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Coppieters Yves

Bruxelles 27/11/1968 

Diplômé en médecine, médecine tropicale, méthodes statistiques et doctorant en santé publique en 2000, il devient enseignant-chercheur à l'École de santé publique et à la faculté de médecine de l'ULB et se spécialise dans l'épidémiologie des maladies chroniques, les maladies cardiovasculaires, la santé internationale, la formation des personnels de santé, la promotion de la santé publique, l'analyse des systèmes de données dans les soins de santé et la planification et l'évaluation des services de santé. 

Pendant la pandémie du COVID-19, Yves Coppieters fournit régulièrement des explications dans les médias francophones en tant qu'expert en épidémiologie. Il est expert auprès de la Commission spéciale chargée d'enquêter sur l'approche de la pandémie du coronavirus en Belgique, constituée par la Chambre des représentants et participe à l'élaboration d'un rapport final contenant des recommandations pour parvenir à une approche globale de la politique de santé. 

En septembre 2023, Yves Coppieters rejoint Les Engagés. Maxime Prévot, président de ce mouvement politique, lui confie la défense du parti lors des élections législatives fédérales de juin 2024 en tant que chef du parti dans la circonscription du Brabant wallon. 

Le 14 juillet 2024, il est nommé ministre wallon de la Santé, de l'Environnement, de l'Économie sociale, de l'Action sociale, du Handicap, de la Lutte contre la pauvreté, des Familles, de l'Égalité des chances et du Droit des femmes et ministre de la Santé, de l'Egalité des chances et des Droits des femmes au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. 

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Activité(s) : Politique, Ministre wallon

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Desquesnes François

Ath 03/05/1971

Député wallon : 2014-2019 ; 2019-2024
Ministre wallon : 2024-
 
Après des humanités au Collège de Soignies (1989), François Desquesnes fait ses candidatures à Namur, puis décroche une licence en Droit à Louvain-la-Neuve (1993), qu’il complète par une spécialisation en Droit public à l’Université libre de Bruxelles. Actif dans les milieux estudiantins (projet kot BD à Louvain-La-Neuve) et les mouvements de jeunesse et culturels de Soignies, il intègre le groupe PSC au Parlement wallon en tant que « collaborateur politique » dès le milieu des années 1990. C’est le début d’un parcours professionnel qui le met en contact permanent avec les institutions wallonnes.

Recruté par concours, le juriste entre dans l’administration wallonne où il choisit d’intégrer le département du Tourisme dès 1998. Six ans plus tard, quand Benoît Lutgen se voit notamment confier le Tourisme dans son tout nouveau ministère, il invite François Desquesnes à rejoindre son équipe afin de partager ses compétences techniques dans des dossiers comme le projet touristique des Lacs de l’Eau d’Heure, la labellisation des attractions touristiques, le Musée Hergé de Louvain-la-Neuve, voire la répartition des fonds européens dans différents projets (Hôpital-Notre-Dame à la Rose de Lessines, etc.). Chef de Cabinet adjoint pour les dossiers liés à l’Agriculture (2008), François Desquesnes devient le chef de Cabinet de Benoît Lutgen lorsque celui-ci est chargé de l’Équipement, de l’Agriculture, de la Ruralité, du Patrimoine et de la Conservation de la nature dans le gouvernement wallon à majorité PS-cdH-écolo présidé par Rudy Demotte (2009-2011). Quand Benoît Lutgen accède à la présidence du cdH (1er septembre 2011), François Desquesnes reste à ses côtés, toujours comme chef de Cabinet (2011-2014).

Administrateur de la Communauté urbaine du Centre (-2007), commissaire du gouvernement de l’Office de Promotion du Tourisme WB (2004-2009), administrateur de l’IDETA (2004-2007), de Novalia (2009-2013), éphémère président du Conseil d'administration de la SOWAER (12/2011-02/2012), administrateur d’IDEA (2013-2014), administrateur et vice-président d’ORES Assets (2013-2017), François Desquesnes mène un combat difficile sur le plan local, dans une ville de Soignies où le PS – premier parti – a conclu une alliance durable avec le MR, 2e force politique. Président de la section « nouveau PSC » de Soignies (1999), conseiller communal élu pour la première fois en octobre 2000 et reconduit en 2006 (5e place, 604 vp et 2e score de sa liste), il s’attèle à faire émerger le programme du cdH dans la circonscription de Soignies. En 2004, l’élection de Jean-Paul Procureur au Parlement de Wallonie est un succès qui reste cependant sans lendemain, le cdH perdant ce mandat au scrutin régional de 2009. 

Absent des scrutins fédéraux ou régionaux, Desquesnes se concentre à l’époque sur le terrain communal, s’imposant comme le porte-parole de l’opposition au Conseil communal. Alors que son nom avait été cité pour succéder à Benoît Lutgen au gouvernement wallon, François Desquesnes est tête de liste au scrutin communal d’octobre 2012 sur une liste « Ensemble » poussée par Jean-Paul Procureur. Avec une progression de 7,7% par rapport à 2006, le « cdH élargi à la société civile » (27,9%, 8 sièges, +2) devient la 2e force politique de Soignies, son leader (1.397 vp) signant le 2e score personnel, tous partis confondus, derrière Marc de Saint-Moulin. Mais Ensemble (8) reste dans l’opposition, avec Écolo (2), puisque le PS (11) et le MR (8) disposent encore d’une très large majorité et décident de renouveler le Pacte de majorité. En octobre 2018, Ensemble, dont il est toujours la tête de liste (1.540 vp), ne progresse pas (8 sièges), et le PS de Fabienne Winckel (3.361 vp) en progression de 2 sièges convainc le MR et écolo de signer le nouveau Pacte de majorité, laissant Ensemble seul dans une opposition dont Fr. Desquesnes reste le porte-parole.

Lors du triple scrutin du 25 mai 2014, François Desquesnes se porte candidat pour la première fois au Parlement wallon. Tête de liste cdH dans la circonscription de Soignies, il part à la reconquête du siège perdu par son parti en 2009. Avec 4.100 vp et un résultat de liste à peine plus élevé (14,24 %, soit 500 voix de plus), le pari est réussi, le cdH enlevant son siège à Écolo en chute libre (-8,2%). Après avoir prêté serment à Namur, le bras droit de Benoit Lutgen participe aux négociations conduisant à la formation du gouvernement Magnette, à majorité PS-cdH. Par ailleurs, il est désigné pour représenter la Wallonie au Sénat. Dans l’assemblée tout récemment réformée, il devient le chef du groupe cdH. Il s’y efforce de le rendre opérationnel et d’en faire un réel outil du fédéralisme belge.

À Namur, le député wallon est membre de la Commission Agriculture-Tourisme et de la Commission des poursuites (2014-2019). Sans tarder, il témoigne d’une forte activité, par le dépôt de textes de décret ou de résolution, et en questionnant les différents ministres, notamment sur une série de dossiers intéressant Soignies et la région du Centre (mobilité, Durobor, tourisme, logement, etc.), mais pas seulement. Cosignataire d’une proposition de décret sur les intercommunales transrégionales, d’une résolution pour préserver tout le territoire wallon des OGM, ou pour rendre le centre des villes plus attractif sur le plan commercial, il dépose aussi une proposition de décret visant à rapprocher autorité communale et aide sociale. En 2017, à titre personnel, il s’engage à consommer 100% wallon pendant trois mois et revoit son organisation quotidienne en conséquence. Dans le dossier CETA, il vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la crise internationale qui s’en est suivi, il vote en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Soutenant l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, il est l’un des quatre signataires cdH qui, avec quatre députés MR, déposent la motion de défiance constructive qui est adoptée le 28 juillet : elle scelle le sort du gouvernement wallon de Paul Magnette. C’est une première dans l’histoire politique de la Wallonie. Mais l’incertitude qui plane durant tout l’été 2017 sur d’autres changements de majorité, et le résultat de sondages qui créditent le cdH de mauvais résultats suscitent des réactions auprès de certains mandataires de ce parti. Invité à organiser un débat interne, le président du cdH confie à François Desquesnes la présidence d’un groupe de travail chargé de formuler des propositions pour renforcer la participation des militants et des citoyens (novembre-décembre 2017). Il s’agit aussi de mobiliser l’ensemble des troupes en vue des échéances de 2018 et 2019.

Auteur d’une proposition de décret visant l’interdiction d’élevage d’animaux à fourrure en Wallonie, le député wallon Desquesnes adopte une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur fait de la Wallonie une région pionnière.  Favorable à une nouvelle circonscription « Centre-Soignies » dans le cœur du Hainaut, il se réjouit, sous le gouvernement Borsus, de la négociation entre présidents de partis qui conduit à un accord sur la réorganisation des circonscriptions électorales (décret spécial du 25 janvier 2018). Ainsi, lors du scrutin régional du 26 mai 2019, c’est dans une « nouvelle » circonscription électorale du Centre/Soignies La Louvière (composée des dix communes de Binche, Braine-le-Comte, Écaussinnes, Estinnes, La Louvière, Le Rœulx, Manage, Morlanwelz, Seneffe et Soignies), qui envoie cinq représentants à Namur, qu’il se représente.

Avec 8,28%, le cdH de François Desquesnes évite in extremis le purgatoire, bénéficiant du système de l’apparentement. Avec 2.978 vp (7e score tous partis confondus), il sauve son siège de député wallon, en passant par le chas de l’aiguille : écolo (avec 10,79%) et surtout le MR (14,72%) n’obtiennent aucun élu. En Wallonie et à Bruxelles, les résultats du cdH sont alarmants ; le parti ne compte plus que 10 députés wallons, loin des 16 mandataires PSC de 1995. Son président annonce très vite qu’il ne participera à aucune coalition gouvernementale (été 2019). C’est donc en tant que chef de groupe de l’opposition que François Desquesnes va agir au Parlement de Wallonie durant une législature où son groupe accueillera un nouveau membre, J-L. Crucke (février 2023). 

Président du groupe cdH (2019) devenu groupe Les Engagés le 14 mars 2022, François Desquesnes siège à ce titre à la Conférence des Présidents du Parlement de Wallonie. Dès le début de la législature, il contribue, avec ses collègues qui sont dans la majorité, à améliorer le règlement de fonctionnement et la transparence du Parlement de Wallonie, par l’introduction de diverses modifications ; ainsi soutient-il l’abrogation de la notion de député empêché, l’avancement de la rentrée du Parlement au premier mercredi de septembre et l’amélioration de certaines modalités de contrôle du Gouvernement ; il introduit aussi le droit, pour l’auteur d’une pétition, d’être entendu par l’assemblée wallonne (septembre 2020) ; il porte encore le texte qui met en place une commission permanente destinée à renforcer le contrôle sur les budgets et les comptes du Parlement de Wallonie, au moment de l’affaire dite du greffier (novembre 2022). 

Quand la crise sanitaire du coronavirus nécessite des mesures d’urgence, il veille à la bonne organisation pratique de l’assemblée wallonne, par diverses mesures convenues avec les autres chefs de groupe. Quand le Parlement de Wallonie accorde des pouvoirs spéciaux à son Gouvernement (2020), François Desquesnes représente son parti au sein de la « Commission spéciale chargée de contrôler l’action du gouvernement wallon dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19 » (15 avril-17 juin 2020). Ensuite, il contribue à la création de la « Commission spéciale chargée d’évaluer la gestion de la crise sanitaire par la Wallonie », dans ses différents aspects : sanitaires, économiques, financiers et sociaux. Cette Commission spéciale se réunit de juillet à novembre 2020. 

Membre de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-02/2023), membre du groupe de travail « Dialogue interparlementaire sur le Climat » (2020-2024) et de la Commission de contrôle des dépenses électorales et des Communications (2019-2024), il est membre suppléant de la Commission spéciale d’enquête sur les inondations de juillet 2021, dont il avait demandé la création avec les présidents de tous les autres groupes politiques.

Se conformant à la décision de leur parti de ne participer à aucune majorité, les 10 puis 11 députés wallons du groupe cdH dirigé par François Desquesnes organisent leurs travaux et leurs interventions de manière dynamique et collective, pour exister en tant que principale force d’opposition aux côtés des 10 députés du PTB. Actifs dans chaque Commission, ils sont régulièrement six ou sept à signer des propositions de décret dans toutes les matières régionales : démocratie locale et transparence de l’autorité publique, mobilité douce, circuit court, mesures urgentes et pratiques durant la pandémie de la Covid-19, mesures d’aide aux sinistrés des inondations, stratégie wallonne en cas de crise sanitaire, santé mentale, logement et code wallon de l’habitation durable, lutte contre le gaspillage et les déchets, révision de la constructibilité en zones inondables, protection contre le bruit, statut des transporteurs de voyageurs par route, 5G, véhicules électriques, valorisation de la formation en alternance, mesures contre l’intoxication au monoxyde de carbone, meilleure sensibilisation à l’endométriose, APE, assurance-autonomie, soutien au coworking, création d’un registre des cadeaux, contrôle des comptes du Parlement wallon par la Cour des comptes, mesures pour contrôler les lobbys actifs auprès des autorités wallonnes, lutte contre le sans-abrisme, etc. Porteur de plusieurs propositions de résolution, notamment en matières internationales (par exemple l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, 2020), François Desquesnes veille à ce que soient respectés à la fois des critères environnementaux, sociaux et sanitaires, ainsi que la démocratie, les libertés et les droits humains, et réclame des mesures pour poursuivre les crimes de génocide et les atteintes au patrimoine mémoriel. Il demande aussi des alternatives dans le dossier du contournement Nord de Wavre.

Le 9 juin 2024, il emmène la liste Les Engagés, dans la circonscription de Soignies-La Louvière, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de député wallon. Avec 5.559 vp, il réalise le 4e meilleur résultat tous partis confondus et est reconduit au Parlement de Wallonie ; quant aux Engagés (17%), ils progressent de près de 9% par rapport à la liste cdH de 2019.

Lors de la formation du gouvernement wallon, il est nommé, le 14 juillet 2024, Vice-Ministre-Président de la Région wallonne, ministre de l'Aménagement du territoire, des Zones d'activité économique, des Travaux publics, de la Mobilité, de la Sécurité routière et des Pouvoirs locaux. 

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Soignies (2001-)
Député wallon (2014-2024)
Sénateur représentant la Wallonie (2014-2019)
Chef de groupe cdH puis Engagés au Parlement de Wallonie (2019-2024)
Vice-Président et Ministre wallon (2024-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
https://www.desquesnes.be/presentation/

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

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Lescrenier Valérie

Libramont-Chevigny 16/08/1979 

Diplômée en Économie de l’UC Louvain, Valérie Lescrenier débute sa carrière en 2002 à la Province de Luxembourg, auprès du député permanent Jean-Luc Henry, pour lequel elle travaille jusqu’en 2006. Elle rejoint ensuite le député provincial René Colin (CdH), et lorsqu’il devient ministre régional, l’accompagne en tant que cheffe de cabinet adjointe en charge du Tourisme, entre 2014 et 2018. 

Élue Conseillère communale à Marche-en-Famenne suite aux élections de 2012, elle obtient, 5 ans plus tard, le poste d’échevine en charge de la Transition écologique et numérique, de l’État civil et de la Population. En 2018, elle endosse la fonction de directrice de la Fédération touristique de la province de Luxembourg.

Suite au scrutin du 9 juin 2024, elle est élue comme députée fédérale sur la liste Les Engagés. Et le 14 juillet suivant, elle est désignée comme ministre de la Petite enfance, de la Jeunesse, de l'Aide à la jeunesse et des Maisons de justice au sein du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et comme ministre du Patrimoine, du Tourisme et des Infrastructures d'accueil de la petite enfance au sein du Gouvernement de Wallonie. 

Elle devient ainsi la première femme ministre issue de la province de Luxembourg.

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Dolimont Adrien

Montignies-sur-Sambre 18/09/1988

Le 13 janvier 2022, désigné par Georges-Louis Bouchez, le président du MR, Adrien Dolimont devient ministre du Budget et des Finances, des Aéroports et des Infrastructures sportives au sein du gouvernement wallon arc-en-ciel présidé par Elio Di Rupo. Il remplace Jean-Luc Crucke démissionnaire. Âgé de 33 ans, il n’est pas le plus jeune ministre wallon dans l’absolu, Charles Michel ayant accédé à cette fonction en 2000, quand il avait 24 ans et 10 mois. Après Guy Coëme, William Ancion, Charles Michel, Marie Arena, Philippe Courard, Jean-Claude Marcourt, Benoît Lutgen, Marie-Dominique Simonet, Paul Magnette, René Collin, Alda Greoli et Céline Tellier, Adrien Dolimont est le treizième extra-parlementaire à accéder ainsi à une fonction exécutive à Namur, depuis la régionalisation provisoire en 1974. Il n’est cependant pas sans expérience politique.

Depuis son plus jeune âge, il milite dans les rangs libéraux sous l’aile protectrice de son grand-père, Marcel Nicaise, échevin de Ham-sur-Heure-Nalinnes de 1976 à 2000 et éphémère bourgmestre en 2000, lors du décès de Jules Roulin, avant qu’émerge Yves Binon. Adrien Dolimont n’ignore rien de la vie politique de cette commune verte de l’Entre-Sambre-et-Meuse, située à deux pas de Charleroi. Ainsi, depuis des décennies, la famille libérale y détient une solide majorité absolue et, depuis 2001, Yves Binon est le représentant de cette transmission libérale ; les scrutins communaux successifs témoignent de la popularité du bourgmestre qui passe de 1.136 voix de préférence en 2000 à 3.350 vp en 2018, avec une majorité absolue sans cesse renforcée (14, 15 puis 18 sièges sur 23).

Dès octobre 2006, il vient à peine d’avoir 18 ans, Adrien Dolimont entend s’inscrire dans cette tradition. Lors des élections communales, il occupe l’avant-dernière place sur la liste emmenée par Yves Binon et, avec 620 voix de préférence, il réalise le cinquième score libéral, synonyme à la fois d’élection au conseil communal, mais surtout d’entrée au Collège communal, en tant qu’échevin de la Jeunesse, du Folklore et de l’Informatique, dans une alliance MR (14) – cdH (6) disposant de 20 sièges sur 23. Remplaçant un Marcel Nicaise qui reste son mentor, le plus jeune échevin du pays devient administrateur de la Maison du Tourisme de Thudinie, tout en étant toujours aux études. En 2011, il termine un master en Sciences de l’ingénieur à la Faculté polytechnique de Mons. En deuxième master, l’ingénieur civil mécanicien (options génie mécanique, énergétique et automatique) a été à la tête du projet UMONSter qui participe au Shell Eco-marathon 2011, épreuve internationale qui consiste à parcourir la plus longue distance en consommant le moins de carburant possible (plus de 200 km avec 1 litre d’essence 95, dans la catégorie Urban Concept). Assistant ensuite à l’Université de Mons (2011-2019), Adrien Dolimont soutient une thèse de doctorat en Sciences de l’Ingénieur et Technologie en 2018.

Dans le même temps, il assoie sa popularité politique. Aux communales d’octobre 2012, sixième candidat sur la liste du MR, il signe le meilleur résultat tous partis confondus (1.426 vp), derrière le bourgmestre Yves Binon (2.983 vp). Premier échevin au sein d’un Collège à majorité absolue libérale (15) avec un allié cdH affaibli (3), le cadet convoite ouvertement le poste de son aîné quand se préparent les élections d’octobre 2018, dans la cité des Bourquis. En mai 2017, réuni en assemblée générale, le MR de Ham-sur-Heure donne d’ailleurs sa préférence au prétendant. Faisant valoir quelques solides arguments, Yves Binon riposte et l’intervention de Daniel Ducarme, président provincial du MR, est nécessaire pour éviter que la rivalité politique entre personnalités libérales se transforme en « guerre de succession ». Signé en octobre 2017, le préaccord électoral qui ramène la paix au sein de la famille MR de Ham-sur-Heure confie à Yves Binon la tête de liste et aux électeurs le soin de trancher. Avec 2.757 voix de préférence, Adrien Dolimont maintient la pression sur un Yves Binon (3.350 vp) qui entame sa quatrième législature avec la volonté de la mener jusqu’à son terme, alors qu’une passation de témoin est prévue en 2023. En octobre 2018, ce combat des chefs profite pleinement à la liste MR qui titille les 70% et dispose désormais de 18 mandataires communaux sur 23 (+3). L’alliance du MR avec Vivre Ensemble (ex cdH, 2 sièges) est maintenue.

Premier échevin, en charge du Budget, des Finances, des Marchés publics et du Folklore, Adrien Dolimont est aussi désigné à la présidence du CPAS (2019-janvier 2022). Administrateur d’Anatis SA (-2021), administrateur de la SOFICO (2016-2021), de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie (2018-2019), d’IGRETEC (quelques mois en 2019), de la SWDE (2020-), vice-président du comité de direction et du conseil d’administration de TIBI (2019-), Adrien Dolimont s’était présenté, le 25 mai 2014, aux élections fédérales. Dixième candidat, il avait rassemblé 6.498 voix sur son nom dans la circonscription du Hainaut. Le 26 mai 2019, il se présente au scrutin régional, dans la nouvelle circonscription électorale de Charleroi-Thuin. La Fédération MR a lancé une opération de rajeunissement des cadres et confie au quatuor Nicolas Tzanetatos, Rachel Sobry, Adrien Dolimont, Aurore Goossens le soin de faire aussi bien que leurs prédécesseurs (Véronique Cornet ou Yves Binon, ce dernier étant toujours premier suppléant en 2019). Au soir du scrutin wallon, le bilan est mitigé. S’attendant à un combat solide avec le PS de Paul Furlan (23.000 vp) et ses 33,28%, le MR se fait surprendre par le PTB de Germain Mugemangango (7.232 vp) et ses 17,85%. Il se retrouve 3e parti de la circonscription, avec 15,5%, le moins bon résultat depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995. Derrière Nicolas Tzanetatos (7.177) arrive Adrien Dolimont (5.630), mais l’effet dévolutif de la case de tête joue en faveur de Rachel Sobry (3.860), le MR n’obtenant que deux sièges. Légère satisfaction, Adrien Dolimont a réuni près de 1.000 voix de plus qu’Yves Binon, premier suppléant et, deuxième meilleur résultat des bleus, il signe le sixième tous partis confondus.

En 2019, Adrien Dolimont crée sa propre entreprise dans le domaine de la consultance, Dolimont consult srl, dont il est le gérant. En 2021, il devient administrateur d’énergies solaires intelligentes (Esi srl), société qu’il a créée avec deux associés pour implanter des panneaux solaires de grande puissance. Mais la démission surprise de J-L. Crucke du gouvernement wallon rebat les cartes, y compris sur le plan de la politique locale. La désignation d’Adrien Dolimont pour lui succéder (janvier 2022) contribue au maintien de la paix communale hamoise, Yves Binon poursuivant son mandat jusqu’à la fin de la législature, tout en annonçant, en octobre 2023, qu’il ne sera pas candidat bourgmestre sur une liste MR en octobre 2024. Cela libérerait le terrain à Dolimont, mais c’est surtout sur la scène wallonne que le remplaçant de Jean-Luc Crucke est désormais attendu. Il est appelé à faire ses preuves dans des dossiers aussi difficiles que les finances et la dette wallonnes, voire la gestion des aéroports, sans oublier les infrastructures sportives (un nouveau stade régional de hockey devra voir le jour à Wavre pour la coupe du monde 2026), le tout dans le cadre du Plan wallon de Relance qui guide les actions de la majorité wallonne PS-MR-écolo, sans oublier qu’il faut affronter une nouvelle crise. Après la Covid-19 et les inondations de juillet 2021, la Wallonie est confrontée à la flambée du prix des énergies due aux spéculations des marchés, dans le contexte de l’offensive russe contre l’Ukraine.

Lançant un avertissement au niveau fédéral quand les ministres de la Vivaldi envisagent une réforme fiscale ambitieuse, Adrien Dolimont n’entend pas que la Wallonie finance des mesures décidées sans sa concertation (décembre 2022). Porteur d’une réforme partielle de la fiscalité immobilière, en doublant l’abattement fiscal sur les droits d’enregistrement, afin de favoriser l’accès à la propriété aux « primo-acquérants » (applicable à partir de l’été 2023), le ministre revient sur la taxation des motorhomes. En charge des implantations immobilières de la Région, il lance surtout une nouvelle et importante orientation dans la « Stratégie immobilière 2020-2024 », destinée à réaliser d’importantes économies, à rationnaliser et à améliorer l’efficacité de l’administration (chasse aux bureaux inoccupés, réorganisation des implantations du SPW, tant à Namur qu’à Liège et à Mons, réduction de la taille des cabinets ministériels, etc.). En janvier 2024, il concrétise un projet qui est porté par le MR depuis 2018, à savoir la mise en place de « Wallonie Finances Expertises », le Centre d’expertise stratégique fiscale, financière et budgétaire, qui réunit la Cellule d’appui au monitoring, la Cellule administrative de gestion de la dette, la Cellule fiscale du Gouvernement wallon et la Cellule d’informations financières. Il s’agit de rassembler sous la même coupole les expertises fiscales et budgétaires éparpillées au sein de l’administration et de s’adapter aux nouveaux défis d’une Wallonie dont le budget a triplé en quinze ans sans modification significative des méthodes de gestion et des services financiers.

Dans le cadre d’un Plan wallon de Relance où l’exécutif wallon s’est entouré de la société civile et des partenaires sociaux, le ministre Dolimont entame notamment une nouvelle procédure pour que se développe à Charleroi un projet de démantèlement et de recyclage des vieux avions (2023). En matière d’infrastructures sportives, le ministre finalise le pôle sportif de haut niveau, inscrit lui aussi dans le Plan wallon de relance, qui s’articule autour de trois lieux – Liège, Louvain-la-Neuve et Mons –, de quatre sports – la natation et le cyclisme à Liège, le tennis et la gymnastique à Mons – et d’un centre de compétence et d’expertise – à Liège et Louvain-la-Neuve – inscrit dans leur écosystème universitaire respectif (objectif : novembre 2027). Avec le projet « Wallonie Ambition Or », 18 infrastructures sportives sont améliorées dans le but d’accueillir, à proximité de Paris, des délégations étrangères participant aux Jeux Olympiques. Responsable des aéroports, le ministre qui enterre le projet d’une gare ferroviaire à hauteur de l’aéroport de Charleroi est souvent appelé à arbitrer les conflits sociaux du côté de BSCA. Par ailleurs, s’il ne trouve pas de partenaires pour le projet Euro Carex, il finalise le nouveau permis d’environnement pour Liège Airport, après de nombreuses péripéties (pétition, audition d’experts, avis négatif de l’auditeur du Conseil d’état, etc.).

En maintenant sa notation A3 à l’égard des finances wallonnes (décembre 2023), Moody’s rassure les marchés et cautionne les choix et décisions d’Adrien Dolimont et de l’exécutif wallon. Selon ce dernier, depuis les mesures prises en 2022 et en s’appuyant sur les recommandations formulées par le Conseil régional du Trésor (CORET), la soutenabilité des finances wallonnes serait assurée et les dépenses exceptionnelles réalisées en 2023 sont jugées indispensables, avec près de 200 millions € pour les inondations, plus de 400 pour la transition énergétique et près de 1,9 milliard € pour le financement du Plan wallon de Relance. Si la dette régionale demeure à son niveau de 2021 (31 milliards €) et que le déficit 2023 annoncé frôle les 3 milliards €, le responsable des finances wallonnes souligne que le rythme de l’endettement ralentit, que le solde brut à financer baisse de 165 millions € (entre 2022 et 2023), et que la trajectoire de retour à l’équilibre du budget ordinaire à l’horizon 2024 est respectée avec 500 millions d’efforts structurels pour les années 2022 à 2024 (soit mieux que les 450 millions initialement annoncés). Le retour à l’équilibre promis en début de législature est un objectif atteint, dès lors que sont isolées les dépenses imprévues provoquées par des crises successives considérées comme exceptionnelles et des investissements jugés indispensables pour l’avenir (Plan wallon de relance), une approche que ne partage pas la Cour des Comptes.

Le 9 juin 2024, Adrien Dolimont reçoit la responsabilité d’emmener la liste MR dans la circonscription de Charleroi-Thuin, sollicitant des électeurs son premier mandat de député wallon. Il s’agit aussi de mieux positionner sa formation politique, en enlevant notamment trois sièges. Avec 19.838 voix de préférence, Adrien Dolimont réalise le 2e meilleur score, tous partis confondus, et, avec 26,4% (près de 11% de progression), il permet au MR de se rapprocher du PS et surtout de décrocher trois représentants MR au Parlement de Wallonie.

Le 14 juillet 2024, il est nommé Ministre-Président du Gouvernement wallon, ministre wallon du Budget, des Finances, du Bien-être animal, des Relations internationales et des Licences d'armes ainsi que ministre de la Recherche scientifique au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il est le plus jeune Ministre-Président de la Wallonie jamais nommé. 

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Ham-sur-Heure/Nalinnes (2006-)
Échevin (2006-01/2022)
Président du CPAS (2019-01/2022)
Ministre wallon (01/2022-2024)
Ministre-Président du Gouvernement wallon (2024-)

 

Sources

Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2022 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
https://cif-walcom.be/fr/
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 26 octobre 2006, 21 mai 2011, 14 octobre 2017, 11 janvier 2022, 8 août 2022, 24 décembre 2022, 27 août 2023, 8 septembre 2023, 8 octobre 2023, 27 avril 2024 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

© SPW - L. Moonens

Activité(s) : Politique, Ministre wallon

Accueil

Warzée-Caverenne Valérie

Liège 11/06/1971

Députée wallonne : *2016-2018*

Originaire de Fexhe-le-Haut-Clocher, Valérie Warzée termine ses humanités à Flône (1989) et des études de régente en Mathématiques et Sciences économiques à Champion (1992), avant de s’établir dans la petite commune de Hamois, entité namuroise de 7.000 habitants, située aux portes de Ciney, entre Assesse et Somme-Leuze. Là, elle seconde son mari Benoit Caverenne dans l’exploitation agricole familiale, qui s’occupe notamment de l’engraissement de plusieurs dizaines de Blanc-Bleu (1992-1999). Elle ouvre aussi le gîte du Baty dans un bâtiment en pierre du pays qui remonte au XVIIe siècle, tout en créant la sprl Cawab avec son mari (2001). De 1999 à 2006, elle est employée de PME, en tant que responsable commerciale. Dans la perspective du scrutin communal d’octobre 2006, Valérie Warzée est approchée par la liste Ensemble du bourgmestre Luc Jadot. 

Fondée à la veille du scrutin d’octobre 1994, par le vicomte de Beaudignies et Luc Jadot, cette liste Ensemble, sans couleur politique dominante, a toujours obtenu des électeurs la majorité absolue. En octobre 2000, avec 51,6% des voix et 10 sièges sur 17, Luc Jadot est devenu le bourgmestre d’Hamois, l’opposition se dispersant sur trois listes. En octobre 2006, deux listes se risquent à affronter Ensemble où Valérie Warzée a accepté d’occuper la 17e place, l’avant-dernière. Pour sa première participation à une élection, elle se signale d’emblée par une forte popularité (636 vp, 7e résultat de la liste). Avec 66% des suffrages et 13 sièges sur 17, le maïeur (1.739 vp) dispose d’une solide majorité absolue qui est encore confortée en octobre 2012, puisque sa liste dépasse les 76%, en emportant 15 des 19 sièges. Occupant cette fois la dernière place, Valérie Warzée reçoit le soutien d’un habitant sur 7 (994 vp, 3e résultat). Entrée au Collège communal dès 2006 comme échevine en charge de l’Enseignement, de l’Agriculture, de la Mobilité et de la Petite enfance, elle reçoit, en 2012, les Finances, le Développement économique, l’Enseignement et la Petite Enfance. Administratrice d’une série d’asbl culturelles et sociales locales liées à son mandat, elle siège aussi au conseil d’administration de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie (2007-) et au Conseil de l’Enseignement des Communes et des Provinces (2007-2018).

Happée par la politique, Valérie Warzée se prend au jeu et accepte de participer à la campagne des élections régionales du 7 juin 2009 dans le sillage de Willy Borsus : candidate d’ouverture (2e suppléante, 3.983 vp dans la circonscription de Dinant-Philippeville), elle attire vers le MR des électeurs issu du monde catholique et, aux élections fédérales anticipées du 23 juin 2010, elle est la première suppléante de Sabine Laruelle dans la circonscription provinciale de Namur, où elle réalise 6.833 vp. Si le MR se maintient en 2009, il perd par contre 8% au printemps 2010, moment où commence la plus longue crise politique belge : après 541 jours de négociations, le gouvernement Di Rupo ne voit le jour que le 6 décembre 2011, s’appuyant sur une majorité PS-SPa-MR-OpenVlD-cdH-CD&V. Dans cette équipe, Sabine Laruelle – après avoir été en affaires courantes – reste ministre en charge des PME, des Indépendants, de la Politique scientifique et de l’Agriculture, libérant ainsi son siège à la Chambre fédérale. Dès lors, Valérie Warzée-Caverenne fait partie des nouveaux députés fédéraux qui prêtent serment ; à Bruxelles, elle siège au sein de la Commission Santé publique et de la Commission Économie. Durant la courte période 2011-2014, elle figure ainsi parmi les parlementaires qui adoptent, parmi beaucoup d’autres textes législatifs, l’ensemble des dispositions de la 6e réforme de l’État qui comprend notamment la scission de BHV, la réforme profonde du Sénat, l’accroissement tangible de l’autonomie fiscale des Régions et le transfert d’importantes compétences vers les entités fédérées.

Lors du triple scrutin du 25 mai 2014, Valérie Warzée reste première suppléante mais cette fois pour le Parlement wallon, sur la liste emmenée par François Bellot dans la circonscription de Dinant-Philippeville et poussée par Richard Fournaux. Depuis 1995 et la première élection directe des députés wallons, le PRL/MR a toujours obtenu un mandat dans cette circonscription où l’on assiste à une montée constante et progressive des bleus (26,3% en 1995 ; 27,5% en 1999 ; 29,3% en 2004 ; 29,5% en 2009). En 2014, le succès est historique, car le MR dépasse les 33,8% et décroche ainsi deux sièges. Mais à la joie du succès succède la déception quand se forme, durant l’été, une majorité PS-cdH à Namur, et quand, en octobre, lors de la formation du gouvernement de Charles Michel, aucun mandat ministériel n’est attribué aux libéraux namurois. Première suppléante (5.475 vp), Valérie Warzée est cependant sollicitée en avril 2016, quand la ministre fédérale Jacqueline Galant remet sa démission et que François Bellot est appelé pour la remplacer au portefeuille de la Mobilité dans le gouvernement de Charles Michel. Valérie Warzée remplace François Bellot au Parlement de Wallonie.

Ayant entamé une formation en Finances publiques à l’Université catholique de Louvain (2014-2015), elle prête serment à Namur le 28 avril 2016. Désormais échevine en titre, la députée wallonne devient membre de la Commission du Budget, de la Fonction publique et de l’énergie (où elle remplace G-L. Bouchez). Outre les dossiers sur l’énergie (réorganisation du marché régional du gaz et de l’électricité, meilleure gouvernance de la CWaPE), elle s’intéresse à la réforme du permis de conduire, à l’amélioration de la gouvernance au sein des intercommunales et, avec d’autres libéraux, elle est la signataire d’une proposition de décret spécial sur l’interdiction de cumul dans le chef des députés wallons afin qu’il ne s’applique aux membres de Collège communal que dans les localités de plus de 50.000 habitants. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle dépose une proposition de décret visant à imposer la date du 1er mai comme date limite au-delà de laquelle aucun décret ne peut modifier les conditions de la rentrée scolaire de septembre. à partir de 2016, il siège aussi comme administratrice de la Société publique d’administration des bâtiments scolaires de l’enseignement organisé par les pouvoirs publics de Namur.

Dans le dossier CETA, elle est absente au moment du vote de la résolution du 14 octobre 2016 où le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la mini-crise internationale qui s’en est suivi, elle figure parmi les 58 députés wallons qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). 

À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, Valérie Warzée-Caverenne fait partie des 38 députés wallons MR et cdH qui votent, le 28 juillet 2017, la motion de défiance constructive qui scelle le sort du gouvernement de Paul Magnette et donne sa majorité au gouvernement de Willy Borsus. Membre de la majorité, elle siège au sein de la Commission Action sociale-Santé-Fonction publique et du Comité Mémoire & Démocratie (2017-2018). Elle apporte son précieux soutien aux mesures phares adoptées par la nouvelle majorité : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. Dans l’opposition comme dans la majorité, elle adopte le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur quasi unanime (67 sur 69) faisant de la Wallonie une région pionnière. 

Mais ses préoccupations ont repris la direction du terrain communal où se prépare le scrutin d’octobre 2018. La majorité sortante, désormais intitulée « Ensemble 2018 », n’est pas menacée par l’opposition incarnée par écolo ; l’intérêt du scrutin repose plutôt sur la rivalité/émulation entre la tête de liste, le Premier échevin Pierre-Henri Roland, et sa dauphine, la députée Valérie Warzée pour succéder au bourgmestre Luc Jadot qui n’est plus candidat. Cette compétition mobilise 74,7% des électeurs qui accordent ainsi 16 sièges à la liste Ensemble où P-H. Roland attire sur son nom 1.181 vp, tandis que Valérie Warzée en totalise 1.280. C’est par conséquent en tant que bourgmestre d’Hamois qu’elle rentre à l’hôtel de ville en décembre 2018, en ayant signifié qu’en vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, elle doit renoncer à ses activités parlementaires wallonnes. Elle y est remplacée par Pierre Helson. La nouvelle bourgmestre s’emploie notamment à mettre en œuvre tous les chantiers inscrits au Plan communal de Développement rural 2016-2025, tout en maintenant le taux de l’IPP et du PRI à son niveau de l’an 2000. En 2024, elle aura la satisfaction de voir la Wallonie reconnaître officiellement le nouveau Parc naturel Cœur de Condroz, territoire de 53.000 hectares s’étendant sur les communes d’Assesse, Ciney, Gesves, Havelange, Ohey et de Hamois.

Administratrice de l’Intercommunale pure d’électricité, de gaz et de télécommunications (IDEFIN, 2020-) et de la Société wallonne des eaux (SWDE, 2021-), la présidente de la Fédération MR de l’arrondissement de Dinant-Philippeville (2021-) s’est présentée au scrutin fédéral du 26 mai 2019, en tant que 5e suppléante. Avec 5.276 vp, elle a réalisé le meilleur résultat des suppléants et le 4e des libéraux namurois. Candidate en deuxième place effective au scrutin wallon du 9 juin 2024 derrière Richard Fournaux, elle espère réaliser un taux de pénétration lui permettant de cumuler les fonctions communale et régionale.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Hamois (2006-)
Députée fédérale (12/2011-2014)
Échevine (2012-04/2016)
Députée wallonne (04/2016-12/2018)
Échevine empêchée (04/2016-2018)
Bourgmestre (2018-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 8 juin 2012
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://www.warzee-caverenne.be/index.php/qui-suis-je (s.v. décembre 2017)
https://www.mr.be/notre-elue-de-la-semaine-valerie-warzee/ (s.v. avril 2024)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Waroux Véronique

Tournai 08/04/1969

Députée wallonne : 2014-2019

Après des humanités à l’Athénée de Péruwelz, localité où elle a grandi, Véronique Waroux s’oriente vers la Faculté polytechnique de Mons, où elle décroche un diplôme d’ingénieure civile des Mines en 1993. Déjà, elle entend mettre son activité professionnelle au service de la protection de la nature et de la prospection, afin de prévenir les risques naturels. Elle entame sa carrière professionnelle en tant qu’ingénieure conseil en environnement au sein des bureaux d’études Gosselin et Drumel, Serco Engineering et Incitec. Se spécialisant en prévention et mobilité, elle s’installe en tant qu’ingénieure conseil indépendante, intégrant le bureau d’études Arcea dans les années 2000.

Invitée à rejoindre une toute nouvelle liste politique qui se met en place dans sa commune, elle relève le défi et rejoint Alternative citoyenne-AC, conduite par André Lamblin, en tant que femme et candidate d’ouverture. En octobre 2006, elle participe à ses toutes premières élections, à Péruwelz. Sans étiquette, si ce n’est celle de pouvoir porter une série de projets qui lui tiennent à cœur, elle totalise 307 voix sur son nom et devient conseillère communale. Avec 18% des voix et 5 sièges sur 24, la liste Alternative citoyenne-AC se retrouve en position de faiseur de roi, entre les socialistes de Daniel Westrade (39%, 11 sièges) et les Intérêts communaux de Jean-Pierre Cuignet (28%, 8 sièges). Le pacte de majorité signé entre PS et AC ouvre les portes du Collège à Véronique Waroux qui se retrouve donc d’emblée échevine en charge des Travaux, de l’Environnement, de l’Énergie, du Logement, de la Mobilité et de l’Urbanisme, héritant notamment de l’épineux dossier du site Delhaye qu’il faut dépolluer.

Alors que Péruwelz est en pleine mutation, l’échevine porte le projet de périmètre de remembrement urbain (PRU) relatif au parc Petit, celui du réaménagement du centre-ville et, par conséquent, la responsabilité de la future mobilité communale. Avec des aides régionales et des aides européennes, Peruwelz se transforme tout en préservant son patrimoine (lente restauration de la Basilique Bon-Secours, finalement classée au Patrimoine exceptionnel de Wallonie en 2016). Le chantier de la grand- place prend fin en septembre 2011. Mais des différends agitent le groupe AC en fin de législature, si bien que Vincent Palermo rejoint la liste MR où il réalise le plus grand nombre de voix de préférence. Avec 28% et 8 sièges, le MR s’allie alors avec le PS (39%, 11 sièges), laissant les listes délaissées dans l’opposition (IC 9,5% et 2 sièges ; AC 15% et 3 sièges). Lors de ce scrutin, Véronique Waroux était tête de liste (722 vp) et elle se retrouve désormais dans l’opposition, où elle se mobilise fortement pour dénoncer le projet de transfert de l’hôtel de ville (avec le CPAS) vers le site de la Herseautoise et pour défendre les lignes de son programme. Administratrice (2012-2018) et présidente de comité (2013-2014) au sein de l’Ipalle, elle devient administratrice de la Société wallonne du Crédit social (SWCS, 2013-2014), et de l’Union des villes et des communes (2013-2019).

Sans étiquette et sans plan de carrière politique, cette ingénieure conseil indépendante s’est laissée convaincre par le discours du cdH qu’elle a rallié en 2009. Considérée avec faveur comme « Madame Climat » ou « Madame Biodiversité » au sein de cette formation politique, elle participe au scrutin régional du 7 juin 2009, occupant la 6e place dans la circonscription de Tournai-Ath-Mouscron (2.218 vp) ; lors du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010, elle accepte de figurer à la 7e place des candidats cdH au Sénat, dans le collège français (15.700). Mais au lendemain de la 6e réforme de l’État qui apporte à la Wallonie de nouvelles et importantes compétences, celle qui est devenue membre du bureau politique du cdH aspire à défendre véritablement ses chances au scrutin régional wallon, lors du rendez-vous du 25 mai 2014. En deuxième position sur la liste cdH, juste derrière Alfred Gadenne (10.885 vp), elle bénéficie de l’effet dévolutif de la case de tête et du système de l’apparentement pour décrocher le droit de siéger à Namur. Avec 2.998 vp, elle réalise le 4e résultat des humanistes et le 19e tous partis confondus en Wallonie picarde, battue notamment par Vincent Palermo (4e sur la liste MR). Prêtant serment à Namur, la nouvelle députée wallonne est désignée par son parti pour représenter la Wallonie au Sénat (juillet 2014). Elle y rédigera notamment un rapport sur le climat, conformément à ses aspirations.

Membre de la Commission Environnement-Aménagement du Territoire-Transports (2014-juillet 2017), la députée wallonne est appelée à y aborder les questions du bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions suite à la 6e réforme de l’état. Elle contribue par conséquent activement à la mise en place du Conseil du Bien-être animal (CWBEA, 22 janvier 2015), puis à l’examen des différents textes sur la question de l’abattage rituel (notamment propositions Defraigne et Arens), aux consultations écrites, ainsi qu’aux auditions (dont le représentant de l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) et celui du Consistoire central israélite de Belgique (CCIB), à leur demande insistante). Les échanges sont vifs, mais les députés wallons sont décidés. Offrant une alternative aux cultes concernés, ainsi qu’une période transitoire, une nouvelle proposition de décret est accueillie unanimement en Commission ; ce texte qui porte la signature de Ch. Defraigne, J. Arens, Ed. Stoffels, et Véronique Waroux est plébiscité par l’assemblée plénière (66 sur 69 des députés présents, 17 mai 2017). Les dispositions du décret se retrouveront intégralement dans le Code wallon du bien-être animal, texte lui aussi adopté à la quasi-unanimité du Parlement de Wallonie (3 octobre 2018) : ce Code reconnaît l’animal comme un être sensible et définit la manière d’assurer davantage la protection et le bien-être des animaux, en considérant leurs besoins physiologiques et éthologiques, ainsi que leurs rôles au sein de la société et de l’environnement. Dans ce dossier, Véronique Waroux apporte sa contribution à une législation qui fait de la Wallonie une région pionnière en matière de protection animale.

Défendant les dossiers de la Wallonie picarde (Pont des Trous, mobilité, patrimoine, énergie, etc.), la députée wallonne n’hésite pas à questionner l’ensemble des ministres et est porteuse de plusieurs propositions de résolution et de décret. Avec d’autres députés, elle travaille activement à l’interdiction des OGM et du glyphosate en Wallonie, à lutter contre les perturbateurs endocriniens, à l’instauration d’une consigne sur les canettes, à la réforme du CoDT, à lutter contre les nuisances générées aux commerces par les travaux publics, etc. Les activités et la politique stratégique d’Ideta sont aussi dans le collimateur d’une députée opiniâtre et au franc parler, qui dénonce aussi le projet d’une fusion Ideta-IEG (2016-2017). Avec Véronique Salvi, elle dépose une résolution visant à responsabiliser les auteurs de grèves sauvages, avec Mathilde Vandorpe un texte favorable à la reconnaissance formelle par la Belgique de l’état de Palestine, et un autre, plus collectif, en faveur du Docteur Denis Mukwege et de sa lutte contre les violences sexuelles dans l’Est de la RDC.

Dans le dossier CETA, elle ne cache pas être favorable à l’adoption du Traité, mais c’est par discipline de parti qu’elle vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 où le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la crise internationale qui s’en est suivi, elle figure aussi parmi les 58 députés wallons qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). Mais depuis les votes dans ce dossier, un ressort s’est cassé entre la députée et le chef de groupe cdH au Parlement de Wallonie. L’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen invitant à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes est un autre sujet de discorde pour Véronique Waroux. Certes, elle participe au vote historique du 28 juillet 2017 par lequel 38 députés wallons du cdH et du MR valident la motion de défiance constructive qui scelle le sort du gouvernement de Paul Magnette et installe le gouvernement de Willy Borsus. Mais à l’incertitude qui plane durant tout l’été 2017 et au résultat de sondages qui créditent le cdH de mauvais résultats s’ajoutent, chez Véronique Waroux, une méfiance et une distance de plus en plus grande à l’égard de la nouvelle politique wallonne qui est menée et qui, à ses yeux, ne tient pas suffisamment compte de l’urgence climatique et environnementale. Avec d’autres mandataires cdH, elle invite sa formation politique à davantage de débats internes sur les dossiers traités au Parlement de Wallonie, ainsi qu’à une communication meilleure et plus équilibrée.

Membre de la Commission Environnement-Aménagement du Territoire-Travaux publics (septembre 2017-2019), la députée réclame que soit définie une vraie politique du climat. La fin de la législature est tendue entre la députée et son groupe politique qui a besoin de la voix de tous ses députés pour soutenir les réformes du gouvernement MR-cdH de Willy Borsus. Non sans manifester des réticences dans certains dossiers, elle vote par conséquent une série de mesures destinées à montrer le changement de cap politique imprimé à Namur : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. Mais fondamentalement déçue par la lenteur de la décision politique, par la perte de temps qu’engendrent les petits jeux particratiques et par le peu de résultats tangibles et concrets obtenus, elle annonce, dès octobre 2017, après Vanessa Matz, Véronique Salvi et Isabelle Poncelet, qu’elle ne sera plus candidate cdH ni en 2018 ni en 2019. Désabusée de la politique, elle ne partagera pas davantage le projet des Engagés, s’éloignant définitivement de la politique. 

Facilitatrice de projets (2019-2020), ingénieure Conseil en Développement durable et en Transition climatique chez Planète A-Consulting (2020-), Véronique Waroux retrouve aussi une activité professionnelle à Mons, au sein du Service public de Wallonie, DG Agriculture-Ressources naturelles-Environnement, en tant que spécialiste en gestion de l’environnement, attachée qualifiée à la Direction des Permis et Autorisations (2021-).

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Péruwelz (2006-2018)
Échevine (2006-2012)
Députée wallonne (2014-2019)
Sénatrice représentant la Fédération Wallonie-Bruxelles (2014-2019)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont Le Soir, 7 octobre 2017 ; La Libre, 5 octobre 2017, 20 mars 2018, 7 août 2023
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://www.veroniquewaroux.info/qui-suis-je/ (s.v. décembre 2017)
https://be.linkedin.com/in/v%C3%A9ronique-waroux (s.v. avril 2024)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Warnier Ruddy

Liège 09/01/1988

Député wallon : 2014-2019

Au lendemain de la crise financière de 2008-2009, le PTB+ présente des listes dans toutes les circonscriptions de Wallonie ; les résultats varient alors entre 2 et un demi-pourcent. Lors du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010, un frémissement se fait sentir dans la circonscription provinciale liégeoise où le PTB+ emmené par Raoul Hedebouw atteint les 3%, tandis qu’ailleurs, en Wallonie, on enregistre un doublement des résultats de 2007. Lors des communales d’octobre 2012, le PTB+ présente 298 candidats dans 13 communes de Wallonie et obtient 15 élus (contre 4 en 2006). Dépassant les 14% à Seraing et à Herstal, il y décroche 5 et 4 sièges ; avec les 2 conseillers communaux de la ville de Liège et celui de Flémalle, ils sont 12 en province de Liège, tandis que Mons, Charleroi et La Louvière en comptent chacune un. À Anthisnes, une liste de cinq candidats, emmenée par Ruddy Warnier (60 vp), capitalise 5% des suffrages sans obtenir d’élu.

Ayant grandi dans la commune d’Anthisnes où il fréquente l’école primaire, le jeune Warnier étudie ensuite à Ouffet, puis à Huy où il achève ses humanités techniques. Étudiant boursier, guère gâté par la vie, il n’achève pas la formation de kiné qu’il avait entamée à l’Université de Liège. Cherchant un emploi dans le médico-social, et à se former en aide médicale d’urgence, il se tourne finalement vers l’Ifapme qui lui fournit les bases du métier de chauffagiste et lui permet d’effectuer un stage auprès d’un professionnel. Il se lance alors comme indépendant, en tant qu’ouvrier chauffagiste dans le secteur de la construction, les incidents de sa vie l’amenant à réfléchir sur le fonctionnement de la société.

Séduit par le programme du nouveau PTB quand il croise la route du Comac, à l’Université, Ruddy Warnier s’éloigne du PS où l’amenait la tradition familiale pour prendre la carte du PTB en 2010. Fréquentant l’université marxiste, sensible au caractère unitariste du PTB+, il instille son dynamisme dans l’ensemble de la circonscription de Huy-Waremme, et prépare le scrutin du 25 mai 2014 en présentant le PTB-GO ! comme l’alternative de la gauche. Il part ainsi à l’assaut de citadelles socialistes et libérales qui se partagent traditionnellement les 4 sièges dévolus à la circonscription, avec parfois comme en 1999 et 2009, la présence d’Écolo. Depuis les premières élections directes au Parlement wallon, le 21 mai 1995, on constate qu’un tournant a été pris, en 2004, quand les libéraux ont décroché deux mandats, à l’instar du PS ; depuis lors, le MR conserve ses deux sièges tandis que le PS ne parvient pas à récupérer « son » deuxième fauteuil. Après Écolo en 2009, c’est en effet le PTB-Go ! de Ruddy Warnier qui va bénéficier du système de l’apparentement « liégeois » et représenter les électeurs au Parlement wallon. La surprise est totale car, avec 1.413 vp, l’ouvrier de 26 ans réalise un résultat personnel inférieur à celui de tous les candidats des listes MR, PS, cdH, voire en partie Écolo, tandis que sa liste atteint à peine les 6,5%. En prêtant serment à Namur, il retrouve Frédéric Gillot, le seul autre député PTB-Go ! élu en Wallonie. Benjamin de l’assemblée, Warnier est, comme le veut la tradition, secrétaire du bureau lors de la première séance plénière.

Avec deux élus, PTB+Go ! est en nombre insuffisant pour constituer un groupe à Namur, mais utile pour bloquer la constitution de certaines majorités, pour empêcher le vote de certains décrets et pour faire entendre la voix de la gauche radicale dans ou dehors de l’assemblée. Ne faisant partie d’aucune Commission, le député wallon éprouve des difficultés à exercer son mandat, se montrant fort discret durant toute la législature. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Ruddy Warnier s’intéresse en particulier à la question du coût des études supérieures. à Namur, il dépose une proposition de décret visant à encadrer les loyers sur le marché privé. Dans le dossier CETA, il dépose une résolution contre ce projet en 2014. Quand l’ensemble du Parlement de Wallonie se saisit de la question, il vote la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la mini-crise internationale qui s’en est suivi, considérant que la Wallonie aurait dû pousser plus loin son avantage, il manifeste son opposition au projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Le 17 mai 2017, il est l’un des trois députés wallons (dont Frédéric Gillot) qui s’abstiennent au moment du vote de l’important décret wallon rendant obligatoire l’étourdissement des animaux avant leur abattage, décret porté Josy Arens, Christine Defraigne, Edmund Stoffels et Stéphanie Waroux. Quelques semaines plus tard, il adopte la même attitude, lors de la présentation au vote du Code wallon du bien-être animal (3 octobre 2018). Avec son collègue Gillot, il est le seul à s’abstenir.

Après avoir ouvert les portes du Parlement de Wallonie au PTB, il n’est pas candidat au triple scrutin de 2019, n’ayant pas davantage participé au scrutin communal de 2018.

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 11 octobre 2014
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2022)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://medor.coop/magazines/medor-8-autumn-2017/depute-xxs/?full=1

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Warnant Marie-Christine

Waremme 30/11/1965

Députée wallonne : *2018-2019

Secrétaire de direction et aide comptable auprès de diverses PME, Marie-Christine Warnant s’est engagée en politique à Oreye, en octobre 2012, sur une liste réunissant des bonnes volontés de presque tous les horizons. à l’époque, le débat concernant la localisation de nouvelles éoliennes battait son plein. Dans une localité dominée par le PS (64% en 2000 et 63% en 2006, 10 puis 9 sièges sur 13), l’opposition ne pèse pas bien lourd dans la décision. Une liste Intérêts communaux a récolté 26,7% des voix et 3 sièges en 2000, une liste MR-IC près de 29% et 4 sièges en octobre 2006, lors d’un scrutin communal où une liste Alternative a fait long feu (moins de 8%). Il fallut « Osez » en octobre 2012 pour réunir toute l’opposition, mais les 32,5% rassemblés ne rapportent pas un siège de plus à l’opposition (4), face aux 67,5% des socialistes emmenés par Isabelle Albert (950 vp). Occupant l’avant-dernière place, M-C. Warnant a réuni 116 électeurs sur son nom à ce moment-là, et elle siège comme conseillère « indépendante » au CPAS local.

Le 28 avril 2014, l’opportunité se présente à elle de siéger au Conseil communal et elle la saisit. Dans le même temps, elle affiche une couleur politique en acceptant de figurer comme 2e suppléante sur la liste MR dans la circonscription de Huy-Waremme. Avec un premier score timide de 2.351 vp, elle bénéficie de l’effet dévolutif de la case de tête pour passer du presque moins bon score de la liste, à un statut assuré de 2e suppléance si l’occasion se présente d’un désistement à l’assemblée wallonne. Ce sera le cas en 2018. Après la nomination de Hervé Jamar comme gouverneur (octobre 2015), c’est le premier suppléant, Patrick Lecerf, qui quitte son mandat wallon en décembre 2018 pour reprendre l’écharpe maïorale à Hamoir. C’est ainsi qu’à six mois de la fin de la législature, Marie-Christine Warnant prête serment à Namur.

Pourtant, elle est aussi très concernée par le résultat des communales d’octobre 2018 dans sa commune d’Oreye où un coup de tonnerre a éclaté dans le ciel à la lecture des résultats du 14 octobre : avec 1.235 électeurs et 47,28% (en chute de 20%), le PS d’Isabelle Albert (563 vp) s’est effondré (6 sièges, -3), alors qu’une liste Ensemble, emmenée par Bernard de Sart (395 vp) et Marie-Christine Warnant (285 vp), a réussi à convaincre 1.246 électeurs (47,70% et 7 sièges), renversant ainsi une majorité sortante qui semblait indéboulonnable. Depuis plusieurs mois avant le scrutin, une dynamique politique nouvelle avait pris naissance à Oreye, réunissant un groupement de citoyens et des élus communaux socialistes « dissidents » et des libéraux. « Ensemble », ils conçoivent un projet commun autour de thèmes considérés comme centraux : la sécurité publique au service de tous, la propreté et l’embellissement réel du cadre de vie, le contrôle et le respect des équilibres budgétaires et financiers, une nouvelle qualité de services communaux, sans oublier une éthique de gouvernance voulue irréprochable, faite de transparence, de communication et de participation dans la gestion communale. C’est ce programme qui a convaincu une majorité très courte de citoyens d’Oreye et c’est sur son respect que sera jugé le nouveau Collège communal présidé par Jean-Marc Daerden (ancien président de l’Union socialiste communale, 343 vp), entouré notamment de sa Première échevine M-C. Warnant, dont la place est « réservée » le temps qu’elle achève son mandat à Namur, alors que Bernard de Sart a choisi de présider le CPAS, tout en s’occupant des Finances.

Membre de la Commission Environnement-Aménagement du Territoire-Travaux publics (2019), la députée wallonne M-C. Warnant n’aura guère l’occasion d’influencer la politique wallonne. Faisant partie d’une faible majorité MR-cdH de 38 élus sur 75, elle aurait apporté une voix précieuse dans des dossiers comme la réforme des provinces, celle des APE et l’assurance autonomie si, à la mi-mars, la MR Patricia Potigny n’avait rejoint les Listes Destexhe et privé ainsi MR et cdH de leur majorité. Mais le temps de découvrir le travail parlementaire wallon, déjà se profilent les élections de mai 2019 : ni au scrutin wallon, ni au scrutin fédéral, ni au scrutin européen, elle n’est à nouveau candidate. 

à Oreye, elle prend ses fonctions de Première échevine, en charge des Travaux et du Troisième Âge, après l’intérim de Jean-Pierre Radoux. Elle aurait pu aussi siéger au Conseil provincial de Liège car, en octobre 2018, 2e candidate MR dans le district de Waremme (2.458 vp), elle avait obtenu ce mandat avec la tête de liste, Jean-Claude Jadot (4.321 vp). En se désistant, elle permet à Guy Dubois de siéger comme conseiller provincial.

 

Mandats politiques

Conseillère CPAS à Oreye (2012-2014)
Conseillère communale (2014-)
Députée wallonne (12/2018-2019)
Première échevine (06/2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La DH, 11 décembre 2018, 27 septembre 2019 ; La Libre, 12 septembre 2018, 22 novembre 2018
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

 

 

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Accueil

Vrancken André

Awans 08/03/1952

Député wallon : *2018-2019

Au soir du scrutin wallon du 25 mai 2014, le PS liégeois envoie cinq de ses représentants au Parlement de Wallonie. Avec 32,27% des voix, il perd un siège et 6%, signant son moins bon résultat depuis les premières élections directes au Parlement de Wallonie, le 21 mai 1995. Dès le début de la législature 2014-2019, la désignation de Jean-Claude Marcourt et d’Isabelle Simonis aux gouvernements wallon et communautaire ouvre la porte du Saint-Gilles aux deux premiers suppléants, alors qu’André Vrancken, 3e suppléant, reste en attente. D’ailleurs, avec 2.945 vp, il a signé le 8e score des suppléants et le 19e des socialistes liégeois en 2014, et seul l’effet dévolutif des voix lui a assuré d’être 3e sur la liste des remplaçants potentiels d’un député wallon. Cette attente est longue, l’occasion de siéger au Parlement de Wallonie n’intervenant qu’au lendemain des élections communales d’octobre 2018 et de la mise en place des nouveaux Collèges communaux. Ce temps d’attente est aussi celui de rebondissements au sein du PS d’Awans, dont André Vrancken est encore le bourgmestre au soir du scrutin d’octobre 2012. En effet, André Vrancken n’a pas attendu 2014 pour entrer en politique, étant membre du Parti socialiste depuis 1982. 

Diplômé de l’ISIL, à Liège, cet ingénieur industriel spécialisé en agroalimentaire entame sa carrière professionnelle comme professeur de cours scientifiques et techniques dans l’enseignement secondaire supérieur de la ville de Liège (1976-2004), tout en complétant sa propre formation par une licence en biotechnologie à l’UCL, par un DES en gestion du développement à Université de Liège et par un DEA en relations internationales et intégration européenne dans la même université. Nommé directeur de l’Institut horticole de Liège – Centre Léonard Defrance (2004-2007), il devient le responsable du Centre régional d’enseignement horticole.

Candidat socialiste à Awans dans les années 1980, André Vrancken entre au Collège échevinal dès janvier 1989 : il sera échevin sans interruption jusqu’en décembre 2006, exerçant à la fois les Affaires culturelles et sportives, l’Environnement et l’écologie, l’état civil, les Finances et les Affaires économiques. Ses résultats personnels à chaque scrutin sont excellents. Ainsi, en 2006, avec 961 vp, le 3e candidat obtient 30% de voix en plus que les deux premiers de liste, dont le bourgmestre sortant José Capelle. Cette année-là, le PS récupère la majorité absolue (45,7%, + 6%) avec 10 sièges sur 19. En application du tout nouveau Code wallon de la démocratie locale, André Vrancken devient le nouveau bourgmestre d’Awans, une situation qui engendre quelques frictions en début de législature, deux clans s’opposant vertement au sein du Collège communal. Loin d’être un long fleuve tranquille, au sein de la famille socialiste d’Awans, comme du Conseil communal, la législature s’achève dans l’attente fiévreuse de la sanction des urnes. En octobre 2012, tête de liste, le bourgmestre sortant, dont la démission a été plusieurs fois réclamée, est plébiscité par les électeurs (1.125 vp), la deuxième socialiste, Sabine Demet (534 vp), arrivant loin derrière, tandis que José Capelle, qui poussait la liste, réalise 293 vp. Du côté du MR emmené par Pierre-Henri Lucas (919 vp), on enregistre une progression de 12% (7 sièges, +3), tandis que le PS, en reculant de 3%, perd à la fois un siège et sa majorité absolue.

C’est vers l’Entente communale et ses 2 sièges, qui a pourtant perdu près de 10%, qu’André Vrancken se tourne pour signer le nouveau pacte de majorité (fin 2012). Il ne tiendra pas longtemps. à l’instigation de Sabine Demet (PS), le Collège vole en éclats et, pendant plusieurs semaines, Awans vit au rythme des motions de défiance, des recours, des majorités alternatives et autres contre-propositions, la tutelle de la Région wallonne étant appelée à la rescousse, l’écharpe maïorale passant d’une épaule à l’autre (été 2014) avant qu’enfin, en septembre, le MR P-H. Lucas prête serment comme bourgmestre d’une majorité PS-MR, son collège comprenant trois échevins PS et une autre MR. Réduit au rang de conseiller communal, André Vrancken est ensuite exclu du PS par la section locale (mars 2015). Finalement, exerçant difficilement la tutelle sur la section d’Awans, la Fédération liégeoise du PS parvient à pacifier les esprits socialistes awantois et à négocier place par place un « grand accord politique » à la veille des communales d’octobre 2018. Sur une liste où on ne retrouve que la moitié des candidats de 2012, le duo de liste est confié à Thibaud Smolders (12e et 6e score en 2012) et Isabelle Ramaekers (16e et plus mauvais score en 2012), tandis que Sabine Demet n’y figure plus et qu’André Vrancken pousse la liste. Avec 693 vp, ce dernier démontre qu’il est encore soutenu, puisque son résultat personnel est juste précédé par celui de Thibaud Smolders (919 vp), le PS d’Awans reculant encore de 5,6% (37%), sans conséquence en matière de sièges (9). Néanmoins, c’est la Liste du Bourgmestre P-H. Lucas (1.331 vp) où figure l’ancien PS Pascal Radoux (3e score, 294 vp) qui tire les marrons du feu (34,8%), avec 9 sièges (+2), tandis que Vers Demain (16%, 3 s.) de François Lejeune et Samuel de Toffol joue les outsiders. C’est avec ces derniers que le PS signe le pacte de majorité, dès la mi-octobre 2018. Dans le nouveau Collège communal présidé par Thibaud Smolders ne figure plus André Vrancken. Dès lors, quand Déborah Géradon, déjà suppléante d’Alain Onkelinx, quitte le Parlement de Wallonie pour devenir bourgmestre de Seraing, elle ouvre les portes du Parlement de Wallonie au troisième suppléant sur la liste PS au scrutin wallon de 2014, à savoir André Vrancken.

Quand il prête serment à Namur, le nouveau député wallon est conscient que la législature est quasiment achevée. Néanmoins, membre de la Commission Budget-énergie-Climat et de la Commission des Questions européennes, il entend contribuer à l’opposition que mène le PS à l’égard de la courte majorité MR-cdH en place depuis l’été 2017. Il aura juste le temps de cosigner une proposition de décret visant à institutionnaliser l’Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de qualité (APAQ-W) comme agence de développement des circuits courts en Wallonie, et deux propositions de résolution, l’une visant à augmenter les subventions octroyées aux ménages à revenu modeste pour l’utilisation rationnelle et efficiente de l’énergie, l’autre à favoriser les circuits courts. On ne retrouvera pas le nom d’André Vrancken parmi les candidats socialistes à aucune des trois élections du 26 mai 2019.

Quant à la majorité communale à Awans, elle survit à une législature une fois encore agitée : en mars 2023, la majorité PS-Vers Demain a vacillé sur le budget 2023, suite à l’interpellation de deux conseillers PS, Luc Tosquin et André Vrancken. Administrateur de l’AIDE (2019-) et de la CILE (2007-) dont il a été membre du comité de direction (2007-2019), André Vrancken a effectué un voyage d’études au Congo (RDC) en février 2015 et obtenu un Master en Sciences de la population et du développement, à finalités approfondies, à l’ULiège, en septembre 2016, portant sur l’engagement citoyen communal en faveur de la coopération internationale.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Awans (1989-)
Echevin (1989-2006)
Bourgmestre (2006-09/2014)
Député wallon (12/2018-2019)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La DH, 11 juin 2018
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités de 2018 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
https://www.dailymotion.com/video/x4ti47b 

 

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Vermissen-Sollie Chantal

Braine-l’Alleud 13/01/1961

Députée wallonne : *2018-2019

S’étant vu offrir la 5e suppléance sur la liste du MR aux élections régionales du 25 mai 2014 dans la circonscription de Nivelles, Chantal Sollie, épouse Versmissen, ne s’attend pas à siéger au Parlement de Wallonie. Avec ses 2.986 vp, elle se retrouve en 6e position d’attente, en cas de désistements ou d’événements liés aux élus effectifs du Brabant wallon. Or, dès le printemps 2015, la démission de Serge Kubla de ses fonctions de bourgmestre de Waterloo amène Florence Reuter à renoncer à son siège à Namur ; son suppléant, Christophe Dister décide, quant à lui, de démissionner à son tour, fin 2016, pour s’occuper de La Hulpe et de ses sociétés. Quelques semaines plus tard, l’appel du 19 juin du président du cdH, Benoît Lutgen, provoque un changement de majorité à Namur et, dans le nouveau gouvernement wallon présidé par Willy Borsus, Valérie De Bue devient ministre ; le 3e suppléant, Jordan Godfriaux, lui succède alors comme député wallon, mais, en octobre 2018, ce dernier devient bourgmestre de Perwez et, en vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 sur le cumul, il renonce à siéger à Namur. à six mois de la fin de la législature, c’est la sixième suppléante, Chantal Versmissen, qui accepte finalement de prêter serment au Parlement de Wallonie (décembre 2018-juin 2019).

Si le mandat est de courte durée, son exercice est d’importance puisque la coalition MR-cdH ne dispose que d’une très courte majorité pour adopter des mesures significatives. Finalement, le laps de temps sera réduit de moitié pour les décisions importantes dans la mesure où, à la mi-mars, la MR Patricia Potigny rejoint les rangs des Listes Destexhe. La réforme des provinces, celle des APE et l’assurance autonomie ne seront finalement pas votées. Néanmoins, la nouvelle députée wallonne aura le temps de participer à quelques travaux de Commissions, étant membre effective de la Commission Action sociale-Santé-Fonction publique (2019) ; elle déposera aussi une cinquantaine de questions écrites, une trentaine de questions orales, tout en intervenant en plénière.

Au sortir de cette expérience au goût de trop peu, Chantal Versmissen-Sollie est placée en position de combat sur la liste MR au scrutin wallon du 26 mai 2019, les bleus cherchant à conquérir un cinquième mandat. Mais après avoir réalisé leur meilleur score en 2014, le MR du BW atteint difficilement les 34%, soit son moins bon score depuis le 21 mai 1995 ; les quatre premiers candidats effectifs sont néanmoins élus au Parlement de Wallonie, comme depuis 2004, mais, avec 4.863 vp, Chantal Versmissen ne parvient pas à renouveler son mandat à Namur.

Infirmière au Centre Hospitalier Interrégional édith Cavell (CHIREC) à Braine-l’Alleud, Chantal Versmissen reste néanmoins très active en politique. En octobre 2000, elle avait été élue conseillère communale à Braine-l’Alleud et elle exerçait les fonctions d’échevine depuis 2001 quand elle a accepté de siéger à Namur. Elle siégeait également au Conseil provincial du BW (2012-2018). Présidente de l’Intercommunale Bataille de Waterloo 1815 (2019-2022), dont elle était administratrice depuis 2013, administratrice de l’Intercommunale sociale du Brabant wallon (ISBW, 2013-2018), de l’Agence immobilière sociale du Brabant wallon depuis 2016, dont elle est vice-présidente en 2020-2021, et du TEC Brabant wallon (2011-2018), elle retrouve le Collège communal de Braine l’Alleud fin juin 2019, en tant qu’échevine de la Culture, de l’Enseignement et de la Santé.

Deuxième candidate au scrutin communal d’octobre 2018 sur la Liste du Bourgmestre Vincent Scourneau (4.375 vp), elle avait réalisé le troisième meilleur résultat (1.555 vp) de sa liste et le 4e tous partis confondus. Ayant perdu près de 9% et 2 sièges, la LB avait néanmoins conservé la large majorité absolue (18 s.) conquise en 2006. à l’époque, 4e candidate, Chantal Versmissen avait réalisé 1.283 vp ; en 2012, elle occupait la 6e place (1.317 vp, 3e meilleur résultat) sur une liste du Bourgmestre qui avait atteint 54,4%. Dans le pacte de majorité signé fin 2018, il était prévu que Chantal Versmissen entre au Collège de Braine l’Alleud à l’été 2019 si elle n’était pas élue au Parlement de Wallonie. Le 9 juin 2024, elle est 9e suppléante sur la liste du MR en BW au scrutin wallon.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Braine-l’Alleud (2001-)
Échevine (2001-2018)
Conseillère provinciale du Brabant wallon (2012-2018)
Députée wallonne (12/2018-2019)
Échevine (06/2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024)
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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