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Roberty Sabine

Ougrée 13/01/1970

Députée wallonne : 2019-2024 ; 2024-

Depuis les élections communales partielles de 1899, le parti socialiste est la première force politique de Seraing. Au soir du scrutin communal de 1911, alors sous le régime du suffrage universel masculin tempéré par le vote plural, les électeurs sérésiens choisissent d’envoyer 25 candidats du POB au Conseil communal, ne laissant que deux mandats aux autres partis, en fait le seul parti libéral. En attendant que le ministre de l’Intérieur nomme le titulaire, la majorité communale désignent le socialiste Jean-Joseph Pirotte comme bourgmestre faisant fonction (janvier-décembre 1912). à l’époque, cependant, l’ensemble des gouvernements à majorité absolue catholique refuse de valider la nomination de tout bourgmestre ayant des accointances avec le POB. Après un an d’attente, le ministre finit par désigner à la tête du Collège de Seraing le libéral Julien Putzeys, dont chacun connaît alors les positions radicalement antisocialistes qu’il défend. Il reste pourtant en fonction de janvier 1913 à mai 1921, avec des échevins et des conseillers quasi exclusivement socialistes. Il faut attendre juillet 1921 pour que soit nommé le premier bourgmestre socialiste de Seraing, en l’occurrence Jules Joseph Merlot ; il va exercer cette fonction jusqu’en décembre 1946 ; dans la Cité du Fer, le POB dispose d’une majorité absolue à chaque scrutin, cette domination n’étant contestée que par le parti communiste de Julien Lahaut, ou empêchée par l’occupant allemand durant la Seconde Guerre mondiale. à Jules Joseph Merlot succède, le 1er janvier 1947, son fils Joseph-Jean Merlot qui exerce comme bourgmestre de Seraing jusqu’à son décès accidentel en janvier 1969. Dès février 1969, Fernand Dauwen lui succède, le temps d’arriver aux élections communales d’octobre 1970 où ledit Dauwen ne se représente pas. 

A la suite d’un poll interne au PSB de l’époque, c’est le premier échevin sortant, René Remy, qui est chargé d’emmener la liste socialiste, devant un jeune militant installé depuis peu dans la commune, mais qui est déjà le secrétaire national du PSB. Pour sa première participation au scrutin communal sérésien, Guy Mathot est plébiscité (plus de 3.000 vp.) et devient l’un des plus jeunes bourgmestres de Wallonie (janvier 1971). En octobre 1976, il devient le premier bourgmestre du « Grand Seraing » et le reste jusqu’en mai 2004 de manière quasi ininterrompue, laissant l’exercice de la fonction à ses proches – Jacques Vandebosch ou Gaston Onkelinx en alternance –, quand il remplit des fonctions ministérielles ou quand il est empêché. Durant toute cette période, le parti socialiste s’appuie sur une solide majorité absolue : ainsi, en octobre 1982, le PS réalise 57% des voix et compte 28 conseillers sur 39. En octobre 1988, Guy Mathot fait un tabac (4.842 vp.), le PS récoltant 63% des suffrages, et gagnant deux sièges. Six ans plus tard, le PS est en recul (53,8%, - 2 sièges), mais en octobre 2000, le PS remonte à 58,9% des suffrages et Guy Mathot réalise son meilleur score personnel (7.590 vp). à son décès, Guy Mathot est remplacé par Jacques Vandebosch le temps que s’organise le scrutin communal d’octobre 2006, dont le résultat final semble indiquer la naissance d’une nouvelle « ère Mathot », Alain Mathot ayant repris le flambeau avec un score personnel de 8.137 vp. Le PS culmine alors à 56,9% et dispose de 26 sièges sur 39 au Conseil communal. C’est dans ce contexte que Sabine Roberty, encore rhétoricienne, s’affilie à la section locale d’Ougrée du Parti socialiste (1988) et décide de militer, tant sur le plan politique que sur le plan syndical. 

Graduée en Arts et Sciences de la Communication, elle intègre un cabinet ministériel pendant quelques mois, avant d’être employée comme secrétaire au service « Administration des patients » du Centre hospitalier universitaire de Liège (1992-2012). Après avoir siégé deux ans comme conseillère CPAS à Seraing (1998-2000), elle est élue au Conseil communal de Seraing, en octobre 2000, lors de l’une des plus importantes victoires du PS dans cette ville. Avec 940 vp, elle est reconduite dans ce mandat en 2006, quand Alain Mathot devient le nouveau bourgmestre. De 2001 à 2007, elle représente le PS en tant qu’administratrice au sein de l’Association Intercommunale pour le Démergement et l’épuration des communes de la province de Liège (AIDE), de l’Association intercommunale de soins et d’hospitalisation Centre hospitalier du Bois de l’Abbaye et de Hesbaye et de son Comité de direction (CHBAH), de l’intercommunale spécialisée « Centre hospitalier psychiatrique » (CHP), et elle préside l’Aide à Domicile - Ougrée - Seraing – Flémalle. à partir de 2007, elle devient administratrice-déléguée de l’Aide à domicile ; pendant cinq ans, elle devient surtout permanente syndicale à la CGSP (2007-2012). 

Lors du scrutin communal d’octobre 2012, Sabine Roberty occupe la 2e place sur la liste emmenée par Alain Mathot ; avec 1.116 vp, elle bénéficie de l’effet dévolutif de la case de tête et obtient le 2e des 24 mandats attribués au Parti socialiste, mais la concurrence est grande dans sa famille politique avec d’autres candidats qui enregistrent un résultat personnel supérieur au sien. Derrière Alain Mathot (6.177 vp) arrivent en effet les chevronnés Francis Bekaert (2.019), Alain Decerf (1.846), Alain Onkelinx (1.476) et André Gilles (1.395), ainsi que la néophyte Déborah Géradon (1.256). Septième meilleur résultat socialiste, Sabine Roberty réalise le 9e score tous partis confondus et le 2e des 20 femmes candidates tous partis confondus. En recul de 6,6% (50,4%), le PS conserve sa majorité absolue (24 s.), mais Seraing est alors l’une des premières villes de Wallonie où le PTB obtient cinq sièges, soit autant que le MR et un de plus qu’écolo, le cdH ne conservant qu’un élu. Dans le nouveau Collège communal, Sabine Roberty devient échevine en charge de l’État civil, de la Population, des Mairies de quartier et les Infrastructures cimetières. Anticipant une mesure qui entre en vigueur le 1er janvier 2019 – à savoir l’interdiction des produitsphytosanitaires dans les cimetières notamment – l’échevine lance très tôt des initiatives afin de trouver des solutions alternatives et que continuent d’être entretenus correctement ces espaces publics dédiés aux défunts ; végétalisation, transformation en jardins fleuris et en espaces verts respectueux de la biodiversité, création d’espaces paysagers, sont quelques-uns des mots d’ordre de la responsable de sept importants cimetières communaux sérésiens qui feront école en Wallonie.

Administratrice du Centre d’accueil Alzheimer (2012-) et de la Centrale des Services à domicile Liège-Huy-Waremme (CSD, 2012-2013), elle devient la présidente de cette Centrale de 2013 à 2020, avant de reprendre un rôle d’administratrice, ensuite. Administratrice de la Coopérative d’études, de gestion et de participation (COGEP, 2023-2020) et du Centre régional pour l’intégration des personnes d’origine étrangère de Liège (CRIPEL, 2012-2020), elle devient aussi administratrice (2012) puis la présidente (2013-) de l’APPER Wallonie, association de parents se préoccupant de la protection des enfants sur les routes.

A l’approche des élections d’octobre 2018, Alain Mathot annonce qu’il n’est pas candidat. Le PS sérésien aligne dès lors une liste où les candidats à sa succession sont laissés au choix des électeurs : président du CPAS sortant, Francis Bekaert est tête de liste, suivi par Déborah Géradon et Laura Crapanzano (4e). En sixième position, Sabine Roberty entend défendre son bilan et celle qui fait partie des responsables de l’USC d’Ougrée brigue la reconduction de son mandat d’échevine. Avec 4.635 vp, Bekaert s’impose de peu, face aux 4.449 vp de sa dauphine, tandis que la challenger passe le cap des deux mille voix (2.010) ; avec 1.388 vp, Sabine Roberty réalise le 6e score tous partis confondus, et le 5e résultat d’un Parti socialiste qui est cependant encore en recul, passant de 50 à 42,5% (-7,5%), mais en conservant in extremis la majorité absolue (20 sièges sur 39, -4). Face à un PTB en pleine expansion (24,2%, + 10%) et onze sièges (+6), le PS qui a proposé en vain à écolo (4) de former le pacte de majorité décide de gouverner seul la cité sérésienne. Après avoir assuré la fonction et supporté les critiques, Francis Bekaert finit par jeter le gant en cours de législature et c’est Déborah Géradon qui lui succède (20 mars 2023) à la tête de la ville, devenant ainsi la première femme à diriger la Cité du fer. Sabine Roberty de son côté conserve son échevinat, avec les mêmes attributions.

Depuis qu’elle participe aux campagnes électorales du PS, la municipaliste ne s’est jamais présentée à d’autres élections qu’à Seraing. Dans une Fédération liégeoise en pleine mutation, elle est invitée à se porter candidate pour la toute première fois au scrutin wallon, le 26 mai 2019, dans la circonscription électorale de Liège. Occupant la 4e place sur la liste emmenée par Jean-Claude Marcourt et Christie Morreale, elle réalise le 5e meilleur résultat des socialistes (5.642 vp) et le 10e tous partis confondus, dans une circonscription qui envoie 15 députés à Namur : elle y prête serment dès le 11 juin 2019, faisant partie de la majorité PS-MR-écolo qui se met en place dès septembre, sous la présidence d’Elio Di Rupo. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, elle renonce à son mandat d’échevine, étant remplacée par Patricia Stassen, tout en restant conseillère communale. 

Membre de la Commission pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (2019-2024), la députée wallonne est l’une des nombreuses signataires d’une Lettre ouverte au formateur du gouvernement fédéral pour que soit créé un ministère fédéral des Droits des Femmes (décembre 2019). Durant une législature wallonne marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, l’offensive armée de la Russie en Ukraine et la crise énergétique qui s’en suit, Sabine Roberty est amenée à décider de diverses mesures pour encadrer la lutte contre la pandémie. Ainsi, avec ses collègues Mourad Sahli (PS), Véronique Durenne (MR), Anne Laffut (MR), Laurent Heyvaert et Stéphane Hazée (écolo), elle fait adopter un décret qui organise la communication entre la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’AViQ, le Centre régional de crise et les pouvoirs locaux, et permet la mise en place d’équipes mobiles, chargées de prendre des mesures en cas de détection de foyer de contamination (mi-octobre 2020). Par ailleurs, elle fait partie des députés wallons porteurs d’une série de textes levant les obligations sur le port du masque et sur l’usage du Covid Safe Ticket (printemps 2022), ainsi que sur l’isolement automatique après un dépistage positif (mai 2023). Membre de la Commission Emploi-Action sociale-Santé (2019-2024), elle s’intéresse aussi au statut des hôpitaux et à leur inscription obligatoire dans un réseau. Associant l’amélioration de l’accessibilité aux soins de santé et l’égalité des chances, elle est la co-auteure d’une proposition de résolution visant une meilleure sensibilisation à l’endométriose.

Après les pluies diluviennes de l’été 2021 qui ont frappé 209 des 262 communes de Wallonie, entraîné la mort de 39 personnes, provoqué des dégâts pour plusieurs milliards d’€ et transformé 100.000 personnes en sinistrés, une Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes et d’évaluer la gestion des inondations de juillet 2021 en Wallonie est mise sur pied par le Parlement de Wallonie à la demande des chefs de groupe de tous les partis politiques. Dans l’histoire de l’assemblée wallonne, c’est la troisième fois qu’est créée une telle Commission. Du 2 septembre 2021 au 24 mars 2022, Sabine Roberty prend une part active aux 26 réunions et 62 auditions, ainsi qu’à l’émergence des 161 recommandations qui sont adoptées, le 31 mars 2022, par tous les députés wallons, à l’exception du PTB. Présidente du Comité Mémoire & Démocratie en 2019-2020, elle reste membre de ce Comité jusqu’à la fin de la législature.

A la suite de l’affaire dite du greffier, l’ensemble du bureau du Parlement de Wallonie démissionne et les partis politiques procèdent à divers remaniements. Outre la désignation d’André Frédéric à la présidence du Parlement de Wallonie, Sabine Roberty est désignée cheffe de groupe du PS au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (21 décembre 2022). Depuis 2019, elle y était membre de la Commission de Coopération, ainsi que membre et surtout vice-présidente de la Commission Enfance-Santé-Culture-Médias-Droits des femmes (2019-avril 2023). Après avoir adopté le décret réformant les rythmes scolaires et avoir défendu les contenus du guide pour « l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle » (EVRAS), la cheffe de groupe PS aura fort à faire, dans une fin de législature communautaire passablement agitée, quand son parti et écolo remettent en cause certains aspects du « Décret Paysage », pourtant adopté précédemment avec le MR, troisième partenaire de majorité depuis 2019 ; face à un groupe MR uni derrière sa ministre Françoise Bertieaux qui ne souhaite rien modifier au texte, PS et écolo passent néanmoins en force (printemps 2024).

Le 9 juin 2024, Sabine Roberty occupe la 3e place sur la liste PS emmenée par Christie Morreale, dans la circonscription de Liège, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de députée wallonne. Avec 5.321 vp, elle signe le 5e résultat des effectifs PS et le 14e score tous partis confondus, un résultat qui lui permet in extremis de continuer à siéger au Parlement de Wallonie. En effet, tout en restant la première force politique de la circonscription électorale (26,25%), le PS est en recul de 2,18% et réalise son moins bon résultat depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995. Victime du système de l’apparentement, il perd surtout deux sièges, n’en conservant que trois, alors qu’il en avait toujours obtenu au moins cinq depuis 1995.

 

Mandats politiques

Conseillère CPAS à Seraing (1998-2000)
Conseillère communale à Seraing (2000-)
Échevine (2012-2019)
Députée wallonne (2019-) 

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La Libre, 8 octobre 2016 ; La DH, 19 décembre 2022
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://sabineroberty.be/a-propos/ 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Pécriaux Sophie

Binche 18/02/1967

Députée wallonne : 2009-2014 ; 2014-2019 ; 2019-2024 ; 2024-

Licenciée en Travail social de l’Université libre de Bruxelles, Sophie Pécriaux est plongée dès son plus jeune âge dans la politique. Fille du bourgmestre Nestor Pécriaux, elle partage sa fibre socialiste. Militante dès l’âge de 16 ans, elle figure en neuvième position sur la liste du PS aux européennes de 1994 et rassemble déjà sur son nom 12.633 voix de préférence. Deuxième suppléante aux premières élections régionales du 21 mai 1995 où les députés wallons sont élus directement, elle réalise un bon résultat sans être élue et se voit confier la présidence du congrès de rentrée du PS (juillet 1996). Active au sein de la Fédération de Thudinie, elle y dispose d’une popularité telle que, lors de la préparation du scrutin régional du 13 juin 1999, le poll interne du PS attribue près de 1.000 voix à la jeune candidate, 3e devant Paul Furlan (900 vp), mais derrière André Navez (1.700 vp.) et Willy Burgeon (1.200 vp). Ce dernier comme Sophie Préciaux dénoncent des irrégularités, et une guerre des chefs s’ouvre au sein de la Fédération PS ; en raison des difficultés que rencontre aussi son paternel qui va créer une liste socialiste dissidente sur le plan local, Sophie Pécriaux se place en réserve du parti et s’établit à Manage. Lors du scrutin wallon de 1999 où elle est finalement troisième candidate, elle réalise à nouveau un bon score (4.161 vp), sans être élue. Elle doit attendre les élections communales d’octobre 2000 pour décrocher son premier mandat politique : elle est élue conseillère communale à Manage. Six ans plus tard, avec 1.016 vp, elle contribue à renforcer la majorité absolue du PS et fait une entrée remarquée dans le Collège communal présidé par Pascal Hoyaux, en tant qu’échevine en charge de la Formation, de la Famille, de la Petite enfance et des Cultes.

Elle franchit une deuxième étape au printemps 2003. Le 18 mai 2003, elle occupe la 18e place des candidats PS à la Chambre et elle parvient à décrocher son premier mandat parlementaire en réalisant 8.368 voix de préférence, le PS dépassant les 44% dans le Hainaut et enlevant 10 des 19 sièges. Jeune présidente de la Fédération des Mutualités socialistes du Centre et de Soignies, elle siège alors à la Chambre fédérale. Alors que sa relation avec le VLD Rik Daems occupe la une de certains médias, elle se focalise sur ses dossiers politiques. Occupant la 3e place des suppléants le 10 juin 2007, elle réalise un score identique au précédent (8.380 vp) et doit attendre décembre 2007 pour retrouver la Chambre fédérale : elle remplace alors Christian Dupont, désigné ministre des Pensions et de l’Intégration sociale dans le gouvernement Verhofstadt III, puis ministre de l’Éducation dans le gouvernement francophone (20 mars 2008-11 juillet 2009).

Le 7 juin 2009, elle opte pour le scrutin wallon. Deuxième effective dans le sillage de Paul Magnette, elle est élue au Parlement wallon dans la circonscription de Charleroi (6.955 vp, 4e score du PS), où son parti dépasse alors les 40% et décroche 5 sièges. Choisissant de siéger à Namur, la députée fédérale cède son siège à la Chambre à Philippe Blanchard. Au sein du Parlement wallon, la nouvelle élue devient d’emblée vice-présidente du Bureau de l’assemblée législative (juillet 2009-mai 2014). Elle est membre de la Commission de la Santé et vice-présidente du Comité d’avis pour l’Égalité des chances entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, elle est administratrice de Solidaris (2002-2018), administratrice (2004-2007) et membre du comité de direction (2005-2007) de l’Intercommunale d’électricité du Hainaut (IEH).

En décembre 2011, du fait de son déménagement à Seneffe, Sophie Pécriaux abandonne son mandat d’échevine à Manage, et prend directement contact avec l’USC de sa nouvelle commune. Deuxième sur la liste socialiste au scrutin communal d’octobre 2012, elle réalise le 3e score du PS et retrouve un siège de conseillère communale. Le retrait de Philippe Busquin de la vie politique locale a cependant semé la discorde dans les rangs de ses prétendants à la succession. Cette guerre des clans au sein du PS affaiblit un parti qui détenait jusqu’alors la majorité absolue ; le PS de Philippe Bouchez perd 25% et sa majorité absolue, tandis que la liste AC de Gaëtan de Laever ne prend « que » 16% ; cette division profite au MR en progression de 16% : sa tête de liste, Bénédicte Poll devient bourgmestre en s’alliant avec l’Alternative communale (AC), ce qui renvoie le PS dans l’opposition, une première pour Sophie Pécriaux, comme pour son parti au niveau local, puisqu’il détenait la mairie de Seneffe depuis 1988. Le scrutin d’octobre 2018 ne sera pas plus profitable au PS, en recul de 8,5%, qui perd encore 3 élus. En dernière place, Sophie Pécriaux réalise le 2e résultat socialiste, tandis que la liste de la bourgmestre renforce sa majorité absolue. C’est cependant à Namur, au Parlement de Wallonie, que Sophie Pécriaux trace son chemin politique.

A nouveau dauphine de Paul Magnette lors du scrutin wallon du 25 mai 2014, elle réalise le deuxième meilleur résultat PS dans la circonscription de Charleroi (5.868 vp) et le 4e tous partis confondus, obtenant ainsi la prolongation de son mandat. Aux côtés du président André Antoine cette fois, elle est à nouveau vice-présidente du bureau de l’assemblée wallonne (2014-2017) et, à ce titre, en charge de bon nombre de ses aspects organisationnels. Membre de la Commission Travaux publics-Action sociale-Santé (2014-2019) et de la Commission pour l’Égalité des chances entre les hommes et les femmes (2015-2019), la députée wallonne inscrit la lutte contre les discriminations, la lutte contre les violences conjugales, l’aide aux aînés et aux handicapés au cœur de ses préoccupations. Pendant quelques mois, de mars 2017 à janvier 2018, elle accède à la présidence de la Commission pour l’Égalité des chances hommes-femmes. Vice-présidente de la Commission des Affaires générales et des Relations internationales, membre de la commission mixte Assemblée nationale du Québec-Parlement de Wallonie (2014-2019), elle vote en faveur de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord CETA entre l’UE et le Canada ; après la mini-crise internationale qui s’en est suivi, elle figure parmi les 58 députés wallons qui approuvent le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016). Durant cette législature, elle adopte aussi une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur quasi unanime (67 sur 69) fait de la Wallonie une région pionnière. 

Après le 28 juillet 2017, jour où les 38 députés MR et cdH font tomber le gouvernement de Paul Magnette et apportent leur confiance au gouvernement wallon de Willy Borsus, Sophie Pécriaux se retrouve dans l’opposition. Jusqu’à la fin de la législature, elle devient alors secrétaire du bureau du Parlement de Wallonie, travaillant à la fixation de la procédure d’examen des réclamations contre l’élection du Parlement wallon et à la réforme d’une série d’autres points du règlement d’ordre intérieur de l’assemblée. Elle fait notamment adopter un décret imposant l’alternance des genres des candidats aux élections pour le Parlement de Wallonie (décembre 2018). Quant à la réforme des circonscriptions électorales wallonnes – elles passent de 13 à 11 en raison d’un arrêt de la Cour constitutionnelle de novembre 2015 destiné à rééquilibrer la répartition des sièges –, elle concerne directement la députée wallonne qui vote le décret spécial du 25 janvier 2018 qui définit la « nouvelle » circonscription électorale du Centre/Soignies La Louvière, composée de dix communes dont Seneffe, où seront désormais élus cinq représentants à Namur. 

Lors du scrutin régional du 26 mai 2019, c’est dans cette nouvelle circonscription que Sophie Pécriaux se présente, en deuxième position, derrière Laurent Devin. Avec 7.836 vp, deuxième score tous partis confondus, derrière sa tête de liste, elle contribue à l’envoi de trois représentants du PS (36,14%) à Namur. Membre de la Commission Environnement-Nature-Bien-être animal (2019-2024), membre du Comité mixte Assemblée nationale du Québec-Parlement de Wallonie (2019-2024), elle est à nouveau secrétaire du Bureau du Parlement de Wallonie, présidé par Jean-Claude Marcourt. Parmi les dossiers de la députée wallonne qui est aussi experte auprès de Solidaris prennent place ses préoccupations pour une meilleure sensibilisation et recherche dans la prise en charge de l’endométriose, et la réduction de l’éclairage nocturne non résidentiel. Avec d’autres collègues, elle dépose aussi une proposition de résolution pour que l’écocide soit reconnu au niveau international. Du côté de Bruxelles, depuis juin 2023, elle est vice-présidente de la Commission Enfance-Santé-Culture-Médias-Droits des Femmes de la Fédération Wallonie-Bruxelles (2019-2024). Quand éclate l’affaire dite du greffier, les membres du bureau du Parlement de Wallonie sont l’objet d’attaques de plus en plus nombreuses. Malgré l’adoption d’un texte mettant en place une commission permanente destinée à renforcer le contrôle sur les budgets et les comptes du Parlement de Wallonie (novembre 2022), la pression politico-médiatique s’accentue et l’annonce de la démission du président, J-C. Marcourt, entraîne celle de la totalité du Bureau, dont celle de la secrétaire, Sophie Pécriaux.

Le 9 juin 2024, elle occupe la 2e place sur la liste du PS emmenée par Laurent Devin, dans la circonscription de Soignies-La Louvière, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de députée wallonne. Avec 6.300 vp, la dauphine de Laurent Devin réalise le 3e meilleur score personnel, tous partis confondus, et retrouve le Parlement de Wallonie. En recul de 7,2%, le PS perd cependant un siège, tout en restant la première force politique de la circonscription.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Manage (2001-2011)
Députée fédérale (2003-2007)
Échevine (2006-2011)
Députée fédérale (12/2007-06/2009)
Députée wallonne (2009-)
Conseillère communale à Seneffe (2012-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024) 
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2009 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Pavet Amandine

La Louvière 16/09/1988

Députée wallonne : 2019-2024

Entre la première réunion du Conseil régional wallon provisoire, le 26 novembre 1974, et les élections du 25 mai 2014, en passant par la première réunion du Conseil régional wallon, le 15 octobre 1980, seuls neuf députés et un sénateur ont représenté le Parti communiste de Belgique au sein de l’instance législative wallonne, les deux derniers chronologiquement – Didier Bajura et Daniel Fedrigo – achevant la législature 1981-1985. Progressivement, le PCB n’a d’ailleurs plus présenté de liste. Depuis la première élection directe des parlementaires wallons, le 21 mai 1995, qu’il s’agisse du PTB-UA ou du PTB-Go, cette formation politique qui se présente de gauche radicale convainc à peine 12.000 électeurs dans les 13 circonscriptions de Wallonie, avant de doubler son score en 2009 (1,24%), puis d’obtenir la confiance de plus de 100.000 électeurs (5,76%) en 2014, ainsi que ses deux premiers représentants à Namur. Cinq ans plus tard, le 26 mai 2019, avec plus de 278.000 électeurs à travers toute la Wallonie, le PTB-Go franchit une nouvelle étape, avec 13,68% des suffrages et surtout 10 députés, parmi lesquels Amandine Pavet. 

En 2014, dans la circonscription de Charleroi, le PTB-Go ! avait cru à l’élection de Germain Mugemangango ; cela s’était joué sur quelques voix et la liste du PTB présentée, en 2019, dans la nouvelle circonscription électorale de Charleroi-Thuin n’avait pas l’intention de revivre un semblable suspens désagréable. Toujours emmené par Germain Mugemangango, le PTB passe alors de 7,33% à 17,85%, et de 4e force politique (avec moins de 20.000 électeurs) à deuxième parti (avec 45.000 électeurs) derrière le PS de Paul Furlan. N’ayant jamais participé à aucune élection, Amandine Pavet, la dauphine de Germain Mugemangango, réussit son entrée en politique de manière spectaculaire, puisqu’elle décroche un deuxième siège, rassemblant sur son nom 3.149 vp (2e score PTB, 19e score tous partis confondus).

Originaire d’écaussines, la jeune femme a effectué des études d’art à La Louvière, avant de se former au graphisme à Bruxelles, puis d’exercer comme graphiste à Namur. C’est durant ses études supérieures qu’elle fait la rencontre d’étudiants PTB lors de manifestations et qu’elle décide de militer en faveur de causes qui lui paraissent majeures. Agacée par la crise politique de 2010-2012 durant laquelle les négociations pour la formation d’un gouvernement fédéral s’étendent sur 541 jours, elle s’inquiète du financement des pensions, constate les difficultés de trouver un emploi et se trouve en sympathie avec le programme du PTB pour lequel elle mène plusieurs campagnes d’affichage et de distribution de tracts, tant à La Louvière qu’à Charleroi. Elle devient responsable RedFox, le mouvement de jeunes du PTB engagé dans la lutte contre le racisme, le sexisme, les injustices, pour le climat. 

Militante devenue députée wallonne, Amandine Pavet siège très rapidement au sein de la Commission de vérification des pouvoirs, tout en découvrant le travail parlementaire au sein du groupe des 10 élus PTB présidé par Germain Mugemangango, tandis qu’au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où le PTB compte 13 élus, elle est membre de la Commission Enfance-Santé-Culture-Médias-Droits des Femmes (2019-2024). Celle qui est l’une des nombreuses signataires d’une Lettre ouverte au formateur du gouvernement fédéral pour que soit créé un ministère fédéral des Droits des Femmes (décembre 2019) siège aussi à l’Assemblée interparlementaire Benelux.

Durant cette législature wallonne marquée par la pandémie de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, l’offensive armée de la Russie contre l’Ukraine et la crise énergétique qui en découle, la députée wallonne dépose avec le PTB une série de propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux ménages wallons ou aux secteurs d’activité touchés par la pandémie de la Covid-19 et à supprimer le couvre-feu durant le confinement. Même si la plupart des textes que dépose le PTB sont rejetés par la majorité PS-MR-écolo, elle demande aussi la reconnaissance des vaccins contre la Covid-19 comme biens publics mondiaux, l’interdiction des coupures d’énergie auprès des particuliers, une réforme du marché régional wallon du gaz et de l’électricité, l’interdiction des expulsions locatives entre le 1er novembre et le 15 mars, ainsi que, de la part du gouvernement fédéral, la baisse de la TVA sur l’énergie à 6%, de même qu’une augmentation de la taxe sur le déversement des eaux industrielles polluées. Quant à ses préoccupations sur les enjeux climatiques, les grèves scolaires en faveur du climat, sur le devenir du secteur de la culture qui a été impacté par la Covid-19, sur les violences sexuelles, notamment sur les campus, elle les exprime à Bruxelles, où elle défend l’existence du Centre de Référence et d’Intervention Harcèlement de La Louvière, sans oublier de réclamer le retrait du Décret Paysage, voire de voter les modifications apportées par le PS et écolo en toute fin de législature.

Le 9 juin 2024, c’est dans la circonscription de Soignies-La Louvière qu’Amandine Pavet se présente comme tête de liste PTB au scrutin régional, afin d’obtenir la reconduction de son mandat au Parlement de Wallonie, là où Antoine Hermant avait été élu en 2019. Avec 4.073 vp (7e résultat tous partis confondus), elle confirme l’attribution d’un siège au Parlement de Wallonie à un PTB qui, en recul de 2%, n’est plus la deuxième force politique de la circonscription (16,3%), étant débordé par le MR (25,9%) et Les Engagés (17,1%), tandis que le PS reste le premier parti (29%).

 

Mandats politiques

Députée wallonne (2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 5 juin 2019 ; Le Soir, 1er décembre 2019
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://www.facebook.com/amandine.amandine.7773

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Nemes Samuel

Liège 01/09/1988

Député wallon : 2019-10/2022

Dans la circonscription de Verviers, une liste PTB-UA se présente le 21 mai 1995 lors de la première élection directe du Parlement wallon. Malgré l’absence d’une liste du PCB, le résultat (700 voix, 0,48%) n’est pas probant. En 1999, en concurrence avec le PC (1,53%), le PTB-UA attire 500 électeurs (0,35%), un résultat qui n’incite pas à présenter de liste en 2004. En 2009, sous le sigle PTB+, Sophie Lecron et László Schonbrodt mènent une liste fort familiale et dépassent les 1.000 électeurs (0,67%). Tête de liste en 2014, László Schonbrodt gagne sur son seul nom 1.011 voix de préférence et la liste frôle les 6.000 électeurs (3,76%). à cette époque, Samuel Nemes n’est candidat à aucune élection, ni fédérale, ni régionale, ni provinciale, ni communale.

Aîné de trois garçons, dont le père est formateur aux métiers manuels pour des personnes en réinsertion et la mère chercheuse en pédagogie à l’ULiège, Samuel Nemes mène ses études secondaires à l’Institut provincial de la Reid, étant déjà attiré par les biotechnologies. Après cinq années d’études de bio-ingénieur agronome en chimie industrielle à Gembloux (2011), ce Verviétois qui habite à La Calamine trouve un premier emploi dans une société pharmaceutique, mais le scientifique explique avoir refusé très vite de contribuer à préparer des produits offrant une bonne rentabilité plutôt qu’une grande efficacité. Quittant le secteur privé, il se lance dans l’enseignement, donnant le cours de mathématiques dans une école à encadrement différencié, à Verviers.

Représentant des étudiants quand il était à Gembloux (il intervient notamment dans le dossier de fusion Université de Liège/Gembloux), Samuel Nemes rejoint les rangs du PTB verviétois vers 2014 et se mobilise dans la perspective des élections communales et provinciales d’octobre 2018. Actif sur le terrain, il ne se présente que dans le district de Verviers, réunissant 1.214 vp : le PTB atteint presque les 10% (contre 2,1% en 2012). à Verviers, le PTB approche aussi des 10% et obtient trois élus, autant de résultats qui motivent les initiateurs de la liste PTB au scrutin fédéral et régional du 26 mai 2019. Pour sa toute première participation à ce scrutin, Samuel Nemes réunit 2.736 vp et, le PTB dépassant la barre des 10%, décroche un siège de député wallon, créant ainsi la surprise dans la circonscription de Verviers. C’est une première historique, car l’arrondissement de Verviers n’a jamais élu de représentant communiste, hormis le seul Andrimontois Henri Reul, qui a siégé à la Chambre de 1946 à 1949.

Prêtant serment à Namur, Samuel Nemes y rejoint neuf autres députés PTB élus en Wallonie. Le député wallon est membre de la Commission économie-Aménagement du territoire-Agriculture, de la Commission chargée des questions européennes et du Comité Mémoire et Démocratie (2019-2022). Il est aussi choisi par son parti pour représenter la Wallonie au Sénat des entités fédérées (juillet 2019) : il y est membre de la Commission des Affaires institutionnelles, de la Commission du Renouveau démocratique, de la Citoyenneté et des Affaires internationales et du Comité d’avis fédéral chargé des questions européennes. Député du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il siège dans ces trois assemblées jusqu’en octobre 2022, moment où il décide de démissionner pour des raisons de santé. Il est alors remplacé par László Schonbrodt. 

Durant cette législature wallonne marquée par la pandémie de Covid-19, les inondations de juillet 2021 et le début de la guerre en Ukraine, il dépose avec le PTB une série de propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux ménages wallons (chauffage, eau, électricité) ou aux secteurs d’activité touchés par la pandémie de la Covid-19 et à supprimer le couvre-feu, ainsi qu’à reconnaître des vaccins contre la Covid-19 comme biens publics mondiaux. S’opposant à la privatisation de VOO, Elicio, Win et Brutélé, il réclame une commission spéciale d’enquête chargée de faire la lumière sur le dossier lié au groupe Hamon. Une semblable commission est aussi exigée pour examiner la gestion par la Wallonie des inondations qui ont touché 209 de ses 262 communes. Même si la plupart des textes que dépose le PTB sont rejetés par la majorité PS-MR-écolo, le député wallon réclame l’interdiction des coupures d’énergie auprès des particuliers, l’encadrement des loyers sur le marché locatif privé, voire un chèque énergie de 400€/ménage de la part du gouvernement wallon. Interpellant les ministres sur le dossier de la Boucle du Hainaut, il s’oppose aussi aux limiteurs d’eau pour récupérer les impayés. 

En novembre 2022, il démissionne de son mandat politique et retrouve un emploi administratif au sein de l’asbl Dienen située à Bruxelles, structure du PTB, chargée de sa communication et responsable du traitement des données sur les plateformes numériques. 

Le 9 juin 2024, Samuel Nemes occupe la deuxième suppléance sur la liste PTB emmenée par László Schonbrodt, dans la circonscription de Verviers ; il réalise 421 vp. En recul d’un petit pourcent, le PTB (9,67%) perd son siège dans cette circonscription à quelques voix près.

 

Mandats politiques

Député wallon (2019-10/2022)
Sénateur représentant la Wallonie (2019-10/2022)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 27 janvier 2020, 26 octobre 2022 
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://www.vedia.be/info/samuel-nemes-depute-wallon-ptb-pour-la-circonscription-de-verviers/98699?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3-17V-DsSu3X8YIdEiTotopZgYRFykUkMh2Zbh1cuaIiowHmqYuKdMj3Q_aem_Aek28YXTnU2xkMrRc7dIuMc6SF8dp1fqWnwIRzm-l4iRx4fAjxGPUuFqgkPiJ4f1pJDbIv9mMjLwFolA4wpWkk_K 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Mugemangango Germain

Schaerbeek 20/09/1973

Député wallon : 2019-2024 ; 2024-

Né de parents rwandais partis chercher refuge à Bruxelles en 1971, Germain Mugemangango y accomplit toute sa scolarité, passant par l’Institut Notre de la Paix et le Collège Roi Baudouin à Schaerbeek, avant de s’inscrire en Sciences politiques et Relations internationales à l’ULB, dont il sort diplômé en 1995. La fin de sa rhéto et le début de ses candidatures correspondent aux premiers pas de la communautarisation de l’enseignement et au lancement des nouvelles politiques menées pour réorganiser à la fois l’enseignement secondaire et les études supérieures. Après les années Ylieff-Grafé, viennent les années Onkelinx-Lebrun au cours desquelles la mobilisation des enseignants d’abord, des étudiants ensuite, prend une ampleur considérable. Sensible aux enjeux que de jeunes militants du PTB mettent particulièrement bien en évidence, selon lui, Germain Mugemangango les rejoint au sein du COMAC (Changement, Optimisme, Marxisme, Activisme, Créativité). Il en préside d’ailleurs la section bruxelloise, avant d’être élu à la présidence nationale de ce mouvement des jeunes du PTB. Au-delà des enjeux liés au financement de l’enseignement, il mobilise notamment le COMAC contre le Nationalistische Studentenvereniging (NSV, association des étudiants flamands nationalistes, liés au Vlaams Blok). Mais c’est la mobilisation contre le plan de restructuration de Bombardier à Manage qui oriente la suite de ses engagements.

Alors que le site du constructeur transfère toutes ses activités liées au GLT vers la France, ce sont plus de 100 personnes qui perdent leur emploi (fin 1995-1996). Viennent ensuite le sort des Forges de Clabecq et la manifestation arc-en-ciel menée par Roberto d’Orazio. Choisissant de militer dans le secteur de l’éducation permanente, Germain Mugemangango est d’abord animateur au sein des équipes populaires, organe dépendant du Mouvement ouvrier chrétien (MOC), avant d’être engagé comme salarié au sein des maisons médicales de l’asbl Médecine pour le Peuple, association relevant du PTB. Ayant élu domicile à Mons (1997-1999), il contribue aussi à la mise en place d’une section du COMAC, près des universités et écoles supérieures montoises. Choisi pour présider la fédération hennuyère du PTB, il déménage à Charleroi au début des années 2000. C’est à partir de cette ville, aux côtés de Sofie Merckx, que celui qui arpente les lieux de luttes et participe à de nombreuses assemblées syndicales va développer les activités du parti de la gauche radicale, organiser les sections, les actions et la propagande, en démarrant de très bas.

Aux élections provinciales, dans le district de Charleroi, en 2000 comme en 2006, le PTB oscille entre 1,5% à 2,5%. Sofie Merckx (plus de 1.000 voix de préférence) est relativement connue, mais Germain Mugemangango reste alors un parfait inconnu (10e candidat, 84 vp, en 2006). Aux communales, sous la bannière du PTB+, la liste emmenée par Sofie Merckx (828 vp) passe de 1,3 à 2,1% en 2006, au moment où la vie politique locale est agitée par le scandale de la Carolo. Quatrième candidat, Germain Mugemangango réunit 52 voix sur son nom. Six ans plus tard, en 2012, le PTB+ convainc 3,4% de l’électorat et décroche un premier siège au Conseil communal (pour Sofie Merckx, 1.187 vp). Deuxième sur la liste, il réunit 295 vp. 

Si les débuts sont lents et laborieux, le succès est au rendez-vous en octobre 2018 : en progressant de plus de 12% (15,73%), le PTB enlève 9 sièges et devient la deuxième force politique à Charleroi, Sofie Merckx (4.163 vp) réalisant le 2e score tous partis confondus, n’étant précédée que par Paul Magnette. Quant à Germain Mugemangango (2e sur la liste), il devient chef de groupe au Conseil communal, fort de 1.259 vp, capitalisant sur une notoriété progressivement acquise dans le pays de Charleroi, sur le terrain de conflits sociaux (Caterpillar en 2016) ou à l’occasion d’autres scrutins, à l’instar de son frère jumeau, Gérard, candidat PTB-PVDA dans la circonscription de Bruxelles.

Dernier de liste dans le Hainaut aux élections du 18 mai 2003 (99 vp, PTB à 0,77%), tête de liste le 10 juin 2007 (594 vp, PTB à 0,86%), le 23 juin 2010 (1.002 vp, PTB à 1,68%), Germain Mugemangango se présente pour la première fois au scrutin wallon en 2009, dans la circonscription de Charleroi (201 vp, PTB à 1,78%). Lors du triple scrutin du 25 mai 2014, obligé de choisir entre élections fédérales et régionales, il se présente comme tête de liste pour décrocher un siège à Namur. Avec 7,33%, le PTB-GO ! rate pour quelques voix seulement ce qui eut constitué une victoire historique. Depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, aucun parlementaire communiste n’a été élu dans la circonscription de Charleroi. Il faut remonter à la législature 1978-1981 pour retrouver Georges Glineur, rare parlementaire communiste à avoir siégé lors de la réunion constitutive du Conseil régional wallon, le 15 octobre 1980. Introduisant en vain un recours auprès du Parlement wallon pour que soit effectué un recomptage des urnes, il porte l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme qui condamnera la Belgique et la procédure de vérification des pouvoirs (10 juillet 2020) ; mais il est trop tard. 

Entretemps, Germain Mugemangango (2.195 vp en 2014) est tout de même entré au parlement wallon, mais en tant que collaborateur parlementaire du duo Gillot-Warnier. Et c’est le 26 mai 2019 qui devient ce jour historique tant attendu. Dans la nouvelle circonscription de Charleroi-Thuin, où il est tête de liste PTB, il fait davantage que décrocher un siège. Avec 7.232 vp, Germain Mugemangango signe le 2e meilleur score tous partis confondus, derrière Paul Furlan ; il fait aussi du PTB la deuxième force politique de la circonscription (17,85%) entre le PS (33,28%) et le MR (15,48%) ; en tant que président provincial du PTB, il enregistre également des succès à Mons, à Tournai et à Soignies ; enfin, il parvient à enlever deux sièges à Charleroi-Thuin, Amandine Pavet découvrant le Parlement de Wallonie en même temps que son chef de file. C’est en effet à Germain Mugemangango que le PTB confie la présidence du groupe des dix élus de la gauche radicale au Parlement de Wallonie, de manière fort logique dans la mesure où il était devenu, au printemps 2017, le porte-parole francophone du PTB, aux côtés de Raoul Hedebouw chargé lui des affaires fédérales et de défendre les idées du PTB en Flandre. 

Ayant la réputation de maîtriser parfaitement ses dossiers, d’être prompt à la réplique et de vouloir convaincre plutôt que de séduire, le chef de groupe PTB au Parlement de Wallonie est membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales (2019-2024). Soucieux d’améliorer très rapidement le travail parlementaire de manière générale, il apporte, dès le début de la législature, avec les autres chefs de groupe, des modifications au Règlement de l’assemblée, afin d’améliorer certaines modalités de contrôle du Gouvernement ; les circonstances l’amènent d’ailleurs à convenir avec les autres chefs de groupe de la majorité ou de l’opposition, des nombreuses mesures nécessaires pour faire face, au niveau wallon, à la crise sanitaire de la Covid-19. Il s’agit à la fois de veiller à la bonne organisation pratique des activités du Parlement de Wallonie durant les mois de la pandémie, mais aussi de s’assurer de la légalité et du parfait fonctionnement démocratique des communes et provinces, intercommunales, sociétés de logement, asbl, CPAS, etc. Quand la pandémie nécessite des mesures d’urgence et que le Parlement de Wallonie accorde des pouvoirs spéciaux à son Gouvernement, il représente son parti au sein de la « Commission spéciale chargée de contrôler l’action du gouvernement wallon dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19 » (15 avril-17 juin 2020). Ensuite, il contribue collégialement à la création de la « Commission spéciale chargée d’évaluer la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par la Wallonie » dans ses différents aspects : sanitaires, économiques, financiers et sociaux ; il est membre de cette Commission qui se réunit de juillet à novembre 2020. Par ailleurs, il fait introduire le droit, pour l’auteur d’une pétition, d’être entendu par l’assemblée wallonne (septembre 2020). 

Une fois cette crise sanitaire passée, et nonobstant les inondations de l’été 2021 ou la crise énergétique engendrée par l’offensive armée de la Russie contre l’Ukraine, il porte encore le texte qui met en place une commission permanente destinée à renforcer le contrôle sur les budgets et les comptes du Parlement de Wallonie, au moment de l’affaire du dite du greffier, dont le chef de groupe PTB alimente abondamment le dossier (automne 2022). Il devient d’ailleurs membre de la Commission de la Comptabilité créée à l’automne 2022 pour renforcer le contrôle des budgets et comptes du Parlement de Wallonie (12/2022-2024).

Néanmoins, la plupart des textes que dépose le PTB sont régulièrement rejetés par la majorité PS-MR-écolo ; cela ne l’empêche pas, avec son groupe politique, de déposer des propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux ménages wallons ou aux secteurs d’activité touchés par la pandémie de la Covid-19 et à réclamer la suppression du couvre-feu durant le confinement. Outre l’octroi d’une prime aux travailleurs du secteur wallon de soins de santé, il réclame aussi la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire dans les maisons de repos et les maisons de soin, ainsi que la reconnaissance des vaccins contre la Covid-19 comme biens publics mondiaux. Après les catastrophiques inondations de juillet 2021, il est entendu quand il réclame la mise en place d’une commission d’enquête pour examiner la gestion par la Wallonie des inondations qui ont touché 209 de ses 262 communes, même si ce n’est pas son texte qui est retenu. Par contre, aucune suite n’est donnée quand il propose une commission spéciale d’enquête sur les responsabilités politiques dans l’affaire Nethys, ni quand il s’oppose à la privatisation de VOO, Elicio, Win et Brutélé, ni quand il dénonce les interventions publiques via la SOGEPA, la SRIW et Noshaq pour aider Mithra et Protection Unit, ni quand il réclame une commission chargée de faire la lumière sur le dossier lié au groupe Hamon, ni lorsqu’il souhaite la suppression des aides aux entreprises en compensation des coûts des émissions indirectes de dioxyde de carbone « Carbon Leakage Indirect ». 

Préoccupé par la maltraitance des aînés, sollicitant l’octroi d’une allocation extraordinaire de rentrée de 100€ pour certains enfants afin de faire face à l’inflation, le député wallon réclame, par ailleurs, mais sans succès, l’interdiction des coupures d’énergie auprès des particuliers, des prix de l’énergie moins élevé sur le marché wallon, une réforme du marché régional wallon du gaz et de l’électricité, l’encadrement des loyers sur le marché locatif privé et une limitation à 2% de l’indexation des loyers, l’interdiction des expulsions locatives entre le 1er novembre et le 15 mars, ainsi que de la part du gouvernement fédéral la baisse de la TVA sur l’énergie à 6%, voire un chèque énergie de 400€/ménage de la part du gouvernement wallon. Portant un projet de résolution affirmant le soutien de la Wallonie au peuple palestinien et réclamant des sanctions contre Israël (juin 2021), il demande que le gouvernement fédéral se décide à transposer la directive européenne protégeant les lanceurs d’alerte. Opposé aux limiteurs d’eau pour récupérer les impayés, dénonçant les pollutions aux PCB autour de certaines industries en Wallonie, il réclame une augmentation de la taxe sur le déversement des eaux industrielles polluées. Il réclame aussi un meilleur encadrement et contrôle des missions des députés wallons à l’étranger. Quant à l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme relatif à « son » affaire (10 juillet 2020), le député Mugemangango obtient satisfaction, le règlement du Parlement de Wallonie étant modifié (31 mai 2023). Le chef de groupe PTB achève la législature wallonne en regrettant l’absence d’un discours sur l’état de la Wallonie de la part du gouvernement et surtout de son président.

Le 9 juin 2024, il est tête de liste PTB au scrutin wallon dans la circonscription de Charleroi-Thuin, afin d’obtenir la reconduction de son mandat au Parlement de Wallonie. Avec 6.520 vp, il réalise le 6e meilleur score tous partis confondus ; le PTB, quant à lui, est en recul d’un peu moins de 2%, devenant la 3e force politique de Charleroi-Thuin (15,93%), derrière le PS (30,13%) et le MR (26,41%). Il conserve deux sièges à Namur.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Charleroi (2018-)
Député wallon (2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 28 mars 2017, 7 juin 2019, 20 mars 2021, 18 avril 2024
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
Cumuleo (-2023)
https://www.facebook.com/germain.mugemangango

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Mengoni Sophie

Charleroi 11/04/1980

Députée wallonne : *2023-2024

Licenciée en Sciences politiques de l’UCL (2002), détentrice d’un master de l’Institut d’études européennes de l’UCL (2003), Sophie Mengoni a réalisé son Erasmus en Irlande et consacré son mémoire aux […] politiques belges d’intégration des populations d’origine étrangère durant la dernière décennie (1991-2001) (Choix politiques, enjeux et limites liées à la structure et aux clivages du système sociopolitique belge). Dès sa sortie des études, elle entre comme collaboratrice au Cabinet du ministre-Président wallon, Jean-Claude Van Cauwenberghe, au sein de la cellule Relations extérieures (2003-2005). Jusqu’en 2006, elle est aussi attachée auprès du Cabinet de Jean-Claude Marcourt, ministre de l’économie, de l’Emploi et du Commerce extérieur. Fin 2006, elle est engagée par le FOREM en tant que chef de projets. Active tout d’abord au département des relations internationales et des affaires européennes (2006-2014), elle y devient responsable du service relations partenariales en 2017. 

En octobre 2012, Sophie Mengoni participe à ses premières élections communales à Fontaine-l’évêque, une localité qui vient de connaître une longue période politique particulièrement agitée. En effet, depuis 1988, avec une forte majorité absolue socialiste, la localité était dirigée par Georges Rovillard, par ailleurs, patron de l’Agence wallonne pour l’Intégration de la Personne Handicapée (AWHIP), président de l’intercommunale Aquasambre, ainsi que de Cube. Bourgmestre d’une des communes les plus endettées de la Région, Rovillard est soudain inculpé pour de nombreux chefs d’accusation à la fin de la législature 2000-2006, et finalement placé sous mandat d’arrêt en décembre 2006. à l’annonce de l’affaire Rovillard, le cartel MR-CDH-écolo parvient à convaincre une majorité d’électeurs fontainois de renvoyer le PS de Rovillard dans l’opposition (octobre 2006), et renverse le paysage politique local. La liste Vous ! réalise 49,42% et s’empare de 13 sièges, renvoyant le PS à 41,85% (-6%) et à 11 sièges, la liste W-SD de Libert gagnant un siège (avec 8,8%). La fin de la législature 2006-2012 est cependant marquée par des dissensions au sein du cartel, ce dont va profiter le PS. Après six ans d’opposition et en essayant d’oublier les années Rovillard, le PS réussit ce qui semble le plus difficile : retrouver la majorité absolue en 2012.

Occupant la 15e place sur la liste socialiste emmenée par Noël Van Kerkhoven – qui était l’échevin de l’Enseignement entre 2000 et 2006 –, Sophie Mengoni réunit sur son nom 330 voix de préférence, lui assurant le 13e score de sa liste, ainsi qu’un siège au Conseil communal dominé désormais par une nouvelle majorité absolue socialiste de 14 sièges sur 25. Par rapport à 2006, le PS a progressé de près de 8% (49,7%) dans cette commune où André Libert continue de présenter une liste Rassemblement wallon (4%). La présidence de l’Agence locale pour l’emploi (2013-2020) est confiée à la chargée de mission au Forem nouvellement élue ; elle devient aussi conseillère de la zone de police des Triaux (2013-2018) et administratrice du Foyer fontainois (2013-2018).

Le maïorat est confié à Noël Van Kerckhoven, mais le PS est rattrapé par de nouvelles affaires impliquant un échevin, ancien responsable du Foyer fontainois. Malgré le soutien du bourgmestre, il est remplacé en mai 2014. Un an plus tard, c’est un conseiller communal qui démissionne ; ensuite c’est l’ancien bourgmestre MR Philippe Seghin qui annonce son retrait de la politique (2017), tandis qu’une nouvelle liste de cartel (MR-cdH-écolo) Mieux Demain se met en place pour contrer un PS affaibli par la découverte d’un domicile hors commune de l’un de ses échevins qui est démis de ses fonctions (mars 2018). Alors que la Fédération PS de Charleroi exerce sa tutelle sur l’USC de Fontaine-l’évêque pour aider à la constitution de la liste, Noël Van Kerckhoven annonce qu’il se retire, officiellement pour raisons de santé, officieusement mis de côté par le PS où les réticences étaient grandes suite aux contacts pris avec l’ancien bourgmestre MR Philippe Seghin pour qu’il rejoigne la liste du PS. Alors que Gianni Galuzzo devient tête de liste PS aux côtés de Sophie Mengoni, Noël Van Kerckhoven et Philippe Seghin font bande à part et créent la surprise en présentant une troisième liste, Union des bourgmestres, avec le premier comme tête de liste, le second pour la pousser, tous deux étant exclus de leur famille politique respective. 

Alors que la campagne électorale se déroule dans une ambiance délétère, faisant ressortir tous les « vieux » conflits personnels, l’électeur donne 41,74% au PS (11 sièges, -3), 38,55% au cartel Mieux Demain (10 sièges, -1 par rapport aux listes de 2012) et 19,71% aux deux bourgmestres (4 sièges). Aux voix de préférence, le leader du cartel Michele Sicilinao (1.252 vp) l’emporte devant le PS Galluzzo (1.164 vp) qui fait mieux que Van Kerckhoven (1.144 vp) et Philippe Seghin (557 vp), alors que Sophie Mengoni (494 vp) signe le 4e résultat des socialistes. Sortant d’une configuration où personne ne détient plus la majorité absolue, le PS et Mieux Demain signent le pacte de majorité, le maïorat revenant à Gianni Galluzzo (meilleur score de la liste de la majorité réalisant le meilleur résultat), Mieux Demain disposant de la présidence du CPAS et de deux échevins. Parmi les trois échevins dévolus au PS, Sophie Mengoli est en charge de l’Emploi, du Commerce et des Activités économiques. D’emblée sur le modèle du gouvernement wallon, elle lance un Plan de relance économique à l’échelon local, en mobilisant un budget d’un demi-million d’€ pour soutenir les acteurs économiques, culturels et associatifs de l’entité. Outre des abattements fiscaux et la distribution d’aides diverses qui doivent être autant de petits leviers, elle s’attèle à favoriser le recrutement de la main d’œuvre locale au moment où se déploient de nouveaux commerces et entreprises sur Fontaine-l’évêque.

Administratrice et présidente de l’Agence immobilière sociale Prologer (2019-), elle se présente aux élections régionales du 26 mai 2019, dans la nouvelle circonscription de Charleroi-Thuin, sur la liste du PS emmenée par Paul Furlan. Deuxième suppléante, elle réalise 2.690 vp, 5e résultat des suppléants, mais l’effet dévolutif des voix lui assure d’être appelée comme 2e suppléante. En 2022, elle fait son entrée au bureau politique de la Fédération PS de Charleroi à la tête de laquelle Thomas Dermine a été élu. Après le décès de Philippe Blanchart (2019) et celui de Paul Furlan (2023), les socialistes de la circonscription de Charleroi-Thuin voient disparaître en quelques mois deux de leurs leaders. Après Maxime Hardy, c’est Sophie Mengoli qui prête serment au Parlement de Wallonie (19 avril 2023) pour y remplacer Paul Furlan. Elle reprend ses activités au sein de la Commission Budget-Infrastructures sportives et celles de Gwenaëlle Grovonius au sein de la Commission pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes, avant de succéder à André Frédéric au sein du Comité Mémoire & Démocratie (2023-2024). Tout en appelant de ses vœux des projets de territoire qui dépasse les limites communales, elle se mobilise notamment en matière de formation et réinsertion socioprofessionnelle, en soutenant le projet Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, et en se réjouissant que le projet de rénovation des ruines de l’abbaye d’Aulne, cher à Paul Furlan, puisse commencer (en 2025).

En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, elle a dû renoncer à son mandat d’échevine à Fontaine-l’évêque. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle est membre de la Commission Budget-Fonction publique-Égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement-Bâtiments scolaires (04/2023-2024) et de la Commission Enseignement supérieur-Recherche scientifique-Hôpitaux universitaires-Aide à la jeunesse-Maisons de justice-Jeunesse et Promotion de Bruxelles (08/2023-2024), faisant une priorité de la lutte contre la précarité estudiantine. 

Le 9 juin 2024, Sophie Mengoni occupe la 8e place comme candidate effective sur la liste emmenée par Thomas Dermine aux élections régionales, dans la circonscription de Charleroi-Thuin (3.824 vp), sans espoir de prolonger son mandat de députée wallonne.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Fontaine-l’évêque (2012-)
Échevine (2018-04/2023)
Députée wallonne (04/2023-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 21 octobre 2018 ; Le Soir, 24 septembre 2011, 25 octobre 2012, 23 et 29 juin 2016, 22 février 2022
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
Cumuleo (-2023)
https://be.linkedin.com/in/sophie-mengoni-2017496

 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Mauel Christine

Eupen 01/06/1981

Députée wallonne : 2019-2024 ; 2024-

Après des humanités à la Pater-Damian-Sekundarschule d’Eupen et des études supérieures d’architecture à la Rheinisch-Westfälische Technische Hochschule à Aix-la-Chapelle, puis à l’Institut d’Architecture Lambert Lombard à Liège, Christine Mauel se lance comme indépendante (2004-2007). Ayant dédié son mémoire universitaire à la reconversion des sites sidérurgiques, elle travaille au sein du bureau d’architecture Aupa (2004-2007), avant d’intégrer l’entreprise NMC (2007-2008). Ensuite, elle est engagée par la société de logement public Nosbau (2008-2019). D’abord employée au sein du service des nouveaux bâtiments et des rénovations, elle travaille sur le dossier emblématique de la maison Trouet, située au centre de Raeren, avant d’être nommée Directrice technique (2011), puis Directrice générale faisant fonction (2017). à ce moment et depuis 2003, Nosbau est une structure qui gère un parc de 1.750 logements publics répartis sur neuf communes, quatre germanophones (Lontzen, Raeren, La Calamine, Eupen) et cinq wallonnes (Aubel, Baelen, Plombières, Thimister-Clermont, Welkenraedt). à partir du 1er janvier 2020, l’Ostbelgien devient totalement autonome en matière de logement et la scission de Nosbau est alors à l’ordre du jour ; en février 2019, ayant à choisir de former une structure autonome ou de rejoindre une structure existante, soit Logivesdre, soit la Régionale visétoise d’Habitation, soit le Foyer malmédien, les cinq communes unanimes optent pour la dernière option, le Foyer malmédien. C’est au moment où les tractations sont sur le point d’aboutir que Christine Mauel se voit proposer un nouveau défi.

Sans aucune expérience politique particulière, elle est approchée par l’écologiste Claudia Niessen, la nouvelle bourgmestre d’Eupen. Elle se laisse séduire et convaincre par Écolo Ostbelgien et la Régionale Écolo de Verviers qui lui propose d’être la tête de liste écolo en vue du scrutin wallon du 26 mai 2019, avant de faire machine arrière (février), ne pouvant partager l’ensemble du programme écolo. Un mois plus tard, c’est sur la liste du MR emmenée par Pierre-Yves Jeholet qu’elle accepte de figurer et de mener une courte campagne électorale. Avec 4.674 vp, elle signe le meilleur résultat de sa liste, loin derrière P-Y. Jeholet (16.627 vp), mais il s’agit aussi du cinquième meilleur résultat, tous partis confondus, dans la circonscription de Verviers, juste derrière… Anne Kelleter, la tête de file écolo. 

Elue au Parlement de Wallonie, Christine Mauel y prête serment en allemand, activant la « jurisprudence Damseaux » ; la nouvelle députée wallonne ne participera pas aux votes au sein de l’assemblée wallonne sur les matières relevant de la compétence de la Communauté française et ne siègera pas au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles où son premier suppléant, Charles Gardier, la remplace dans un premier temps. Quand P-Y. Jeholet devient Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Gardier reprend son siège de député et c’est la 2e suppléante MR, Stéphanie Cortisse qui remplace Christine Mauel au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Candidate PFF malheureuse au Parlamant, la députée wallonne Mauel a le droit de participer aux travaux du Parlament de l’Ostbelgien avec voix consultative. Au sein de l’assemblée wallonne, elle retrouve Anne Kelleter qui fait partie de la même majorité PS-MR-écolo durant toute la législature 2019-2024.

D’emblée, la nouvelle élue est désignée à l’une des deux vice-présidences de la Commission Budget-Infrastructures sportives (2019-2024) et elle siège aussi fort logiquement au sein de la Commission de la Coopération – avec Anne Kelleter –, dont l’objet est de promouvoir la coopération entre, d’une part, la Wallonie et, d’autre part, l’État fédéral, les autres régions et les communautés. Elle est aussi l’une des cinq représentantes du Parlement de Wallonie au Conseil parlementaire interrégional.

Dans ses démarches à Namur, la députée wallonne qui réside à Raeren rappelle constamment la nécessité de traiter de manière identique toutes les communes wallonnes, y compris celles qui se trouvent en Communauté germanophone et pour lesquelles les compétences restent du ressort des autorités wallonnes. Ainsi, dans le dossier du financement des zones de secours, elle est obligée de constater que les neuf communes germanophones ne bénéficient pas du même statut que les 253 autres communes de Wallonie. Pour elle, il est évident que de telles discriminations n’existeraient pas dans un système institutionnel où l’Ostbelgien aurait un statut identique aux autres entités fédérées et constituerait une quatrième Région à part entière, en commençant par transférer à l’Ostbelgien toutes les compétences provinciales liégeoises qui font double emploi, en créant par exemple des structures supracommunales. Elle encourage l’intensification des réunions avec l’Ostbelgien via la Commission wallonne de Coopération.

Durant une législature wallonne marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, la députée wallonne dépose une série de textes pour venir aux aides à différents acteurs durant la longue période de la pandémie. Parmi ses dossiers dont le suivi du développement, de l’extension et de la gestion de l’aéroport de Liège, elle se mobilise en faveur de la constitution de commissions délibératives composées de députés wallons et de citoyens tirés au sort. Initialement déposée en 2016 par Stéphane Hazée et Hélène Ryckmans, cette proposition qui permet à l’assemblée wallonne de constituer, d’initiative ou à l’initiative des citoyens, des commissions délibératives mixtes composées de 10 parlementaires et de 30 citoyens tirés au sort pour débattre d’une problématique et élaborer des recommandations, est désormais inscrite aussi dans le Règlement du Parlement de Wallonie (ROI, 28 octobre 2020). Dans la foulée, elle se préoccupe de la question de la protection des données privées (RGPD). 

Après les pluies diluviennes de l’été 2021 qui ont frappé 209 des 262 communes de Wallonie, entraîné la mort de 39 personnes, provoqué des dégâts pour plusieurs milliards d’€ et transformé 100.000 personnes en sinistrés, une Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes et d’évaluer la gestion des inondations de juillet 2021 en Wallonie est mise sur pied par le Parlement de Wallonie à la demande des chefs de groupe de tous les partis politiques. Dans l’histoire de l’assemblée wallonne, c’est la troisième fois qu’est créée une telle Commission. Christine Mauel en est membre et, du 2 septembre 2021 au 24 mars 2022, elle prend une part active à ses 26 réunions et 62 auditions. Le 31 mars 2022, elle vote en faveur des 161 recommandations qui sont formulées et réunies dans le rapport final. Remplaçant Rachel Sobry, elle devient également membre de la Commission de la Comptabilité créée à l’automne 2022 pour renforcer le contrôle des budgets et comptes du Parlement de Wallonie (12/2022-2024).

En juin 2023, suite à un début d’incendie dans les Hautes Fagnes qui a nécessité l’intervention d’un hélicoptère venant d’Allemagne, la députée wallonne dénonce la lenteur d’intervention due à des obstacles administratifs qui auraient été inadmissibles si le feu avait pris de plus importantes proportions. En conséquence, elle demande la création d’un troisième fonds pour les catastrophes en Région wallonne, consacré aux catastrophes naturelles et les écosystèmes, en plus de ceux déjà existants et destinés, l’un aux catastrophes en général et l’autre aux catastrophes agricoles. Par ailleurs, entre préservation des biens privés et attention aux intérêts des chasseurs, la députée wallonne soutient une politique active de régulation des sangliers en Wallonie.

Le 9 juin 2024, Christine Mauel occupe la 2e place sur la liste du MR emmenée par Charles Gardier, dans la circonscription électorale de Verviers, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de députée wallonne. Elle est aussi candidate PFF aux élections en Ostbelgien. Avec 7.183 vp, elle signe le 2e meilleur score de sa liste, le 4e tous partis confondus. Avec 33,9%, le MR progresse de plus de 8%, reste la première force politique de la circonscription et envoie à nouveau deux représentants à Namur, dont Christine Mauel. Avec 503 vp, celle qui occupe l’avant-dernière place sur la liste du PFF n’obtient pas de mandat direct à Eupen.

 

Mandats politiques

Députée wallonne (2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 12 mars 2019, 7 août 2020 ; La DH, 10 février 2020, 13 juin 2023
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://www.vedia.be/emission/contrechamp/christine-mauel-en-fonction-de-ce-qui-se-passera-en-juin-2024-je-serai-sur-la-liste-pff-eupen/112820 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

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Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Mathieux Françoise

10/08/1964

Députée wallonne : 2019-2024

Après la Première Guerre mondiale, les familles Courthéoux et Donnay, notamment, contribuent au développement économique de Couvin ; même si leurs intérêts sont souvent croisés, les premiers se spécialisent dans la distribution alimentaire (l’enseigne de la « Maison Courthéoux » sera rachetée par Delhaize en 1985) et la fonderie (la SA La Couvinoise) ; les seconds dans les articles de sport, émile Donnay étant l’un des fondateurs d’une menuiserie industrielle fabriquant des manches d’outils avant de se reconvertir vers le matériel de sport : sticks, skis, raquettes de ping-pong, badminton et surtout tennis. Comme souvent, ces patrons d’industrie sont sollicités pour gérer aussi les affaires publiques. Sous l’étiquette libérale, Paul Courthéoux devient ainsi le maïeur de Couvin de 1944 à 1956 ; son père Achille et son frère François l’avaient été brièvement dans l’Entre-deux-Guerres, aussi sous l’étiquette libérale. à la mort accidentelle de Paul Courthéoux, le libéral Victor Remy lui succède jusqu’en 1964, moment où le PSC prend la main et où Jacques Meunier devient le dernier bourgmestre de Couvin avant la fusion des communes (1964-1976). Menée, en 1976, à l’initiative du ministre de l’Intérieur Joseph Michel, cette réforme réunit une quinzaine d’entités autour de l’Eau noire et de l’Eau blanche : Aublain, Boussu-en-FagneBrûly-de-Pesche, Couvin, Cul-des-SartsDailly, Frasnes-lez-CouvinGonrieux, Le Brûly, MariembourgPeschePetigny, Petite-ChapellePresgaux. Elles prennent désormais le nom de Couvin. Passant de 4.300 à 12.800 habitants, ces territoires sont désormais gérés par un seul bourgmestre et son collège échevinal. Et depuis 1976, la vie politique locale n’a jamais cessé d’être particulièrement animée. 

Ainsi, dès la première élection communale d’octobre 1976, la majorité absolue revient à Jacques Meunier (PSC) qui a présenté une liste d’ouverture sous le nom « Agir ». Incarnant la continuité, le bourgmestre est cependant projeté au cœur d’un scandale politique retentissant – « l’Affaire Meunier » – qui concerne une vingtaine de personnes (le bourgmestre, plusieurs échevins et employés couvinois), un entrepreneur ayant encaissé des factures pour une dizaine de millions de francs sans jamais avoir effectué de travaux, et des chômeurs ayant été employés sans statut légal. Premier échevin, de tendance libérale, le docteur Georges André se retrouve ainsi bourgmestre, achevant la législature (1980-1982). En octobre 1982, l’échiquier politique se réorganise et huit listes se présentent au suffrage des électeurs. Il n’y a plus de majorité absolue et trois partis décident de s’associer : le PSC (28,3 %, 8 s.) obtenant le maïorat et 2 échevins, le PS (21,2 %, 5 s.) qui a droit à un échevin et AGC (23,8 %, 6 s.) qui décroche deux échevins (L. Wauthier et P. Bastin), une seule liste siégeant dans l’opposition, UNIR (17,2%, 4 s.). La législature s’achève sur l’annonce, le 19 août 1988, de la faillite de l’usine Donnay et le commencement d’une saga pour la reprise de l’entreprise. Dans cette atmosphère particulière, les communales d’octobre 1988 rebattent les cartes et une coalition PRL (8 s.) – PS (5 s.) s’empare de l’hôtel de ville, confiant le maïorat à Georges André et laissant le PSC (9) et une liste ACE (Action-Changement pour l’Entité, 1 s.) dans l’opposition. Pendant ce temps, Bernard Tapie, puis les Italiens de Carbon Valley tentent de relancer Donnay Industrie, mais la liquidation de Donnay est prononcée en 1993, avec la perte d’un demi-millier d’emplois. Dans le même, les fonderies Saint-Roch et Efel connaissent des restructurations qui pèsent sur une population couvine touchée par le chômage (23% de la population active). Et comme les partenaires libéraux et socialistes se sont entre-déchirés en fin de législature, le contexte est propice à la présentation d’une liste Front national, aux communales d’octobre 1994 et à l’élection de deux de ses représentants. 

Avec le bourgmestre pour pousser la liste, le PRL se présente sous le nom de « Couvin an 2000 », avec l’échevin Francis Saulmont comme tête de liste ; le PSC utilise le sigle EPSC, seul le PS gardant son nom, alors qu’une 5e liste se présente en dernière minute, dissidence du PS, sous le nom de PRET (Présence, rénovation, environnement et tourisme). Emmenée par Françoise Meunier, c’est la liste à tendance PSC qui l’emporte, mais en réalisant 1.691 vp, c’est l’ancien chef de groupe PSC Robert Dubuc qui crée la surprise. Héritant d’une commune fortement endettée, il devient le nouveau bourgmestre de Couvin, à la tête d’une majorité PSC-PS qui reçoit la confirmation du soutien des électeurs en octobre 2000. Un peu en recul (1.479 vp), Robert Dubuc est le premier bourgmestre de Couvin à mener deux législatures consécutives, emmenant parmi ses échevins, en 2000, celui qui provoquera le changement de majorité en octobre 2006. Lors de ce scrutin, la liste du bourgmestre sortant perd en effet son leadership (27% au lieu de 35,9% en 2000, passant à 7 sièges, -2), tandis que le PS (7 s.) devient le premier parti de l’entité (28%). Tournant le dos au cdH de Robert Dubuc, le PS prend la main et s’allie au MR (10%, 4 s.). Raymond Douniaux devient ainsi le tout premier bourgmestre socialiste de Couvin depuis la fusion des communes. En octobre 2012, en progression de plus de 5%, le PS (33,4%) se détourne du MR (16%) pour renouer avec la liste CVN/cdH (27%) conduite par Maurice Jennequin (1.252 vp). Plébiscité (1.781 vp), Raymond Douniaux reste le bourgmestre. Il semble cependant écrit qu’à Couvin, après deux législatures, le bourgmestre est condamné à s’en aller. Il avait certes manifesté son intention en préférant pousser la liste #PEP’S lors du scrutin communal d’octobre 2018 et en laissant au jeune Eddy Fontaine le soin d’en être la tête de liste. Aux voix de préférence, le bourgmestre sortant reste le plus populaire (1.844 vp), devant Eddy Fontaine (1.116 vp), permettant à leur liste de progresser de 4% et de gagner un siège (10) ; alors qu’écolo décroche un siège (7,7%), vingt-neuf voix séparent le CVN (24,26%) et le MR-IC (23,93%). En unissant leurs forces, la liste CVN apparentée cdH (6), le MR (6) et écolo (1) détiennent cependant la majorité absolue et décident de signer ensemble un pacte de majorité qui renvoie le PS dans l’opposition où il se retrouve seul à siéger. Dans l’accord de majorité, il est décidé que Maurice Jennequin (CVN, 880 vp) sera bourgmestre une demi-législature, avant d’être remplacé par Claudy Noiret (CVN, 825 vp) fin juin 2023. Mais sur cette liste MR-IC, il y a une candidate citoyenne qui, en occupant l’avant-dernière place (la 22e) et en se présentant pour la toute première fois devant les électeurs, a créé la surprise en attirant sur son nom 468 électeurs, soit le 3e résultat de sa liste. Dans le nouveau Collège communal, Françoise Mathieux devient échevine. 

Licenciée en Architecture (1988), architecte-expert, responsable et certificateur énergétique et coordinateur Sécurité-Santé, exerçant depuis une trentaine d’années, elle n’a aucune expérience politique, mais son porte à porte dans les rues de Couvin a réussi à convaincre et son résultat d’octobre 2018 séduit la régionale MR de Dinant-Philippeville qui lui confie la deuxième place sur ses listes, derrière François Bellot (13.864 vp) et devant Richard Fourneaux (6.836 vp) pour le scrutin wallon du 26 mai 2019. Avec ces deux grands faiseurs de voix, le MR bien qu’en recul conserve deux élus à Namur, le second siège revenant à la nouvelle venue en politique (3.333 vp), bien aidée par l’effet dévolutif de la case de tête. Six mois après avoir été nommée échevine, la Couvinoise renonce à son mandat scabinal pour siéger à Namur, restant néanmoins conseillère communale (décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons).

Membre de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-) et de la Commission de vérification des pouvoirs, Françoise Mathieux est la deuxième Couvinoise à siéger au Parlement de Wallonie lors de cette législature, puisque, dans les rangs du PS, Eddy Fontaine vient remplacer P-Y. Dermagne à partir de septembre 2019. Ensemble dans la majorité wallonne PS-MR-écolo, ils affrontent une législature marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la Déclaration de politique régionale voulait mettre l’accent sur l’emploi, le contrôle des finances publiques, la lutte contre la pauvreté, la transition climatique et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo. Pour la députée wallonne MR il s’agit surtout, avec sa formation politique, de réussir la réforme fiscale immobilière, de lutter contre la pauvreté, d’accorder davantage d’importance à la formation pour lutter contre les métiers en pénurie, de parvenir à relever le taux d’emploi de 5 % sur l’ensemble de la législature, de rendre la Wallonie plus accueillante pour les investisseurs et de relever le défi climatique considéré comme une opportunité plutôt que comme une menace. Notamment avec le député Fontaine, elle porte un décret destiné à créer de nouveaux incitants à la pratique régulière du vélo et de développer une vraie politique cyclable, ainsi que le décret « trottinette » qui encadre juridiquement la micro-mobilité des flottes en libre-service en Wallonie (été 2021). Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle est membre de la Commission Enfance-Santé-Culture-Médias-Droits des femmes (2019-2024) ; la députée y adopte notamment la réforme des rythmes scolaires, ainsi que le guide pour « l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle » (EVRAS). Attentive aux dossiers qui concernent la région de Couvin dont le sort du Grand Pont, la députée wallonne s’inquiète aussi auprès des différents ministres de questions relatives au recrutement des chauffeurs du TEC, aux amendes routières que ceux-ci peuvent encourir, aux risques liés à la mauvaise utilisation des systèmes de chauffage, au statut des agricultrices, au développement de projets pilote qui concernent l’avenir de l’agrivoltaïsme, sujet qui lui est cher. 

Le 9 juin 2024, le MR ne compte pas sur sa députée wallonne sortante ni au scrutin wallon ni au scrutin fédéral, encore moins sur la liste européenne. Il est vrai que la vie communale de Couvin est reste ce qu’elle a toujours été : agitée. Et la législature 2018-2024 n’échappe pas à la règle, comme d’ailleurs la préparation des élections d’octobre 2024. S’exprimant régulièrement sans langue de bois, la conseillère communale a mis plusieurs fois ses partenaires politiques de majorité mal à l’aise. Dans le même temps, du côté d’un PS déçu par sa cure d’opposition, les esprits s’échauffent aussi et surtout lorsque Raymond Douniaux et plusieurs colistiers finissent par se désolidariser d’Eddy Fontaine. En coulisses, la préparation du scrutin d’octobre 2024 fait naître une liste UNIS, bannière sous laquelle se retrouvent les libéraux, les socialistes autour de Douniaux et les membres du CVN. Début 2024, cependant, la liste qu’entend mener Eddy Fontaine et quelques autres socialistes est rejointe par les MR Françoise Mathieux et Pierre Fievet (février). Confrontée à la présence de ses candidates sur deux listes différentes, la direction provinciale du MR disqualifie Françoise Mathieux et accrédite Jehanne Detrixhe tant aux communales qu’au scrutin wallon puisque la candidate officielle du MR se retrouve 4e suppléante. Quant à Françoise Mathieux, elle se présente, en octobre, sur une liste commune avec le député wallon Eddy Fontaine, appelée ICI (Intérêts Citoyens), pour un enième épisode de la vie politique couvinoise.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Couvin (2018-)
Échevine (2018-07/2019)
Députée wallonne (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 29 mai 2019 ; Le Soir, 21 septembre 1994
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://sites.google.com/site/resistancecouvin/georges-andr%C3%A9-docteur

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Matagne Julien

Gerpinnes 22/12/1984

Député wallon : 2019-2024

Située aux portes de Charleroi, l’entité actuelle de Gerpinnes est le résultat de sa fusion, en 1976, avec les communes d’AcozGougniesJoncretLoverval et Villers-Poterie. Comme elle était à la fois la plus grande en superficie et la plus peuplée, elle a conservé ce nom qui est généralement associé à la marche folklorique en l’honneur de sainte Rolende. Avec une population passant d’environ 9 à 13.000 habitants en cinquante ans, cette petite commune a déjà envoyé trois représentants au Parlement wallon depuis que celui-ci existe : le socialiste Gaston Hercot (entre 1974 et 1977), le PSC Fernand Antoine (entre 1985 et 1991), le PS Roland Marchal (entre 2004 et 2005). Tous les trois ont aussi siégé au Collège du « grand Gerpinnes ». Au soir des élections d’octobre 1976, le PSB et le PSC formaient la nouvelle majorité et Gaston Hercot héritait d’un échevinat (1977-1980). échevin lui aussi (1977-1981), Fernand Antoine assura l’intérim du bourgmestre malade (1981-1982), avant de devenir le bourgmestre en titre (1983-1988), puis d’être poussé dans l’opposition (1989-1994). Un des responsables de cette situation était Roland Marchal (échevin de 1989 à 1994), son parti ayant fait alliance avec les Intérêts communaux. Mais en 1994, PS et PSC s’entendent, Fernand Antoine accomplissant une demi-législature (1995-1998) comme bourgmestre, avant de céder le relai à Roland Marchal (1998-2000) qui garde ce mandat de 2001 à 2006, mais sans le PSC de Fernand Antoine repoussé sur les bancs de l’opposition. En octobre 2006, c’est l’architecte Philippe Busine (1.255 vp) qui emmène la liste cdH. Fraîchement arrivé en politique (il adhère au cdH en 2005), il réalise moins de voix de préférence que Roland Marchal (1.706), mais le cdH progresse (39,2%, + 2,4%) en gagnant deux sièges (10), alors que l’équipe PLUS de Marchal recule (34,21, -10,4%) en perdant deux sièges (8). Comme il l’avait déjà fait en 1982 à l’époque du PSC, le cdH se tourne vers les libéraux (4) pour former majorité. Six ans plus tard, en 2012, le cdH (44,95%) de Philippe Busine (1.841 vp) décroche la majorité absolue (12 sièges sur 23) avec une liste où apparaît pour la première fois, à la troisième place, le nom de Julien Matagne (644 vp, 6e score de sa liste et tous partis confondus). 

Pour sa première participation à une élection, non seulement Matagne est élu conseiller communal, mais il se voit confier un échevinat en cours de législature (il remplace Denis Gorez). à partir de 2015, il est en effet échevin en charge des Finances, de la Mobilité, Sécurité routière, Jeunesse, énergie et Nouvelles Technologies. Attiré vers la politique par Roland Marchal, un peu comme Philippe Busine, c’est finalement au sein de la famille cdH qu’il a décidé de s’engager.

Passionné par le monde de l’automobile, Julien Matagne y a consacré ses études – il est bachelier en expertise automobile, Bachelor Thermal Engines and Car Expertise de la Haute École Louvain en Hainaut (HELHa, 2007) – et en a fait sa profession. à peine diplômé, il entre comme journaliste au Moniteur automobile (juillet 2007) ; cela explique un peu aussi le choix de ses compétences scabinales à Gerpinnes… Passionné des marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse, il joue du fifre dans sa commune, mais aussi à Tarcienne et à Thuin à la Saint-Roch.

Quant à la politique, elle est aussi affaire de passion car, au soir du scrutin communal d’octobre 2018, l’échevin Matagne double son score personnel (1.309 vp) et se retrouve meilleur faiseur de voix, derrière le bourgmestre Philippe Busine (2.329 vp). La lutte politique a été rude ; en effet, pour affronter l’équipe du maïeur de Gerpinnes, MR, PS et écolo ont décidé de former un cartel, appelé Horizons. Et même si une tierce liste, Demain, parvient à emporter près de 7 précieux pourcents, c’est le face-à-face cdH-Horizons qui mobilise les électeurs de Gerpinnes. En progressant de 7,2%, le cdH renforce sa majorité absolue (52,15%, 13 sièges, +1), le cartel frôlant les 41% (10 sièges). Premier échevin, Julien Matagne hérite des mêmes compétences, hormis la Jeunesse, remplacée par la Communication et les Ressources humaines. 

Au sein d’un cdH carolorégien qui cherche désespérément des faiseurs de voix comme pouvaient le faire des Philippe Maystadt, Anne-Marie Corbisier, Philippe Charlier, Antoine Tanzili, voire Philippe Busine, et surtout Véronique Salvi, le choix de Julien Matagne comme tête de liste au scrutin wallon du 26 mai 2019 dans la nouvelle circonscription de Charleroi-Thuin est un pari réussi. Alors que la circonscription de Thuin n’a jamais envoyé un seul élu PSC-cdH depuis 1995 et que le PSC-cdH de la circonscription de Charleroi a toujours eu un représentant (parfois 2 en 1995 et 1999) avec au moins 9,5% des voix (16% en 1995), Julien Matagne parvient à conquérir un siège au Parlement de Wallonie avec 7,51% d’électeurs cdH et 4.337 vp, soit le 11e score tous partis confondus. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, celui qui est alors qualifié « d’étoile montante du cdH carolo » renonce à son mandat d’échevin (remplacé par Denis Gorez) et devient chef de groupe au Conseil communal de Gerpinnes, localité qui envoie ainsi un quatrième parlementaire au Parlement wallon dans son histoire. Il renonce aussi à son métier de journaliste automobile, mais le nouveau député wallon entend apporter son expertise dans un domaine qui touche tant à la mobilité, qu’à l’énergie, à la nature et aux facteurs sociaux.

Membre de la Commission Environnement-Nature-Bien-être animal, de la Commission des Vérifications des pouvoirs et de la Commission pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (2019-2024), il se conforme à la décision de son président de parti de ne participer à aucune majorité, tant les résultats globaux du cdH ont été catastrophiques, le 26 mai 2019 ; il participe d’ailleurs à la refondation du cdH et à sa transformation en mouvement Les Engagés. 

A Namur, de 2019 à 2024, les 10 députés wallons du groupe cdH dirigé par François Desquesnes (onze quand J-L. Crucke les rejoint en 2023) organisent leurs travaux et leurs interventions de manière dynamique et collective, pour exister en tant que principale force d’opposition aux côtés des 10 députés du PTB. Actifs dans chaque Commission, ils sont régulièrement six ou sept à signer des propositions de décret dans toutes les matières régionales : démocratie locale et transparence de l’autorité publique, mobilité douce, mesures urgentes et pratiques durant la pandémie de la Covid-19, mesures d’aide aux sinistrés des inondations, lutte contre le gaspillage et les déchets, protection contre le bruit, statut des transporteurs de voyageurs par route, 5G, véhicules électriques, mesures contre l’intoxication au monoxyde de carbone, meilleure sensibilisation à l’endométriose, APE, soutien au coworking, etc. Porteur de plusieurs propositions de résolution, notamment en matières internationales, Julien Matagne veille à ce que soient respectés à la fois des critères environnementaux, sociaux et sanitaires, ainsi que la démocratie, les libertés et les droits humains. Il réclame des mesures pour poursuivre les crimes de génocide et les atteintes au patrimoine mémoriel. 

Se mobilisant dans de nombreux dossiers carolos (sauvegarde du HF4 de Carsid, prolongement de la RN54 et tronçon manquant de la RN54 Charleroi-Maubeuge, le sort de la N5, l’extension du métro carolo, parc Legoland sur le site de Caterpillar), le député wallon expert en automobile intervient activement dans plusieurs dossiers : l’encadrement de la mobilité des trottinettes, la taxe kilométrique, la réforme de la sécurité routière en Wallonie et la répression des excès de vitesse, la réforme de la taxe de mise en circulation, le contournement nord de la ville de Wavre, le dossier de la réforme du secteur des taxis wallons, etc., marquant sa différence avec la majorité PS-MR-écolo, hormis dans le décret « trottinette » qui encadre juridiquement la micro-mobilité des flottes en libre-service en Wallonie (été 2021), dont il est l’un des cosignataires.

Le 9 juin 2024, Les Engagés jouent la carte Jean-Jacques Cloquet comme tête de liste au scrutin wallon ; dès lors, Julien Matagne ne se représente plus au Parlement de Wallonie ; il est désormais premier suppléant sur la liste fédérale (5.619 vp), où il compte sur la désignation de Jean-Luc Crucke comme ministre pour retrouver un siège parlementaire, qui serait compatible avec une fonction dans le futur Collège de Gerpinnes, qui doit être renouvelé en octobre 2024, Philippe Busine ne sollicitant pas la reconduction de son mandat de bourgmestre.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Gerpinnes (2012-)
Échevin (2015-06/2019)
Député wallon (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 25 octobre 2018, 6 mars 2019, 1er juin 2019, 21 mars 2022, 9 octobre 2023 ; Le Soir, 18 octobre 2006
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://be.linkedin.com/in/julien-matagne-4120527
https://www.facebook.com/julien.matagne.gerpinnes/ 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Lomba Eric

Liège 09/03/1969

Député wallon : *2020-2024

Suite au triple scrutin du 26 mai 2019, les majorités se sont rapidement mises en place au niveau européen comme au niveau régional wallon. Le gouvernement fédéral belge, quant à lui, s’est fait désirer : au gouvernement Michel II en affaires courantes ont succédé un gouvernement Wilmès I, quand Charles Michel est devenu Président du Conseil européen (octobre 2019), puis un gouvernement Wilmès II quand a éclaté la crise de la Covid-19 (17 mars 2020), toujours en affaires courantes, et enfin le gouvernement définitif présidé par Alexander De Croo (1er octobre 2020). Dans cette nouvelle équipe de coalition PS-CD&V-Open VLD-MR-Vooruit-écolo-Groen, le poste de vice-Premier ministre est attribué à Pierre-Yves Dermagne qui, de facto, quitte la vice-Présidence du gouvernement wallon. Pour le remplacer dans l’équipe présidée par Elio Di Rupo, Christophe Collignon est désigné pour prendre en charge le ministère wallon du Logement et des Pouvoirs locaux. En conséquence, il renonce à son mandat de député wallon et il est fait appel à son suppléant, élu dans la circonscription de Huy-Waremme : il s’agit d’Éric Lomba qui, avec 5.501 vp, a réalisé (le 26 mai 2019) le 2e meilleur résultat des socialistes et le 4e tous partis confondus. Il avait réalisé un score quasi identique, 5.510 vp, le 25 mai 2014, lors de sa toute première campagne parlementaire, comme premier suppléant sur la liste déjà emmenée par Christophe Collignon. Et s’il n’en était qu’à sa deuxième campagne électorale régionale, Éric Lomba n’en est pas autant un novice en politique. Au contraire.

Licencié en Sciences politiques de l’Université Libre de Bruxelles (1991), celui qui avait mené ses humanités à l’Athénée Prince Baudouin de Marchin milite au sein du Parti socialiste depuis 1988 ; membre et rapidement vice-président des Jeunes Socialistes de la Fédération Huy-Waremme, il se présente déjà en octobre 1994 aux élections communales, à Marchin, et il y réalise un résultat tellement probant qu’il lui ouvre les portes du Collège échevinal. Sous la direction de Pierre Burton, bourgmestre depuis la fusion des communes (1976), Lomba devient échevin de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, tout en poursuivant son activité professionnelle. Avec un master spécialisé en administration/services publics, il a commencé sa carrière à la Région wallonne en tant que fonctionnaire. à partir de l’été 1995, il devient le collaborateur parlementaire de Marc Melin, premier suppléant devenu député wallon (octobre 1995-1999), lorsque Robert Collignon a été reconduit à la tête du gouvernement wallon.

Dans le même temps, le paysage politique se transforme à Marchin, commune rurale de moins de 5.000 habitants, qui avait attiré quelques usines de tôlerie le long du Hoyoux, avant que frappe la crise sidérurgique : comme il l’avait annoncé avant le scrutin de 1994, le bourgmestre Pierre Burton (72 ans) passe le relais et c’est Francis Leroy qui lui succède, conscient qu’avec les 58 voix qu’il a recueillies sur son nom, il n’est qu’un « bourgmestre de transition » (novembre 1996). Déjà, le nom d’Éric Lomba (356 vp) circule avec insistance. Les rendez-vous électoraux d’octobre 2000 et 2006 confirment la rumeur, le jeune candidat et le PS recevant un fort soutien des électeurs marchinois (57,25% puis 56,80%), avec une majorité absolue de 11 sièges sur 17 au Conseil communal. Le 1er janvier 2001, Éric Lomba devient le nouveau bourgmestre, avec un portefeuille de compétences très diversifiées : Affaires générales, Administration, Relations publiques, Informatique, état civil, Enseignement, Fêtes, Jeunesse, Police, Mobilité, Affaires juridiques, Coopération au développement, Migrants, Affaires européennes, Assurances. En octobre 2006, il frôle les 1.000 voix de préférence, loin, très loin devant tous les autres candidats. Multipliant les projets sur le plan local et supracommunal, il développe aussi une politique sociale dynamique à l’égard du personnel communal qui bénéficie du régime des 35 heures/semaine avec aménagement des horaires, ainsi que de congés de maternité et de paternité plus longs, alignés sur les normes du Parlement européen. Néanmoins, ils seront trois à se succéder comme chef de groupe PS au Conseil communal durant la législature à Marchin. En octobre 2012, alors qu’à titre personnel le bourgmestre gagne 34 voix (1.015 vp), le PS subit un premier recul de 7,5% et la perte de 2 sièges (49,25%), tandis que l’opposition se résume toujours à deux listes : cette fois, écolo (4) et Renouveau M-V (4). En octobre 2018, le recul du PS-IC se poursuit (46,5%, -2,75%), mais il conserve 9 sièges. Statu quo aussi pour écolo (4 sièges), alors que le MR prend 2 sièges et GCR les deux autres mandats. 

Parallèlement, à partir d’octobre 2012, Éric Tomba se présente au scrutin provincial, comme tête de liste, dans le district de Huy. Avec 6.526 vp, il fait aussi bien que Christophe Lacroix (7.291 vp) qui pousse la liste, et ils contribuent ainsi à l’envoi de trois conseillers socialistes hutois au Conseil provincial. Comme aux communales cependant, le PS – 4 élus provinciaux en 2000, 3 ensuite, 2 en 2018 – est en recul progressif (40,7% en 2000, 35,8% en 2006, 34,1% en 2012, 28,9% en 2018), malgré les 7.231 vp du régulier et performant Éric Lomba, meilleur score personnel de tous les districts liégeois, tous partis confondus, en octobre 2018.

Son expérience politique s’est aussi enrichie progressivement par une activité continue dans les Cabinets de différents ministres socialistes wallons ; entre 2004 et 2006, il est fonctionnaire détaché auprès de Philippe Courard (ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique), entre 2006 et 2007 auprès de Christiane Vienne (ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des chances), fin 2007 chez Paul Magnette (ministre aux compétences identiques) puis, entre 2007 et 2009, auprès de Marc Tarabella (ministre wallon de la Formation et ministre communautaire de la Jeunesse et de l’Enseignement de Promotion sociale). 

Très actif dans plusieurs intercommunales, le bourgmestre de Marchin y fait valoir à la fois les intérêts de son parti et ceux des Marchinois par rapport à certains projets hutois, ce qui n’est pas sans provoquer des tensions au sein de la Fédération Huy-Waremme du PS. Ainsi en est-il par exemple quand il est vice-président du Centre hospitalier [régional] de Huy (2001-2007) ; par la suite, il n’hésite pas à dénoncer l’opacité des comptes du CHRH, au moment des affaires qui éclaboussent la bourgmestre de Huy. En avril 2009, après la révocation de deux administrateurs (Christian Bergilez et Anne-Marie Lizin) et la démission du président Pierre Tilkin, Éric Lomba est désigné pour reprendre l’un des mandats d’administrateur du CHRH, avec des garanties pour les communes périurbaines (2009-2013). Ce geste de la Fédération vise aussi à apaiser d’autres tensions. En avril 2009, Lomba s’est désolidarisé de la ligne politique de son ministre à l’approche du scrutin wallon et européen de 2009 où Marc Tarabella est candidat aux deux assemblées. Il démissionne d’ailleurs de ses fonctions au sein du Cabinet ministériel, déçu et mécontent à l’égard de la Fédération Huy-Waremme du PS qui ignore son existence comme candidat à un scrutin fédéral ou régional. En juillet 2009, il retrouve son activité au Ministère de la Région wallonne, tout en suivant une nouvelle formation ; après en avoir réussi les examens, il postule à Nandrin qui l’engage comme secrétaire du CPAS, fonction qu’il exerce de juillet 2011 à juin 2012, sans renoncer à ses activités politiques.

Administrateur de la Compagnie intercommunale des Eaux (CILE, 2006-2007), administrateur de Meuse Condroz logement (2007), il en devient le président (2010-2018) sur décision de la Fédération Huy-Waremme du PS en guise d’apaisement. Il est aussi membre du Conseil supérieur des Villes, communes et provinces wallonnes (2007-), président de la zone de police du Condroz (2010-2012), vice-président du Centre culturel de Marchin (2007-2000) et membre de la Commission des Arts forains (2007-2009), une fonction d’une certaine importance pour celui qui est aussi président (2007-2009), puis administrateur de l’asbl Latitude 50°. 

En effet, le bourgmestre de Marchin accueille dans sa localité, officiellement depuis le 9 octobre 2004, le « Centre des arts du cirque et de la rue en Wallonie » - « Latitude 50º », un centre permanent assurant des résidences d’artistes, une programmation de spectacles sous chapiteau, deux festivals biennaux, un soutien à la création et une aide à la diffusion. Il s’agit là du résultat de la collaboration entre un bourgmestre fan de théâtre de rue, un président (Luc Navet) et un directeur (Pierre Mossoux) de centre culturel téméraires et d’un artiste de cirque résidant à Marchin (Olivier Minet, de la compagnie des Globoutz). Il faut cependant remonter en 1986 pour assister au commencement de l’histoire : la commune de Marchin alors dirigée par Pierre Burton organise une première « Fête au château » qui fait la part belle aux arts de la rue. D’autres suivront annuellement, soutenues par des habitants enthousiastes qui, en octobre 2003, se mobilisent particulièrement pour que soient un succès les deuxièmes Renc’Arts organisées par la Fédération des artistes de rue. Synthèse des arts du cirque et des arts de la rue, ce rendez-vous se tient dans un immense chapiteau rouge, installé en plein cœur du village, en attendant son emplacement définitif, à Marchin. Là aussi, intervient un artiste de rue, Marc Decrollier, qui cherche un lieu permanent où se déploierait sa toile. Avec l’appui de la Région wallonne, de la Communauté française, de la Province de Liège et de la commune de Marchin, cette activité permanente (des spectacles d’octobre à mars) en zone rurale est de surcroît soutenue par un conseil culturel composé de citoyens, paysans, ouvriers, indépendants et employés locaux solidaires. Progressivement, ce projet prend une importance considérable, Marchin s’imposant comme un pôle exceptionnel des arts du cirque et de la rue, l’infrastructure étant désormais tout en bois (2020-2022), avec quantité d’activités de spectacles et de formations qu’imaginaient peu leurs créateurs, dont une option cirque lancée en septembre 2024 à l’Athénée de Marchin.

En 2010, Éric Lomba devient aussi le président du Groupe d’Action Locale (GAL) « Pays des Condruses », projet de supra-communalité qu’il a contribué à créer en réunissant septcommunes du Condroz liégeois pour mener conjointement des projets portant sur la mobilité, le tourisme, l’énergie, l’agriculture, la gestion de l’eau, l’aménagement du territoire et la solidarité (Anthisnes, Clavier, Marchin, Modave, Nandrin, Ouffet, Tinlot). Ce GAL met progressivement en place six grands projets qui concernent la gestion des ressources hydriques, l’entraide citoyenne, le logement des séniors, le vivre ensemble, un Plan Climat Condroz, ainsi qu’un projet d’économie circulaire de valorisation du marc de café pour produire le substrat nécessaire à la culture de pleurotes et de transformation d’un container maritime en champignonnière (Fungi Up).

Administrateur de l’Union des Villes et des Communes de Wallonie (2011-2013), de l’asbl Château de Jehay (2013-2020), du Centre culturel de l’arrondissement de Huy (2013-2020), du Centre de Réadaptation au Travail (2013-2019), de Tecteo Group (2013), puis de Publifin (2014-2017), Éric Lomba est aussi administrateur du Centre provincial Liégeois de Promotion et Gestion en Agriculture (CPL Promogest, 2017-2020), de la SPI (2018-2020), de l’Opéra royal de Wallonie (2019-2020), vice-président de la Fédération Huy-Waremme du PS (octobre 2019-), administrateur de l’Agence immobilière sociale du Pays de Huy (2020-), président de l’asbl Meuse-Condroz-Hesbaye (organisme de développement économique (décembre 2020), et administrateur de Liège-Europe-Métropole (2018-2022).

C’est par conséquent avec une solide expérience politique qu’Éric Lomba prête serment au Parlement de Wallonie le 14 octobre 2020. Il doit cependant renoncer à sa fonction de bourgmestre de Marchin qu’il occupe depuis vingt ans, en vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons. à Namur, où il arrive au moment de la 2e vague de la Covid-19, il est amené à légiférer d’emblée pour faciliter la gestion de la crise sanitaire. Il se montre favorable à l’incitation des monnaies complémentaires tant dans la crise Covid-19 que pour la relance de la Wallonie. Il est aussi amené à rédiger une série de textes visant à aider les personnes comme les institutions victimes des inondations de juillet 2021, de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique de l’automne 2022.

Le député wallon légifère également pour assurer une proximité pertinente des citoyens aux distributeurs automatiques de billets en Wallonie. Membre de la Commission Logement-Pouvoirs locaux (2020-2024), il reprend une proposition de décret du cdH et s’entend avec Yves évrard (MR), Stéphane Hazée (écolo) et Benoît Dispa (cdH) pour faire adopter un décret qui impose aux communes wallonnes la publication des projets de délibérations et les notes de synthèse explicatives, assurant ainsi une plus grande publicité et un accès facilité aux documents (décret du 18 mai 2022). Le même jour, le hasard veut qu’il remplace Mourad Sahli au sein de la Commission chargée de questions européennes (-2024).

A la suite de l’affaire dite du greffier, l’ensemble du bureau du Parlement de Wallonie démissionne et les partis politiques procèdent à divers remaniements (décembre 2022). Quand André Frédéric est désigné à la présidence du Parlement de Wallonie, il doit être remplacé dans certaines Commissions. éric Lomba est alors désigné pour siéger au sein de la Commission énergie-Climat-Mobilité (12/2022-2024), ainsi qu’au sein de la Commission de la Comptabilité créée à l’automne 2022 pour renforcer le contrôle des budgets et comptes du Parlement de Wallonie (02/2023-2024). Il devient enfin membre de la sous-Commission du contrôle de la Commission wallonne pour l’Énergie (CWaPE), où il réclame et obtient le contrôle des déclarations de mandats, de fonctions et rémunération établies par les membres du Comité de direction. Avec ses collègues de la majorité Laurent Devin (PS), Sybille de Coster-Bauchau (MR), Yves évrard (MR), Valérie Delporte (écolo) et Stéphane Hazée (écolo), le député wallon est à l’origine du décret relatif au bail d’habitation limitant l’indexation des loyers en fonction du certificat de performance énergétique des bâtiments (19 octobre 2022) et il contribue également au texte uniformisant à deux mois la garantie locative des loyers, ainsi qu’au décret favorisant la construction de logements publics spécifiques (17 mai 2023). Au Parlement de Wallonie, il consacre également plusieurs journées dominicales pour suivre les travaux de la première Commission délibérative citoyenne (30 citoyens tirés au sort et 10 députés) qui se conclut par une quarantaine de recommandations destinées à approfondir la participation citoyenne (octobre 2023-février 2024).

Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est d’abord membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales-Règlement et Contrôle des communications des membres du Gouvernement (2020-juillet 2023). En avril 2023, il devient membre de la Commission Enfance-Santé-Culture-Médias-Droits des femmes, et en juillet 2023, il est aussi désigné pour siéger à la Commission Budget-Fonction publique-Égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement-Bâtiments scolaires.

Le 9 juin 2024, il occupe la 1ère suppléance sur la liste PS emmenée par Christophe Collignon, dans la circonscription de Huy-Waremme, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de député wallon. Avec 3.922 vp, il signe le 2e score d’une liste PS qui a perdu des plumes (22,2%, -4,2%), dans une circonscription où les Engagés enlèvent deux sièges, alors que ni le PSC ni le cdH n’y avaient jamais obtenu d’élu.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Marchin (1995-)
Échevin (1995-2000)
Bourgmestre (2001-10/2020)
Conseiller provincial (2012-10/2020)
Député wallon (10/2020-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 9 novembre 1996, 7 octobre 2004, 10 avril 2009, 18 janvier 2011 ; La Libre, 11 mars 2001 ; La DH, 23 novembre 2020
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
Cumuleo (-2023)
https://ericlomba.be/wp/
https://latitude50.be/le-pole/publications/ 
https://www.rtc.be/video/culture/marchin-un-cirque-tout-en-bois-pour-latitude-50_1506677_325.htmlhttps://www.rtc.be/video/culture/inauguration-du-cirque-en-dur-de-latitude-50_1513836_325.html 
https://www.rtbf.be/article/parlement-wallon-des-citoyens-travaillent-avec-des-parlementaires-en-commission-deliberative-11312691?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR0VF3dzGd_vSejppQVDIAobgv8CbpSmQ2n5wkbHLpY6HQV04ZrYYwOwqZ4_aem_ZmFrZWR1bW15MTZieXRlcw 
https://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2023_2024/RAPPORT/1605_1.pdf 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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