique de la province du Hainaut, elle exprime, volontiers et tout en nuances, les raisons des critiques manifestées à l’égard d’une série de décrets adoptés par la Fédération Wallonie-Bruxelles, en particulier le décret « inscriptions » ou le dossier du redoublement. Son point de vue, elle l’exprime aussi à l’égard de Mgr Léonard, lui répliquant publiquement en citant son cas, lorsque l’archevêque en appelle à empêcher les divorcés de devenir directeurs d’écoles catholiques (2011).

Approchée par le parti libéral à la veille du scrutin communal d’octobre 2006, Patricia Potigny se laisse tenter par un engagement sur la scène politique. Placée en deuxième position aux élections provinciales dans le district de Fontaine-l’Évêque (1.360 vp), elle est élue conseillère provinciale, grâce à l’effet dévolutif de la case de tête. En octobre 2012, tête de liste cette fois, elle rassemble 2.567 voix sur son nom et prolonge son mandat au Conseil provincial du Hainaut. Par contre, au niveau local, si elle a accepté d’occuper la 19e position sur la liste emmenée par Véronique Cornet à Montigny-le-Tilleul en 2012, elle ne réunit que 54 voix, le plus faible résultat du MR local. Néanmoins, le MR n’hésite pas à placer Patricia Potigny comme 2e suppléante lors du scrutin régional du 25 mai 2014. Emmené par Véronique Cornet, le MR réalise un score historique dans la circonscription de Charleroi : avec trois mandats, les libéraux signent un résultat jamais atteint depuis l’instauration des élections directes des députés wallons en 1995.

D’emblée, le 3e élu, Cyprien Devilers annonce qu’il ne siègera pas et Nicolas Tzanetatos (premier suppléant) le remplace. Par ailleurs, nul n’ignore que la priorité de Véronique Cornet (12.189 vp) est de faire face à la leucémie chronique qui lui a été diagnostiquée en 2011. La maladie aura raison de ses efforts en juillet 2015. Et c’est à Patricia Poligny (2e suppléante, 985 vp, 15e score sur la liste MR et 47e résultat tous partis confondus) que revient la responsabilité de la remplacer au Parlement de Wallonie. Renonçant à son mandat provincial, elle prête serment en septembre 2015 et, jusqu’en juillet 2017, est membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales, de la sous-Commission de Contrôle des licences d’armes, de la Commission Emploi-Formation et de la Commission pour l’égalité des chances hommes-femmes. La certification des IFAPME, l’accès aux logements publics par les étudiants, l’accessibilité des services publics pour les sourds et malentendants, l’augmentation du numérique dans les formations font notamment l’objet de l’attention d’une députée wallonne qui pose beaucoup de questions aux différents ministres. Elle cosigne aussi une proposition de décret visant à instaurer l’obligation pour les demandeurs d’emploi faiblement qualifiés de se former aux métiers en pénurie. 

Membre suppléante de la Commission « questions européennes », Patricia Potigny rédige un rapport sur les enjeux des traités relatifs aux échanges commerciaux et sur les liens entre les accords multilatéraux et les négociations d’accords bilatéraux entre l’Union européenne et des pays tiers (juin 2016). C’est du CETA dont il est question. Le 14 octobre 2016, elle s’oppose à la résolution par laquelle le Parlement de Wallonie marque son refus de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Le groupe MR à Namur a été le seul à manifester son opposition à une démarche qui conduit à une mini-crise internationale inédite. Quinze jours plus tard, Patricia Potigny et son groupe politique joignent leurs voix au PS et au cdH pour adopter le texte du compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). En fin de législature, avec la majorité MR-cdH, elle adopte une résolution fixant une série de nouvelles balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne.

Entrée au Parlement wallon comme membre de l’opposition, Patricia Potigny a l’occasion de changer la politique menée à Namur quand, le 19 juin 2017, Benoit Lutgen, président du cdH, invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes. Patricia Potigny est l’une des quatre signataires MR qui, avec quatre députés cdH, déposent la motion de défiance constructive, adoptée le 28 juillet par les députés wallons du cdH et du MR, soit une courte majorité de 38 élus sur 75. Scellant le sort du gouvernement Magnette, ce vote qui est une première dans l’histoire politique wallonne conduit à l’installation d’un gouvernement wallon présidé par Willy Borsus. De juillet 2017 à la fin de la législature, elle reste membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales, de la Commission pour l’égalité des chances hommes-femmes. La députée wallonne devient aussi membre de la Commission des Questions européennes en 2018. En octobre 2018, elle vote en faveur du Code wallon du bien-être animal, le législateur quasi unanime (67 sur 69) faisant de la Wallonie une région pionnière. Membre du Comité Mémoire-Démocratie, elle est appelée à sa présidence en octobre 2018, mais elle quitte cette fonction ainsi que ce Comité en mars 2019 lorsqu’elle décide de siéger comme députée indépendante (18 mars 2019). En ralliant les listes Destexhe en vue du scrutin du 26 mai 2019, elle abandonne le groupe MR au Parlement de Wallonie et prive ainsi la coalition MR-cdH de sa majorité (37 sur 75), empêchant une série de mesures que MR et cdH souhaitaient adopter pour marquer leur différence (réforme des APE, réforme des provinces et assurance autonomie, notamment). Nonobstant de modifier la composition de toutes les Commissions du Parlement de Wallonie, le choix de Patricia Potigny oblige l’ex-majorité à composer avec le PS et écolo sur certains dossiers, et quelques décrets sont adoptés par le MR et le cdH en raison de l’abstention bienveillante du PS.

Dans le même temps, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il n’y a pas eu de changement de majorité. Depuis l’opposition, durant toute la législature, la députée Patigny s’est exprimée sur des dossiers directement en rapport avec son expérience professionnelle, principalement dans le débat sur le Pacte d’Excellence, mais aussi dans les discussions portant sur l’audiovisuel, émettant une forte réserve à l’égard de l’animateur de « C’est vous qui le dites » lorsque le contrat de gestion de la RTBf est examiné.

Occupant la 5e place sur la liste MR emmenée par Marie Hélène Knoops à Montigny-le-Tilleul, lors des communales d’octobre 2018, Patricia Potigny ne parvient pas à réunir les voix suffisantes pour obtenir un siège au Conseil communal. Avec 148 vp, elle est au sixième rang des suppléants d’une liste MR qui convainc 47,4% des électeurs et dispose d’une large majorité absolue de 12 sièges. Lors du scrutin fédéral du 26 mai 2019, elle emmène les Listes Destexhe dans la circonscription du Hainaut. Réunissant 1,12% des voix, 9e formation derrière le Vlaams Belang dans le Hainaut, les Listes Destexhe sont loin du premier siège de député accessible, Patricia Potigny attirant sur son nom 1.146 voix sur les 810.896 bulletins déposés dans les urnes. 

à la fin de son mandat parlementaire à Namur, Patricia Potigny ne reprend pas le chemin du Collège Saint-Augustin de Gerpinnes, accédant à la retraite. Elle reste active au sein de son nouveau parti qu’elle conçoit comme un véritable parti de droite et dont elle souhaite développer le programme.

 

Mandats politiques

Conseillère provinciale du Hainaut (2006-08/2015) 
Députée wallonne (09/2015-2019)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 17 octobre 2019
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2015 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Patte Julie

Charleroi 26/11/1976

Députée wallonne : *2014*

Les dispositions du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 sur le cumul des mandats et le processus de renouvellement des cadres du parti socialiste de Charleroi concourent à un jeu de chaises musicales à rallonge au lendemain du scrutin régional wallon du 25 mai 2014. Avec 40% des voix des électeurs de la circonscription de Charleroi, le PS emmené par Paul Magnette maintient son niveau de 2009 et conserve cinq mandats de députés régionaux. Dans un premier temps, les échevins Dufrane (effectif) et Kilic (1er suppléant) optent pour Charleroi et comme Nathalie Cattilini (2e suppléante) se désiste, c’est Hicham Imane (3e suppléant) qui siège à Namur à la place de Dufrane (juin). En juillet, après la signature de l’accord PS-cdH, Paul Magnette devient Ministre-Président du gouvernement wallon ; 4e suppléante, Julie Patte prête serment au Parlement de Wallonie le 22 juillet 2014. Mais son mandat wallon est de très courte durée car, en septembre, Anthony Dufrane change d’avis et décide d’occuper son siège à Namur ; Julie Patte le remplace alors au Collège communal de Charleroi, en tant qu’échevine en charge de la Jeunesse, du Tourisme, des Fêtes et des Relations internationales de la ville de Charleroi, héritant notamment de l’organisation des fêtes liées au 350e anniversaire de Charleroi, manifestations maintenues en dépit du drame social de Caterpillar. Le jeu de chaises musicales ne s’arrête pas là. En effet, en juin 2016, l’échevin Serdar Kilic fait part à son tour de son souhait de siéger à Namur. Ses compétences scabinales sont alors redistribuées et Julie Patte reprend l’Enseignement tout en abandonnant le Tourisme à la nouvelle échevine Anne-Marie Boeckaert, et les Relations internationales à Françoise Daspremont. En deux ans, Julie Patte a ainsi quitté l’ombre des Cabinets pour la lumière des responsabilités en prise directe avec l’électeur, sans jamais véritablement siéger au Parlement de Wallonie.

Détentrice d’un master en Journalisme de l’Institut des Hautes études des Communications sociales (IHECS - 1999), la Carolorégienne s’est forgé une longue expérience politique dans les Cabinets des Ministres-Présidents wallons. Au sortir de ses études, elle est engagée à la Fabrique de Fer de Charleroi, mais, tout en reprenant des études en Sciences politiques, elle cherche sa voie dans le journalisme, tout en envoyant sa candidature auprès des ministres. Engagée au Cabinet de Jean-Claude Van Cauwenberghe, elle s’affilie au PS et fait partie des Jeunes Socialistes de la Fédération PS de Charleroi et de la section de Mont-sur-Marchienne (2001). Elle prononce son premier discours au 1er mai 2004. Attachée de Cabinet puis chef de Cabinet adjointe auprès de Jean-Claude Van Cauwenberghe, puis d’Elio Di Rupo et ensuite de Rudy Demotte (2001-2014), elle se spécialise dans les dossiers liés au développement économique, à la coordination et au suivi des Plan Marshall, à la gestion des fonds structurels et à la simplification administrative.

Présidente du Domaine Solvay-Château de la Hulpe (2007-2013), commissaire du gouvernement à la SPAQuE (2009-2014), administratrice de Wallimage (2011-2014), Julie Patte représente encore le PS au sein d’IGRETEC (2013-2018), où elle est administratrice, puis membre du comité de direction, ainsi qu’au sein de La Sambrienne (2013-2016) et de la Régie communale autonome (2013-2014). En tant qu’échevine de l’Enseignement, elle devient, en 2016, administratrice et membre du bureau politique du CECP, de la FUNOC et du CEPEONS. Elle est aussi présidente d’Immo-Digue SA (2014-2018).

C’est en 2009 que Paul Magnette l’invite à se présenter devant les électeurs. En 8e place lors du scrutin régional du 7 juin 2009 (2.773 vp), 7e suppléante au Sénat lors des élections anticipées du 23 juin 2010 (18.364 vp), elle occupe la 29e place aux communales d’octobre 2012 sur la liste d’un PS qui progresse de 9%, en gagnant 7 sièges, passant de 23 à 30 conseillers communaux. Avec le 21e score du PS, Julie Patte (795 vp) est élue conseillère communale. Viendra ensuite le scrutin régional wallon du 25 mai 2014 (4e suppléante, 2.344 vp) et sa fulgurante progression à l’avant-plan de la scène politique carolorégienne.

Lors du scrutin communal d’octobre 2018, Julie Patte occupe la 4e place sur la liste emmenée par Paul Magnette et elle réalise le 2e meilleur score socialiste (3.775 vp), et le 3e tous partis confondus. En recul de 6%, le PS conserve sa majorité absolue (26 sièges, -4) et associe écolo (7,4%, 3 s.), ainsi que la liste C+ (7,6%, 4 s.) au nouveau Pacte de majorité. Dans le nouveau Collège communal de Charleroi présidé par Paul Magnette, Julie Patte devient Première échevine, en charge de l’Enseignement, de la Formation, de la Participation citoyenne et de la Politique des quartiers. Elle n’est candidate à aucun des trois scrutins législatifs de 2019. 

 

Mandats politiques

Conseillère communale de Charleroi (2012-)
Députée wallonne (22 juillet-24 septembre 2014)
Echevine (09/2014-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont L’Avenir, 24 juillet 2014 ; SudPresse, 6 septembre 2014 ; La Nouvelle Gazette, 27 juillet 2016

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Nikolic Diana

Liège 12/10/1978

Députée wallonne : *2018-2019 ; 2019-2024

Née yougoslave de mère croate et de père serbe installé à Liège comme restaurateur (patron du Koliba), Diana Nikolic vit, grandit, étudie à Liège acquérant la nationalité belge à l’âge 18 ans, au moment où au sortir du Collège Saint-Jacques (1996), elle entreprend des études en Sciences politiques et administration publique à l’Université de Liège. Diplômée en 2001, elle poursuit à l’ULB où elle décroche un DEA en politique européenne. Assistante parlementaire de Philippe Monfils, attachée au Cabinet d’Antoine Duquesne, puis attachée au Cabinet de Didier Reynders et conseillère au MR (2003-2008), cette consultante en communication se présente pour la première fois devant les électeurs lors du scrutin communal liégeois d’octobre 2006. Occupant la seizième place, elle réunit 739 voix sur son nom et, avec ce 9e score de la liste libérale, elle décroche l’un des quatorze mandats du MR. Conseillère communale dans l’opposition, elle se lance aux législatives fédérales anticipées du 23 juin 2010, découvrant le collège électoral français en tant que 5e candidate effective au Sénat (18.567 vp), pour ce qui constitue la dernière élection directe de cette assemblée. Cette expérience renforce la notoriété de celle que le MR liégeois propulse en 3e position, lors du scrutin communal d’octobre 2012. 

Tête de liste, Christine Defraigne est chargée de faire oublier Didier Reynders parti à Bruxelles, et elle compte sur Gilles Foret et Diana Nikolic ses jeunes colistiers. Porte-parole du Forum nucléaire asbl, fédération du secteur nucléaire en Belgique (2008-2011), directrice chez Artemis Consult (2012-2020), Diana Nikolic met ses compétences de consultante en communication au service de sa campagne électorale, se démarquant des autres candidats MR. Avec 1.667 vp, elle confirme la place qui lui avait été attribuée (3e score), mais le MR liégeois est en recul de près de 5% (21,2%) et elle reste dans l’opposition au Conseil communal. En tant que représentante du parti libéral, elle siège comme administratrice à la SITRAD (2007-2009), à la SPAQue (2007-), au TEC Liège-Verviers (2009-2018), à l’Association liégeoise du Gaz (2007-2011), puis chez Tecteo (2011-2013), ainsi qu’à l’intercommunale d’Incendie de Liège (2012-2013) ; membre du comité de gestion de Liège Expo 2017 (2010-2014), elle devient administratrice de l’AIDE et membre de son comité de direction (2013-2016), ainsi que de la SORASI (2014-2018). 

Le 25 mai 2014, elle se présente au scrutin wallon, en tant que 2e suppléante, dans la circonscription de Liège. Emmené par Christine Defraigne, le MR liégeois réalise son meilleur résultat depuis 1995 et la première élection directe du Parlement de Wallonie (22,6% et plus de 77.000 électeurs). Avec 3.335 vp et le 4e score des suppléants, Diana Nikolic ne verra les portes du Parlement de Wallonie s’ouvrir qu’en décembre 2018, quand Christine Defraigne et Virginie Defrang-Firket opte pour leur exécutif communal respectif. Celle qui était devenue entretemps attachée de communication du gouverneur Hervé Jamar (juin 2017-décembre 2018) prend un congé politique et remplace Virginie Defrang, à Namur, le 10 décembre 2018. Pour les six derniers mois de la législature, Diana Nikolic devient membre de la Commission Budget-énergie-Climat.

C’est aussi dans la majorité qu’elle siège au Conseil communal de Liège, depuis les élections communales d’octobre 2018. La liste MR emmenée par Christine Defraigne (10 sièges, -1) signe en effet un pacte de majorité avec le PS de Willy Demeyer (17 sièges, -5). Cinquième candidate signant le 6e score des bleus (1.181 vp), Diana Nikolic n’est pas en mesure de briguer un échevinat ; par contre, elle devient la cheffe de son groupe politique, ce qui lui permet de siéger aussi à Namur.

Pour le scrutin wallon du 26 mai 2019, le MR lui confie la deuxième place derrière Philippe Dodrimont, avec la mission de faire aussi bien que durant « les années Christine Defraigne », où trois députés MR siégeaient à Namur. Après le score historiquement haut de 2014, le MR signe son score historiquement le plus bas depuis 1995, avec 17% et seulement deux sièges, les libéraux liégeois restant sous la barre des 60.000 électeurs. Avec 5.736 vp, Diana Nikolic réalise le 2e score du MR et le 9e tous partis confondus ; c’est assez pour poursuivre son mandat de députée wallonne.

Membre de la Commission de Contrôle des Dépenses électorales et de la Commission des Poursuites (2019-juin 2022), elle est présidente de la Commission pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (2019-septembre 2022). Vice-présidente de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-2024), elle fait aussi partie de la sous-Commission de contrôle de la CWaPE dont elle contribue à modifier le fonctionnement pour davantage de rigueur et de transparence. La députée de la majorité porte plusieurs textes de décrets relatifs aux primes d’installation de chauffage, à la compensation pour les auto-producteurs d’énergie, à l’organisation du marché régional de l’électricité, à l’avenir des stations-services en Wallonie. Posant de nombreuses questions aux ministres wallons sur les dossiers liégeois (le tram, l’observatoire de Cointe, le rehaussement des ponts sur le canal Albert, l’aéroport de Liège, etc.), elle fait aussi adopter une résolution visant à renforcer la sécurité routière des motards. 

Durant les années Covid-19, elle siège au sein de la Commission spéciale chargée d’évaluer la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par la Wallonie (juillet-novembre 2020). En juin 2022, elle devient membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales et siège au sein de la sous-Commission de contrôle des licences d’armes (2022-2023). à la même époque (été 2022), la députée wallonne dépose, avec Mathilde Vandorpe (cdH) et Joëlle Kapompole (PS) un rapport sur la prise en charge des aînés (Bien vieillir en Wallonie, 2022). Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où elle a prêté serment en langue des signes (2019), elle remplace Françoise Schepmans en tant que cheffe du groupe MR en janvier 2022. Administratrice du Port autonome de Liège (2017-2018), administratrice et membre du comité de gestion de la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux (CILE, 2016-), elle est également membre du conseil d’administration de plusieurs associations culturelles liégeoises dans les quartiers des Vennes, de Saint-Walburge ou de Chênée.

Lors du scrutin wallon du 9 juin 2024, Diana Nikolic emmène la liste MR dans la circonscription de Liège.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Liège (2006-)
Députée wallonne (12/2018-2019 ; 2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 12 octobre 2012 ; La DH, 11 décembre 2018 et 20 janvier 2020
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2018 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
https://www.diananikolic.be/
https://be.linkedin.com/in/diana-nikolic 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Nicaise Marie-Françoise

Charleroi 20/06/1958

Députée wallonne : *2014-2019

Aux élections régionales wallonnes du 25 mai 2014, Yves Binon reçoit des électeurs de Thudinie un mandat clair pour poursuivre ses activités au Parlement wallon, mais le décret spécial wallon du 9 décembre 2010 l’oblige à choisir entre Namur et Ham-sur-Heure dans la mesure où son taux de pénétration est insuffisant pour exercer à la fois comme bourgmestre et comme député wallon. En donnant la priorité au Collège communal de Ham-sur-Heure, Yves Binon ouvre les portes de l’assemblée wallonne à sa suppléante, Marie-Françoise Nicaise (1.823 vp), qui avait déjà été première suppléante en 2009 (1.561 vp) et possède une déjà longue expérience politique à Thuin.

Depuis la fusion des communes, la ville de Thuin a régulièrement changé de maïeur : au PSC Pierre Trogh (1976-1982) succéda le socialiste Julien Brochard (1983-1988) qui avait déjà été bourgmestre avant la fusion (1970-1976) ; en 1988, un cartel PSC-PRL permet à Daniel Ducarme de ravir la majorité aux socialistes ; pour la première fois, un bourgmestre parvient à renouveler son mandat, mais à la fin des années 1990, le cartel se déchire quand Daniel Ducarme déménage à Bruxelles. Béatrice Monseu le remplace pour achever le mandat et, en octobre 2000, une liste COM-UNE réunissant PS, PRL et MCC, emmenée par Paul Furlan donne le maïorat à ce dernier. Désormais, le PS s’installe solidement au pouvoir, et c’est sur des listes séparées que chacun se présente en octobre 2006.

Entre 1989 et 1994, Marie-Françoise Nicaise a siégé comme conseillère au CPAS de Thuin. Licenciée en Droit de l’Université catholique de Louvain (1981), après des candidatures à Namur, elle se préparait à entrer dans la fonction publique quand un stage chez Me Bouchard la convainc d’embrasser la carrière d’avocat. Inscrite au barreau de Charleroi, elle se fait un nom en plaidant dans plusieurs procès marquants, notamment aux assises, dont celui de la « filière boraine » qui défraya la chronique en 1988, moment où l’on établissait des liens avec les Tueries du Brabant. Avocate de Marc Dutroux au tournant des années 1980 et 1990, l’avocate plaide dans de nombreux dossiers criminels dont, notamment, dans les années 2000, aux assises du Hainaut dans le procès Taflan bis, un dossier de grand banditisme.

Attirée très tôt par la politique, séduite par la vision politique de Jean Gol, celle qui est devenue la seconde épouse de Daniel Ducarme, alors qu’il était bourgmestre de Thuin, met ses ambitions politiques entre parenthèses pendant plusieurs années. En 2006, divorcée de D. Ducarme, elle se présente comme cinquième candidate sur la liste du MR à Thuin et signe le 3e score des libéraux (272 vp), emmenés par Béatrice Monseu (572 vp). Avec 4 sièges, le MR reste le partenaire privilégié du PS de Paul Furlan qui détient la majorité absolue (53,9%, 15 sièges). Conformément à l’accord de majorité, Béatrice Monseu prend place au Collège, tout en annonçant qu’elle n’achèvera pas son mandat, souhaitant laisser la place aux plus jeunes. Et en septembre 2011, c’est la conseillère communale Marie-Françoise Nicaise qui la remplace, en tant qu’échevine des Finances, de l’État civil et des Cimetières.

Tête de liste MR aux communales de 2012, Marie-Françoise Nicaise (538 vp) propulse le MR à 24,6%, soit une progression de 6% qui correspond à la perte du PS (47,4%) de Paul Furlan (2.881 vp). Conservant sa majorité absolue (13), le PS invite le MR (6 s., +2), partenaire depuis 2000, mais aussi le groupe IC proche du cdH (3) à signer un nouveau Pacte de majorité. Avec un élu sur 23, Écolo est le seul à siéger dans l’opposition… Quant à M-Fr. Nicaise, elle conserve son échevinat et les mêmes compétences auxquelles s’ajoutent la mobilité et les pensions. En juin 2014, son élection à Namur la contraint à se déclarer échevine empêchée (remplacée par Delphine Mairy). 

à Namur, la nouvelle députée wallonne siège alors dans l’opposition. Membre de la Commission Emploi-Formation (2014-juillet 2017), elle se distingue rapidement par ses prises de parole en plénière, ainsi que par le grand nombre de ses questions écrites. Outre les dossiers de mobilité liés à la Thudinie (travaux de la RN54), la réforme des aides à l’emploi et la réforme du permis de conduire retiennent particulièrement son attention, ainsi que la remise à l’emploi. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où elle est présidente de la Commission Aide à la jeunesse-Maisons de Justice-Sports, elle prend part au débat sur le Pacte d’Excellence et se préoccupe de sa matière de prédilection, l’Aide à la Jeunesse. Dans le dossier du traité CETA, la députée wallonne s’oppose, avec son groupe politique MR, à la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie marque son refus de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Et elle est absente le jour où est adopté le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, Marie-Françoise Nicaise vote, le 28 juillet, la motion de défiance constructive déposée par les députés MR et cdH ; le gouvernement de Paul Magnette tombe en plein milieu de la législature, ce qui constitue une première dans l’histoire politique wallonne. Avec la constitution du gouvernement Borsus, elle fait désormais partie de la majorité MR-cdH et, de juillet 2017 à 2019, la députée devient membre de la Commission Action sociale-Santé-Fonction publique (dont elle devient vice-présidente en décembre 2018), ainsi que de la Commission des questions européennes. Elle a ainsi l’occasion de revenir sur les dispositions « CETA », en votant une résolution fixant une série de nouvelles balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne. 

Disposant d’une très courte majorité (38 députés sur 75), MR et cdH s’empressent en effet de voter une série de mesures destinées à montrer le changement de cap imprimé à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. Durant cette législature, Marie-Françoise Nicaise adopte aussi une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur quasi unanime (67 sur 69) fait de la Wallonie une région pionnière. 

Par ailleurs, la vie communale de Thuin est aussi très mouvementée : on assiste à des va-et-vient continus, aussi bien dans l’opposition, que dans la majorité où après la démission de la MR Delphine Mairy (octobre 2015) remplacée par Philippe Lannoo, c’est le bourgmestre empêché qui retrouve sa place, Paul Furlan ayant été contraint de démissionner du gouvernement wallon en janvier 2017. Deux mois plus tard, expliquant que les différends se sont accumulés dans plusieurs dossiers, Paul Furlan annonce l’éviction du MR du pacte de majorité communal, le PS décidant d’achever la législature avec la seule liste IC comme partenaire, après l’adoption d’une motion de défiance constructive et la signature d’un nouveau pacte de majorité (23 mars 2017). Entre Marie-Françoise Nicaise et Paul Furlan, la bataille d’octobre 2018 s’engage dès lors très tôt : considérant l’éviction du MR comme un règlement de comptes politiques, la cheffe de file de l’opposition au Conseil communal multiplie en effet les interventions contre la nouvelle majorité. 

Tête de liste MR aux communales d’octobre 2018, Marie-Françoise Nicaise (495 vp) signe le 2e score de sa liste, son dauphin, Philippe Lannoo réalisant 614 vp. Néanmoins, la liste MR est en recul de plus de 3% (21,3%) et perd un siège (5), tandis que le PS de Paul Furlan, lui aussi en recul, sauve sa majorité absolue in extremis (12 s.). Sans tarder, M-F. Nicaise annonce son retrait de la vie politique locale, laissant son siège au Conseil communal à la première suppléante, sa fille, Louise Ducarme (205 vp). Ce retrait politique devient définitif en fin de législature wallonne, puisque M-Fr. Nicaise n’est candidate à aucune des trois élections du 26 mai 2019. Achevant ainsi aussi ses mandats d’administratrice à Intersud et à l’Ipalle, elle retrouve à temps plein son métier d’avocate.

 

Mandats politiques

Conseillère CPAS à Thuin (04/1989-1994)
Conseillère communale à Thuin (2006-2018)
Échevine (09/2011-06/2014)
Députée wallonne (2014-2019)
Echevine empêchée (06/2014-03/2017)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont Le Soir, 25 février 2004 ; Le Soir, 14 mars 2017 ; La DH, 17 octobre 2018
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://www.telesambre.be/16-09-11-portrait-de-m-f-nicaise_d_6304.html (s.v. décembre 2017)
https://www.telesambre.be/info/marie-francoise-nicaise-quitte-la-politique/29604 (s.v. avril 2024)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Moinnet-Joiret Isabelle

Namur 06/11/1969

Députée wallonne : 2014-2019

À l’entame du XXIe siècle, la transformation du PSC en cdH s’accomplit lentement et dans la douleur. En 1999, pour la première fois depuis 1958, le parti catholique est absent du gouvernement belge et pour la première fois depuis qu’existent les institutions wallonnes (régionalisation provisoire ou définitive), le PSC n’est plus au pouvoir à Namur. Durant cette phase de reconstruction, Isabelle Joiret et son mari Olivier Moinnet proposent leurs services à Benoît Lutgen, alors en charge de la coordination des « humanistes ». Militant traditionnellement en faveur du PSC, la famille Joiret ne s’est jamais présentée sur des listes électorales, à la différence des Moinnet qui (avec un seul n) comptent deux bourgmestres, l’un, Bernard, à Bertogne, l’autre, Joseph, à Bastogne, receveur communal faisant fonction de bourgmestre quand Guy Lutgen était ministre wallon, et une échevine MR (Ingrid) à Bastogne.

En 2005, Isabelle Moinnet-Joiret devient la secrétaire de la section cdH d’Eghezée et, en octobre 2006, elle occupe la 2e place aux provinciales (1.183 vp) derrière Jean-Claude Nihoul, seul élu d’un cdH qui devient le premier parti dans le district avec 32%. Par ailleurs, poussant la liste « Intérêts communaux » (22%, 5 sièges), son mari est élu conseiller communal et deviendra échevin en 2009 dans le collège présidé par Dominique Van Roy, leader d’« Ensemble pour vous » (37%, 9 sièges). Après 30 ans d’opposition, l’entrée du cdH dans la majorité locale apparaît comme un signe du redéploiement du « nouveau » parti. Dès lors, quand Joëlle Milquet propose à Isabelle Moinnet-Joiret de figurer sur les listes du Sénat, en 2007, cette diplômée en journalisme de l’Ihecs relève le défi.

Certes, la cinquième place ne lui vaudra pas d’être élue, mais c’est l’occasion de faire campagne sur des sujets de société aux côtés des deux leaders, Francis Delpérée et Anne Delvaux. Pour cette première campagne à l’échelon du Collège français, celle qui a décidé d’adopter le nom d’Isabelle Moinnet récolte 21.021 vp. En cinquième place encore aux européennes du 7 juin 2009, elle rassemble 20.628 voix en Wallonie et à Bruxelles, tandis que le 23 juin 2010, 2e suppléante dans la circonscription provinciale de Namur aux élections fédérales anticipées, elle réunit 4.900 voix sur son nom. Dans le même temps, son mari, en 10e place sur la liste cdH au Sénat, rassemble 13.720 vp. 

Quand arrivent les élections communales d’octobre 2012, Olivier Moinnet défend son bilan devant les électeurs d’éghezée, tandis qu’Isabelle Moinnet sollicite les suffrages du district d’Andenne, aux élections provinciales (4e place, 1.622 vp). Confirmant le pacte de majorité de 2006, EPV et IC conservent la majorité à éghezée et, dans le nouveau Collège communal, Olivier Moinnet devient échevin des Finances. Isabelle Moinnet, quant à elle, n’obtient aucun mandat à la province.

A côté de cet investissement politique important du couple Moinnet, la mère de famille exerce des activités professionnelles : après trois années à l’Union internationale du transport public (1992-1995), elle démissionne et devient gestionnaire des ressources humaines chez Saint-Gobain Distribution (1997-2014). Par ailleurs, formée au piano classique pendant dix ans, elle s’est tournée vers l’orgue et est devenue une organiste reconnue, appréciée notamment au clavier de la paroisse Saint-Martin de Taviers. Soucieuse de faire partager sa passion, elle dirige un groupe destiné à inciter la pratique de l’orgue dans l’évêché de Namur (« orgue de cœur ») et est membre du bureau de « Paroisses chantantes », association visant à encourager le chant et les chorales.

Dans le même esprit de soutenir la liste cdH et d’y assurer la présence féminine indispensable, Isabelle Moinnet accompagne Maxime Prévot dans la campagne électorale régionale de mai 2014. Le résultat personnel du chef de file namurois (21.912 vp) rappelle celui de Claude Eerdekens en 2004, même s’il reste loin des 29.429 voix de Bernard Anselme en 1995. Il pèse surtout dans la balance car il fait tomber un deuxième siège dans l’escarcelle du cdH de Namur, via un système de l’apparentement qui prive Christophe Bastin (aussi cdH) d’un mandat dans la circonscription de Dinant-Philippeville. C’est Isabelle Moinnet (4.674 vp, 10e score tous partis confondus) qui en bénéficie et est élue au Parlement de Wallonie.

Vice-présidente de la Commission Agriculture-Tourisme (2014-juillet 2017) à Namur, la députée wallonne qui exerce ainsi son premier mandat politique succède, en octobre 2015, à André Antoine à la présidence de la Commission Enseignement supérieur et Médias du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Parmi les objectifs de cette commission, la réforme du financement de l’enseignement supérieur, l’adaptation de la formation des soins infirmiers, la mise en œuvre du filtre aux études de médecine, les problèmes de surpopulation dans la filière vétérinaire, l’allongement de la formation initiale des enseignants, ou encore la réforme du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Outre plusieurs propositions de résolution (notamment pour lutter contre le gaspillage alimentaire, ou contre la pénurie de médecins en zone rurale), la députée wallonne est très interpellée par les dossiers liés aux accords économiques et commerciaux internationaux. Ainsi, dans le dossier CETA, elle vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la crise internationale qui s’en est suivi, elle figure parmi les 58 députés wallons qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). Attentive à l’amélioration de la démocratie locale, elle suggère notamment la création d’un conseil communal obligatoire des enfants. En matière agricole, elle fait adopter une proposition de résolution donnant à la Wallonie le droit d’interdire les OGM sur son territoire et une autre visant l’interdiction des perturbateurs endocriniens.

Soutenant l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, elle vote le 28 juillet la motion de défiance constructive qui scelle le sort du gouvernement wallon de Paul Magnette. C’est une première dans l’histoire politique wallonne. Suite à la formation du gouvernement de Willy Borsus et à l’organisation de la majorité MR-cdH, la députée cdH est désignée à la présidence de la Commission Environnement-Aménagement du Territoire-Travaux publics (septembre 2017-2019). Parmi les matières de cette Commission figure le bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État. En mai 2017, Isabelle Moinnet avait déjà voté le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable avec presque tous les députés wallons (66 sur 69 présents). L’assemblée wallonne aura l’occasion de renouveler son unanimisme autour du Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), faisant de la Wallonie une région pionnière. En 2019, avec le libéral Philippe Dodrimont, elle dépose un rapport sur l’élevage canin en Wallonie ; parmi la vingtaine de recommandations avancées pour améliorer ce secteur, quelques-unes seront progressivement mises en place. Représentante de la Wallonie depuis le printemps 2017, elle siège aussi à l’Assemblée interparlementaire Benelux (2017-2019).

Membre du bureau politique du cdH (2015-), Isabelle Moinnet accepte de figurer à l’antépénultième place de la liste IC, aux communales de 2018, à éghezée. Avec 389 vp, elle signe le 5e score d’une liste où son mari figurait en deuxième position (525 vp, 2e score). C’est lui qui siégera au Conseil communal du moins jusqu’en décembre 2019, moment où il remet sa démission et laisse son mandat à son épouse. Ayant renoncé à se présenter à la province (en 2018), elle est candidate le 26 mai 2019 pour défendre son bilan au Parlement de Wallonie, comme première suppléante (2.974 vp) de Benoît Dispa, dans la circonscription de Namur. Avec 15,67% des voix, le cdH réalise son plus mauvais score depuis les premières élections directes du Parlement de Wallonie, le 21 mai 1995, ne parvenant pas à atteindre la barre des 30.000 électeurs. Tirant les conclusions d’un scrutin qui s’avère globalement alarmant pour le cdH, son nouveau président annonce très vite que son parti ne participera à aucune coalition gouvernementale (été 2019). Quelques semaines plus tard, il lance un ambitieux exercice participatif – Il fera beau demain – qui aboutit à l’émergence du mouvement Les Engagés (congrès de mars et mai 2022). Isabelle Moinnet-Joiret participe activement à ce processus. En octobre 2024, elle est deuxième sur la liste IC conduite par Adelin François.

 

Mandats politiques

Députée wallonne (2014-2019)
Conseillère communale d’Eghezée (12/2019-) 

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 15 mai 2007
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://www.isabellemoinnet.be/parcourspolitique.html (s.v. décembre 2017)
https://www.lesengages.be/visage/joiret-isabelle/

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Martin Nicolas

Mons 08/10/1976

Député wallon : 2014-2019

De 1830 à 1952, la ville de Mons n’a connu que des bourgmestres libéraux. En succédant à Victor Maistriau, Léo Collard inaugure une nouvelle série de bourgmestres qui seront désormais tous issus du parti socialiste. Après les années Collard (1953-1974) et les années Abel Dubois (1974-1988), Maurice Lafosse dirige la cité du Doudou (1989-2000), avant de laisser les clés de l’hôtel de ville à son rival Elio Di Rupo (2001-2018), conformément à un accord interne et aux statuts du parti sur la limite d’âge. C’est précisément en 2000 que Nicolas Martin croise la route du PS montois. 

Jeune diplômé en Sciences politiques aux Facultés universitaires catholiques de Mons (FUCaM, 1999), Nicolas Martin consacre son mémoire de fin d’études à L’identité wallonne après un siècle de Mouvement wallon ; durant ses études, il fait partie des fondateurs, avec une dizaine de jeunes étudiants et travailleurs de la région montoise, du CAPS, Club d’Action et de Promotion socio-économique, dont il est le porte-parole : l’objectif du CAPS est de former « une structure fédératrice pour relancer l’économie de la région », qui s’inscrive dans la dynamique du Contrat d’Avenir pour la Wallonie, ainsi que dans le phasing out de l’Objectif 1. à cette époque, Nicolas Martin milite au sein du FDF : en 1994, à peine âgé de 18 ans, il a été candidat aux élections communales à Mons sur une liste « Jeunes » qu’il a constituée et qui rassemble près de 1.700 voix ; il devient ensuite le secrétaire général puis le président « national » des Jeunes FDF. En 2000, ce jeune Hyonnais accepte d’être candidat d’ouverture sur la liste du PS montois emmené par Elio Di Rupo ; il y occupe la 19e place, non sans susciter quelques réactions critiques dans les rangs des Jeunes Socialistes montois. Pourtant, depuis novembre 1999, Nicolas Martin peut se prévaloir d’autres références, puisqu’il travaille sur le dossier Objectif I – Hainaut, au sein du Cabinet du ministre-président du Gouvernement wallon. Et quand Elio Di Rupo abandonne la présidence du gouvernement Arc-en-Ciel à Jean-Claude Van Cauwenberghe (avril 2000), Nicolas Martin reste en charge des dossiers européens, devient chef de Cabinet adjoint (2003), puis chef de Cabinet du ministre-président, après le scrutin régional du 13 juin 2004, en charge des questions économiques et européennes. De décembre 2006 à août 2007, il est à nouveau expert auprès du ministre-président wallon Elio Di Rupo. Parallèlement, il est secrétaire du Conseil d’administration de l’asbl Centre de Promotion de la Recherche & Développement et de Valorisation des Technologies en Hainaut (CeRDT – 2000-2004).

En octobre 2000, donc, avec 61,35% des voix et 30 conseillers communaux sur 45, le PS montois réalise un véritable raz-de-marée et pourrait se passer d’élargir sa majorité. Après plusieurs années de coalition avec le partenaire catholique, le PS d’Elio Di Rupo se tourne néanmoins vers les libéraux conduits par Richard Miller et débarrassés de J-P. Moerman. Candidat d’ouverture à ces élections communales, Nicolas Martin n’a pas laissé passer sa chance. Avec 900 vp, il a obtenu le droit de siéger au Conseil communal, non sans avoir, au préalable, prêté serment en français et en wallon, quand il jure fidélité au roi, à la constitution et aux lois du peuple belge. Très vite, il est chargé de présider le Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Ambroise Paré (2002-2014) : il s’agit de conduire la modernisation, la transformation et la réorganisation du seul hôpital public de Mons-Borinage à partir d’une nouvelle stratégie. Président du CA du Centre hospitalier Le Chêne aux Haies (2001-2006), puis administrateur (2006-2009), il siège aussi au sein des asbl Sirius et Chambor (qu’il préside avant et après fusion). À côté des fonds structurels européens pour l’ensemble de la Wallonie et singulièrement pour le Hainaut, l’avenir des soins hospitaliers montois est entre les mains de Nicolas Martin.

Membre de la zone de police Mons-Quévy (2002-2006), administrateur (2005-2007) puis vice-président (2006-2007) de l’Idea, Nicolas Martin se forge une forte popularité, ainsi qu’en témoignent les résultats du scrutin communal d’octobre 2006 : 15e candidat effectif, il réalise le 5e résultat de la liste PS (2.358 vp) et, à 150 voix près, Richard Miller est le seul candidat non socialiste à faire mieux que lui. Même si, globalement, les électeurs montois se sont montrés moins enthousiastes à l’égard du PS (en net recul, mais avec encore 51,55% des voix et 27 sièges sur 45), le pacte de majorité entre le PS d’Elio Di Rupo et le MR de Richard Miller est confirmé. Dans le nouveau Collège, Nicolas Martin est choisi comme échevin, en charge de l’Urbanisme, du Développement économique, du Logement, de l’Agriculture et du Tourisme. Administrateur de la société immobilière sociale Toit&Moi (2007-2012), qui s’est substituée à Sorelobo en 2005, il reste responsable du CHU Ambroise Paré, tout en devenant administrateur du Centre régional de Soins psychiatriques Les Marronniers (2009-2014). Se consacrant à la gestion de la ville de Mons dans le domaine de ses compétences, l’échevin multiplie les initiatives de court et de long terme. En 2008, son ambitieux plan stratégique de développement touristique vise à placer Mons au rang des cités culturelles incontournables, à l’horizon 2015… : en revalorisant la Grand-Place, le beffroi, l’hôtel de ville et la collégiale, et en se plaçant au cœur des sites voisins du Grand-Hornu, du Pass, du château de Seneffe et de Paradisio (Pairi Daiza), Mons prend conscience de son potentiel touristique, s’équipe en conséquence et affirme ainsi son statut de capitale culturelle de la Wallonie, reconnu depuis 1978 (accord des bourgmestres des grandes villes wallonne), mais guère appliqué. Les compétences économiques et urbanistiques de l’échevin s’avèrent complémentaires (projet des Grands Prés, de la gare, du centre de Congrès, développement d’un nouveau quartier, création de nouveaux parkings, etc.).

Limitant jusque-là sa participation électorale au seul échelon communal, Nicolas Martin se présente, le 7 juin 2009, comme 5e suppléant sur la liste du PS dans le collège français lors des élections européennes (28.104 vp), puis, le 23 juin 2010, comme 4e suppléant dans la circonscription du Hainaut, lors des élections fédérales anticipées (10.200 vp), sans prétendre au moindre mandat. Ces expériences électorales renforcent sa notoriété, comme en attestent ses 6.024 vp lors des communales de 2012, 2e meilleur résultat personnel derrière un Elio Di Rupo (14.378 vp), dont il semble devenir le possible successeur sur la place de Mons. Le PS progresse de 3,6%, renforçant sa majorité absolue (55,2%) et sa représentation au conseil communal (29 sièges sur 45, +2). Dès octobre, le Pacte de majorité associant PS et MR est renouvelé, et Nicolas Martin est choisi comme Premier échevin, en charge de l’Économie, de l’Agriculture, des Nouvelles technologies et du projet « Mons 2015 ».

Alors que la ville se prépare à devenir « capitale européenne de la culture » et organise tout d’abord les commémorations du centième anniversaire de la Grande Guerre et de la bataille de Mons, Nicolas Martin fait fonction de bourgmestre de décembre 2012 à octobre 2014, quand Elio Di Rupo exerce en tant que Premier Ministre fédéral, étant bourgmestre empêché. Par ailleurs, pour se consacrer exclusivement à cette fonction, Nicolas Martin renonce à siéger comme député fédéral, mandat qui lui revenait de droit, le cumul n’étant pas interdit au fédéral. En effet, après Olga Zrihen qui avait choisi de siéger au Parlement wallon, Rudy Demotte Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Elio Di Rupo Premier Ministre, c’est Anthony Dufrane qui renonce à siéger au fédéral pour se consacrer exclusivement à son échevinat, à Charleroi. Il sera alors fait appel à la 6e suppléante PS (Laurence Meire). Dans ses fonctions communales, Nicolas Martin poursuit une série d’importants dossiers destinés à contribuer au développement touristique, de commerces, de logements et à l’amélioration de la sécurité à Mons.

Au lendemain de la 6e réforme de l’État qui apporte à la Wallonie de nouvelles et importantes compétences, le PS montois présente une équipe rajeunie au scrutin régional du 25 mai 2014. En l’absence d’Elio Di Rupo (candidat à la Chambre), le défi est de taille pour la tête de liste, Nicolas Martin, dans cette circonscription qui envoie un représentant de moins qu’en 2009. Malgré un recul de 6%, le PS se maintient au-dessus de la barre des 40% et conserve 3 mandats. Avec 19.302 vp, Nicolas Martin dame le pion à la MR Jacqueline Galant comme au ministre wallon sortant cdH Carlo di Antonio. Et en raison de son excellent taux de pénétration, il ne doit pas choisir entre ses mandats communal et régional. Le décret spécial wallon du 9 décembre 2010 l’autorise à rester au Collège montois, tout en siégeant au Parlement de Wallonie. Abandonnant la présidence du CHU Ambroise Paré (dont il reste administrateur, 2014-2018) et la présidence de l’Office de promotion du Tourisme Wallonie-Bruxelles (2010-2014), tout en prenant la présidence de l’Office du tourisme de Mons (2014-2019), il redevient Premier échevin quand Elio Di Rupo reprend l’écharpe maïorale (octobre 2014) et quand s’ouvre l’année Mons 2015 capitale européenne de la culture. 

Membre de la Commission Travaux publics-Action sociale-Santé (2014-juillet 2017) et vice-président de la Commission Affaires générales-Relations internationales (2024-juillet 2017), le nouveau député wallon privilégie le travail en commissions et les questions écrites, s’investissant particulièrement dans le dossier de la lutte contre le cyber-harcèlement (projet pilote CyberHelp). Porteur d’une proposition de résolution en faveur de l’organisation d’un salon international des technologies en Wallonie et d’une autre en faveur du redéploiement économique des centres urbains des villes de Wallonie, il avance l’idée d’un Plan wallon en faveur de la diversité et du vivre-ensemble, dépose un décret pour l’aménagement d’un lieu public par les communes pour les cérémonies non confessionnelles, un autre pour venir en aide aux victimes de violences conjugales et intrafamiliales. Défenseur du maintien d’une liaison Thalys sur la dorsale wallonne, il réclame une stratégie ferroviaire wallonne.

Dans le dossier du CETA, le membre suppléant de la commission des Questions européennes vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la mini-crise internationale qui s’en est suivi, il figure parmi les 58 députés wallons qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Attentif à l’amélioration du fonctionnement des institutions, il ne cache pas que sa préférence va aux régions et qu’une simplification passe par la montée en puissance de la Wallonie et de Bruxelles-Capitale. En octobre 2015, avec Christophe Collignon et Pierre-Yves Dermagne, Nicolas Martin, signe une carte blanche remarquée (La Wallonie est une évidence) en faveur du renforcement de l’autonomie wallonne, plaidant pour la dissolution de la Communauté, la régionalisation de l’enseignement et la convocation d’un Congrès des socialistes wallons. 

Compétence nouvellement transférée aux régions suite à la 6e réforme de l’état, le bien-être animal retient l’attention de Nicolas Martin. Au-delà d’une résolution visant à améliorer le système d’identification des animaux domestiques et d’une autre visant à encadrer la profession d’éleveur de chiens, il vote le Code wallon du bien-être animal (3 octobre 2018) qui intègre l’interdiction de tout abattage d’animaux sans étourdissement préalable, y compris dans les abattoirs (décret voté dès le 17 mai 2017). Si cette question du bien-être animal rencontre la quasi-unanimité des parlementaires wallons, il n’en va pas de même dans d’autres domaines et, à l’été 2017, la majorité PS-cdH vole en éclats quand Benoît Lutgen invite à ne plus gouverner avec les socialistes et se tourne vers le MR. Découvrant l’opposition à Namur sous le gouvernement MR-cdH présidé par Willy Borsus, Nicolas Martin est désormais membre de la Commission Action sociale-Santé-Fonction publique (2017-2019). Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est vice-président de la Commission Relations internationales-Affaires européennes.

Élu à la présidence de la Fédération PS de Mons-Borinage (juin 2015-), Nicolas Martin se fait le porte-parole de sa fédération en préconisant un décumul « light » des mandataires publics (été 2017) et est en charge de la préparation des élections communales de 2018 dans les entités de Mons-Borinage. Dans la cité du Doudou, le paysage s’est transformé en avril 2016, quand l’alliance PS-MR a volé en éclats, le PS écartant les libéraux de Georges-Louis Bouchez pour faire alliance avec le cdH. Alors que G-L. Bouchez fait campagne pour devenir bourgmestre sur une liste « Mons en Mieux », Elio Di Rupo annonce son retrait de la vie communale dès la constitution des listes socialistes, souhaitant occuper la dernière place des candidats socialistes emmenés par Nicolas Martin. Le soir des élections communales d’octobre 2018, les voix de préférence départagent clairement Nicolas Martin (10.681), Elio Di Rupo (7.664) et G-L. Bouchez (4.976). Conservant in extremis sa majorité absolue (44,25%, 23 sièges) malgré un net recul (-11%, - 6 sièges), le PS se tourne vers écolo qui a doublé le nombre de ses sièges (12,8% et 6 sièges) pour signer le nouveau pacte de majorité. Désormais officiellement investi de la fonction de bourgmestre, Nicolas Martin achève son mandat au Parlement de Wallonie, mais ne se présente pas lors du triple scrutin électoral de 2019, démontrant ainsi que Mons est alors sa préoccupation principale.

En première ligne lors des années Covid-19, le bourgmestre montois n’en reste pas moins un défenseur proclamé de la régionalisation des compétences de la FWB, choix qu’il réaffirme lors du Congrès des socialistes wallons (juin 2022). Membre du comité de direction et administrateur d’Idea (2019-), président de la Société wallonne du crédit social (SWCS, 2020-), administrateur de l’asbl Mons Arts de la Scène (MARS, 2019-2022), Nicolas Martin emmène la liste PS au scrutin wallon du 9 juin 2024 et aux communales d’octobre 2024.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Mons (2001-)
Échevin (2006-2012)
Bourgmestre f.f. (12/2012-10/2014)
Député wallon (2014-2019)
Premier Échevin (10/2014-2018)
Bourgmestre de Mons (2018-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont Le Soir, 14 octobre 2014 ; Sud Presse, 8 mars 2017 ; Le Soir, 19 juillet 2017 ; Le Soir, 19 juin 2022
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2018, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://www.mons.be/ma-ville/vie-politique/college-communal/nicolas-martin (s.v. décembre 2017)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Maroy Olivier

Uccle 07/06/1962

Député wallon : 2014-2019 ; 2019-2024

Au début des années 1980, Olivier Maroy fait partie des passionnés de radio-libres ; animateur sur Radio Star, il est l’un des fondateurs de l’asbl Radio Sud Inter qui émet du côté d’Uccle ; jonglant avec les autorités qui luttent contre le « piratage de la bande FM », Maroy se laisse convaincre de rejoindre radio SIS. Après la fusion ratée de Sud Inter et de Radio Kiss, il est parmi les fondateurs de Fréquence 1 (fin 1983), radio privée bruxelloise prenant Europe 1 comme modèle. Pendant plusieurs mois, il y est le directeur de l’information, travaillant en collaboration avec des titres de la presse écrite. En 1986, Fréquence 1 devient Top FM qui, à la fin des années 1980, est considérée comme « la » radio branchée à Bruxelles. Repéré par Adrien Joveneau, Olivier Maroy le rejoint pour travailler à la production des émissions Les Belges du bout du monde et Grandeur nature, notamment. En 1995, il réussit le grand examen de journaliste organisé par la RTBf et il entre au Centre de production de Namur. Au moment où les premiers députés sont élus directement au Parlement wallon, il est chargé de couvrir, pour la radio et la télévision, l’actualité politique wallonne.

Commentant les grands dossiers conduits par le gouvernement Collignon, puis par la coalition Arc-en-Ciel, Olivier Maroy est aussi appelé, par intermittence, à la présentation de Région Soir, puis du Bus des Régions ; il participe à l’animation des soirées électorales, notamment lors du triple scrutin du 13 juin 1999, depuis Namur. À partir de 2001, il devient secrétaire de rédaction du Centre de production de Namur et, au moment où la RTBf se réorganise, mettant notamment fin à Fréquence Wallonie, il manifeste clairement l’intérêt que constituerait le renforcement du Centre de Namur, plutôt qu’un renforcement de Mons. Au printemps 2003, ce passionné de politique se voit confier les commandes de Mise au point, l’émission politique dominicale de la RTBf télévision, où il remplace Thierry De Bock ; pendant plus de dix ans, il anime près de 500 débats et réalise des centaines d’interviews, tout en accordant une place de plus en plus importante au dessinateur Pierre Kroll (2003-2014). Il crée et anime aussi Revu & Corrigé (2009-2013).

Comme quelques autres journalistes politiques avant lui (Frédéric François, André Mordant, Frédérique Ries, Jean-Paul Procureur, Anne Delvaux, Florence Reuter, etc.), Olivier Maroy se laisse tenter d’abandonner le commentaire pour la pratique politique, passant de l’autre côté du micro. Sans avoir jamais participé auparavant au moindre scrutin électoral, il est placé en 4e position sur la liste du MR dans la circonscription de Nivelles, une place dite de combat, lors du scrutin wallon du 25 mai 2014. Pour un coup d’essai, c’est un coup gagnant. Avec 11.018 vp, il signe le 4e score tous partis confondus… et de sa propre liste ; il contribue ainsi au succès historique du MR dans cette circonscription (41,5%, soit 5% de plus qu’à l’époque Kubla), le meilleur résultat des bleus depuis la première élection directe du Parlement wallon, le 21 mai 1995.

Le nouveau député doit pourtant se résoudre à siéger dans l’opposition quand PS et cdH annoncent la formation du gouvernement wallon présidé par Paul Magnette. Membre de la Commission Pouvoirs locaux-Logement-Énergie, de la Commission Environnement-Aménagement du territoire-Transports et de la Commission de contrôle des dépenses électorales (2014-juillet 2017), Olivier Maroy garde les habitudes de son ancien métier en multipliant les questions orales auprès des différents ministres, notamment sur leur politique en matière de déchets, de mobilité automobile, d’énergie et de logement. En tant que membre du comité mixte Assemblée nationale du Québec-Parlement de Wallonie, il ne manque pas de faire savoir aux Québécois comme aux Wallons qu’il est favorable à la signature du Ceta. Avec d’autres députés MR, il propose un décret visant à étendre les compétences des AIS au logement étudiant, un autre pour garantir le service des TEC en temps de grève, voire à réformer la structure du TEC. 

Désireux d’améliorer la numérisation des dossiers d’urbanisme, d’améliorer la prévention des incendies dans les logements, de supprimer l’effet dévolutif de la case de tête aux communales et provinciales, il est encore le cosignataire d’une proposition de résolution visant à interdire le port de signes convictionnels ostentatoires au personnel des services publics, d’une autre en faveur des dons d’organe, voire encore d’une prise en compte des enjeux climatiques. Auteur d’un rapport sur la rationalisation d’un marché régional du gaz et de l’électricité et d’un autre sur la politique des grandes villes et celle du logement, il s’emploie à demander l’amélioration du contrôle des dépenses du président du Parlement de Wallonie et des ministres wallons. Il insistera en réclamant davantage de contrôle aussi au sein de toutes les intercommunales. Sans surprise, au printemps 2017, Olivier Maroy représente le MR au sein de la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la transparence et le fonctionnement du groupe Publifin (ex-Tecteo). Au cours de 29 réunions, du 16 février au 3 juillet 2017, entourés de quatre experts, les 15 membres de la Commission présidée par Olga Zrihen entendent, au moins une fois, 52 témoins différents, parfois à huis clos, le plus souvent en séance publique, avec retransmission télévisuelle. Adopté à l’unanimité des membres de la Commission, le rapport de plus de 60 pages qui comprend au fil des chapitres toute une série de recommandations est approuvé à l’unanimité en séance plénière du Parlement de Wallonie (12 juillet).

Alors que les travaux de cette commission s’achèvent, Benoit Lutgen a lancé un appel, le 19 juin, pour mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes. Olivier Maroy est l’un des quatre signataires MR qui, avec quatre députés cdH, déposent la motion de défiance constructive qui est adoptée le 28 juillet et qui scelle le sort du gouvernement dirigé par Paul Magnette ; le député se retrouve ainsi dans la majorité MR-cdH quand se met en place le gouvernement wallon présidé par Willy Borsus. C’est une première dans l’histoire politique wallonne. Restant néanmoins dans l’opposition au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (où il est membre de la commission Culture-Enfance et de la Commission Enseignement supérieur-Recherche-Médias), Olivier Maroy contribue à serrer les rangs de la très courte majorité (38 sièges sur 75) qui entend imprimer, à Namur, un cap nouveau à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, garantie de la continuité du service au TEC, etc. Et si la réforme des provinces, celle des APE et l’assurance autonomie ne sont finalement pas votées, c’est en raison de la défection de la MR Patricia Potigny, partie vers la liste Destexhe (mars 2019).

Si majorité et opposition s’affrontent sur certains dossiers, l’unanimité est quasi entière sur d’autres. Ainsi est adoptée la réforme des circonscriptions électorales wallonnes (janvier 2018). Ainsi en est-il aussi en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions suite à la 6e réforme de l’état. Membre de la Commission Environnement-Aménagement du Territoire-Transports (2014-2019), dont il est l’un des vice-présidents à partir de septembre 2017, Olivier Maroy a déposé des textes pour lutter contre les chats errants et réclamer une permanence vétérinaire dans les grandes villes wallonnes pour les animaux des personnes sans abri. 

Il contribue aussi à la mise en place du Conseil du Bien-être animal (CWBEA, 22 janvier 2015), puis à l’examen des différents textes sur la question de l’abattage rituel (notamment propositions Defraigne et Arens), aux consultations écrites, ainsi qu’aux auditions (dont le représentant de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) et celui du Consistoire central israélite de Belgique (CCIB), à leur demande insistante). Les échanges sont vifs, mais les députés wallons sont décidés. Offrant une alternative aux cultes concernés, ainsi qu’une période transitoire, une nouvelle proposition de décret est accueillie unanimement en Commission, avant d’être plébiscitée par l’assemblée plénière (66 sur 69 des députés présents, 17 mai 2017). Les dispositions du décret se retrouveront intégralement dans le Code wallon du bien-être animal, texte lui aussi adopté à la quasi-unanimité du Parlement de Wallonie (3 octobre 2018) : ce Code reconnaît l’animal comme un être sensible et définit la manière d’assurer davantage la protection et le bien-être des animaux, en considérant leurs besoins physiologiques et éthologiques, ainsi que leurs rôles au sein de la société et de l’environnement. Dans l’opposition lors du vote du décret, dans la majorité pour l’adoption du Code, Olivier Maroy approuve les deux textes et apporte sa contribution à une législation qui fait de la Wallonie une région pionnière en matière de protection animale.

Désormais pris au jeu de la politique active, Olivier Maroy se lance sur le terrain communal à Orp-Jauche, où il réside depuis 1996. Dans l’opposition depuis 2006, le MR local s’allie à la liste UP du bourgmestre Hugues Ghenne et inscrit au programme commun deux axes qui sont chers aux libéraux : la mobilité et la culture avec la volonté de rassembler les quatre troupes de théâtre ainsi que tous les acteurs à ce niveau pour proposer à Orp-Jauche un festival de théâtre amateur, sur le modèle de Chassepierre. Ce rassemblement autour du bourgmestre (2.411 vp) se solde par un raz-de-marée, en octobre 2018 : en réunissant les voix de trois électeurs sur quatre, l’Union politique ne laisse que 4 sièges à l’opposition menée par Nathalie Xhonneux. En 17e position, Olivier Maroy (690 vp) réalise un 6e score qui lui ouvre largement les portes du Conseil communal, qu’il préside, ce qui lui permet de continuer à siéger au Parlement de Wallonie et de solliciter sa reconduction lors du scrutin wallon du 26 mai 2019.

Paradoxalement, après avoir attribué leur meilleur score au MR du BW en 2014, les électeurs libéraux de 2019 sont proportionnellement les moins nombreux depuis 1995 ; avec 34%, les quatre premiers candidats MR sont néanmoins élus au Parlement de Wallonie, comme depuis 2004. Occupant à nouveau la 4e place, Olivier Maroy (8.723 vp) réalise le meilleur score des bleus après Valérie de Bue et le 4e tous partis confondus. Au Parlement de Wallonie, dès la formation du gouvernement arc-en-ciel d’élio di Rupo, il est désigné à la présidence de la Commission Fonction publique-Tourisme-Patrimoine et est membre de la Commission Environnement-Nature-Bien-être animal (2019-2024). S’étant prononcé en faveur du candidat G-L. Bouchez à la présidence du MR (automne 2019), le parlementaire est rapidement confronté aux années Covid-19 et s’attache à mener une série de projets tant à Namur qu’au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles où il est membre de la Commission Enfance-Santé-Culture-Médias et Droits des femmes (2019-2024). Bien que le MR soit allié à écolo dans les majorités fédérés, Olivier Maroy ne ménage guère par ses questions les ministres de la Culture Bénédicte Linard et de l’Environnement Céline Tellier sur de nombreux dossiers, du décret « livre » aux dispositions du contrat de gestion de la RTBf, en passant par l’intégration des œuvres d’art dans les bâtiments publics ou le sous-financement des bibliothèques pour la première, de l’éradication des frelons asiatiques aux Pfas, en passant par les consignes sur les canettes et les stations d’épuration pour la seconde.

Lors du scrutin wallon du 9 juin 2024, si la liste MR du BW évite finalement la présence de Marc Ysaÿe, elle s’ouvre à une jeune agricultrice, Anne-Catherine Dalcq, obligeant Olivier Maroy à tabler sur la désignation d’un/e ministre dans le Brabant wallon pour que sa première suppléance se transforme en prolongation de son mandat de député wallon.

 

Mandats politiques

Député wallon (2014-)
Conseiller communal à Orp-Jauche (2018-)

 
Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 30 avril 2018 ;
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://www.archivesradios.be/site/index.php/histoires?start=6 (s.v. décembre 2017)
https://www.oliviermaroy.be/qui-suis-je/ (s.v. mars 2024)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Louvigny Lyseline

Clabecq 16/05/1985

Députée wallonne : *2017-2019

De 1909 à 1994, Tubize a toujours connu un bourgmestre socialiste ; mais depuis la fusion des communes de Clabecq, Oisquercq, Saintes et Tubize en 1976, le PSC met la pression sur le PSB, tandis que la désunion règne dans les rangs libéraux. En octobre 1994, Raymond Langendries parvient à renverser l’échiquier politique local. Détenant la majorité absolue (15 sièges sur 27), son « Renouveau communal » associe le PRL (2) au sein du Collège. Six ans plus tard, le PSC de Langendries se présente en cartel avec le PRL, perd sa majorité absolue (12), mais continue de profiter des dissensions entre socialistes. S’alliant à la liste Rosenoer conformément à des contacts pré-électoraux, la liste du bourgmestre conserve une large majorité (octobre 2000). Alors que le sort des Forges de Clabecq est présent dans tous les esprits, malgré le caractère fédérateur que doit incarner le projet sportif du FC Tubize, la vie politique locale demeure particulièrement agitée. En octobre 2006, sept listes se présentent au suffrage des électeurs. Avec 35,8%, la liste Langendries perd du terrain (-5%), mais maintient ses 12 sièges. Avec Développement solidaire d’Alain Rosenoer (2) et Démocratie et Progrès social de Samuel d’Orazio (1), Raymond Langendries conclut un nouveau Pacte de majorité ; il faudra cependant attendre plusieurs semaines avant que le Conseil d’État ne valide le scrutin tubizien. Et au premier conseil communal convoqué en février 2007 siège notamment Lyseline Louvigny… le 14e score de la liste du bourgmestre. Elle ne doit cette présence qu’à la démission de Benoît Langendries (891 vp, 3e score), candidat sur la liste de son père, mais qui ne peut siéger, en vertu du Code de la Démocratie locale définissant les incompatibilités liées aux liens de parenté, et à la démission de Lucette Paradoms qui met un terme à une vie politique de 24 ans sur les bancs communaux, dont la moitié en tant qu’échevine. C’est dans ce contexte que commence le parcours politique de Lyseline Louvigny, toujours aux études et représentante du parti libéral sur la liste du cartel emmenée par Raymond Langendries. 

Seconde dauphine de Miss Tubize 2003, lorsqu’elle achevait ses humanités en latin-maths, seconde dauphine de Miss Brabant wallon 2005 et candidate à la finale de Miss Belgique 2005, Lyseline Louvigny décroche surtout un master en Sciences politiques (2009) et un autre en Droit (2011) à l’Université catholique de Louvain, accomplissant notamment un stage au Brésil et un érasmus en Irlande. Inscrite comme avocate au barreau de Bruxelles (2011-2014), puis à celui de Nivelles (2014-), elle crée le cabinet LW Avocats, tout en s’investissant toujours davantage dans l’action politique.

Dans la perspective du scrutin d’octobre 2012, les libéraux de Tubize tentent de se réconcilier ; en tout cas, ils reprennent leur autonomie par rapport au cdH et pour la première fois depuis les années ’70 se présentent sous leur nom du parti, emmenés par Pierre Pinte en provenance de Waterloo. Sur les huit listes en présence, s’impose celle d’un PS qui a refait lui aussi son unité (31%, 10 sièges), devant la liste Langendries (29%, 9) et celle du MR (14%, 4). Occupant la 2e place, Lyseline Louvigny (301 vp, 24e score tous partis confondus) obtient non seulement la prolongation de son mandat au Conseil communal, mais aussi une place dans le Collège. Le Pacte de majorité qui rejette Raymond Langendries dans l’opposition réunit le PS, le MR et Écolo et, dans le Collège présidé par Michel Januth, Lyseline Louvigny devient échevine, en charge des Sports, de la Jeunesse, des Affaires patriotiques et de l’État civil. Très vite, une nouvelle Régie communale autonome est mise en place pour gérer toutes les questions liées aux sports dans la commune ; viendront ensuite, notamment, un plan « plaines de jeux » et le remplacement de la statue Platini par celle d’éden Hazard, au stade Leburton.

Alors que la section locale du MR Tubize se déchire à nouveau, Lyseline Louvigny est sollicitée par les instances de son parti pour figurer sur la liste MR aux élections régionales du 25 mai 2014. Elle occupe la 2e suppléance pour le premier grand scrutin auquel elle participe. Avec 2.762 vp, elle contribue au succès historique du MR dans la circonscription de Nivelles (41,5%, soit 5% de plus qu’à l’époque Kubla). Attachée et conseillère auprès des députés provinciaux Mathieu Michel, Marc Bastin et Tanguy Stuckens (janvier 2015-janvier 2017), c’est un concours de circonstances qui amène l’échevine de Tubize à s’interroger sur sa présence au Parlement de Wallonie. En effet, au printemps 2015, la démission de Serge Kubla de ses fonctions de bourgmestre de Waterloo avait contraint Florence Reuter à renoncer à son siège à Namur ; son suppléant, Christophe Dister, décide quant à lui, de démissionner à son tour, fin 2016, pour s’occuper de La Hulpe et de ses sociétés. Dès lors, la 2e suppléante est à son tour confrontée au choix imposé par le décret wallon sur le cumul. 

En prêtant serment au Parlement de Wallonie, Lyseline Louvigny se dit échevine empêchée (remplacée par Bob Monnard) et devient ainsi députée wallonne en cours de législature (janvier 2017), siégeant dans l’opposition. Membre de la Commission Agriculture-Tourisme (2017), la jeune maman est d’emblée placée devant un événement exceptionnel dans l’histoire politique wallonne. À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, le gouvernement présidé par Paul Magnette est remplacé par une coalition MR-cdH dirigée par Willy Borsus. La jeune députée wallonne est alors l’une des quatre signataires MR qui, avec quatre députés cdH, déposent la motion de défiance constructive qui est adoptée le 28 juillet. à Namur, elle se retrouve ainsi dans la majorité MR-cdH jusqu’à la fin de la législature, tandis qu’elle reste dans l’opposition au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

S’appuyant sur une très courte majorité (38 sièges sur 75), MR et cdH entendent voter rapidement une série de mesures destinées à montrer le changement de cap imprimé à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. Membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales et de la Commission Coopération (juillet 2017-2019), Lyseline Louvigny adopte ces dispositions ainsi que d’autres mesures, cette fois avec une plus large majorité : le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017), le Code wallon du bien-être animal (3 octobre 2018), la réforme de certaines circonscriptions électorales wallonnes (décret spécial wallon du 25 janvier 2018).Et si la réforme des provinces, celle des APE et l’assurance autonomie ne sont finalement pas votées, c’est en raison de la défection de la MR Patricia Potigny, partie vers la liste Destexhe (mars 2019). En avril 2017, elle avait aussi voté en faveur du décret faisant de Tubize la 67e ville de Wallonie.

En octobre 2018, huit listes se présentent à nouveau au choix des électeurs de Tubize. En deuxième position encore derrière Pierre Pinte, Lyseline Louvigny réalise un moins bon score qu’en 2012 (236 vp) ; néanmoins, elle conserve l’un des quatre sièges que le MR a préservés, réalisant un score quasi identique, comme les principales listes. Seul écolo (+1) et Défi (+2) modifient l’échiquier politique local où, en emmenant la liste Renouveau communal, Raymond Langendries a repris du service. En vain, car le bourgmestre socialiste sortant, Michel Januth signe un nouveau pacte de majorité avec écolo et Défi, laissant ainsi le MR sur le carreau.

Conseillère communale, Lyseline Louvigny n’a pas plus de succès le 26 mai 2019, quand elle se présente au scrutin wallon comme 2e suppléante sur la liste MR de la circonscription de Nivelles. Avec le 7e score des 8 suppléants (2.566 vp), elle ne doit qu’à l’effet dévolutif de la case de tête de rester une potentielle deuxième suppléante au Parlement de Wallonie, mais sur les quatre élus effectifs MR du BW, seule Valérie de Bue devient ministre et quitte son siège à Namur.

Retrouvant son emploi de juriste à la province du Brabant wallon (2019-2022), elle est engagée en 2022 à Wallonie-Bruxelles Enseignement. Administratrice de la Ligue des Familles (2020-2022), du Fonds du Logement des familles nombreuses de Wallonie (2020-), Lyseline Louvigny rallie les rangs du mouvement Les Engagés en septembre 2023, rompant définitivement avec le MR de Tubize. Celle qui avait formé le groupe Facebook « Réformatrices BW » en juin 2018 est d’ailleurs élue à la présidence des Femmes Engagées (janvier 2024), où elle succède à Ajla Hatic. Au sein du mouvement piloté par Maxime Prévot, elle reçoit mission de reconquérir, le 9 juin 2024, avec Yves Coppieters, le siège perdu en Brabant wallon lors du scrutin fédéral de 2019, où l’ancien cdH était passé sous la barre des 8%.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Tubize (2006-)
Echevine (2012-01/2017)
Députée wallonne (01/2017-2019)
Echevine empêchée (01/2017-2018)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont LaLibre, 29 juin 2018 ; La Libre, 20 janvier 2024
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2017 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://lyselinelouvigny.be/qui-suis-je/
https://be.linkedin.com/in/lyseline-louvigny-02ab5130

 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Lejeune Eric

Bastogne 16/06/1962

Député wallon : *2018-2019

L’application du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons a suscité de nombreux changements de sièges au sein du Parlement de Wallonie durant la législature 2014-2019. Ainsi, au lendemain du scrutin communal d’octobre 2018, ce sont quinze nouveaux députés wallons qui prêtent serment, dont le MR éric Lejeune appelé à remplacer Carine Lecomte devenue échevine à Arlon. S’il découvre le Parlement de Wallonie à six mois de la fin de la législature, éric Lejeune n’est ni un néophyte de la politique ni un mandataire appelé à faire de la figuration. En l’occurrence, depuis le renversement de la majorité wallonne de l’été 2017, la majorité MR-cdH dispose de 38 députés sur 75 et doit serrer les rangs pour faire adopter une série de mesures significatives, démontrant un changement de cap dans la politique wallonne. En mars 2019, le départ de la MR Patricia Poligny vers la liste Destexhe met à mal les derniers dossiers qui restent à voter. Membre de la Commission économie-Emploi-Formation (décembre 2018-2019), éric Lejeune n’aura guère le temps de se familiariser avec les habitudes parlementaires. Membre de la majorité à Namur, il siège dans l’opposition au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, assemblée dont les compétences sont davantage en rapport avec son expérience professionnelle.

En effet, après ses études à l’Athénée de Bastogne (1980), il s’est tourné vers une carrière dans l’enseignement qui l’a vu successivement instituteur, directeur d’école puis inspecteur de l’enseignement fondamental, nommé à cette fonction en janvier 2002. Parallèlement, il s’est plongé très tôt dans la politique, adhérant au parti libéral dès 1982 avec d’autant plus de conviction qu’à la tête de sa commune de Bastogne, depuis la fusion des communes en 1976, le PSC n’autorise aucun autre parti à partager les destinées de la cité du Mardasson. S’appuyant sur une solide majorité absolue (13 sièges sur 21 en 1976, 1982 et 1988), le PSC de Guy Lutgen enlève 15 sièges sur 23 en 1994, face à une opposition unie. éric Lejeune est alors candidat et entre au Conseil communal en cours de législature (1998). Retenu par ses fonctions ministérielles, Guy Lutgen confie ses prérogatives à son Premier échevin, Philippe Collard qui, en 1998, rallie le MCC puis, en 1999, le cartel PRL-FDF-MCC. Ayant renoncé à remplacer Lutgen au maïorat en décembre 1998, Collard devient l’adversaire de Lutgen aux élections d’octobre 2000. 

Candidat du cartel libéral-socialiste aux côtés de Collard, éric Lejeune contribue au renversement de majorité qui bouleverse alors Bastogne. Avec 55,1% des voix et 14 sièges, Collard renverse Lutgen (39,3%, 9 s.) et devient le nouveau bourgmestre en titre. En octobre 2006, sa liste Avenir est à nouveau plébiscitée par les électeurs (56,53%, 14 sièges), éric Lejeune et ses 1.329 vp réalisant le 6e score de la liste : au sein du Collège présidé par Philippe Collard, il devient alors échevin, investi notamment des compétences de l’Enseignement et de la Culture (2007-2012). Avec le départ de Philippe Collignon vers la liste adverse et le retrait de la vie politique locale de Philippe Collard (fin 2011), la liste Avenir (31,36%, 8s.) ne parvient pas à résister au retour du cdH emmené par Benoît Lutgen (65,03%, 17 s.) lors du scrutin de 2012. Occupant la deuxième position derrière Isabelle Leclercq (1448 vp), éric Lejeune (1.638 vp) réalise le meilleur score de sa liste ; mais c’est l’opposition qui l’attend. Une opposition qu’il ne va pas supporter longtemps, irrité par les critiques permanentes de la nouvelle majorité à l’égard des projets qui ont été menés entre 2001 et 2012 (notamment le centre de mémoire, l’arsenal des pompiers et l’aménagement des écoles). Président du MR de l’arrondissement de Bastogne, membre du bureau provincial du MR, chef de groupe au conseil communal, il démissionne de son mandat communal (août 2014), où il est remplacé par Philippe Lepinois.

Quelques semaines plus tôt, il s’est présenté comme 2e suppléant au scrutin wallon du 25 mai 2014, sur la liste MR emmenée par Willy Borsus. Avec 4.082 vp, il a obtenu le 3e rang des suppléants ; dès lors, avec la désignation de Willy Borsus comme ministre-président, le choix arlonais de Carine Lecomte et celui d’Yves Besseling désireux de rester bourgmestre de Vaux-sur-Sûre, cette 3e suppléance d’éric Lejeune lui ouvre les portes du Parlement de Wallonie. 

Poussant la liste MR en octobre 2012 dans le district de Bastogne lors des élections provinciales, son résultat (2.661 vp) en avait fait un premier suppléant à la province. Il ne s’y représente plus en 2018, pas davantage qu’au scrutin communal. Par contre, lors du scrutin wallon du 26 mai 2019, éric Lejeune occupe la 3e suppléance sur la liste MR et obtient 3.962 vp dans la nouvelle circonscription électorale d’Arlon-Marche-Bastogne-Neufchâteau-Virton. Il ne siège plus au Parlement de Wallonie, mais devient, dès la formation du nouveau gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (octobre 2019), directeur de Cabinet auprès de Pierre-Yves Jeholet, son président.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Bastogne (1998-08/2014)
Échevin (2007-2012)
Député wallon (12/2018-2019)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La DH, 27 août 2014
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2018 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Legasse Dimitri

Enghien 16/08/1970

Député wallon : 2014-2018* ; 2019-2024

La politique est une histoire de famille chez les Legasse. Militant de gauche, le père, Gilbert (1948), dessinateur industriel de formation, est devenu permanent syndical FGTB, secrétaire général des métallurgistes FGTB du Brabant wallon, de la deuxième moitié des années 1990 à 2005 ; il est aussi conseiller communal socialiste de Rebecq depuis la fusion des communes, et Premier échevin entre 1988 et 2000, en charge des Travaux. Son fils, Dimitri, a la carte du parti dans sa poche depuis qu’il a quatorze ans ; il fréquente les Faucons rouges depuis l’âge de six ans ; à la fin des années 1990, début des années 2000, il en devient l’un des responsables locaux, ainsi que le trésorier des Faucons rouges de Wallonie et de Bruxelles (-2002). À peine diplômé d’une maîtrise en Sciences sociales à l’Université libre de Bruxelles (1994), une étape supplémentaire dans l’engagement politique est franchie en octobre 1994 ; le fils occupe la dernière place de la liste socialiste et comme le père reste échevin, le fils est seulement en droit de siéger comme conseiller au CPAS (1994-2000). Durant la même période, Dimitri Legasse est attaché parlementaire (septembre 1995), avant d’entrer au Cabinet d’André Flahaut, alors ministre fédéral de la Défense, une fonction à mi-temps qu’il partage avec le métier de professeur. À partir de 1997, il entre au TEC-Brabant wallon où il est affecté aux ressources humaines ; il y est attaché de direction de 2007 à 2014. Dans le même temps, à Rebecq, il participe à l’élaboration du Plan communal de développement de la nature.

En octobre 2000, le père et le fils sont à nouveau ensemble sur la liste du PS, et l’on assiste alors au passage de témoin : bien que tête de liste, le père (443 vp) devient président du CPAS, tandis que le fils, en 4e position sur la liste, est élu conseiller communal avec un résultat (320 vp, 2e score) qui lui ouvre les portes du Collège. Avec 26%, le PS reste tributaire des autres formations politiques pour la formation du nouvel exécutif. Comme en 1994, l’Entente communale du bourgmestre Jules Demol (1.276 vp), de Jean-Claude Piccin (599 vp) et de Marino Marchetti (366 vp) a manqué de peu la majorité absolue (43%, 10 sièges sur 21). Elle prolonge l’accord de majorité avec le PS qui perd un siège par rapport à 1994 (6). Dimitri Legasse est échevin des Sports, de la Jeunesse, de l’Action sociale et de l’Environnement (2000-2006). La législature ne sera pas un long fleuve tranquille. À plusieurs reprises, le ton monte entre le maire et le seul échevin socialiste, d’autant que le ralliement d’un conseiller communal MR à la liste EC (2003) fournit à celle-ci l’élu qui lui manquait pour disposer de la majorité absolue. Les motifs d’incidents se multiplient et le scrutin d’octobre 2006 est attendu avec impatience, d’autant qu’en annonçant la création d’une liste d’ouverture, pluraliste et progressiste, Dimitri Legasse est parvenu à rallier Marino Marchetti (échevin EC) sur la liste d’Action commune.

En attirant plus de 46% des électeurs, le duo Legasse (2.003 vp) – Marchetti (745 vp) renverse l’échiquier politique local. Disposant de la majorité absolue (11 sièges), la liste emmenée par Legasse a gagné 20% par rapport à 2000 et profite des 13% d’Écolo (2 sièges) pour mieux accentuer la distance qui la sépare de la liste du bourgmestre sortant, Jules Demol (1.082 vp), en recul de 7% (35,8%, 8 sièges), tandis que le MR est réduit quasi à néant. En devenant le nouveau bourgmestre de Rebecq, Dimitri Legasse n’associe aucun autre parti à son Pacte de majorité, mais il attribue à l’opposition des sièges à responsabilité dans divers organismes communaux. D’autres initiatives sont prises pour améliorer la démocratie participative et la transparence dans la gestion de la cité ; outre l’informatisation des services et de la communication, ou l’organisation de consultations auprès des habitants, le nouveau Collège présente un Contrat d’Avenir local qui s’articule autour de 100 propositions qui sont autant d’engagements, comme la rénovation du centre-ville, la revitalisation des anciens hospices (inaugurés en Centre administratif en 2013), le sort du vélodrome de Quenast, la construction d’une nouvelle piscine, voire la lutte contre les inondations de la Senne (13 novembre 2010 et 13 janvier 2011).

La nouvelle dynamique semble payante, mais à l’approche du scrutin d’octobre 2012, Marino Marchetti décide de faire bande à part ; il démissionne du Collège, quitte l’AC avec une conseillère, mettant ainsi la majorité en porte à faux pour les derniers mois de la législature. Dénonçant l’état des finances communales, l’ancien échevin des... Finances lance une OPA sur l’Entente communale et présente une liste « RE nouveau ». Entre les deux partenaires de 2006, une lutte sans merci s’engage pour la conquête du maïorat. Avec 34,94% et 8 sièges, le dissident (en hausse, avec 1.010 vp) tient tête à l’Action commune (34,58% et 8 sièges) du bourgmestre qui n’est plus crédité que de 1.552 voix de préférence. Avec près de 20% et 4 sièges, le MR « renaissant » se retrouve en position de faiseur de roi. Avec trois échevins et la présidence du CPAS (qu’occupait jusque-là Gilbert Legasse), le MR signe le Pacte de majorité avec le PS de Dimitri Legasse qui conserve ainsi, in extremis, sa fonction de bourgmestre et deux échevins de sa famille politique. Après une nouvelle édition du guide communal facilitant l’accès à l’administration, les autorités de Rebecq se dotent d’un Plan stratégique transversal (printemps 2014), quand Dimitri Legasse opte pour le statut de bourgmestre empêché. Depuis quelques années déjà, il a gagné en notoriété en-dehors de sa commune et l’occasion lui est donnée de siéger au Parlement de Wallonie.

Administrateur de l’IBW (2001-2007), vice-président du Centre régional d’intégration (2005-2007), membre du conseil de la Zone de police Ouest Brabant wallon (2005-2014), administrateur de l’Union sportive Rebecquoise et président de SportissimO (2009-), il est élu à la vice-présidence de la Fédération PS du BW en 2009, avant d’être élu à sa présidence (juin 2015), où il succède à André Flahaut en fonction depuis les années 1980. Il siège aussi au conseil d’administration de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie (2013-2017), de la Fondation rurale de Wallonie (2016-2017) et de Sedifin (2013-2018), dont il devient le vice-président (2015-2017).

A plusieurs reprises, dans la circonscription de Nivelles, Dimitri Legasse est candidat PS lors de scrutins fédéraux ; présent en 1999, mais pas en 2003, il est 2e suppléant en 2007 (4.111 vp) et premier suppléant derrière André Flahaut le 23 juin 2010 (5.643 vp). Il participe aussi aux scrutins régionaux – deuxième suppléant en 2004 (2.715 vp), 3e effectif en 2009 (5.017 vp) – et observe que sa popularité est en augmentation constante. Tête de liste le 25 mai 2014 et candidat affirmé à un mandat de député au Parlement wallon, il incarne, avec Anne Lambelin, le rajeunissement des cadres socialistes en Brabant wallon. Au lendemain de la 6e réforme de l’État qui apporte à la Wallonie de nouvelles et importantes compétences, le PS brabançon wallon gagne près d’un pourcent et demi et un siège (19,5%), retrouvant le siège perdu en 2009, sans toutefois atteindre les 24% de 2004 ou 1995. Avec 9.123 vp, Dimitri Legasse a rempli sa mission et prête serment de député wallon à Namur. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, le bourgmestre empêché de Rebecq s’appuie sur Patricia Venturelli (échevine déléguée à la fonction de bourgmestre) et reste ainsi très attentif aux dossiers de sa commune, notamment lors des inondations de 2016.

Membre de la Commission Emploi-Formation (2014-2017), dont il est un éphémère vice-président (2017), le député wallon siège aussi au sein de la Commission des poursuites (2014). Durant cette législature, celui qui dépose dès 2014 une résolution afin de lutter contre l’abandon des animaux domestiques adopte une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur quasi unanime (67 sur 69) fait de la Wallonie une région pionnière. 

Membre de la Commission spéciale « Renouveau démocratique » (mai 2015-décembre 2018), dont il est l’un des vice-présidents, Dimitri Legasse y mène une réflexion sur les mesures de bonne gouvernance à mettre en œuvre au niveau régional ou local, visant notamment à améliorer tant la démocratie représentative que la démocratie participative. à la suite de ces travaux, la Wallonie adopte notamment deux décrets qui en font la première entité du pays à adopter le principe d’une consultation d’initiative citoyenne (2019). Cette consultation peut être organisée si une majorité simple des députés le décide ou si sont réunies au moins 60.000 signatures de citoyens belges et étrangers résidant en Wallonie.

Dès novembre 2014, Dimitri Legasse est aussi membre de la Commission d’avis chargée de Questions européennes, créée pour la toute première fois au sein du Parlement wallon. Il s’agit de se saisir des éventuels futurs traités en amont et de manière proactive, plutôt que de les subir en aval dans un simple rôle de ratification. L’analyse des enjeux des traités de libre-échange négociés par la Commission européenne (TTIP, CETA, ACS) est au cœur des travaux de cette Commission qui se réunit plus d’une trentaine de fois et auditionne une vingtaine d’experts de très haut niveau (2014-2016). Le 14 octobre 2016, instruite par sa commission et poussée par la société civile, l’assemblée plénière adopte une résolution qui marque les esprits : par 47 oui dont Dimitri Legasse (PS-cdH-Ecolo-PTB-indép.) et 16 non (MR), le Parlement de Wallonie refuse de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Le ministre-président wallon, Paul Magnette, est chargé de faire valoir le point de vue majoritaire wallon auprès des autorités européennes. Après une semaine de crise internationale inédite et de rudes négociations, le Parlement de Wallonie donne son accord au CETA (58 oui, 5 non), dès lors que l’Europe prend en considération ses doléances de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). Dimitri Legasse soutient cette solution.

Co-signataire de propositions de décret et de résolution, le député wallon de la majorité entend lutter contre la discrimination à l’emploi, favoriser le redéploiement économique des centres urbains, supprimer la redevance télévision, favoriser les jardins communautaires, améliorer la tarification de l’eau de distribution ou implémenter un guide de bonne conduite administrative dans l’ensemble des organismes publics et services du Gouvernement wallon. Au printemps 2016, il fait adopter l’utilisation de nouvelles couleurs pour les écharpes des échevins des communes de Wallonie (texte cosigné avec Christie Morreale) ; à partir du scrutin d’octobre 2018, les échevins porteront désormais des écharpes aux couleurs rouge et jaune de la Wallonie. En 2017, sur une proposition dont il est le cosignataire, le statut de ville est accordé à Tubize.

Du 16 février au 3 juillet 2017, Dimitri Legasse est l’un des représentants du PS au sein de la Commission parlementaire d’enquête chargée d’examiner la transparence et le fonctionnement du groupe Publifin (ex-Tecteo). Au cours de 29 réunions, entouré de quatre experts, les 15 membres de la Commission présidée par Olga Zrihen entendent, au moins une fois, 52 témoins différents, parfois à huis clos, le plus souvent en séance publique, avec retransmission télévisuelle. Adopté à l’unanimité des membres de la Commission, le rapport de plus de 60 pages qui comprend au fil des chapitres toute une série de recommandations est approuvé à l’unanimité en séance plénière du Parlement de Wallonie (12 juillet).

Alors qu’à Namur le président du cdH renverse la table, refuse désormais de gouverner avec les socialistes et se tourne vers le MR, sur le plan local, Dimitri Legasse (PS) et Marino Marchetti (cdH) s’entendent pour faire à nouveau alliance (novembre 2017), et présenter une liste commune au scrutin communal d’octobre 2018. Emmenée par Dimitri Legasse (1.697 vp), Patricia Venturelli (902 vp) et Marino Marchetti (619 vp), et poussée par Arnaud Demol (261 vp), la liste UNION dépasse les 50% et obtient 12 sièges. En choisissant d’exercer la fonction de bourgmestre de Rebecq, Dimitri Legasse se conforme au décret spécial wallon sur le cumul, renonce à son mandat de député wallon, et est remplacé à Namur par Hassan Idrissi.

Néanmoins, lors du triple scrutin du 26 mai 2019, il se représente comme tête de liste du PS, dans la circonscription de Nivelles, avec l’intention de siéger à Namur. Avec 8.987 vp, il décroche son mandat de député wallon, mais le recul du PS est sévère (14,92%, - 4,55%), puisqu’il perd un siège en BW, tout en réalisant son plus mauvais score depuis les premières élections directes du Parlement de Wallonie en 1995. Cédant l’écharpe maïorale à Patricia Venturelli, Dimitre Legasse reste membre du Conseil communal dont il préside les séances, tout exerçant la fonction de président de la Commission locale de Développement rural et de délégué au sein du nouveau Conseil Consultatif Citoyen. Réélu en 2019 et 2023, il reste aussi le président de la Fédération PS du BW.

Président de la Commission Emploi-Action sociale-Santé (2019-2024), le député wallon contribue notamment à finaliser les textes relatifs à la réforme du système des APE, à la politique liée au vieillissement de la population, aux dispositions liées aux problèmes de suicide et de santé mentale, tout en étant confronté aux années Covid-19 et aux mesures d’accompagnement que la crise sanitaire nécessite, notamment le port du masque, l’usage du Covid Safe Ticket et la politique de vaccination. Actif dans la réforme des titres-services, le député Legasse porte aussi une série de mesures destinées à améliorer l’accès à l’emploi et à la formation, et le décret visant à améliorer le contrôle des opérateurs de la politique de l’Action sociale et de la Santé (été 2023). En 2020, il avait demandé que la Wallonie se dote d’un « maître-architecte ».

Le 9 juin 2024, il est tête de liste PS au scrutin fédéral et en octobre, il emmène à Rebecq une liste désormais appelée Union citoyenne.

 

Mandats politiques

Conseiller CPAS à Rebecq (1994-2000)
Conseiller communal à Rebecq (2000-)
Echevin (2001-2006)
Bourgmestre (2006-06/2014)
Député wallon (2014-12/2018)
Bourgmestre empêché (06/2014-2018)
Bourgmestre (2018-06/2019)
Député wallon (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), La DH, 12 mars 2018
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://dimitrilegasse.be/ (s.v. décembre 2017)

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

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