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Liradelfo Julien

Herstal 06/08/1985

Député wallon : 2019-2024 ; 2024-

Avec Maxime, son frère jumeau, Julien Liradelfo a grandi à Herstal, entouré de sa mère, institutrice primaire, et de son père, sidérurgiste et militant syndical. Après des humanités à l’école technique de Herstal, il se lance directement dans la vie professionnelle ; tour à tour, chauffagiste, terrassier, ouvrier dans un centre funéraire, il suit une formation de technicien en commandes numériques qui lui ouvre les portes de l’entreprise ArcelorMittal. Engagé dans le chaud à Chertal, en 2011, il nourrit l’espoir de poursuivre les activités d’un outil sidérurgique dont la Région wallonne a revendu ses parts, à la fin des années 1990, au groupe français Usinor (devenu Arcelor en 2002). Alors que sont annoncées, au printemps 2003, la fermeture du haut-fourneau de Seraing (HF6) et celle du site de Chertal de la sidérurgie à chaud à l’horizon 2009, leur rachat par le groupe Mittal Steel (juin 2006) fait naître de nouveaux espoirs, même si le HF6 de Seraing est éteint début 2009. C’est sur le site de Chertal, qui a repris ses activités début 2008, que Liradelfo est employé quand, en octobre 2011, l’investisseur indien Lakshmi Mittal annonce la fermeture inéluctable de Liège. Mobilisé contre cette décision, il est finalement licencié en 2013. Après avoir retrouvé un emploi chez Ikea, il suit une nouvelle formation (2016) qui lui permet de devenir technicien aéronautique à la Défense. Engagé dans la lutte sociale sur le plan syndical, il opte aussi pour un engagement politique au sein du PTB. Président du mouvement de jeunes du PTB Herstal, il se montre actif dans la lutte syndicale contre la fermeture d’ArcelorMittal, dirigeant le groupe des sidérurgistes du PTB.

La ville de Herstal occupe une place particulière dans l’histoire politique du PTB ; c’est là qu’en 2000, ont été élus les deux premiers conseillers communaux de la gauche radicale ; avec 7,22% des voix, le PTB a convaincu 1.436 électeurs, résultat amélioré encore en 2006, avec 2.000 électeurs et 9,39% des voix. Ce succès s’est construit autour du docteur Johan Vandepaer, arrivé en 1978 dans la banlieue liégeoise avec son épouse Lieve Dehaes. Fondateur de la maison médicale Médecine pour le Peuple, il s’est présenté aux communales d’octobre 1994 (2,4%) avant de construire un programme axé sur la collecte gratuite des déchets et la gratuité des soins médicaux, en 2000, avec l’arrière-plan social sidérurgique. Il a été rejoint par Nadia Moscufo et c’est ce duo qui est élu au Conseil communal de Herstal en 2000 et en 2006, avant d’être rejoint par d’autres élus PTB en 2012 et 2018. En octobre 2012, Julien Liradelfo est candidat (13e place) comme son frère Maxime (3e place) et tous les deux sont élus avec le duo « historique ». Avec 4 élus et près de 14%, le PTB devient la deuxième force politique de Herstal, ville qui reste dominée par le PS (51%, 20 s.) de Frédéric Daerden. La loi interdisant la présence de parents au 1er degré dans un même conseil communal, les 550 vp de Maxime l’emportent sur les 178 de Julien. Cependant, en février 2018, Maxime, par ailleurs président de la section de Herstal du PTB, annonce sa démission et renonce à emmener la liste aux prochaines communales. C’est Julien qui reprend son mandat communal pour les derniers mois de la législature. En octobre 2018, en l’absence de Maxime, Julien (2e candidat) réalise le 2e score de sa liste (785 vp) et redécouvre le Conseil communal de Herstal en compagnie de 8 autres camarades, le PTB ayant progressé de plus de 10% (24,5%) en conquérant 9 sièges, sans priver le PS de sa majorité absolue.

Le 25 mai 2014, c’est Maxime qui était le premier suppléant (de Frédéric Gillot) lors du scrutin wallon. Dans la circonscription de Liège, il avait réuni 3.133 vp et le PTB, avec près de 11%, avait emporté l’un de ses deux premiers sièges de député wallon. Julien pour sa part occupait la 4e place des suppléants au scrutin fédéral, sur une liste emmenée par Raoul Hedebouw (8,1%). Avec le retrait de son jumeau, il est propulsé le 26 mai 2019 aux avant-postes du scrutin wallon, occupant une deuxième place de combat derrière Alice Bernard (14.967 vp), dans la circonscription de Liège. Obtenant la confiance de 18,35% des électeurs, le PTB de Liège envoie trois représentants à Namur, dont Julien Liradelfo et ses 3.829 vp, soit le 2e score de sa formation politique. Le PTB devient la deuxième force politique sur Liège au soir de cette élection régionale, entre les 28,43% du PS et les 17,14% du MR.

Durant cette législature wallonne marquée par la pandémie de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, le député wallon dépose avec le PTB une série de propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux secteurs d’activité touchés par la pandémie de la Covid-19, à s’opposer à la privatisation de VOO, Elicio, Win et Brutélé, et à dénoncer les interventions publiques via la SOGEPA, la SRIW et Noshaq pour aider Mithra et Protection Unit. Après les pluies diluviennes de l’été 2021 qui ont frappé 209 des 262 communes de Wallonie, entraîné la mort de 39 personnes, provoqué des dégâts pour plusieurs milliards d’€ et transformé 100.000 personnes en sinistrés, des députés wallons du PTB réclament la mise en place d’une commission chargée d’examiner la gestion des événements par la Wallonie, comme d’ailleurs, tous les autres partis siégeant à Namur. à la demande des chefs de groupe de tous les partis politiques, cette Commission d’enquête parlementaire est mise sur pied par le Parlement de Wallonie, avec missions d’examiner les causes et d’évaluer la gestion des inondations de juillet 2021 en Wallonie. Dans l’histoire de l’assemblée wallonne, c’est la troisième fois qu’est créée une telle Commission. Julien Liradelfo est désigné à sa vice-présidence et il va prendre une part active, du 2 septembre 2021 au 24 mars 2022, à ses 26 réunions et 62 auditions. Le 31 mars 2022, au moment du vote des 161 recommandations qui sont formulées et réunies dans le rapport final, le PTB propose une quinzaine d’amendements qui sont tous refusés ; par conséquent, Julien Liradelfo refuse d’adopter le rapport final. Réclamant la garantie de l’approvisionnement en gaz et électricité des sinistrés par les inondations de 2021, il demande que le gouvernement wallon prenne en charge leurs factures d’électricité.

Même si la plupart des textes que dépose le PTB sont rejetés par la majorité PS-MR-écolo, il demande l’interdiction des expulsions locatives entre le 1er novembre et le 15 mars, ainsi que de la part du gouvernement fédéral la baisse de la TVA sur l’énergie à 6%. Portant un projet de résolution affirmant le soutien de la Wallonie au peuple palestinien et réclamant des sanctions contre Israël (juin 2021), il s’oppose aux limiteurs d’eau pour récupérer les impayés et réclame une augmentation de la taxe sur le déversement des eaux industrielles polluées. Parmi ses interventions en séance plénière à Namur, Julien Liradelfo interpelle les ministres notamment sur des dossiers liégeois (les travaux du tram et l’aide aux commerçants touchés par ce chantier, l’avenir de Liberty Steel, Halo Steelrings, etc.).

Le 9 juin 2024, celui qui préside la section locale PTB de Herstal (2020-) et est administrateur de Médecine pour le Peuple (2020-) occupe la deuxième place sur la liste PTB dans la circonscription de Liège, afin d’obtenir la reconduction de son mandat au Parlement de Wallonie. Avec 3.718 vp, il signe le 3e résultat d’un PTB qui se maintient à 16,82% (-1,54%) et conserve 3 représentants liégeois PTB au Parlement de Wallonie, dont Julien Liradelfo.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Herstal (02/2018-)
Député wallon (2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), Le Soir, 22 septembre 2012, 8 février 2018 ; La DH, 15 juillet 2019
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
Cumuleo (-2023)
https://www.facebook.com/julien.liradelfo 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Lepine Jean-Pierre

Quaregnon 28/06/1959

Député wallon : 2019-2024

Célèbre pour la charte qui y fut adoptée par le POB en 1894, Quaregnon est une commune boraine dirigée depuis très longtemps par des majorités absolues socialistes. Au soir de la fusion des communes, Edgard Hismans, petit-fils de mineurs, perpétue la tradition quand il devient le bourgmestre. En octobre 1988, quand Jean-Pierre Lepine est candidat pour la première fois sur la liste socialiste et directement élu (310 vp), le maïeur Hismans s’appuie sur une majorité de 18 mandataires socialistes sur les 25 membres du Conseil communal. Parmi les nombreux travaux d’infrastructure qui sont alors entrepris dans la commune la construction d’une nouvelle salle omnisport, capable de recevoir 2.200 personnes et destinée à accueillir l’équipe de basket-ball de Quaregnon qui évolue depuis 1991 en D1, est l’un des sujets d’intérêt de Jean-Pierre Lepine, par ailleurs vice-président du club de basket de l’Union Saint-Joseph Quaregnon. Devenu échevin des Sports, des Fêtes et des Classes Moyennes au lendemain des élections communales d’octobre 1994, il inaugure une infrastructure de qualité qu’a cependant déserté la D1 de Belgacom Quaregnon pour s’installer définitivement aux Halles de Jemappes. Ce n’est que l’un des premiers et très nombreux dossiers que Jean-Pierre Lepine aura à gérer tout au long de sa carrière politique, menée d’abord sur le terrain communal, ensuite provincial, enfin régional.

Le décès soudain d’Edgard Hismans (juin 1995) ne désorganise pas le PS local. André Col qui avait déjà fait fonction quand le bourgmestre exerçait des fonctions ministérielles, devient le bourgmestre en titre de 1995 à 2000. Le 1er janvier 2001, Guy Roland lui succède, le PS disposant toujours de 17 sièges, six électeurs sur dix lui faisant confiance. Six ans plus tard, un recul de près de 6% coûte un siège au PS de Quaregnon (16) qui voit deux élus du Front national faire leur entrée au Conseil communal (11,3%). Septième candidat en cette année 2006, l’échevin J-P. Lepine réalise 1.390 vp (contre 1.468 au bourgmestre) passant tout près de l’écharpe maïorale ; il devient Premier échevin, en application du tout récent Code de la démocratie locale (projet de Philippe Courard devenu le décret wallon du 8 décembre 2005) ; il est en charge des Finances, du Commerce et de l’économie. En octobre 2012, tête de liste, J-P. Lepine est véritablement plébiscité par les électeurs (2.573 vp), réalisant près de quatre fois plus de voix que le 2e candidat du PS. Alors que la FN disparaît du Conseil communal, le PS réalise un score historique, avec 65,46%, s’emparant de 20 sièges sur 25 (+4). En octobre 2018, le bourgmestre sortant réalise un meilleur résultat personnel encore (2.611 vp), un électeur sur 4 ayant retenu son nom dans l’isoloir. En recul de 1,6% par rapport à 2012, le PS conserve une nette majorité absolue, malgré la perte de 2 sièges (18).

Fils d’une mère d’origine italienne et d’un père ouvrier mineur, Jean-Pierre Lepine a choisi les Sciences économiques en humanités à l’Athénée de Jemappes, avant de suivre une formation de comptable. Employé des Mutualités socialistes engagé en 1981, il milite au sein du PS depuis 1978. Entré en 1987 à l’Intercommunale de Salubrité publique hennuyère (ISPH), il en devient l’un des responsables. En 2005, c’est à l’IDEA qu’il occupe un poste à responsabilité. En lien avec ses activités politiques, il est aussi administrateur d’IMOBELEC (2001-2005), du Logis quaregnonais (2001-2007, 2010-2019), de l’Agence immobilière sociale de Saint-Ghislain (2006-), dont il devient le président (2007-2018). Il est encore commissaire aux comptes auprès de l’Intercommunale des Œuvres sociales de Mons (IOS) et du Centre Intercommunal de Santé Arthur Nazé (2001-2018) dont il devient le président du conseil d’administration (2006-2013), membre de la zone de police boraine (2001-2021), administrateur et membre du Comité de direction de l’Intercommunale d’Electricité du Hainaut (IEH, 2005-2007), de l’Intercommunale pure de Financement du Hainaut (IPFH, 2005-2013). 

En charge des Finances depuis 2000, l’échevin de Quaregnon, avec l’aide du receveur communal, met son expertise de comptable au service d’une commune qui peine à se relever de la fermeture des charbonnages, de celle des laminoirs de Jemappes et aussi de l’usine Salik qui fabriquait des jeans notamment. Placée sous la tutelle du Centre régional d’Aide aux communes (CRAC) jusqu’en 2009, Quaregnon se sort d’embarras en suivant un plan financier strict, rembourse la plupart de ses dettes et se retrouve en boni dès 2010. Prêt à développer de nouveaux projets (aménagement du centre de Quaregnon, modernisation du quartier de Monsville, transformation de l’ancienne Maison du Peuple en salle polyvalente et en appartements passifs, ainsi que du terrain vague des Quatre pavés en logements et rez-de-chaussée commerciaux, construction d’un centre extrascolaire et d’une nouvelle cité administrative dont les travaux commencent en 2022, etc.), le nouveau bourgmestre de Quaregnon reste en charge des Finances, tout en se chargeant de l’administration générale, de l’état civil, de la Police et de la Sécurité. Il devient notamment le président du Conseil de la zone de police boraine (2013-2021). Fort de sa popularité, il se présente aussi au scrutin provincial, dans le district de Boussu, en octobre 2012. Occupant la deuxième place derrière Annie Taulet, il signe le 2e résultat socialiste avec 5.349 vp. En octobre 2018, tête de liste, il est réélu avec 8.741 vp.

Faiseur de voix reconnu, Jean-Pierre Lepine est sollicité par le PS pour participer à d’autres campagnes électorales. Le 7 juin 2009, 5e suppléant sur la liste emmenée par Elio Di Rupo dans la circonscription de Mons pour l’élection au Parlement de Wallonie, il réunit 3.655 vp. Le 25 mai 2014, il est 3e suppléant aux élections fédérales dans le Hainaut (6.733 vp). En juin 2015, il devient le vice-président de la Fédération Mons-Borinage du PS que préside désormais Nicolas Martin ; ils sont réélus en 2023. Et le 26 mai 2019, en l’absence de Nicolas Martin et de Jean-Marc Dupont, il occupe la deuxième place derrière Joëlle Kapompole lors du scrutin wallon. Il est en position quasi certaine d’être élu, le PS ayant toujours obtenu trois représentants au Parlement de Wallonie depuis la première élection directe, le 21 mai 1995. Avec 8.605 vp, Jean-Pierre Lepine ne manque pas cette occasion de devenir parlementaire. Néanmoins, avec 36,62%, le PS réalise son moins bon score depuis 1995 et ne décroche que deux élus, étant plus proche des 37,8% de 1999 que des 47% de 2009. 

Avec le 2e meilleur score tous partis confondus, Jean-Pierre Lepine réalise un taux de pénétration tel qu’il peut siéger à Namur tout en restant bourgmestre de Quaregnon (décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons). En milieu de législature communale, le bourgmestre Lepine décide néanmoins de démissionner (1er mai 2021) et il passe définitivement le relais à Damien Jenart, le Premier échevin qui devient ainsi le nouveau bourgmestre de Quaregnon. Restant conseiller communal, Jean-Pierre Lepine est le chef du groupe PS au Conseil communal.

Membre de la majorité PS-MR-écolo qui se met en place à Namur dès l’été 2019, le nouveau député wallon se voit confier la présidence de la Commission Environnement-Nature-Bien-être animal (2019-2024) ; interrogeant régulièrement la ministre Céline Tellier, le député s’inquiète de savoir, auprès du ministre Borsus, s’il existe une alternative biologique au glyphosate et s’intéresse à l’état de la recherche wallonne pour des alternatives aux pesticides. Durant une législature wallonne marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la Déclaration de politique régionale entendait mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, la transition écologique, le contrôle des finances publiques et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo, Jean-Pierre Lepine dépose notamment une proposition de résolution en faveur de la reconnaissance de l’écocide au niveau international, ainsi qu’un décret visant à réduire les éclairages électriques nocturnes non résidentiels. Attentif à divers dossiers locaux, il doit convaincre le ministre écolo Philippe Henry, qui a fait inscrire un « stop routier » dans la Déclaration de politique régionale, pour que soient pris en compte des travaux d’aménagement sur l’axe borain et le contournement de Hornu (sécurisation des grands axes, murs anti-bruit, pont Culot, etc.). Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est membre de la Commission Budget-Fonction publique-égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement-Bâtiments scolaires. 

Le 9 juin 2024, Jean-Pierre Lepine occupe la première suppléance sur la liste PS emmenée par Nicolas Martin, dans la circonscription de Mons, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de député wallon (4.375 vp), si l’un des effectifs venait à renoncer à son mandat. En octobre 2024, il est tête de liste au scrutin provincial.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Quaregnon (1989-)
Échevin (1995-2012)
Bourgmestre (2012-)
Conseiller provincial du Hainaut (2012-)
Député wallon (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 30 octobre 2012, 18 mai 2015 ; La DH, 20 avril 2021
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://www.jplepine.com/rapport-d-activit%C3%A9s 
https://www.jplepine.com/copie-de-rapport-d-activit%C3%A9s-2020-2021 (2019-2022)
Cumuleo (-2023)
https://www.jplepine.com/

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Léonard Laurent

Ougrée 27/11/1974

Député wallon : *2019-2024

Pendant quasiment tout le XXe siècle, l’hôtel de ville de Flémalle a accueilli une majorité d’élus socialistes émanant du POB, du PSB puis du PS. Bastion rouge de la périphérie liégeoise, dominé par des personnalités de la trempe de Théodule Gonda et André Cools, Flémalle est restée longtemps une grosse bourgade industrielle dont la prospérité dépendait des activités liées aux charbonnages, à la métallurgie et à la sidérurgie. évitant l’absorption au sein d’un Grand Liège, Les AwirsChokier, Flémalle-GrandeFlémalle-HauteGleixhe, Ivoz-Ramet et Mons-lez-Liège fusionnent en 1976 sous le nom de Flémalle, et forment une entité d’environ 25.000 habitants. Autre personnalité marquante de Flémalle, Jean-Marie Léonard était devenu échevin de l’enseignement, avant les fusions et dès sa première élection en octobre 1970. Il faisait alors partie d’un Collège socialiste présidé par André Cools. Responsable aussi des compétences de la Famille, de la Petite Enfance et des Bibliothèques, il restera en fonction jusqu’en janvier 1999, incarnant véritablement l’enseignement officiel à Flémalle. Quand il annonce son retrait de la vie politique active, Jean-Marie Léonard dénonce la présentation, lors des élections communales d’octobre 2000, d’une liste dissidente socialiste conduite par Marcel Cools. C’est aussi à ce moment que se présente Laurent Léonard, son fils, sur la liste du PS.

Assurément, cette liste Alternative Socialiste Citoyenne de Flémalle (ASCF), conduite par Marcel Cools, provoque la zizanie au sein de la famille socialiste. En réunissant 6 sièges, ASCF affaiblit la liste socialiste officielle, celle qui est soutenue par la Fédération liégeoise du PS. Avec 15 sièges sur 29, le PS de Flémalle est contraint d’ouvrir sa majorité, offrant au PRL-MCC (9% et 2 sièges) de siéger au Collège échevinal pour la toute première fois. Sous la direction de Gilbert van Bouchaute, le Collège accueille la libérale Catherine Pirlet (en charge des Finances et des Affaires économiques) entourée de cinq échevins socialistes, dont Laurent Léonard. à peine élu conseiller communal, ce dernier accède déjà à un échevinat, en charge de l’Enseignement, comme son père, trente ans plus tôt.

C’est dans la sidérurgie liégeoise, sur le site de Chertal que Laurent Léonard a entamé sa carrière professionnelle ; ensuite, il est embauché par RESA, la société chargée de la distribution du gaz et de l’électricité en province de Liège, où il devient responsable de la communication vers les communes affiliées. De 2007 à 2010, il est responsable des relations publiques de l’Association liégeoise du Gaz (ALG), puis, à partir de 2010, il est chargé de la communication avec les communes affiliées au sein de l’intercommunale Nethys. Jusqu’en 2019, il mène cette carrière professionnelle, tout en assurant les responsabilités de son échevinat à Flémalle, où le paysage politique ne cesse d’évoluer.

En effet, dès septembre 2005, le président de la liste Alternative Socialiste Citoyenne de Flémalle, Francis Biesmans, écarte du parti cinq élus de l’ASCF dont Marcel Cools. En octobre 2006, lors du scrutin communal, Marcel Cools n’est plus candidat et la liste Alternative ne récolte aucun élu, mais un autre combat se livre, très tendu, entre le bourgmestre sortant et une toute nouvelle candidate qui brigue ouvertement la première place à l’hôtel de ville. Septième candidat, Laurent Léonard réalise pour sa part le troisième score de la liste (1.454 vp), juste derrière le bourgmestre Gilbert van Bouchaute (2.116 vp) et surtout Isabelle Simonis (2.369 vp). En application du tout récent Code de la démocratie locale (projet de Philippe Courard devenu le décret wallon du 8 décembre 2005), c’est cette dernière qui devient de droit la nouvelle bourgmestre de Flémalle. Dans le même temps, la commune retrouve son statut de « citadelle rouge » puisque le PS détient à nouveau une large majorité absolue (56,9%, + 13,5%), avec 20 sièges sur 29. Exigé par la nouvelle maire, le retrait de Gilbert van Bouchaute permet d’éviter une guerre intestine et la constitution d’un nouveau Collège exclusivement socialiste.

Administrateur (2001) du Conseil de l’Enseignement des Communes et des Provinces (CECP) dont il devient le vice-président (2014), puis le président (2018-), administrateur de la SAB devenu Liège Airport SA (2002-2019), la société responsable de la gestion de l’aéroport de Bierset, ainsi que de l’Association liégeoise de l’électricité (ALE) devenu Tecteo Group (2002-2007), Laurent Léonard reste échevin en charge de l’Enseignement, tout en devenant le Premier échevin et en héritant des Finances dans la nouvelle équipe. En octobre 2012, la liste emmenée par Isabelle Simonis (3.166 vp) obtient un large soutien des électeurs (54,6%, -2,2%), perdant un siège. Mais les surprises se situent sur la liste du PS, où, deuxième candidat, Laurent Léonard (1.099 vp) réalise moins de voix qu’en 2006 et surtout est précédé par Sophie Thémont (1.490), Fabian Pavone (1.364 vp) et Catherine Megali (1.207). Administrateur de l’Intercommunale d’Incendie de Liège (IILE-SRI Liège) et membre de son comité de gestion de 2014 à 2019, il demeure échevin de l’Enseignement.

En 2015, Laurent Léonard est l’un des initiateurs d’une « fronde » d’une quinzaine d’échevins de l’enseignement de diverses communes et formations politiques (PS, écolo, DéFi) qui se mobilisent en faveur de la création d’un cours d’histoire de la pensée et d’éducation à la citoyenneté.

En octobre 2018, occupant la 4e place sur la liste emmenée par Isabelle Simonis, il réalise le 4e meilleur résultat de sa liste (988 vp), la bataille pour le maïorat se jouant entre le trio de tête Isabelle Simonis (2.131), Fabian Pavone (1.926) et Sophie Thémont (2.101). De cette joute triangulaire, le PS ne sort pas gagnant, enregistrant encore un recul. Certes, il dispose encore de 17 sièges (45,9%), mais il a perdu près de 9% lors de ce scrutin et 2 sièges, en constatant, notamment, la montée du PTB (17,9%, + 11,6%) qui dispose désormais de 5 élus (+4). En cours de législature, se disant lasse des querelles incessantes au sein du Collège, Isabelle Simonis jette le gant et est remplacée par Sophie Thémont (Noël 2022). Entretemps, et dès juillet 2019, Laurent Léonard a lui aussi quitté le Collège et sa fonction d’échevin (en charge de l’enseignement, de l’accueil extrascolaire, des crèches, des écoles de devoir et des bibliothèques), pour se conformer au décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons. 

Pour la toute première fois, en 2018, Laurent Léonard a aussi accepté de se présenter comme candidat lors d’élections autres que communales, en occupant la 6e et dernière place dans le district de Saint-Nicolas, lors du scrutin provincial d’octobre 2018. Avec 3.264 vp, il réalise alors le 3e score et emporte le 3e mandat dévolu au PS ; ipso facto, il se retrouve à siéger au Conseil provincial. Six mois plus tard, lors du scrutin régional wallon du 26 mai 2019, la première suppléance lui est attribuée sur la liste PS dans la circonscription de Liège. Il réalise 5.534 vp, 2e résultat des suppléants, 6e des socialistes, 18e tous partis confondus.

En septembre 2019, quand est formé le gouvernement wallon PS-MR-écolo présidé par Elio Di Rupo, Christie Morreale devient ministre et libère son siège au Parlement de Wallonie. Renonçant à son mandat provincial et d’échevin, tout en devenant le chef du groupe PS au conseil communal de Flémalle, Laurent Léonard prête serment de député wallon en septembre 2019 et découvre le travail parlementaire de l’assemblée wallonne durant une législature marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la Déclaration de politique régionale souhaitait mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, la transition climatique, le contrôle des finances publiques et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo.

Au moment où la première vague de la pandémie de Coronavirus semble s’achever, Laurent Léonard est choisi par son parti pour le représenter au sein de la « Commission spéciale chargée d’évaluer la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par la Wallonie », dans ses différents aspects : sanitaires, économiques, financiers et sociaux. Cette Commission spéciale se réunit de juillet à novembre 2020. à partir de décembre 2020, il devient l’un des cinq représentants du Parlement de Wallonie au sein du Conseil parlementaire interrégional (2020-2024). Attentif aux dossiers liégeois comme le développement de l’aéroport de Liège et la lutte contre le bruit, le dédommagement des commerçants lésés par le chantier du tram, la revente des usines de Liberty Steel, l’avenir du château de Chokier, etc., le député wallon contribue aussi à la fin des primes pour le photovoltaïque (automne 2020), recherche des moyens de créer des incitants à la pratique régulière du vélo, et légifère pour aider les ménages face à l’augmentation du coût de l’énergie (automne 2022). Membre de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-2024), il fait partie du groupe de travail chargé du « Dialogue interparlementaire sur le Climat », en particulier de préparer la note belge destinée à la COP26 à Glasgow (2020-2021) : avec ses collègues Florent (écolo) et Douette (MR), il est l’auteur de la proposition de résolution – adoptée en séance plénière le 6 octobre 2021 – qui porte notamment sur les objectifs climatiques à atteindre d’ici 2050 et la question du financement international de la lutte contre le changement climatique. S’intéressant à la filière du biogaz en Wallonie, au décret « communautés d’énergie », ainsi qu’à la manière de multiplier les bornes de recharge électrique en Wallonie, le député se soucie de la lutte contre la pollution numérique et préconise une taxe contre les GAFA. Légiférant contre la violence conjugale et intrafamiliale, il veille à l’aspect social d’une série de mesures, notamment dans les aides apportées aux sinistrés des inondations, ou dans le décret des communautés d’énergie. Spécialiste de l’enseignement, le député qui siège au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles suit avec beaucoup d’attention le dossier de la gratuité scolaire, du Plan Pilotage, des Bâtiments scolaires et de l’accompagnement personnalisé.

à la suite de l’affaire dite du greffier, l’ensemble du bureau du Parlement de Wallonie démissionne et les partis politiques procèdent à divers remaniements. Quand André Frédéric est désigné à la présidence du Parlement de Wallonie, il renonce à son mandat de sénateur. C’est Laurent Léonard qui le remplace, tout en devenant l’un des vice-présidents du Parlement de la Communauté française. Quelques semaines plus tard, il remplace Maxime Hardy, à Namur, au sein de la Commission de la Comptabilité, créée à l’automne 2022 à la suite de l’affaire dite du greffier, pour renforcer le contrôle des budgets et comptes du Parlement de Wallonie (06/2023-2024).

Président de la Maison de la laïcité de Flémalle, président de l’asbl REFLEX (Relais Flémallois pour l’Extrascolaire) et de l’asbl GRANDIR chargée de l’accueil pour la petite enfance, Laurent Léonard publie, en février 2024, Entre Terril et Ciel Rouge, un essai politique où, s’appuyant sur son expérience et celle de son père, il trace des pistes pour affronter des défis d’avenir.

Le 9 juin 2024, il occupe la 4e place des effectifs sur la liste PS emmenée par Christie Morreale, dans la circonscription de Liège, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de député wallon. Avec 5.692 vp, il réalise le 3e score des effectifs socialistes liégeois, le 10e tous partis confondus, un résultat qui ne lui permet plus de siéger au Parlement de Wallonie. En effet, tout en restant la première force politique de la circonscription électorale (26,25%), le PS est en recul de 2,18% et réalise son moins bon résultat depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995. Victime du système de l’apparentement, il perd surtout deux sièges, n’en conservant que trois.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Flémalle (2001-)
Échevin (2001-09/2019)
Conseiller provincial (2018-09/2019)
Député wallon (09/2019-2024)
Sénateur représentant la Fédération Wallonie-Bruxelles (01/2023-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 27 octobre 2000, 24 octobre 2006, 14 novembre 2006, 15 juin 2015
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://laurentleonard.be/ 
https://www.rtc.be/article/culture/livres/boite-a-livres-laurent-leonard-entre-terril-et-ciel-rouge-altura-_1517950.html 
Laurent Léonard, Entre Terril et Ciel Rouge, essai, Altura, 2024

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Lekane Laure

Liège 05/11/1989

Députée wallonne : 2019-2024

Entre la première réunion du Conseil régional wallon provisoire, le 26 novembre 1974, et les élections du 25 mai 2014, en passant par la première réunion du Conseil régional wallon, le 15 octobre 1980, seuls neuf députés et un sénateur ont représenté le Parti communiste de Belgique au sein de l’instance législative wallonne, les deux derniers chronologiquement – Didier Bajura et Daniel Fedrigo – achevant la législature 1981-1985. Progressivement, le PCB n’a d’ailleurs plus présenté de liste. Depuis la première élection directe des parlementaires wallons, le 21 mai 1995, qu’il s’agisse du PTB-UA ou du PTB-Go, cette formation politique qui se présente de gauche radicale convainc à peine 12.000 électeurs dans les 13 circonscriptions de Wallonie, avant de doubler son score en 2009 (1,24%), puis d’obtenir la confiance de plus de 100.000 électeurs (5,76%) en 2014, ainsi que ses deux premiers représentants à Namur. Cinq ans plus tard, le 26 mai 2019, avec plus de 278.000 électeurs à travers toute la Wallonie, le PTB-Go franchit une nouvelle étape, avec 13,68% et surtout 10 députés, parmi lesquels Laure Lekane. 

Plus rapidement que dans les autres circonscriptions wallonnes, celle de Liège a accordé, dès 2014, près de 11% de ses voix au PTB, fruit d’un combat de longue haleine. Mais dans la commune d’Oupeye, la section PTB n’est mise en place qu’en avril 2017, mobilisant des citoyens critiques à l’égard des difficultés de mobilité en Basse-Meuse, sceptiques quant à l’apport d’emplois du Trilogiport et mécontents de la fermeture des distributeurs bancaires de billets. Présidente de cette section, Laure Lekane est assistante sociale, diplômée de la Haute École de la Province de Liège ; elle travaille comme chargée de partenariat au sein de l’asbl Terre (-2019) et même si elle est affiliée au PTB depuis ses 20 ans, elle n’a aucune expérience politique quand elle se présente, en octobre 2018, à la fois aux élections provinciales dans le district de Visé et communales à Oupeye. Poussant la liste à la province, elle récolte 1.207 vp et la tête de liste, Catherine Lacomble, est élue au Conseil provincial, le PTB progressant là de près de 11% (17,8%), pour devenir la 2e formation politique du district visétois. à Oupeye, au scrutin communal, il n’y avait jamais eu de liste PTB au XXIe siècle et ce parti ne présente, en 2018, que trois candidats. Avec 979 vp, sa tête de liste Laure Lekane signe le 3e meilleur score tous partis confondus et fait par conséquent une première apparition remarquée (14,31%), puisque les trois candidats de sa liste sont élus. Cela ne modifie cependant pas la majorité communale, le bourgmestre choisi par les électeurs, Serge Fillot (2.432 vp), signant un nouveau pacte de majorité avec le cdH, le partenaire sortant.

Encouragée par ce résultat, Laure Lekane se présente comme 3e candidate effective au scrutin wallon du 26 mai 2019 dans la circonscription de Liège. Emmenée par Alice Bernard (14.967 vp), la liste du PTB obtient la confiance de 18,35% des électeurs et trois représentants à Namur, dont Laure Lekane et ses 3.276 vp, soit le 3e score de sa formation politique. Le PTB est le deuxième parti sur Liège au soir de cette élection régionale, entre les 28,43% du PS et les 17,14% du MR. 

Rejoignant à Namur neuf autres élus PTB de Wallonie, Laure Lekane est désignée par son parti au Sénat, en tant que représentante du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (2019-2024), où elle siège évidemment aussi. Durant cette législature wallonne marquée par la pandémie de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, Laure Lekane est membre de la Commission Emploi-Action sociale-Santé, dont elle assure l’une des vice-présidences (2020-2024). L’une des vice-présidences de la Commission pour l’égalité des chances entre les Hommes et les Femmes lui est aussi confiée dès le début de la législature. Avec ses collègues du PTB, elle dépose une série de propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux secteurs d’activité touchés par la pandémie de la Covid-19 et à octroyer une prime aux travailleurs du secteur wallon de soins de santé pour faire face à la hausse des carburants. Dénonçant les interventions publiques via la SOGEPA, la SRIW et Noshaq pour aider Mithra et Protection Unit, elle réclame une commission spéciale d’enquête pour examiner la gestion par la Wallonie des inondations qui ont touché 209 de ses 262 communes. Préoccupée par la problématique de la maltraitance des aînés, sollicitant l’octroi d’une allocation extraordinaire de rentrée de 100€ pour certains enfants afin de faire face à l’inflation, la députée wallonne réclame, par ailleurs, une limitation à 2% de l’indexation des loyers, l’interdiction des expulsions locatives entre le 1er novembre et le 15 mars. Même si la plupart des textes que dépose le PTB sont rejetés par la majorité PS-MR-écolo, elle demande que le gouvernement fédéral se décide à transposer la directive européenne protégeant les lanceurs d’alerte. Portant un projet de résolution affirmant le soutien de la Wallonie au peuple palestinien et réclamant des sanctions contre Israël (juin 2021), elle se montre régulièrement aux avant-postes des manifestations de défense de la cause palestinienne, en dehors du Parlement de Wallonie.

Le 9 juin 2024, celle qui est administratrice de l’asbl Basse-Meuse développement n’est candidate sur aucune liste, renonçant à défendre le bilan de son activité parlementaire devant les électeurs.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Oupeye (2018-)
Députée wallonne (2019-2024)
Sénatrice représentant la Communauté française (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 25 avril 2018,
https://www.rtbf.be/info/election_oupeye?zip=4680 
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Laruelle Sabine

Huy 02/06/1965

Députée wallonne : 2019-2024

En annonçant qu’elle met un terme à sa carrière politique à la fin de la législature 2014 pour se consacrer à sa carrière chez Euro consultant group, Sabine Laruelle crée la surprise, tout en laissant un grand vide dans la vie politique belge, ainsi qu’au sein de sa famille politique. Son retour, tout aussi surprenant, en 2019, n’est pas un simple effet d’annonce. élue au Parlement de Wallonie où elle n’avait jamais siégé jusque-là, elle est désignée par son parti comme sénatrice représentant la Wallonie et accède même à la présidence de l’assemblée des entités fédérées pendant quelques mois. Quittant définitivement cette fois la vie politique en juin 2024, elle achève son parcours en étant vice-présidente du Parlement de Wallonie, vingt ans après avoir été élue pour la première fois à la Chambre fédérale.

C’est au sein d’un Cabinet ministériel que cette ingénieure agronome diplômée des Facultés universitaires des Sciences agronomiques de Gembloux fait ses premières armes politiques. Elle possède aussi un diplôme de conseillère en Environnement et un Certificat en gestion des Affaires. En 1992, elle est conseillère au Cabinet de Guy Lutgen, ministre wallon de l’Agriculture, dont elle devient la cheffe de Cabinet adjoint, jusqu’en 1999. Après un court passage par la Fédération de l’industrie agroalimentaire, cette spécialiste des questions agricoles devient la directrice générale de l’Alliance agricole belge (AAB, 2001). Héritant du dossier dit de la vache folle et des farines animales, elle est en négociations avec tous les niveaux de pouvoir, à l’heure aussi où la compétence de l’agriculture est transférée vers les régions, à la demande de la Wallonie en particulier (seconde loi spéciale de la Saint-Polycarpe, été 2001). Mais c’est aussi la transformation de l’AAB qui est alors en discussion et à laquelle participe Sabine Laurelle. Financièrement exsangue, l’Alliance unit son destin à l’entente syndicale UPA-Udef (fruit d’une fusion remontant à 1992) et ensemble ces associations agricoles donnent naissance à la Fédération wallonne de l’Agriculture. Installée à Gembloux, apolitique et libre d’obédience philosophique, la nouvelle structure compte 10.000 membres, plus de 65% des agriculteurs professionnels wallons ; sa structuration et son mode de fonctionnement définitifs sont confiés à une équipe provisoire qui doit en même temps gérer les dossiers fondamentaux (baisse du nombre d’agriculteurs, régionalisation, nouveaux enjeux environnementaux, de sécurité alimentaire et d’aménagement du territoire, crise de la vache folle, quotas laitiers, traçabilité, réforme de la PAC, etc.). De janvier 2001 à juillet 2003, Sabine Laruelle est la directrice générale de cette Fédération wallonne de l’Agriculture.

étiquetée PSC du fait de son passage au Cabinet Lutgen, mais aussi parce que son père, négociant indépendant d’aliments pour le bétail et mandataire PSC, l’a poussé à développer une activité politique, celle qui avait mené ses études secondaires à l’Institut Sainte-Marie de Huy a la carte politique du PSC en poche, mais n’a jamais exercé le moindre mandat. Néanmoins, elle fait partie des transferts opérés par le parti libéral, via le MCC et les déçus du nouveau cdH, d’une part, en recrutant dans la société civile d’autre part. Attirée par le libéralisme social que cultive alors le MR, l’habitante de Chapon (Verlaine) se laisse convaincre par Pierre Hazette, mais aussi par Louis Michel et Daniel Ducarme. Le 18 mai 2003, elle occupe la 4e place sur la liste emmenée par Didier Reynders en province de Liège, lors du scrutin fédéral, tout en étant la 5e candidate du MR au Sénat, dans le Collège français, sur la liste emmenée par Louis Michel. Avec 31.813 vp, elle est parmi les 20 meilleurs résultats tous partis confondus au Sénat. Avec 10.934 vp, elle réalise le 5e résultat des libéraux et décroche un siège à la Chambre fédérale. Elle n’aura guère le temps de siéger car, dès juillet, elle est nommée ministre  des Classes moyennes, de l’Agriculture et des Indépendants dans le gouvernement Verhofstadt II, héritant de la mise en œuvre de la Politique agricole commune, aux objectifs fixés à l’horizon 2013, en adaptant les mesures à la  récente régionalisation. Sa première sortie officielle se déroule à la Foire agricole de Libramont. En devenant ministre, la députée laisse son siège fédéral à sa suppléante, Josée Lejeune.

Ses activités ministérielles n’empêchent pas Sabine Laruelle de participer à d’autres campagnes électorales, le MR comptant sur sa popularité. Lors du scrutin européen du 13 juin 2004, elle occupe une 4e place ambitieuse, derrière Louis Michel, Gérard Deprez et Frédérique Ries. Les 58.463 voix de préférence qu’elle réunit correspondent à sa place sur la liste. Ayant déménagé à Gembloux (2004), elle est appelée en renfort en vue des élections communales d’octobre 2006. Depuis la fusion des communes, les libéraux tentent en vain de s’emparer de la mairie de la ville namuroise, en l’occurrence de la Maison du Bailli. Après la majorité absolue du PSC (1976-1982) et une coalition PSC-PS (1982-1988), le PS s’est ouvert aux libéraux (1988-2000), mais les Charles Poswick et Patrick Bioul en veulent davantage. La désillusion est dès lors très grande, en octobre 2000, quand La Liste du Bailli (tendance PSC) fait alliance avec écolo. Pour sortir de l’opposition, le MR de Patrick Bioul présente une liste de cartel MR-PS, en octobre 2006 : sur la liste Beffroi, se trouvent Dominique Notté (1.151 vp) en avant-dernière position et Patrick Bioul (2.124), tête de liste, qui compte beaucoup sur la présence de Sabine Laruelle à la dernière place pour booster les résultats (1.258 vp, 4e score Beffroi). Avec 12 sièges sur 27 et 40,4%, le pari du Beffroi a failli réussir. Mais en s’alliant à écolo (10,5%, 4 s.), la liste BAILLI (36,8%, 11 s.), où Benoît Dispa a réalisé le meilleur résultat personnel (2.201 vp) conserve l’hôtel de ville et maintient les libéraux dans l’opposition. Conseillère communale à partir de 2006, Sabine Laruelle se présente, en octobre 2012, comme cheffe de file d’une liste clairement identifiée MR. Avec 2.263 vp, elle est la seule candidate en mesure de contester le bourgmestre Benoît Dispa (3.134 vp), tête de liste Bailli. En s’alliant avec le PS (19%, 5 s.) et écolo (13,6%, 3 s.), le MR (28,5%, 8 s.) aurait été en mesure d’obtenir le maïorat, mais finalement le nouveau pacte de majorité est signé par la liste Bailli et par un MR qui retrouve ainsi un Collège communal, où le bourgmestre Benoît Dispa est le seul membre de l’ancienne équipe. Pour Sabine Laruelle, la mission est accomplie puisque le MR a dépassé le PS pour la toute première fois et retrouve le Collège, au prix d’un accord historique : jamais le PSC et le MR n’avaient gouverné ensemble depuis la fusion des communes. En cours de législature, Sabine Laruelle qui est la cheffe de son groupe politique au Conseil se retire de la vie politique communale (décembre 2014). En octobre 2018, son absence se fait sentir, le MR perdant près de 11% (5 s., -3) et se retrouvant dans l’opposition.

D’autres rendez-vous électoraux se sont entre-temps inscrits à l’agenda de Sabine Laruelle, désormais impliquée au sein de la Fédération namuroise du MR ; le deuxième gouvernement Verhofstadt (2003-2007) a souvent vécu des périodes tendues quand ministres socialistes et libéraux se disputaient sur leur dossier ; néanmoins, la ministre Laruelle a mené une politique résolue, destinée à revaloriser le statut des indépendants (pensions, allocations familiales, assurance contre les petits risques de santé), tout en évitant que les revenus plus importants soient davantage mis à contribution. Favorable à davantage de flexibilité dans le secteur du commerce (ouvertures dominicales…), elle se présente devant les électeurs du Namurois avec un bilan où elle affirme, à la suite de Louis Michel, avoir fait du social plutôt que du socialisme et, en reprenant l’objectif de Didier Reynders, président du MR, de vouloir changer le centre de gravité politique au sud du pays, en y développant l’esprit d’entreprise plutôt que le clientélisme. Tête de liste à la Chambre, le 10 juin 2007, l’ex-Liégeoise réunit 39.763 voix sur son nom, meilleur résultat tous partis confondus, le MR (33%, +5%) enlevant deux sièges et devenant la première force politique du Namurois. 

Comme le nouveau gouvernement fédéral se fait attendre, elle reste ministre en affaires courantes, avec les mêmes compétences, la Coopération au Développement en plus. Durant l’été 2007, elle est l’une des négociatrices MR alors à la recherche d’une majorité orange-bleue qui restera introuvable. Dans les gouvernements Verhofstadt III (décembre 2007-mars 2008), Leterme I (mars-décembre 2008) et Van Rompuy (décembre 2008-novembre 2009), qui se succèdent ensuite, Sabine Laruelle conserve ses fonctions ministérielles, étant en charge de l’Économie, des Indépendants et de l’Agriculture, puis, à partir de mars 2008, des PME, des Indépendants, de l’Agriculture et de la Politique scientifique. à la Chambre, c’est David Clarinval qui occupe son siège de députée jusqu’à ce que le gouvernement fédéral Leterme II chavire définitivement en avril 2010, échouant sur le dossier BHV et le refus d’Alexander De Croo de soutenir davantage l’équipée chaotique CD&V-MR-PS-cdH et Open VLD, alors que la crise bancaire et financière de l’automne 2008 fait encore sentir ses effets. 

Lors du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010, Sabine Laruelle est à nouveau la tête de liste du MR dans le Namurois ; en net recul (24,7%, - 8,3%) et devancé par le PS, le MR namurois conserve toutefois ses deux élus, Sabine Laruelle (32.389 vp) continuant à être la plus populaire (devant le PS Jean-Marc Delizée, 24.104 et le cdH Maxime Prévot, 20.226). Une fois encore, elle est ministre en affaires courantes durant les 541 jours nécessaires à la constitution du gouvernement fédéral ; elle n’aura véritablement siégé comme députée fédérale que durant cette période car, le 6 décembre 2011, dans l’équipe tripartite traditionnelle dirigée par Elio Di Rupo, elle conserve ses attributions : les Classes moyennes, les PME, les Indépendants et l’Agriculture. à la Chambre, c’est Valérie Warzée-Caverenne qui la remplace (2011-2014). 

Soutien inconditionnel de Didier Reynders, Sabine Laruelle est l’une des cosignataires de l’Appel à l’unité du MR (octobre 2009) qui soutient le président contre ceux qui réclament son remplacement. Le résultat des élections de 2010 sera cependant fatal à Didier Reynders et, même si son nom circule avec insistance, Sabine Laruelle n’entend pas se mêler à l’élection présidentielle, laissant Daniel Bacquelaine (qu’elle soutient) et Charles Michel en découdre. Quand ce dernier devient président, c’est lui qui désigne les ministres MR dans le gouvernement Di Rupo, et on a vu que Sabine Laruelle avait été reconduite dans ses attributions préférées.

Au total, quand elle achève la législature en octobre 2014, elle a été la ministre fédérale titulaire de l’Agriculture et des Indépendants durant onze ans, sans interruption. Constamment à l’écoute des milieux agricoles qui ont en face d’eux une interlocutrice qui maîtrise leurs dossiers, la ministre n’est pas épargnée pour autant par leurs critiques et manifestations. C’est d’ailleurs en septembre 2009 que s’est déroulée la spectaculaire opération d’épandage de millions de litres de lait dans les prairies wallonnes. Les producteurs réclament un système européen de négociation collective pour soutenir le prix du lait et la ministre Laruelle se tourne vers la France, montant au front et parvenant à faire adopter un accord européen. Appliquant une série de mesures d’aides pour faire face aux conséquences de la crise financière, la ministre n’a pas cessé non plus de grignoter des améliorations pour le statut des indépendants et de leur conjoint aidant, afin de le rapprocher de celui des salariés (allocations familiales, pensions minimales, etc.). 

En octobre 2013, Sabine Laruelle annonce à la surprise générale qu’elle tourne la page de la politique à la fin de la législature fédérale. Une décision personnelle très commentée à l’époque. Par conséquent, elle n’est pas candidate lors du triple scrutin du 25 mai 2014. Cela ne l’empêche pas d’encourager, à l’instar de la plupart des ténors de son parti, Charles Michel d’engager le MR dans un gouvernement fédéral avec la NV-A (juillet 2014). Et dès que le nouveau gouvernement fédéral de Charles Michel est annoncé (octobre 2014), elle se met en quête d’un nouveau travail. 

Maître de conférence à l’Université de Liège-Gembloux Agro-bio-Tech, elle crée la sprl L.S. Advice dont elle est la gérante et, avec ce statut d’indépendante qu’elle a tant défendu, elle est engagée, pour un contrat de 3 ans, comme vice-présidente à l’institutionnel et à l’international chez Euro Consultants. Proposant des services de conseil, de formation, et surtout d’assistance technique et opérationnelle aux entreprises ou institutions actives dans l’agroalimentaire, cette société wallonne de consultance spécialisée a été créée en 1990 par trois agronomes de Gembloux, et emploie une centaine de personnes en Belgique et à l’étranger.

Le hasard veut que le terme de son contrat coïncide avec la formation de la majorité orange-bleue à Namur (été 2017) ; suite à l’appel de Benoit Lutgen à ne plus gouverner avec les socialistes, Willy Borsus succède en effet à Paul Magnette à la présidence du gouvernement wallon. Il n’est pas question alors pour Sabine Laruelle d’un retour en politique, mais elle accepte de siéger au comité de gestion du Forem, comme le lui propose Pierre-Yves Jeholet (MR), le nouveau ministre wallon de l’économie et de l’Emploi. Elle accepte aussi un statut d’expert à temps partiel au sein de son Cabinet. Très vite, le PTB s’interroge cependant sur la compatibilité de sa fonction avec un mandat d’administratrice de Carrefour Belgique. En démissionnant rapidement de ce mandat dans le privé, Sabine Laruelle envoie un signal (janvier 2018), celui de son retour sur la scène politique.

Si elle passe son tour aux communales d’octobre 2018, elle revient comme tête de liste lors du scrutin wallon du 26 mai 2019, dans le Namurois, formant un duo avec Gilles Mouyard, pour faire aussi bien qu’en 2004, 2009 et 2014, quand les libéraux ont obtenu deux représentants. En juin 2009, d’ailleurs, la liste MR emmenée par Anne Barzin avait pu compter sur les 12.141 vp de Sabine Laruelle, alors dernière suppléante. Cette fois, en réalisant le moins bon résultat de son histoire depuis l’élection directe des députés wallons (21 mai 1995), le MR namurois est pour la première fois sous la barre des 20% et il n’obtient plus qu’un seul siège. Le 11 juin, Sabine Laruelle (13.909 vp) prête serment pour la première fois au Parlement de Wallonie. Membre de la Commission économie-Aménagement du territoire-Agriculture (2019-2014), la députée wallonne ne s’attend pas à vivre une législature wallonne marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique. Membre de la majorité PS-MR-écolo, elle se prépare plutôt à mettre en application les grandes lignes de la Déclaration de politique régionale, à savoir mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques, la transition écologique et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo. Les événements en décident autrement pour celle qui est l’une des rares députés wallons en activité (avec Charles Gardier), à être porteur du titre d’Officier du Mérite wallon (promotion 2015), pour son rôle en faveur de l’agriculture wallonne.

En effet, son parti la désigne immédiatement comme sénatrice représentant la Wallonie. En juillet, alors que le gouvernement fédéral tarde encore à se constituer, Sabine Laruelle est élue, face à Christie Morreale, à la présidence du Sénat. En juillet 2004, Anne-Marie Lizin avait été la première femme à occuper cette fonction. En 2011, Sabine de Bethune et en 2014, Christine Defraigne lui avaient succédé. Sabine Laruelle est par conséquent la 4e femme présidente du Sénat, pendant un peu plus d’un an.

Dès le 19 février 2020, à ce titre, elle est chargée par le roi d’une mission exploratoire, avec le président de la Chambre, Patrick Dewael, pour favoriser la constitution d’un gouvernement fédéral qui se fait décidément attendre ; elle devient ainsi la première femme à être chargée d’une telle mission royale. Les discussions sont très discrètes, mais alors que le CD&V ne cache pas qu’il refuse de monter dans un gouvernement fédéral sans la NV-A, le duo Laruelle-Dewael avance avec insistance la formule d’un gouvernement d’urgence, ou de crise ; alors que leur rapport est attendu par le roi le lundi 16 mars, la pandémie de Coronavirus s’invite à la table des négociateurs et force la décision : les deux chargés de mission obtiennent l’accord de dix partis (15 mars) qui apporteront leur soutien à un gouvernement fédéral disposant de pouvoirs spéciaux pendant une période maximale de 6 mois, pour lutter prioritairement contre cette maladie inconnue et prendre en charge les effets socio-économiques de la pandémie. Sophie Wilmès reste à la tête de ce gouvernement fédéral minoritaire Wilmès II, associant les deux familles libérales et le seul CD&V, le tout avec le soutien de toutes les entités fédérées. Il fera face à la crise Covid-19 jusqu’en octobre, moment où se met en place une majorité Vivaldi, avec le gouvernement fédéral d’Alexander De Croo, 492 jours après les élections, ou 662 jours si l’on prend la chute du gouvernement Michel comme point de départ des gouvernements fédéraux en affaires courantes. Dans le même temps, la présidence du Sénat revient à Stéphanie D’Hose (OpenVLD).

Parallèlement à sa mission qui aboutit à faire émerger un gouvernement fédéral, la députée wallonne Sabine Laruelle participe à d’autres décisions. à l’automne 2019, quand le MR procède à l’élection du successeur de Charles Michel à sa présidence, elle prend rapidement position en faveur de la candidature de Georges-Louis Bouchez, contre Denis Ducarme. Au Parlement de Wallonie, elle porte plusieurs mesures destinées à faire face à la crise sanitaire ; elle est la cosignataire d’une proposition de décret pour soutenir financièrement les asbl pendant la pandémie de la Covid-19 ; elle participe aussi au groupe de travail rassemblant tous les partis politiques, hormis le PTB, qui, à la suite d’une proposition du socialiste Maxime Hardy, analyse l’opportunité de doter la Wallonie d’une monnaie régionale complémentaire à l’€ pour soutenir la relance économique. Ce dispositif « réservé exclusivement aux entreprises dans le cadre des relations commerciales qu’elles nouent » s’inspire de l’expérience suisse du Wir qui fonctionne depuis 1934. Co-auteure de plusieurs textes, Sabine Laruelle fait adopter des résolutions en faveur de la liberté de la presse, en faveur des droits de l’homme et contre des mesures de peine de mort dans le monde (l’avocate chinoise Zhang Zhan, Navalny en Russie, les Ouïghours en Chine). Co-auteure d’une proposition de résolution visant à baliser les grandes orientations de la Wallonie pour le Plan stratégique wallon de la Politique agricole commune 2023-2027 (2021), elle porte aussi un décret mettant en œuvre des mesures d’aides à destination des entreprises au moment de la crise énergétique de l’automne 2022.

Après les pluies diluviennes de l’été 2021 qui ont frappé 209 des 262 communes de Wallonie, entraîné la mort de 39 personnes, provoqué des dégâts pour plusieurs milliards d’€ et transformé 100.000 personnes en sinistrés, une Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes et d’évaluer la gestion des inondations de juillet 2021 en Wallonie est mise sur pied par le Parlement de Wallonie à la demande des chefs de groupe de tous les partis politiques. Dans l’histoire de l’assemblée wallonne, c’est la troisième fois qu’est créée une telle Commission. En tant que vice-présidente de cette Commission, Sabine Laruelle participe, du 2 septembre 2021 au 24 mars 2022, à ses 26 réunions et 62 auditions. Le 31 mars 2022, elle vote en faveur des 161 recommandations qui sont formulées et réunies dans le rapport final.

A la suite de l’affaire dite du greffier (automne 2022), l’ensemble du bureau du Parlement de Wallonie démissionne et les partis politiques procèdent à divers remaniements. à côté du socialiste André Frédéric qui accède à la présidence du Parlement de Wallonie, Sabine Laruelle est choisie comme Première Vice-présidente du tout nouveau bureau élargi (21 décembre 2022). Elle démissionne alors du Bureau du Sénat. Elle est ainsi chargée de renforcer le cadre de l’organisation des missions effectuées par le parlement wallon, et de renforcer les règles en ce qui concerne les missions spécifiques du Président du Parlement et du greffier, particulièrement en matière de publicité et de contrôle des dépenses.

En août 2023, avec François Bellot, Sabine Laruelle déplore le rôle passif des députés wallons de la majorité face au discours du gouvernement wallon ; ensemble, les deux anciens ministres fédéraux réclament davantage de vitalité démocratique à Namur, et souhaitent que les députés wallons quittent le statut de presse-bouton pour prendre sérieusement en considération l’ensemble des problèmes, surtout celui de la dette wallonne.

Le 9 juin 2024, au scrutin fédéral, Sabine Laruelle occupe la 7e et dernière place sur la liste MR emmenée par David Clarinval – jadis son premier suppléant –, dans la circonscription de Namur, apportant le soutien de sa popularité à sa formation politique (14.145 vp, 5e score tous partis confondus), en ayant annoncé qu’elle tourne définitivement la page de sa vie politique en achevant son mandat de députée wallonne. 

 

Mandats politiques

Députée fédérale (2003* ; 2007-2008* ; 2010-2011*)
Ministre fédérale (2003-2007 ; 2007-2010 ; 2010-2014)
Conseillère communale à Gembloux (2006-12/2014)
Députée wallonne (2019-2024) 
Sénatrice représentant la Wallonie (juillet 2019-2024)
Présidente du Sénat (2019-10/2020)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 5 janvier 2001, 17 avril 2003, 12 mai 2007, 21 décembre 2007, 7 juin 2010, 26 février 2011, 23 décembre 2010, 11 octobre 2013, 23 juillet 2014, 8 novembre 2014, 8 juin 2015, 26 août 2017, 29 août 2023 ; La DH, 3 décembre 2014
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Laffut Anne

Libramont 02/10/1973

Députée wallonne : 2019-2024 ; 2024-

Depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, obtenir au moins un élu dans la circonscription électorale d’Arlon-Marche-Bastogne ou dans celle de Neufchâteau-Virton est un exercice difficile et périlleux pour tous les partis, en raison de l’attribution de 3 sièges dans la première et surtout de deux sièges seulement dans l’autre, d’autant qu’il convient d’intégrer les effets de l’apparentement. Les libéraux du PRL puis du MR en ont fait l’expérience, obtenant toujours le soutien de plus de 20% des électeurs dans la première circonscription et autour des 30% dans la seconde ; malgré de tels résultats, le MR a raté un siège en 2009 du côté d’Arlon-Marche-Bastogne, et un aussi en 2004 et 2009 du côté de Neufchâteau-Virton. La question du rééquilibrage dépassant le seul territoire luxembourgeois, le décret spécial wallon adopté le 25 janvier 2018 répartit désormais autrement les sièges du Parlement de Wallonie entre l’ensemble des circonscriptions électorales wallonnes, réduites de 13 à 11. Ainsi, les deux circonscriptions mentionnées sont-elles réunies et disposent de six députés wallons à partir du scrutin wallon du 26 mai 2019. C’est dans ce contexte qu’est élue Anne Laffut. Elle occupait la deuxième place des effectifs sur la liste du MR emmenée par Willy Borsus et le résultat est à la hauteur des espérances libérales. Dans le sillage du ministre-Président wallon sortant (17.750 vp), Anne Laffut totalise 11.974 vp sur nom, contribuant à faire du MR la première force politique de la Belle province (25,27%). Dans les autres partis, seul le cdH René Collin (16.908 vp), autre ministre sortant, et le socialiste Philippe Courard (13.535 vp), président sortant du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, réalisent un résultat individuel supérieur à celui de la bourgmestre de Libin.

Depuis plusieurs années déjà, la jeune femme qui dispose d’un diplôme de secrétaire de direction a fait ses armes en politique, en travaillant d’abord auprès de mandataires libéraux, en se forgeant ensuite un nom auprès des électeurs de la province. Pendant une dizaine d’années, elle est attachée parlementaire, d’abord auprès de Michel Wauthier, député permanent namurois, puis député fédéral, ensuite auprès de Philippe Collard, dont elle est la secrétaire politique, quand le député candidat bourgmestre parvient à renverser Guy Lutgen à la tête de Bastogne. 

En octobre 2000, Anne Laffut se présente pour la première fois au suffrage des électeurs dans le district de Neufchâteau. D’emblée, elle décroche un mandat de conseillère provinciale et devient l’une des deux secrétaires du bureau du Conseil provincial (avec la PS Véronique Biordi), le PRL (16) et le PS (11) poursuivant leur collaboration au sein du Collège provincial, grâce à une large majorité de 27 élus sur 47 au Conseil. Jusqu’en 2006, elle représente aussi son parti au conseil d’administration de l’Association Intercommunale d’œuvres médico-sociales de la Haute-Lesse, où elle est membre du comité de direction, et jusqu’en 2014, elle est administratrice d’Idelux Finances.

A mi-parcours de la législature, cependant, précisément au soir des élections fédérales du 18 mai 2003, l’exécutif provincial enregistre quatre départs, deux députés permanents PS et une MR (Dominique Tilmans) partant siéger à la Chambre fédérale, tandis qu’Armand Schanus (MR) est concerné par la limite d’âge. Pour remplacer les deux libéraux, la fédération MR du Luxembourg reçoit sept candidatures, dont celle d’Anne Laffut. Ce n’est qu’après un second tour, serré, que Jacques Balon lui est finalement préféré. Même si elle est désignée à la vice-présidence de l’assemblée provinciale (octobre 2004), au sein du MR, les tensions nées de la succession de Schanus vont laisser des traces, surtout au moment de la composition des listes en vue des élections d’octobre 2006. à Libin, Anne Laffut refuse en effet de se présenter aux communales derrière le MR Bertrand Arnould. Appelée à trancher le différend, la fédération provinciale du MR donne sa préférence à Arnould et, en raison du refus de Laffut d’obtempérer, la prive d’une candidature à l’élection provinciale. S’affirmant « candidate bourgmestre », Anne Laffut constitue alors une liste Autrement, où se retrouvent surtout des sociaux-chrétiens, mais aussi des socialistes et des libéraux, échevins ou conseillers sortants, ainsi que des candidats indépendants actifs dans le monde associatif local. 

A Libin et ses 5.000 habitants, la campagne électorale 2006 est aussi acharnée qu’indécise. Occupant la deuxième position derrière Christian Baijot (436 vp), Anne Laffut réunit sur son nom 727 voix de préférence, ce qui est très nettement le meilleur résultat de sa liste ; avec 42,46%, Autrement obtient 7 élus. En face, la liste OSDE de Bertrand Arnould (899 vp) obtient elle aussi 7 élus, en obtenant cependant le soutien de deux électeurs de plus (42,53%). Le scénario est identique à celui de l’an 2000. Seul élu de La nouvelle Liste (LNL, 9,2%), c’est à Augustin Kreit (218 vp) que revient le rôle de juge-arbitre : obtenant un échevinat et la présidence du CPAS, il s’allie à Autrement. Anne Laffut a gagné son pari et devient la première femme bourgmestre de Libin, son résultat personnel étant déterminant, selon le tout récent Code de la démocratie locale (projet Courard devenu le décret wallon du 8 décembre 2005). En lien avec sa nouvelle fonction, elle doit présider la Maison d’accueil d’Anloy (2006-2013), ainsi que l’Euro Space center, le Comité de concertation du CPAS et la COPALOC (2006-).

Présente en 3e position sur la liste MR emmenée par Philippe Collard, dont elle est toujours la collaboratrice, Anne Laffut prend toute la mesure de sa popularité, le 10 juin 2007, quand elle réalise 10.858 vp dans la circonscription luxembourgeoise, soit le 7e résultat tous partis confondus, le MR y demeurant la première force politique (30,41%). Consciente d’avoir manqué son élection à la Chambre de peu en 2007, elle nourrit l’espoir de devenir députée lors du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010, en occupant la deuxième place derrière Philippe Collard. La désillusion est cependant très grande au sein du MR qui perd alors 11%, se retrouve 3e parti et n’obtient pas l’élection d’un deuxième député, Anne Laffut réalisant 7.824 vp, face à la tornade cdH emmenée par Benoit Lutgen et l’excellent résultat personnel du PS Philippe Courard.

Se concentrant sur ses dossiers communaux, la bourgmestre de Libin – par ailleurs vice-présidente de la fédération provinciale du MR (-2014) – mobilise néanmoins ses collègues des autres localités sur la question du prix de l’eau de distribution, sur le rétrécissement progressif de l’autonomie communale, sur les conséquences de la tempête de 2010 sur les exploitations forestières, etc. Les élections communales d’octobre 2012 sont celles de la confirmation. Emmenant la liste Horizon 2018 vers un plantureux succès (58,6% et 9 sièges), la tête de liste (1.342 vp) dispose désormais d’une solide majorité absolue que le scrutin d’octobre 2018 vient confirmer : avec 1.808 vp, la bourgmestre emmène Horizon 2024 vers un résultat qu’aucune autre liste n’atteint ailleurs en Wallonie : 77,86% (hormis à Herbeumont, où la liste Action atteint 80%, et dans les six communes où une seule liste est en présence). Avec 14 sièges sur 17, la liste de la bourgmestre de Libin a éteint quasiment toute opposition, en se prévalant d’une série de réalisations : Maison médicale, développement du pôle spatial, plate-forme bois énergie et réseau de chaleur, gestion des forêts communales, futur village des aînés, construction des logements tremplins, lancement d’un Groupement d’action locale (GAL) pour développer un bassin de vie réunissant Libin, Libramont, Saint-Hubert et Tellin selon le principe de l’économie circulaire (2015-), etc. Néanmoins, la législature 2018-2024 n’est pas un long fleuve tranquille, à Libin, avec son lot de départs et d’arrivées, à tout le moins de conseillers siégeant désormais comme indépendants en attendant octobre 2024, où une troisième liste voit le jour.

La dynamique insufflée à Libin par sa bourgmestre a poussé la fédération provinciale du MR à revoir ses positions à son égard. Aux élections provinciales d’octobre 2012, Anne Laffut est retenue pour remplacer une candidate MR qui s’est portée candidate, aux communales à Libin, sur la liste Vision d’Avenir de Bertrand Arnould… contre l’avis de la Fédération. Bien qu’en 4e position sur la liste emmenée par Yves évrard dans le district de Neufchâteau, Anne Laffut réalise 2.552 vp, soit le 2e résultat du MR, ce qui lui rouvre les portes du Conseil provincial, où elle est désignée cheffe du groupe MR. Tête de liste en octobre 2018, elle totalise 4.489 vp, le MR conservant 36,7% et deux élus dans le district chestrolais.

Déjà candidate au scrutin régional wallon du 7 juin 2009 (2e suppléante, elle avait réalisé 4.297 vp, soit le 2e score des suppléants), elle occupe la 2e place des effectifs (7.012 vp), le 25 mai 2014, derrière Yves évrard (8.162 vp). En réalisant sensiblement le même résultat individuel, ce duo contribue à ramener au MR le député wallon qui lui échappait depuis 2004, et à maintenir le parti au premier rang des forces politiques (30,2%) de cette circonscription. Le 26 mai 2019, on l’a vu, c’est le duo Borsus-Laffut qui obtient deux députés wallons et pose le MR comme première force politique de tout le Luxembourg belge (25,3%). De surcroît, le taux de pénétration de la nouvelle députée wallonne est tel (7,25%) qu’il l’autorise à conserver sa fonction de bourgmestre de Libin (dispositions du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons). Administratrice du TEC Namur-Luxembourg (2011-2019), de Vivalia (2014-2018), de l’AIVE devenu Idelux Eau (2012-2019), du Sanatorium Belgica (2012-2017), de l’Association des Provinces Wallonnes (2012-2019), elle renonce aussi à son mandat de conseillère provinciale. à l’automne 2019, lors de l’élection du président du MR, elle apporte son soutien à Philippe Goffin.

Membre de la Commission de vérification des pouvoirs, de la Commission Emploi-Action sociale-Santé, de la Commission de Coopération (2019-2024), la députée wallonne se plonge rapidement dans les dossiers et affronte une législature particulière, puisqu’elle sera marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la Déclaration de Politique régionale voulait mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques, la transition climatique et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo. D’ailleurs, quand la pandémie de la Covid-19 nécessite des mesures d’urgence et que le Parlement de Wallonie accorde des pouvoirs spéciaux à son Gouvernement, la députée est désignée par son parti pour le représenter au sein de la « Commission spéciale chargée de contrôler l’action du gouvernement wallon dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19 » (15 avril-17 juin 2020). Dans le cadre de la surveillance de l’épidémie, avec ses collègues Sabine Roberty (PS), Mourad Sahli (PS), Véronique Durenne (MR), Laurent Heyvaert (écolo) et Stéphane Hazée (écolo), Anne Laffut fait adopter un décret qui organise la communication entre la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’AViQ, le Centre régional de crise et les pouvoirs locaux, et permet la mise en place d’équipes mobiles, chargées de prendre des mesures en cas de détection de foyer de contamination (mi-octobre 2020). Par ailleurs, elle fait partie des députés wallons porteurs d’une série de textes levant les obligations sur le port du masque et sur l’usage du Covid Safe Ticket (printemps 2022), ainsi que sur l’isolement automatique après un dépistage positif (mai 2023).

Attentive aux dossiers relatifs aux zones rurales, en particulier à sa province, la députée wallonne questionne les ministres wallons sur des sujets comme la baisse des prix des résineux, les conséquences de la peste porcine africaine et les mesures prises pour lutter contre ce fléau et compenser les lourdes pertes subies par de nombreux acteurs, sans oublier la crise des scolytes qui frappe fortement les forêts ardennaises. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle est membre et vice-présidente de la Commission Budget-Fonction publique-Égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement-Bâtiments scolaires (2019-2024).

Le 9 juin 2024, elle occupe à nouveau la 2e place sur la liste MR emmenée par Willy Borsus, dans la circonscription « luxembourgeoise », sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de députée wallonne. Avec 12.847 vp (3e meilleur résultat tous partis confondus), elle contribue à la progression spectaculaire du MR (+9,46%) dans une circonscription où le PTB (9% en 2019) ne présente pas de liste. Depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, aucun parti n’a jamais réuni autant d’électeurs que le MR 2024 dans la province de Luxembourg (58.034) et jamais les libéraux n’ont atteint un tel pourcentage, même au temps des anciennes circonscriptions séparées. Le MR décroche trois mandats, Anne Laffut retrouvant le Parlement de Wallonie, avec Willy Borsus (22.574 vp) et Yves Evrard (7.659 vp).

Lors des élections du 13 octobre 2024, elle est élue bourgmestre de Libin pour la quatrième fois consécutive.

 

Mandats politiques

Conseillère provinciale (2000-2006 ; 2012-2018)
Conseillère communale à Libin (2006-)
Bourgmestre (2006-) 
Députée wallonne (2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 30 mai 2003, 3 juin 2003, 28 octobre 2006 
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://www.annelaffut.be/bio

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Kelleter Anne

Eupen 25/12/1989

Députée wallonne : 2019-2024

Journaliste à la Belgischer Rundfunk (BRF) où elle suit notamment les dossiers politiques de l’est de la Wallonie, Anne Kelleter répond favorablement à la demande d’écolo de mener la campagne électorale du 26 mai 2019 en tant que cheffe de file, dans la circonscription verviétoise, au scrutin wallon. Sans expérience politique, la candidate relève un défi singulier. écolo ne l’avait pas initialement choisie comme tête de liste, ayant jeté son dévolu sur une autre candidate germanophone, elle aussi sans expérience politique, Christine Mauel. Quand celle-ci se désiste en février 2019, il reste peu de temps pour trouver une remplaçante et mener campagne. Néanmoins, Anne Kelleter accepte le défi et se mobilise. Avec 6.421 vp, elle réalise le 4e meilleur résultat tous partis confondus dans sa circonscription et permet à écolo de conserver un représentant au Parlement de Wallonie. Depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, écolo a toujours eu un élu dans cette circonscription de Verviers, à cheval sur la Wallonie et l’Ostbelgien, parfois deux comme en 2009, en attirant entre 9 et 19% des électeurs. En 2019, avec 17,76%, écolo réalise son troisième meilleur résultat (après 2009 et 1999). Le pari des Verts était osé. Mathieu Daele avait été élu en 2014 avec 3.691vp, alors qu’il siégeait depuis 2009. Anne Kelleter était totalement absente des listes écolo en 2014 et sa notoriété ne reposait que sur son activité journalistique qu’elle avait entamée à la BRF en 2011, alors qu’elle était encore étudiante.

Ayant grandi à Raeren, où elle fréquente l’école primaire, elle se rend ensuite à Eupen, à la Pater Damian Sekundarschule pour ses humanités (2007). Un séjour de six mois à Madrid précède son entrée à l’Université de Liège où elle réalise un bachelier en Communication (2008-2011). C’est au moment où elle entame son master en Arts du spectacle, avec finalité cinéma documentaire qu’elle fait ses débuts au sein de la radio-télévision publique de l’Ostbelgien, achevant son master en 2016. Sans étiquette politique, elle est néanmoins sensible aux enjeux environnementaux dans son quotidien. à Lontzen, où elle réside, elle participe à un projet d’habitat groupé dans une ancienne ferme transformée en cinq habitations, et elle s’apprêtait à se lancer dans la permaculture (elle est la trésorière de l’asbl 7 Heaven, projet de jardinage en permaculture soutenu par la Fondation roi Baudouin) quand elle est aspirée par le projet d’écolo. Elle se met en congé politique au printemps 2019 pour faire campagne, puis, surtout, quand elle est élue au Parlement de Wallonie.

En y prêtant serment en allemand, Anne Kelleter active la « jurisprudence Damseaux » ; la nouvelle députée wallonne ne participera pas aux votes au sein de l’assemblée wallonne sur les matières relevant de la compétence de la Communauté française et ne siègera pas au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles où son premier suppléant, Matthieu Daele, la remplace ; elle a cependant le droit de participer aux travaux du Parlament de l’Ostbelgien avec voix consultative. Dans ces assemblées, elle retrouve… Christine Mauel élue sur la liste du MR (4.674 vp).

Membre de la Commission Fonction publique-Tourisme-Patrimoine, de la Commission Environnement-Nature-Bien-être animal, du Comité Mémoire & Démocratie, et de la Commission de Contrôle des dépenses électorales (2019-2024), Anne Kelleter fait aussi partie de la Commission de vérification des pouvoirs durant cette législature wallonne marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la Déclaration de politique régionale mettait l’accent sur la transition écologique, l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo. Membre de la majorité PS-MR-Écolo, Anne Kelleter est aussi membre de la Commission de Coopération, où elle retrouve Christine Mauel, et dont l’objet est de promouvoir la coopération entre, d’une part, la Wallonie et, d’autre part, l’État fédéral, les autres régions et les communautés. En décembre 2019, elle est l’une des nombreuses signataires d’une Lettre ouverte au formateur du gouvernement fédéral pour que soit créé un ministère fédéral des Droits des Femmes.

à son initiative notamment, sont adoptées au Parlement de Wallonie une résolution visant à l’harmonisation du tri sélectif, de ses pictogrammes et des formes et couleurs des poubelles et conteneurs, une autre visant à inclure l’écocide dans le droit pénal belge. Avec Jean-Philippe Florent, elle entend inciter les chasseurs à modifier leurs pratiques, défendant le principe d’une chasse régulatrice bien gérée, mais en dénonçant les chasses-business et les dérives qu’elles entraînent. Parmi ses très nombreuses questions écrites et orales, la députée wallonne écolo interpelle régulièrement le ministre en charge de l’agriculture, demande le renforcement de la responsabilité environnementale des entreprises en Wallonie et suit de très près les mesures concrètes mises en œuvre à la suite des inondations dans la vallée de la Vesdre et le déroulement du « master-plan supracommunal Vesdre ». 

Tout en se consacrant à une série de dossiers spécifiques à l’est de la Wallonie – elle se réjouit du projet de la Vesdrienne, s’inquiète d’autres liaisons cyclo-piétonnes qui tardent à se réaliser, ainsi que de la mobilité dans l’est wallon, dénonce le charroi de la carrière de Bilstain et s’oppose au projet de ferme à saumons à Baelen, ainsi qu’à la réouverture de mines (notamment à Plombières) –, la députée wallonne insiste sur la revalorisation des déchets et sur le recyclage ; elle travaille activement à la définition d’un encadrement légal de la protection du sous-sol wallon : en février 2024, est adopté le décret déposé par la ministre Céline Tellier instituant le Code de la gestion des ressources du sous-sol, le législateur wallon remplaçant ainsi des dispositions de l’ancien code minier datant de 1919, voire même de la période napoléonienne. Via un permis précis et exclusif, l’accès aux ressources est désormais limité dans le temps ; les anciennes concessions sont appelées à disparaître ; la remise en état du site d’exploitation est strictement encadrée ; la géothermie est encouragée ; sorte de plan de secteur du sous-sol, un plan stratégique devra faire l’état des lieux des ressources présentes ; quant aux anciens terrils, ils seront classés en trois catégories et feront l’objet de « contrats de bassins miniers » sur le modèle des contrats rivières.

En matière agricole, tout en maintenant les baux à ferme existants, la députée wallonne Anne Kelleter s’inquiète de la pérennité des exploitations agricoles existantes, menacées de disparition notamment en raison de l’âge moyen élevé de leur propriétaire, et propose une réforme pour favoriser l’accès au foncier agricole. Elle propose deux nouveaux types de bail à ferme : d’une part, un bail à projet (permettant à des jeunes d’expérimenter le métier d’agriculteur), d’autre part, un bail à transmission, formule qui permettrait la reprise progressive de fermes existantes par de nouveaux agriculteurs aidés/accompagnés par l’exploitant passeur de témoin.

Après les pluies diluviennes de l’été 2021 qui ont frappé 209 des 262 communes de Wallonie, entraîné la mort de 39 personnes, provoqué des dégâts pour plusieurs milliards d’€ et transformé 100.000 personnes en sinistrés, une Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes et d’évaluer la gestion des inondations de juillet 2021 en Wallonie est mise sur pied par le Parlement de Wallonie à la demande des chefs de groupe de tous les partis politiques. Dans l’histoire de l’assemblée wallonne, c’est la troisième fois qu’est créée une telle Commission. Anne Kelleter en est membre et, du 2 septembre 2021 au 24 mars 2022, elle prend une part active à ses 26 réunions et 62 auditions. Le 31 mars 2022, elle vote en faveur des 161 recommandations qui sont formulées et réunies dans le rapport final.

Arrivée en politique avec beaucoup d’ambitions pour apporter des solutions rapides et déterminantes face aux enjeux climatiques et environnementaux, la députée wallonne se réjouit du rôle déterminant d’écolo dans l’adoption du Plan Air-Climat-énergie et de l’organisation d’un Panel citoyen pour le Climat au Parlement de Wallonie, mais elle se montre désabusée à l’égard du fonctionnement d’un système démocratique qu’elle respecte, mais qui accorde beaucoup trop de pouvoirs aux gouvernements et présidents de partis, les communes et les parlements donnant l’impression d’être de simples pions dans un jeu de rôle. « […] nous avons besoin d’une communication vraie avec les citoyens, de parlements forts, d’administrations efficaces et d’une coopération constructive entre les partis ». Elle fait le constat d’une perte de temps et d’énergie « à se mettre des bâtons dans les roues ou à se mettre en avant. […] la démocratie est l’une des plus grandes réussites de notre société. Malheureusement, trop souvent, la réalité pratique de nos institutions politiques n’est plus à la hauteur de cet idéal ». Ainsi observe-t-elle qu’au Parlement de Wallonie, le dialogue existe peu entre les députés de la majorité et de l’opposition, les positions étant figées à l’avance ; par ailleurs, elle déplore les difficultés que rencontrent les députés pour déposer des textes, leurs initiatives étant cadenassées par l’action des ministres du gouvernement. Dès l’automne 2023, elle annonce son intention de ne plus se présenter aux élections, ni le 9 juin 2024, ni aux scrutins communal et provincial d’octobre.

 

Mandats politiques

Députée wallonne (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont SudInfo, 5 octobre 2023 ; Le Soir, 1er décembre 2019, 18 juillet 2023, 8 février 2024, 20 février 2024 ; GrenzEcho, 16 janvier 2023 ; La DH, 3 février 2020
https://www.vedia.be/emission/contrechamp/anne-kelleter-certaines-choses-en-politique-me-frustrent-et-meme-me-degoutent/112601 
https://ecolo.be/intervention/les-recommandations-du-panel-citoyen-pour-le-climat-en-matiere-dagriculture/ 
https://ecolo.be/interventions-parlementaires/?parlementaire=1677 
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://ecolo.be/representant/anne-kelleter/ 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Janssen Nicolas

La Hulpe 18/11/1974

Député wallon : *2019-2024 ; 2024-

Ingénieur diplômé en 1997 de l’école de commerce de l’ULB, fondée par Ernest Solvay en 1903, Nicolas Janssen entre comme attaché au Cabinet de Louis Michel, vice-Premier ministre fédéral, en charge des Affaires étrangères (1999-2002). En octobre 2000, il accepte de figurer sur la liste du PRL dans le district de Wavre-Jodoigne-Perwez, aux élections provinciales. Occupant la 28e position, il ne s’attend pas nécessairement à être élu, mais les électeurs (2.807 sur son nom) en décident autrement et, dans la coalition MR-PS qui dirige le Brabant wallon depuis son existence en 1995, il se voit charger de la fonction de rapporteur du budget auprès du Conseil provincial. Cependant, le jeune Nicolas Janssen entend poursuivre de nouvelles études à l’étranger ; par conséquent, en septembre 2002, il renonce à son mandat provincial (remplacé par Pascal Wellens) et s’envole pour les états-Unis où il décroche un master en Administration publique à la Harvard Kennedy School of Government (2002-2004). Employé deux mois en Guinée-Conakry pour l’ONG américaine Africare, spécialisée dans la sécurité alimentaire, il retrouve La Hulpe quand il entre comme attaché au ministère belge des Affaires étrangères et de la Coopération au développement (2005-2008). Il quitte à nouveau la Belgique de 2008 à 2010, quand il est envoyé comme conseiller économique auprès de la Représentation spéciale de l’Union européenne (International Civilian Office) à Pristina ; dans cette ville du Kosovo, il s’occupe notamment de relancer la culture du safran. Ensuite, il revient au service des intérêts économiques du SPF Affaires étrangères (2010-2014), où il traite des questions de protectionnisme économique.

Fils de l’homme d’affaires Daniel Janssen (il a assuré la direction d’UCB, de Solvay, de Sofina, de la Générale de Banque et fut président de la FEB) et de Thérèse Bracht, Nicolas Janssen épouse, en 2011, la comtesse Hélène d’Udekem d’Acoz, la sœur de la reine Mathilde. Par conséquent, c’est le beau-frère du futur roi Philippe qui se représente aux élections provinciales d’octobre 2012, comme candidat MR dans le Brabant wallon, cette fois avec l’intention de siéger. Occupant la septième position, il réalise le 5e meilleur résultat des libéraux (4.142 vp) et le MR emmené par Mathieu Michel (11.848 vp) conforte son leadership dans ce district (43,6%, +1%), avec 10 sièges. La réforme de ce niveau de pouvoir a cependant réduit drastiquement le nombre de mandataires (19 conseillers brabançons wallons en moins), mais le MR caracole toujours en tête au niveau du BW avec 17 sièges contre 6 à écolo, 5 au cdH, 4 au PS et 2 à DéFI. Après avoir choisi écolo comme partenaire en 2006, le MR tend à nouveau la main aux socialistes, en 2012, tandis que Mathieu Michel devient le président du nouveau Collège provincial et Nicolas Janssen le chef de groupe du MR au Conseil provincial, tout en présidant la Commission Enseignement. Administrateur de l’Intercommunale Bataille de Waterloo (2013, 2014-), de l’Intercommunale du Brabant wallon (2013-) et membre de son collège exécutif (2013-2014), il est aussi administrateur de l’asbl Julie et Françoise Drion, de Samic, de la Fondation Pulse (-2015), de Promotion Théâtre et du Harvard Club Belgique. Dans les entreprises familiales, Nicolas Janssen est notamment administrateur de l’Union financière Boël et de la Financière de Tubize.

Lors du triple scrutin du 25 mai 2014, Nicolas Janssen nourrit clairement des ambitions en vue de siéger au Parlement de Wallonie. Dans un premier temps, il est choisi pour occuper la cinquième place des effectifs, une place de combat, mais il recule d’un rang quand le MR recrute le journaliste politique Olivier Maroy. Avec 11.123 vp, Nicolas Janssen signe le 3e résultat des bleus, derrière Valérie De Bue et Florence Reuter, ce qui constitue aussi le 3e meilleur résultat tous partis confondus. Cependant, l’effet dévolutif de la case de tête joue en faveur de Jean-Paul Wahl (8.220 vp) et d’Olivier Maroy (11.018 vp), et Nicolas Janssen ne peut siéger à Namur, alors que le MR réalise un score historique dans le BW, avec 41,46%, soit le meilleur résultat depuis la première élection directe du Conseil régional wallon, le 21 mai 1995.

Tout en continuant de siéger au Conseil provincial et en enseignant à la Solvay Brussels School of Economics and Management (développement durable et entrepreneuriat social, à partir de 2013), il enregistre avec satisfaction la formation du gouvernement fédéral de Charles Michel et la désignation de Willy Borsus, comme ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l’Agriculture et de l’Intégration sociale : au sein de ce Cabinet, Nicolas Janssen devient le responsable de la cellule PME (octobre 2014-juillet 2017). Administrateur de l’Orchestre de Chambre de Wallonie (2015-), de l’Intercommunale sociale du BW (2015-), de l’Intercommunale des eaux du centre du Brabant wallon (IECBW, 2015-), de Baticrea (2015-), de l’asbl Centre d’Entreprise et d’Innovation CEI Louvain (2016-), il préside Bruxelles Emergences scrl, l’asbl Job Yourself in Brussels, ainsi que Perma-Projects dont l’objectif est de soutenir de jeunes entrepreneurs dans le lancement de leur activité agro-écologique par la mise à disposition de terrains, d’équipements, voire d’un encadrement. En 2017, il prend aussi la présidence de Cap Innove, incubateur situé à Nivelles, qui accompagne les entrepreneurs dans la réalisation de leurs projets entrepreneuriaux.

En octobre 2018, rompant avec une longue tradition familiale qui veut que l’on ne se présente pas aux élections communales, Nicolas Janssen occupe l’antépénultième place sur une Liste [panachée] du Bourgmestre, emmenée par Christophe Dister (1.304 vp) ; en réunissant 694 voix sur son nom, Nicolas Janssen signe le 2e score, tous partis confondus. Avec 13 sièges sur 19 et 59,4%, la liste du maïeur est en léger recul (-6% et 1 siège), mais dispose d’une majorité absolue incontestable. Dans le nouveau Collège communal de La Hulpe, Nicolas Janssen devient 3e échevin, en charge de très nombreuses compétences : Travaux publics, Propreté publique, Gestion des ressources humaines, Environnement, Mobilité, Tutelle sur le CPAS, Bien-Être animal et Transition sociétale. Il privilégie cette fonction à celle de chef de groupe au Conseil provincial ou de député provincial, fonction qu’il aurait pu revendiquer en raison des 4.326 vp qu’il avait obtenues dans le district de Wavre (octobre 2018). Avec 16 élus MR et 6 élus PS, la majorité du Conseil provincial du BW ne change pas, malgré la poussée d’Écolo (9), tandis que le cdH et Défi obtiennent chacun 3 mandats.

Les résultats de toutes les élections auxquelles il a participé en témoignent, Nicolas Janssen est une machine à voix dans le Brabant wallon. Mais il n’est pas le seul au sein du MR brabançon wallon. Dès lors, en raison de la pléthore de candidats pour peu de sièges, c’est la première suppléance qui lui est confiée, le 26 mai 2019, lors du scrutin wallon. Emmenée par Valérie De Bue, la liste MR est en recul par rapport à 2014 (34%, - 7,4%), mais les quatre sièges au Parlement de Wallonie ne lui échappent pas. Et quand Valérie De Bue est appelée comme ministre dans le gouvernement PS-MR-écolo présidé par Elio Di Rupo (septembre), elle laisse son siège au Parlement de Wallonie à son premier suppléant et 5e faiseur de voix (5.848 vp), Nicolas Janssen. Renonçant à son mandat provincial (par choix) et à sa fonction d’échevin (par obligation du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons), le député wallon devient membre, à Namur, de la Commission Environnement-Nature-Bien-être animal, dont il est l’un des vice-présidents, de la Commission de la Coopération, du Comité Mémoire & Démocratie (2019-2024). En janvier 2022, il remplace Hervé Cornillie au sein de la Commission chargée des questions européennes. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est membre de la Commission Éducation et, avec la majorité, adopte notamment l’importante réforme des rythmes scolaires. à de nombreuses reprises, il questionne la ministre Caroline Désir sur la méthodologie et le contenu du guide pour « l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle » (EVRAS). Il contribue aussi à la mise en place d’une Commission conjointe sur la santé mentale des jeunes, qui présente une centaine de recommandations.

La législature wallonne est marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la DPR voulait mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques, la transition écologique et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo. Soutenant le travail de la majorité arc-en-ciel, le député Janssen porte diverses initiatives en collaboration avec d’autres collègues, comme la résolution visant à reconnaître l’écocide au niveau international, et une autre en faveur de Taïwan et de sa souveraineté sur la scène internationale. Particulièrement attentif à l’ensemble des enjeux environnementaux, il est notamment le co-auteur d’un décret visant à réduire les éclairages électriques nocturnes non résidentiels. Multipliant les questions orales et écrites, le député wallon se montre un grand défenseur de nombreux dossiers touchant le Brabant wallon, qu’il s’agisse de mobilité, de travaux d’aménagement ou de réparation de chaussées, de l’avenir du centre d’accueil Les Jacinthes, d’un projet éolien à Ittre, de la problématique persistante des décrochages d’onduleurs, de l’abattage d’un millier d’arbres sur le site de la carrière de Quenast, d’attribuer un statut spécial aux forêts du BW, ou de lutter contre l’invasion de perruches, ainsi que des pucerons. D’octobre 2023 à février 2024, le député wallon consacre plusieurs journées dominicales à suivre les travaux de la première Commission délibérative citoyenne (30 citoyens tirés au sort et 10 députés) qui se conclut par une quarantaine de recommandations destinées à approfondir la participation citoyenne. 

Trésorier de la section locale MR de La Hulpe, celui qui avait soutenu la candidature de Georges-Louis Bouchez à la présidence du MR (automne 2019) contribue à la mise en place du Forum de l’Écologie Libérale : il s’agit de développer au sein du MR « un modèle de l’écologie libérale robuste et cohérent, permettant d’atteindre les engagements climatiques et de biodiversité ». 

Occupant la 4e place comme candidat effectif sur la liste emmenée par Valérie De Bue, dans la circonscription de Nivelles, il brigue le renouvellement de son mandat de député wallon, le 9 juin 2024. Avec 8.807 vp, il réalise le meilleur score de sa liste, derrière Valérie De Bue et le 4e tous partis confondus. En progression de 3,86%, le MR conforte sa position de première force politique du Brabant wallon (37,9%) et confirme ses quatre représentants au Parlement de Wallonie.

 

Mandats politiques

Conseiller provincial du Brabant wallon (2000-09/2002)
Conseiller provincial du Brabant wallon (2012-2019)
Conseiller communal à La Hulpe (2018-)
Échevin (2018-09/2019)
Député wallon (16/09/2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La Libre, 17 septembre 2019 ; Le Soir, 26 septembre 2012, 11 juin 2018, 26 octobre 2018
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://nicolasjanssen.be/qui-suis-je/ 
https://www.facebook.com/nicolasjanssen007
https://www.rtbf.be/article/parlement-wallon-des-citoyens-travaillent-avec-des-parlementaires-en-commission-deliberative-11312691?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR0VF3dzGd_vSejppQVDIAobgv8CbpSmQ2n5wkbHLpY6HQV04ZrYYwOwqZ4_aem_ZmFrZWR1bW15MTZieXRlcw 
https://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2023_2024/RAPPORT/1605_1.pdf 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Heyvaert Laurent

Bruxelles 02/02/1984

Député wallon : 2019-2024

Depuis les élections du 24 novembre 1991 et jusqu’en 2014, Marcel Cheron assure, sans interruption, un mandat aux écologistes dans la circonscription de Nivelles. Parfois, comme en 1999 et en 2009, un second mandat pour le Parlement de Wallonie est décroché par les écolos du BW. L’électorat est très fluctuant, se faisant rare en 2004 (11%) et en 2014 (11,7%), ou très nombreux comme en 1999 (21,6%) et surtout en 2009 (23,6%). Après le ressac de 2014 où elle avait néanmoins réussi à se faire élire, la députée wallonne Hélène Ryckmans contribue à remobiliser les troupes d’écolo BW, tant pour les communales de 2018 que pour le triple scrutin du 26 mai 2019. Pour cette échéance, il faut trouver un successeur à Marcel Cheron au fédéral et constituer une équipe forte et rajeunie aussi pour le Parlement de Wallonie. Derrière Hélène Ryckmans c’est Laurent Heyvaert qui est choisi pour l’assemblée générale d’écolo BW pour occuper la deuxième place et ramener un deuxième siège à Namur, dans le giron des Verts. Avec 9.636 vp à titre personnel et près de 20% des suffrages (19,76% exactement), la tête de liste remet écolo à la deuxième place des formations politiques du Brabant wallon, comme en 1999 et en 2009 et lui permet de décrocher 2 élus, Laurent Heyvaert (2.356 vp) bénéficiant de l’effet dévolutif de la case de tête pour assurer son mandat de député wallon, ayant réalisé le 6e résultat personnel des écologistes et le 28e tous partis confondus. 

Ayant grandi à Laeken, Schaerbeek et Molenbeek-saint-Jean, où il accomplit ses études, Laurent Heyvaert devient assistant social. De 2006 à 2012, il vient en aide aux toxicomanes dans un centre de crise spécialisé. En 2013, il rejoint le Service Social Juif, à St-Gilles, où il vient d’abord en aide aux dernières victimes de la Shoa, puis à d’autres victimes de guerre, dont des Tutsis. à la suite des attentats de Bruxelles de mars 2016, il se met au service de blessés et de leur famille afin de régler les démarches administratives. En 2015, avec sa famille, il s’est installé à Tubize, où il développe aussi une forte action sociale qui le met en contact avec les mandataires politiques locaux et est employé par la ville. Sa sensibilité politique le conduit vers écolo et il se présente aux élections d’octobre 2018. Occupant la quatrième place sur la liste des Verts qui obtiennent 4 sièges, il ne réalise que 68 vp et le 20e résultat de la liste écolo. De 2018 à 2019, il est l’adjoint de l’échevin Sabine Desmedt (écolo).

En juin 2019, administrateur de la Maison des Jeunes Antistatic, il se met en congé politique de ses activités professionnelles à la ville de Tubize pour se plonger rapidement dans les dossiers parlementaires qui l’attendent. à 34 ans, sans aucune expérience politique, il découvre rapidement le travail parlementaire ; à Namur, au Parlement de Wallonie, il est membre de la Commission Emploi-Action sociale-Santé (2019-2024) et du Comité Mémoire & Démocratie dont il préside les travaux de septembre 2021 à septembre 2022 ; à Bruxelles, au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est membre de la Commission Budget-Fonction publique-Égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement et les Bâtiments scolaires (2019-2024). 

Comme ses collègues, le nouveau député wallon de la majorité PS-MR-écolo va affronter une législature wallonne particulière, marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la Déclaration de politique régionale mettait l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo, les Verts insistant sur une nécessaire triple transition : sociale, écologique et économique.

Quand la pandémie de la Covid-19 nécessite des mesures d’urgence et que le Parlement de Wallonie accorde des pouvoirs spéciaux à son Gouvernement, le député Heyvaert est désigné par son parti pour le représenter au sein de la « Commission spéciale chargée de contrôler l’action du gouvernement wallon dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19 » (15 avril-17 juin 2020). Ensuite, il est l’un des six cosignataires de la résolution qui conduit à la création de la « Commission spéciale chargée d’évaluer la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par la Wallonie », dans ses différents aspects : sanitaires, économiques, financiers et sociaux. Son parti le désigne d’ailleurs comme membre de cette Commission spéciale qui se réunit de juillet à novembre 2020. S’opposant à la proposition du PTB de créer une commission d’enquête sur les maisons de repos en Wallonie (juin 2020), il s’inquiète, auprès de la ministre wallonne de la Santé, de l’augmentation de la mortalité durant l’été caniculaire de 2020, où plusieurs vagues de chaleur ont sévi, dont la plus forte entre le 5 et le 16 août. Dans le cadre de la surveillance de l’épidémie, avec ses collègues Sabine Roberty (PS), Mourad Sahli (PS), Véronique Durenne (MR), Anne Laffut (MR) et Stéphane Hazée (écolo), il fait aussi adopter un décret qui organise la communication entre la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’AViQ, le Centre régional de crise et les pouvoirs locaux, et permet la mise en place d’équipes mobiles, chargées de prendre des mesures en cas de détection de foyer de contamination (mi-octobre 2020). Au moment de l’obligation du port du masque, il demande que les motivations et les démarches soient davantage sanitaires que sécuritaires et il sera parmi les députés wallons porteurs d’une série de textes levant les obligations sur le port du masque et sur l’usage du Covid Safe Ticket (printemps 2022), ainsi que sur l’isolement automatique après un dépistage positif (mai 2023). Il s’intéresse aussi au statut des hôpitaux et à leur inscription obligatoire dans un réseau. Par ailleurs, en juin 2022, Laurent Heyvaert dépose avec Diana Nikolic (MR), Mathilde Vandorpe (cdH) et Joëlle Kapompole (PS) un important rapport sur la prise en charge des aînés : après le premier panel citoyen jamais organisé par le Parlement de Wallonie, sous la houlette de l’Institut Destrée, en avril-mai 2017, qui portait sur les enjeux de long terme du vieillissement, le rapport Bien vieillir en Wallonie (2022) formule plusieurs dizaines de recommandations pour aider à vieillir chez soi, ou « comme chez soi », quand une prise en charge est devenue indispensable. S’inspirant de modèles québécois, danois ou suédois, et aidé par le professeur Adam de l’ULiège, les députés wallons auteurs du rapport plaident pour la généralisation d’expériences d’habitat intergénérationnel, d’accueil d’aîné dans la maison familiale, ou d’espaces à mixité de fonctions (crèches ou commerces jouxtant une maison de repos).

Contribuant, par ailleurs, à créer des incitants à la pratique régulière du vélo, cosignataire du décret « trottinette » qui encadre juridiquement la micro-mobilité des flottes en libre-service en Wallonie (été 2021), il soutient le décret du ministre Philippe Henry pérennisant une politique cyclable wallonne, notamment par la définition d’un réseau cyclable structurant, par la création d’un réseau express de « cyclostrades », par le maintien d’un soutien financier aux communes (droit de tirage du Plan d’Investissement Mobilité Active Communal et Intermodalité, PIMACI) et par une concertation des acteurs, avec évaluation et mise à jour d’un plan vélos quinquennal (novembre 2022). Tout en faisant adopter une résolution visant à renforcer la sécurité routière des motards, le député du BW s’attèle aussi à renforcer la lutte contre la pauvreté dans sa circonscription et se réjouit qu’un relais social y soit financé par la Région wallonne (2020).

Le 9 juin 2024, c’est la ministre wallonne sortante Céline Tellier qui est la tête de file des écolos dans la circonscription de Nivelles. Laurent Heyvaert occupe, quant à lui, la deuxième place, soumettant son bilan aux électeurs et sollicitant sa reconduction au Parlement de Wallonie. En recul de plus de 10% en BW, écolo paie très cher sa participation gouvernementale. Avec 9,5% des suffrages, les Verts réalisent leur moins bon résultat depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, sauvant un siège in extremis. Il revient à Céline Tellier (6.372 vp) qui devance Laurent Heyvaert (1.163 vp) ; dans le Brabant wallon, comme dans d’autres circonscriptions électorales wallonnes, tous les résultats des candidats Verts sont largement inférieurs à ceux des candidates de leur parti, Heyvaert réalisant le 11e score de sa liste. 

En octobre 2024, il est candidat sur la liste Ensemble qui rassemble, à Tubize, des militants du PS et d’écolo.

 

Mandats politiques

Député wallon (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 3 septembre 2020, 22 octobre 2020, 16 juin 2022 ; La DH, 20 janvier 2024 ; https://www.rtbf.be/article/de-l-aide-aux-victimes-d-attentats-au-parlement-wallon-le-parcours-atypique-de-laurent-heyvaert-10241037 
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://be.linkedin.com/in/laurent-heyvaert-a2519584 
https://ecolo.be/representant/laurent-heyvaert/ 
https://www.parlement-wallonie.be/panel-citoyen-vieillissement 
https://www.ensemble-tubize.be/

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Hermant Antoine

Uccle 06/04/1979

Député wallon : 2019-2024

Dans la circonscription de Soignies, depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, une liste PTB-UA côtoie une liste du Parti communiste lors des scrutins régionaux, sans attirer plus de 2% de l’électorat ; en 2004, la liste PC disparaît et celle du PTB+ emmenée par Jan-Harm Kejzer retient 1,27% des voix, avant de retrouver les 2% en 2009. Progressivement, le discours de Raoul Hedebouw fait bouger la région du Centre et, le 25 mai 2014, sous la conduite d’Antoine Hermant (1.261 vp), le PTB-Go ! (7,26%) vient taquiner la liste écolo de Bénédicte Linard (8,51%), demeurant cependant sans aucun élu dans cette circonscription qui n’envoie alors que quatre représentants au Parlement de Wallonie. Durant la législature 2014-2019, afin de rééquilibrer la répartition des sièges entre les circonscriptions électorales wallonnes, le décret spécial wallon du 25 janvier 2018 redéfinit notamment une nouvelle et plus grande circonscription électorale de Soignies-La Louvière, qui élit désormais cinq députés wallons. Toujours tête de liste, Antoine Hermant y réalise, le 26 mai 2019, le 3e score personnel tous partis confondus (4.067 vp) et, avec 18,55%, fait du PTB la deuxième force politique de la circonscription. Le nouveau député wallon rejoint à Namur neuf autres élus PTB, formant, sous la présidence de Germain Mugemangango, l’un des deux groupes de l’opposition, l’autre étant le cdH.

Au-delà des deux scrutins wallons, Antoine Hermant a eu l’occasion de mener d’autres campagnes pour défendre le programme du PTB. En octobre 2012, à La Louvière, la tête de liste lui a été confiée, tant aux communales qu’aux provinciales. Dans le district de Soignies, le PTB+ (1,38%) d’Antoine Hermant (146 vp) fait cependant moins bien que la liste emmenée par Jan Kejzer en 2006 (4,59%), mais mieux que celle d’octobre 2000 (1,18%). à la Louvière, Jan Kejzer (969 vp) a réussi à enlever un siège au Conseil communal en octobre 2006 (4,24%), progressant par rapport à 2000 (1,07%). En 2012, c’est encore Jan Kejzer qui réalise le meilleur score personnel (418 vp), mais c’est la tête de liste, Antoine Hermant (290 vp) qui obtient le droit de siéger au Conseil communal, le PTB+ ayant très légèrement progressé (4,86%). Candidat uniquement aux communales d’octobre 2018, Antoine Hermant fait fructifier tous les efforts déployés pendant ses six années d’opposition au Collège PS-MR de La Louvière (politique du logement, opposition aux taxes poubelles, critique de la gestion financière par le Collège, opposition à la scan car, etc.). Avec 1.374 vp de préférence, la tête de liste du PTB emmène en effet son parti vers un succès historique : avec 15,54%, le PTB obtient 7 conseillers communaux et devient la deuxième formation politique de la cité des Loups, loin derrière le PS (43% et 24 sièges), mais devant le MR (13%, 6 sièges), le cdH (9%, 4 sièges) et écolo (7%, 2 s.), l’extrême-droite perdant son dernier représentant. Approché par le PS pour signer le nouveau pacte de majorité, le PTB renonce à faire de La Louvière la première ville de Wallonie dotée d’échevins PTB et, pour Antoine Hermant, c’est à nouveau depuis l’opposition qu’il fait entendre très régulièrement sa voix durant toute la législature, soulignant la qualité de certains projets (dans le cadre de la feuille de route L.LO.2050), mais s’inquiétant de la trajectoire budgétaire suivie.

Après des humanités latin/sciences à l’Athénée Jules Bordet de Soignies (1990-1997), Antoine Hermant est un ingénieur industriel en mécanique (aéronautique), diplômé de l’Institut supérieur industriel de Bruxelles (ISIB, 1997-2003). Au sortir de ses études, il est engagé à la SNCB, où il travaille pendant plus de sept ans comme accompagnateur de trains dans la région de Charleroi (2004-2012). En mars 2012, il change de voie, quand il est engagé comme adjoint administratif au sein de l’asbl Médecine pour le Peuple, à La Louvière (2012-2015). Tout en restant administrateur (2013-) de la MPLP louviéroise qui fait partie d’un réseau de médecins qui offrent des soins gratuits via des maisons médicales (à Seraing, Herstal, Marcinelle et La Louvière pour la Wallonie), il entame une nouvelle carrière à la rentrée scolaire de septembre 2017, quand il commence à enseigner à l’Institut Sainte-Marie à Châtelineau. Le président de la régionale du Centre du PTB met un point d’honneur à achever son année scolaire quand il est élu au Parlement de Wallonie.

Fort d’un groupe de dix parlementaires à l’assemblée wallonne, le PTB dispose du droit de siéger dans les différentes commissions, et même de présider l’une d’elles. C’est par conséquent une première au Parlement de Wallonie quand Antoine Hermant se voit confier la présidence de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-2024). Par ailleurs, c’est aussi lui que le PTB retient comme sénateur des entités fédérées pour représenter la Wallonie (2019-2024), et comme président du groupe politique PVDA-PTB à l’ancienne Haute Assemblée. Sénateur, député wallon, il siège aussi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où il est membre de la Commission de Coopération (2019-2024). Au Parlement de Wallonie, il est aussi de la Commission de Coopération, ainsi que membre de la Commission de Vérifications des pouvoirs, de celle du Contrôle des dépenses électorales et de la Commission Budget-Infrastructures sportives (2019-2024).

Durant cette législature wallonne marquée par la pandémie de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, il dépose avec le PTB une série de propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux ménages wallons ou aux secteurs d’activité touchés par la pandémie de la Covid-19, puis la crise énergétique. S’opposant à la privatisation de VOO, Elicio, Win et Brutélé, le député wallon réclame une commission spéciale d’enquête chargée de faire la lumière sur le dossier lié au groupe Hamon. Réclamant la garantie de l’approvisionnement en gaz et électricité des sinistrés par les inondations de 2021, il demande que le gouvernement wallon prenne en charge leurs factures d’électricité. Préoccupé par la maltraitance des aînés, sollicitant l’octroi d’une allocation extraordinaire de rentrée de 100€ pour certains enfants afin de faire face à l’inflation, critique à l’égard de la Boucle du Hainaut, le député Hermant réclame, par ailleurs, l’interdiction des coupures d’énergie auprès des particuliers, des prix de l’énergie moins élevé sur le marché wallon, une réforme du marché régional wallon du gaz et de l’électricité, l’encadrement des loyers sur le marché locatif privé et une limitation à 2% de l’indexation des loyers, ainsi que de la part du gouvernement fédéral la baisse de la TVA sur l’énergie à 6%, voire un chèque énergie de 400€/ménage de la part du gouvernement wallon. Même si la plupart des textes que dépose le PTB sont rejetés par la majorité PS-MR-écolo, il demande aussi la suppression des aides aux entreprises en compensation des coûts des émissions indirectes de dioxyde de carbone « Carbon Leakage Indirect », ainsi qu’un meilleur encadrement et contrôle des missions des députés wallons à l’étranger. Opposé aux limiteurs d’eau pour récupérer les impayés, il réclame une augmentation de la taxe sur le déversement des eaux industrielles polluées et s’oppose notamment au décret réformant la fiscalité automobile wallonne.

En tant que président de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-2024), Antoine Hermant fait notamment partie du groupe de travail chargé du « Dialogue interparlementaire sur le Climat », en particulier de préparer la note belge destinée à la COP26 à Glasgow (2020). En 2022, il préside ce « Dialogue » au nom du Parlement de Wallonie. La même année, se réjouissant du travail effectué par un panel de 50 citoyens, à savoir dessiner une vision de la Wallonie de demain engagée sur la voie de la neutralité carbone, il souhaite que le ministre Philippe Henry, à l’origine de cette initiative, tienne compte des nombreuses (170) propositions formulées dans la rédaction du plan « Air Climat énergie » du gouvernement et invite les panélistes à présenter leurs conclusions au sein de « sa » Commission (2022).

Le 9 juin 2024, c’est comme 2e suppléant sur la liste du PTB qu’Antoine Hermant se présente dans la circonscription du Centre. La tête de liste est confiée à Amandine Pavet. En léger recul (-2,2%), le PTB (16,34%) conserve un représentant à Namur (Amandine Pavet, 4.073 vp), Antoine Hermant réalisant le 2e résultat des suppléants (945 vp).

 

Mandats politiques

Conseiller communal à La Louvière (2012-)
Député wallon (2019-)
Sénateur des entités fédérées représentant la Wallonie (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 8 novembre 2018, 14 mars 2022 ; La DH, 30 septembre 2019, 6 juin 2023, 21 décembre 2023
https://www.senate.be/www/?MIval=showSenator&ID=4853&LANG=fr 
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://be.linkedin.com/in/antoine-hermant-a21518192 
https://www.facebook.com/antoine.hermant.94/?locale=fr_FR 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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