Gustin Didier Médaille (2024)
Depuis plus de 40 ans, Didier Gustin gère avec passion et dévouement une exploitation laitière à Raeren, en Province de Liège, aux côtés de sa femme et de son fils.
Mais Didier Gustin est aussi le président emblématique de la Foire agricole de Battice, un événement incontournable qu'il porte avec enthousiasme depuis plus de 30 ans. Cette foire, c'est bien plus qu'un simple rassemblement d'agriculteurs : c'est un pont entre les générations, un lieu d’échanges et de découverte pour les enfants, et une vitrine internationale de l'excellence agricole wallonne, avec des concours de bovins où participent plus de 20 pays.
Malgré les défis, comme l’épidémie de la langue bleue, Didier a su maintenir l’édition de cette année avec brio, réunissant près de 2000 animaux et 180 exposants sur 10 hectares.
Didier Gustin incarne l’esprit rural et le savoir-faire agricole avec une énergie inébranlable.
Un grand merci au gouvernement pour cette distinction et mise à l'honneur que je partage avec toutes les personnes bénévoles qui m'aident dans l'organisation de la Foire de Battice.
Furlan Paul Commandeur (2024)
Paul Furlan, originaire de Binche, a consacré sa vie au service public avec une énergie et un dévouement exceptionnels. Élu député wallon en 1999, bourgmestre de Thuin dès 2000, et ministre socialiste wallon des pouvoirs locaux et du tourisme de 2009 à 2017, il a marqué de son empreinte chaque fonction qu'il a exercée.
Paul Furlan était un homme proche de tous, animé par une véritable vision pour nos communes, nos villes, et pour les pouvoirs locaux qu'il a su réformer avec un sens rare de l'engagement. Son travail acharné a laissé un héritage durable : des réformes importantes et de nombreuses initiatives qui continuent aujourd'hui de bénéficier à notre région et à nos 262 communes.
Derrière l’homme politique, il y avait aussi un homme chaleureux, jovial, qui menait sa vie avec un enthousiasme communicatif. Une vie qu’il aura menée à 100 à l’heure jusqu’au 10 avril 2023, Paul Furlan avait alors 60 ans.
Foucart Philippe Officier (2024)
Philippe Foucart incarne l'esprit entrepreneurial et innovant de la Wallonie. À la tête du groupe Technord depuis 2010, il représente la deuxième génération de la famille à reprendre le flambeau de cette entreprise tournaisienne, dont l'histoire a débuté avec son père, Michel Foucart, en 1975.
Sous sa direction, Technord a su se hisser parmi les leaders mondiaux en matière d’intégration de projets industriels, en offrant des solutions d’automation, d'électricité, de data science et d’informatique industrielle.
Philippe Foucart, à travers son leadership visionnaire, a propulsé Technord bien au-delà de nos frontières. Présente aux quatre coins du globe, de la Suisse à Singapour, en passant par le Chili et les Pays-Bas, Technord illustre à quel point la Wallonie peut se positionner comme une terre d'innovation sur la scène internationale.
Après son père Michel Foucart, lui-même élevé au rang d’officier du Mérite wallon en 2018, Philippe Foucart incarne à la perfection les valeurs qui font la force de notre région : l'excellence, la persévérance et la capacité à innover. Son entreprise a d’ailleurs été sacrée entreprise de l’année en 2023, mettant à l’honneur ses capacités managériales, les compétences de tous ses collaborateurs et les valeurs intrinsèques de leur entreprise.
Merci à tous et toutes pour ce mérite wallon auquel j'associe ma famille et l'ensemble des collaborateurs de Technord. Vive la Wallonie, région magnifique et bonne fête à tous.
Bourlart Jean-François Officier (2024)
Tout juste âgé de 50 ans, Jean-François Bourlart, originaire du Hainaut, est le patron de l’équipe belge de cyclisme Intermarché-Wanty.
Sous sa direction, l’équipe a réalisé une performance historique lors du dernier Tour de France, en remportant trois étapes, ce qui n’était encore jamais arrivé. Et ce, notamment grâce aux prouesses de l'Érythréen Biniam Girmay, qui est devenu le premier coureur d'Afrique noire à remporter une étape du Tour de France et le maillot vert dans la foulée.
Cet accomplissement n’est pas seulement une victoire sportive, c’est un symbole d’ouverture, de diversité et de progrès dans le cyclisme, un sport où les frontières ont été repoussées grâce à la vision et la gestion exemplaires de cet homme.
Merci au Gouvernement wallon pour cette mise à l'honneur. Celle-ci récompense le travail et la passion de toute l'équipe Intermarché-Wanty
Witsel Thierry
Martinique 28/05/1968
Député wallon : 2019-2024 ; 2024-
Trois fois deuxième du championnat de Belgique en 1993, 1995 et 2006, le Standard de Liège est à la recherche de son lustre d’antan. Après avoir fusionné avec Seraing en 1996 et échappé in extremis à la faillite en 1998 grâce à l’intervention financière de Robert Louis-Dreyfus et de son bras droit, Lucien d’Onofrio, il remporte un neuvième titre de champion de Belgique en 2008, sous la férule de l’entraîneur Michel Preud’homme. Lors de la saison suivante, 2008-2009, l’équipe réédite sa performance sous la conduite de
C’est à l’âge de 8 ans que Thierry Witsel est arrivé à Liège (1976), avec sa maman, Délie Rolle Toussaint. Celui qui est né en Martinique est accueilli sur les hauteurs de Liège par son père adoptif. Il grandit dans le quartier de Sainte-Walburge, puis de Vottem, mais sa scolarité, seulement entamée à son arrivée en Belgique, est difficile. Avec la naissance de son fils, Axel, en 1989, Thierry Witsel multiplie les expériences professionnelles – serveur dans un restaurant, couvreur, plafonneur puis responsable d’équipe chez General Construction, une entreprise liégeoise active dans la construction – en passant parfois par l’aide du CPAS (1989-2004). Cherchant à se former, il décroche un CAP à Jonfosse, en horaire décalé. Il s’oriente alors vers l’enseignement spécialisé, où il est professeur de maçonnerie pendant quinze ans à l’école Saint-Vincent Ferrer à Liège (2004-2019). Ses activités professionnelles n’empêchent pas la pratique sportive ; footballeur, Thierry Witsel évolue dans plusieurs clubs de la région liégeoise et hesbignonne, et s’adonne aussi au futsal en D1, étant d’ailleurs repris en équipe nationale. Son engagement comme entraineur à l’Académie Louis Dreyfus s’inscrit dans le prolongement de ses multiples activités ; il y restera dix ans et plusieurs joueurs professionnels lui doivent leur carrière. Depuis 2016, Thierry Witsel est aussi le gérant de la société Wit & Selago Management, spécialisée notamment dans les centres de sport et de mise en forme, et intermédiaire entre sportifs.
C’est par l’entremise de Christie Morreale et de Jean-Claude Marcourt qu’il se lance en politique en 2019. Considéré par certains comme un gadget électoral du Parti socialiste, Thierry Witsel accepte la 7e place sur la liste emmenée par le duo Marcourt-Morreale et crée la surprise en réunissant près de 7.000 voix de préférence sur son nom (6.975). En signant ainsi le 3e meilleur résultat socialiste et le 6e tous partis confondus, il décroche le cinquième mandat attribué au PS dans la circonscription électorale de Liège et devient député wallon, le premier originaire des Antilles françaises.
Sans expérience politique, le député wallon découvre le fonctionnement d’une assemblée régionale à majorité PS-MR-écolo qui s’apprête à appliquer les grandes orientations de la Déclaration de politique régionale – accent mis sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques, la transition climatique et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo – quand, successivement, la législature wallonne est frappée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, l’offensive militaire russe en Ukraine et la crise énergétique qui s’en suit. Membre de la Commission Budget-Infrastructures sportives (2019-2024), où il peut développer son expertise en matière de sport et de formation, le député wallon est notamment le rédacteur, avec Hervé Cornillie (MR) et Christophe Clersy (écolo), d’un rapport sur une meilleure utilisation des infrastructures sportives disponibles dans les écoles ; pointant le potentiel globalement inexploité des salles, terrains et piscines en dehors des heures de cours, les trois députés wallons plaident pour un accord entre la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles pour permettre aux athlètes et aux clubs d’occuper ces infrastructures en soirée ou durant les week-ends (septembre 2020). Suite au décès de Paul Furlan, Thierry Witsel est choisi par son parti comme vice-président de cette Commission pour la fin de la législature (mai 2023-2024). Soutenant une résolution en faveur d’une politique ambitieuse de végétalisation des bâtiments publics, il remplace aussi Mauro Lenzini au sein de la Commission Environnement-Nature-Bien-être animal (septembre 2021-2024).
Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Thierry Witsel est d’abord membre de la Commission Enseignement supérieur-Enseignement de promotion sociale-Recherche-Hôpitaux universitaires-Sports-Jeunesse-Aide à la jeunesse-Maisons de justice-Promotion de Bruxelles (2019-juillet 2023). Entre janvier et juillet 2023, il devient membre de la Commission Budget-Fonction publique-Égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement-Bâtiments scolaires, puis, à partir de septembre 2023, il devient membre de la Commission Relations internationales-Sports-Enseignement de Promotion sociale-Affaires générales-Règlement et Contrôle des communications des membres du Gouvernement (septembre 2023-2024).
En mars 2021, Thierry Witsel lance l’association « Stop Racism in Sport », avec le soutien d’Unia, des Territoires de la mémoire, de Panathlon Wallonie-Bruxelles et du think tank Sport et Citoyenneté. Son objectif est de « dénoncer le racisme dans le sport, de condamner toutes les violences verbales, physiques, les comportements individuels et collectifs visant à stigmatiser l’autre sur base de son origine ethnique et de ses préférences philosophiques, notamment.
Le 9 juin 2024, il occupe la 2e place sur la liste PS emmenée par Christie Morreale, dans la circonscription de Liège, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de député wallon. Avec 8.470 vp, il signe le 2e résultat des effectifs PS et le 6e score tous partis confondus, un résultat qui lui permet de continuer à siéger au Parlement de Wallonie. Cependant, tout en restant la première force politique de la circonscription électorale (26,25%), le PS est en recul de 2,18% et réalise son moins bon résultat depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995. Victime du système de l’apparentement, il perd surtout deux sièges, n’en conservant que trois, alors qu’il en avait toujours obtenu au moins cinq depuis 1995.
Mandats politiques
Député wallon (2019-)
Sources
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La Libre, 14 octobre 2019 ; Le Soir, 20 mars 2021
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023,
Cumuleo (-2023)
Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024) |
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Activité(s) : Politique, Député wallon
Vandevoorde Anouk
Namur 27/02/1989
Députée wallonne : 2019-2024
C’est au cours de ses études à l’ULB puis à la Haute école Bruxelles-Brabant, à l’Institut pédagogique Defré, où elle obtient son diplôme d’institutrice, que la Namuroise Anouk Vandevoorde fait la rencontre de militants étudiants de la gauche radicale. Adhérant à la fois au PTB et au Comac en 2012, elle décide de s’engager dans la lutte contre les inégalités et la refonte de la société capitaliste. Représentante du Comac au sein de la FEF, administratrice et responsable de la gestion journalière du COMAC (-2019), elle rejoint l’asbl bruxelloise CGé – ChanGements pour l’égalité. Institutrice primaire, elle assure des intérims dans le Namurois, ainsi qu’à l’école communale de Mehagne (janvier 2019) et est attachée parlementaire pendant quelques semaines (mars-mai 2019). à ce moment, elle s’est déjà lancée sur le terrain politique. Active au sein de la régionale namuroise du PTB, elle y rejoint Thierry Warmoes et se présente en 46e et avant-dernière position aux élections communales d’octobre 2018, sans être élue (201 vp). Le PTB namurois enlève alors trois sièges, ses tout premiers élus.
Après les 0,46% réunis en 2000, trois militants PTB avaient présenté une liste en 2006 qui n’avait pas dépassé les 0,7%. Sous la direction de Thierry Warmoes, le PTB faisait une timide percée en 2012 (2,83%), en présentant 17 candidats. Ils étaient 47 en 2018 quand le PTB atteint les 7,77%. Dans la perspective du triple scrutin du 26 mai 2019, Thierry Warmoes emmène la liste PTB à la Chambre fédérale et c’est Anouck Vandevoorde qui est la tête de liste au scrutin wallon. Dans l’histoire politique de la Belgique, la circonscription de Namur n’a jusqu’alors élu qu’un seul représentant du Parti communiste ; il s’appelait Victor Briol et avait siégé à la Chambre entre 1946 et 1949. Au soir du scrutin du 26 mai 2019, ce sont deux députés de la gauche radicale qui sont choisis par les électeurs namurois, Warmoes (5.654 vp) au fédéral et Vandevoorde (3.835 vp) au Parlement de Wallonie. Même si le PTB reste la 5e force politique dans le nord du Namurois, sa progression est significative par rapport à la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995. Entre cette date et 2009, sous ses différentes appellations, la gauche radicale ne récoltait que des miettes de pourcent (entre 0,34 et 0,94%) en attirant un millier d’électeurs. En 2014, en dépassant la barre des 5%, le PTB-Go ! attirait près de 10.000 électeurs, avant de tout multiplier par deux, en 2019 (11,99% et 22.887 électeurs). Avec le 13e score tous partis confondus, pour sa deuxième participation à une élections, Anouk Vandevoorde rejoint neuf autres élus PTB au Parlement de Wallonie. En décembre 2019, elle est l’une des nombreuses signataires d’une Lettre ouverte au formateur du gouvernement fédéral pour que soit créé un ministère fédéral des Droits des Femmes.
Durant cette législature wallonne marquée par la pandémie de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, l’offensive militaire de la Russie contre l’Ukraine et la crise énergétique qui s’en suit, la députée wallonne dépose avec le PTB une série de propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux ménages wallons touchés par la pandémie de la Covid-19. Même si la plupart des textes que dépose le PTB sont rejetés par la majorité PS-MR-écolo, elle demande aussi la suppression des aides aux entreprises en compensation des coûts des émissions indirectes de dioxyde de carbone « Carbon Leakage Indirect », des prix de l’énergie moins élevé sur le marché wallon, une réforme du marché régional wallon du gaz et de l’électricité, l’interdiction des expulsions locatives entre le 1er novembre et le 15 mars, ainsi que de la part du gouvernement fédéral la baisse de la TVA sur l’énergie à 6%, voire un chèque énergie de 400€/ménage de la part du gouvernement wallon. Opposée aux limiteurs d’eau pour récupérer les impayés, elle dénonce les interventions publiques via la SOGEPA, la SRIW et Noshaq pour aider Mithra et Protection Unit, et réclame une commission spéciale d’enquête pour examiner la gestion par la Wallonie des inondations qui ont touché 209 de ses 262 communes. Elle réclame aussi la garantie de l’approvisionnement en gaz et électricité pour les sinistrés des inondations de 2021. Surtout active au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle y est vice-présidente de la Commission de l’Enseignement supérieur-Recherche scientifique-Hôpitaux universitaires-Aide à la Jeunesse-Promotion de Bruxelles (2019-2024).
En décembre 2022, à la suite d’un Congrès du PTB namurois destiné à remettre un peu d’ordre dans la maison, elle est élue à la présidence du PTB Namur où elle remplace Thierry Warmoes. Le 9 juin 2024, elle occupe la 7e et dernière place sur la liste PTB au scrutin wallon dans la circonscription de Namur, son compagnon, Robin Bruyère étant premier suppléant d’une liste emmenée par Patricia Van Walle. Elle réalise 1.206 vp.
Mandats politiques
Députée wallonne (2019-2024)
Sources
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 27 décembre 2022 ; Le Soir, 1er décembre 2019
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023,
Cumuleo (-2023)
Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024) |
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Activité(s) : Politique, Député wallon
Tellier Céline
Nivelles 08/04/1984
Ministre wallonne : 2019-2024
Députée wallonne : 2024-
Depuis la mise en place des toutes premières institutions wallonnes à titre préparatoire, entre 1974 et 1977, les membres des exécutifs wallons successifs sont majoritairement choisis par leur parti respectif parmi leurs affiliés ayant déjà une certaine expérience parlementaire. Depuis Guy Coëme en 1980, ils sont quelques-uns à faire exception. Issue de la société civile, sans expérience politique particulière, Céline Tellier entre dans cette catégorie, en septembre 2019, lorsqu’elle est choisie par écolocomme ministre de l’Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être animal dans le gouvernement à majorité PS-MR-écolo présidé par Elio Di Rupo. Elle est aussi et surtout la première à être ainsi désignée par les écologistes, les socialistes ayant eu recours à cette procédure à cinq reprises (Guy Coëme, Marie Arena, Philippe Courard, Jean-Claude Marcourt, Paul Magnette), comme le PSC-cdH (William Ancion, Benoît Lutgen, Marie-Dominique Simonet, René Collin et Alda Greoli), alors que les libéraux y ont recours à deux reprises (Charles Michel et Adrien Dolimont en 2022).
Après avoir passé son enfance à Nivelles, Céline Tellier y entame ses humanités au Collège Sainte-Gertrude et les achève à l’Institut des Dames de Marie à Woluwé-saint-Lambert. Inscrite à l’ULB en 2002, elle opte pour les Sciences sociales et politiques. Après son brillant parcours en licences, elle entreprend un doctorat, sa thèse portant sur le lobbying de l’administration technique en charge de la réalisation du métro bruxellois. Docteure de l’ULB (2012), elle rejoint
Directrice politique et secrétaire générale adjointe d’IEW, une fédération qui compte alors 135 ONG et associations environnementales (2017), elle interpelle les acteurs politiques sur les enjeux climatiques, les invitant à définir une vision et à adopter une politique ambitieuse, sans oublier les difficultés pratiques que révèle le mouvement des gilets jaunes. Alors qu’elle contribue au lancement de l’importante mobilisation générale Sign for my future (février-mars 2019), elle devient la nouvelle secrétaire générale d’Inter Environnement Wallonie (février 2019), où elle remplace Christophe Schoune. La résidente de Court-Saint-étienne fait alors campagne pour que tous les partis politiques intègrent les enjeux climatiques dans leurs perspectives électorales. Avec une trentaine de personnalités de très nombreux milieux associatifs importants (syndicats, mutuelles, ONG, etc.), elle contribue à la rédaction d’une Déclaration non gouvernementale (DNG), proposant un changement radical vers une société décarbonée, inclusive, ouverte et solidaire ; émanant de la société civile, ce vaste et ambitieux projet de long terme est orienté vers les niveaux de pouvoirs wallon, bruxellois et communautaire francophone, auxquels dix priorités sont présentées (11 juin 2019). Une semaine plus tard, elle débat de la transition écologique, devant plusieurs centaines de personnes, en compagnie de Nicolas Hulot, Jacques Crahay et Pierre Larrouturou. Toute cette mobilisation orchestrée pour attirer l’attention sur les enjeux climatiques n’est pas étrangère à l’initiative PS-écolo de former une coalition wallonne minoritaire – la coalition coquelicot – sur base du programme inspiré par la société civile, que les autres partis pourraient soutenir ponctuellement (début juillet 2009). Finalement, c’est une majorité arc-en-ciel qui émerge en septembre et Céline Tellier accepte d’en faire partie. Elle est remplacée par Sylvie Meekers à la tête de la fédération IEW (janvier 2020), renommée Canopéa en 2022.
D’emblée confrontée à la crise de la peste porcine africaine qui nécessite des mesures fortes et longues en pays gaumais, alors que les scolytes font aussi des ravages dans les forêts wallonnes, la ministre Tellier entend construire une relation différente à l’environnement, à la nature et au vivant, qui soit moins utilitariste et moins prédatrice. Sobriété, respect et responsabilité sont ses mots d’ordre dans l’approche systémique qu’elle veut développer à partir d’un constat inquiétant : l’eau, l’air, la biodiversité nécessitent un changement de cap radical. Respecter davantage la législation environnementale existante, lutter contre tous les polluants et pesticides, protéger la forêt wallonne et restaurer la biodiversité, la ministre Tellier entend mener une politique résolue pour changer la trajectoire existante et installer les balises d’une relation différente des Wallons par rapport à la nature.
L’ambitieuse Déclaration de politique régionale reflète l’insistance des Verts à mettre l’accent sur une nécessaire triple transition : écologique, économique et solidaire, et leur volonté de mener des actions transversales plutôt que des projets cloisonnés. D’emblée, la ministre Tellier fixe d’ailleurs un projet très concret à réaliser : 4.000 km de haies et un million d’arbres à planter avant la fin de la législature, ainsi que 1.000 hectares de nouvelles réserves annuelles chaque année (Yes We Plant, lancé en 2020). Accueilli par quelques sourires entendus, les objectifs sont largement dépassés en fin de législature et le sens de la démarche intégré : avec 4,2 km de haies et près de 1,5 millions d’arbres plantés, la Wallonie s’inscrit ainsi dans la stratégie européenne en faveur de la biodiversité (planter 3 milliards d’arbres à l’horizon 2030). Inscrivant dans la stratégie européenne du Green Deal sa note d’orientation pour une stratégie Biodiversité 360° à l’horizon 2050 pour la préservation des espaces naturels et semi-naturels de grand intérêt biologique, Céline Tellier retient aussi, après appel à projets, deux « parcs nationaux » : la Semois et l’Entre-Sambre-et-Meuse (décembre 2022) et elle accroît la superficie d’espaces naturels protégés (près de 19.000 hectares, soit une augmentation de 5.000 ha durant la législature) en Wallonie (décembre 2023), l’objectif étant d’atteindre 5 % du territoire sous statut de protection forte à l’horizon 2030. Initiatrice d’un « Plan Loup
Dès 2020, la question complexe des pollutions toxiques (PCB) autour d’usines de recyclage (broyeurs de métaux, etc.) mobilise la ministre écolo interpellée par plusieurs bourgmestres et riverains des nombreux sites concernés. Mais ce sont les mesures à prendre face à la crise sanitaire de la Covid-19 qui occupe pendant plusieurs mois un gouvernement wallon disposant des pouvoirs spéciaux. Effets indirects de la pandémie : comment gérer les déchets, en particulier ceux des hôpitaux ? Faut-il autoriser l’achat d’animaux de compagnie durant le confinement ? Etc. Ce sont aussi les mesures à prendre face aux conséquences des terribles inondations de juillet 2021 qui vont occuper pendant plusieurs mois les ministres du gouvernement wallon. En particulier Céline Tellier dont le Cabinet venait d’annoncer, quelques jours plus tôt, des initiatives pour la « reméandrisation » des cours d’eau et d’évitement des crues (enveloppe de 20 millions d’€). L’heure est cependant à trouver des solutions (et des moyens financiers) pour nettoyer et restaurer les cours d’eau, pour remettre en route des stations d’épuration (une quinzaine particulièrement touchées), pour recycler les terres polluées d’une part, les dizaines de milliers de tonnes de déchets mélangés qui s’amassent sur une portion d’autoroute désaffectée du côté de Herstal, d’autre part, et surtout envisager une reconstruction assurant une sécurité environnementale et un respect de la nature.
Initiatrice de nombreux appels à projet (« Réutilisation 2021 », 2021 ; « Forêt résiliente », 2021 et 2022 ; « Déchets-ressources », 2022 ; « BiodiverCité », 2022 ; « Vis mon village », 2023), elle apporte sa contribution à la rédaction du Plan agricole stratégique wallon s’inscrivant dans le cadre de la Politique agricole commune pour la période 2023-2027 (janvier 2022). La ministre établit aussi de nouvelles règles pour acquérir un animal de compagnie (obligation d’un permis de détention), règlemente drastiquement l’utilisation des plastiques dans la vie quotidienne, impose le tri des biodéchets ménagers. La ministre fait aussi valoir ses principes dans les dossiers du renouvellement du permis de Liège Airport, dans celui de la Boucle du Hainaut, du développement de la 5G, ainsi et surtout dans l’ambitieux Plan Air-Climat-énergie (printemps 2023). Elle apporte un fort soutien à une soixantaine de projets visant à recentrer la production alimentaire en Wallonie (avril 2023) et encourage également le citoyen wallon à se tourner vers les filières bio. Favorable à la formule de la consigne classique, la ministre wallonne tente d’apporter une solution définitive à la déjà très ancienne problématique des consignes des canettes et bouteilles en plastique, le système privilégié devant convenir aussi à la région flamande et à la région bruxelloise. Jusqu’à la toute fin de la législature, mandatée expressément par le gouvernement wallon, elle est sur la brèche pour engranger un accord interrégional, en vain. Les différences de sensibilité entre les trois régions se manifestent aussi quand la Belgique doit donner une réponse commune sur la législation européenne en matière de restauration de la nature ou prépare sa participation aux Conférences internationales sur les changements climatiques. Initiatrice des Assises de la Forêt (2022-2023), la ministre présente avant la fin de la législature une nouvelle « Stratégie forestière wallonne » (mai 2024), synthèse réalisée par le SPW qui articule 53 actions concrètes autour de cinq axes, et qui concerne tous les « utilisateurs » de la forêt.
Ayant demandé, dès l’été 2021, un rapport complet à son administration sur les situations potentielles de pollution, en Wallonie, dues aux Pfas et autres perturbateurs endocriniens (avec réalisation d’un cadastre des sites contaminés), la ministre prend ainsi en compte les alertes répétées que lancent les scientifiques depuis le début du XXIe siècle sur l’enjeu des perturbateurs endocriniens. En conséquence, elle fait mettre en place un biomonitoring permettant de mesurer l’exposition de la population wallonne à un certain nombre de polluants ; dans la foulée de sa décision, la ministre est informée d’un soupçon de pollution à Chièvres, selon un rapport américain (juillet 2021) ; la
Le 9 juin 2024, sollicitant des électeurs un premier mandat de députée wallonne, celle qui réside à Ottignies est choisie pour emmener la liste écolo dans la circonscription électorale du Brabant wallon. Avec 6.372 vp, elle réalise le 8e résultat tous partis confondus. Si elle décroche le droit de siéger au Parlement de Wallonie, écolo (9,5%), en recul de plus de 10% en BW, réalise son moins bon résultat depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995.
Mandats politiques
Ministre wallonne (2019-2024)
Sources
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 14 janvier 2011, 18 janvier 2012, 4 mars 2015, 11 et 18 décembre 2018, 25 février 2019, 21 novembre 2019, 10-21 février 2020, 22 juin 2021, 15 juillet 2021, 5 octobre 2022, 7 septembre 2023, 16 et 17 novembre 2023, 14 décembre 2023, 24 et 25 avril 2024 ; La Libre, 30 mai 2024
Cumuleo (-2023)
Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024) |
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Activité(s) : Politique, Député wallon, Ministre wallon
Sobry Rachel
Chimay 09/05/1993
Députée wallonne : 2019-2024
Le 11 juin 2019, au moment de la prestation de serment des nouveaux élus au Parlement de Wallonie, Rachel Sobry est la benjamine de l’assemblée. Sans grande expérience politique, elle a gravi les échelons quatre à quatre : en octobre 2018, elle se présentait pour la première fois aux élections provinciales dans le district de Thuin ; elle occupait la deuxième place sur la liste du MR conduite par Emmanuel Wiard et elle réalisait le plus grand nombre de voix de préférence (2.925 vp), juste devant la tête de liste (2.885) et la quatrième candidate, Laurence Roulin-Durieux (2.900) ; en dépit de la concurrence entre les trois libéraux, la liste perdait 3,6% et un siège, par rapport à 2012, et c’est Rachel Sobry qui s’installait au Conseil provincial du Hainaut ; dans le même temps, elle se présentait aussi pour la première fois aux élections communales à Momignies, sur une liste de cartel MR-PS conduite par Eddy Bayard ; ici aussi les électeurs décidaient eux-mêmes de l’ordre des candidats, attribuant leur préférence au dernier de la liste, Albert Depret (937), avant de retenir le nom d’Eddy Bayard (841) et celui de sa dauphine Véronique Deshorme-Riez, puis d’accorder à la candidate occupant la 14e place, en l’occurrence Rachel Sobry, le 4e score de la liste (567). Avec 9 sièges, le cartel sauvait in extremis sa majorité absolue (48,73%), mais enregistrait un net recul par rapport aux 60,7% de 2012 (12 sièges). Dans le nouveau Collège communal présidé par Albert Depret qui entamait ainsi son sixième mandat, la benjamine devenait d’emblée échevine. à peine installée, commençait une nouvelle campagne électorale, un triple scrutin se déroulant le 26 mai 2019 où Rachel Sobry était aussi candidate.
Dans l’opération de rajeunissement des cadres du MR hennuyer, la jeune femme est désignée par sa fédération à la deuxième place, derrière Nicolas Tzanetatos, sur la liste du MR présentée dans la circonscription électorale de Charleroi-Thuin, au scrutin wallon. Au cours de la législature wallonne précédente, les députés ont adopté un décret spécial réformant les circonscriptions électorales wallonnes (25 janvier 2018). En l’occurrence, a été décidée la fusion des circonscriptions de Charleroi et de Thuin, ensemble unique qui n’envoie désormais plus que 10 représentants à Namur (-1). Depuis la première élection directe au Parlement wallon (21 mai 1995), le PRL devenu MR a toujours obtenu un siège, sauf en 2004, en réalisant plus de 20% des suffrages dans la circonscription de Thuin, Yves Binon, en 2009 et 2014, étant un grand faiseur de voix ; dans celle de Charleroi, les libéraux tournent autour des 16% et ont toujours eu au moins un représentant depuis 1995, trois même en 2014 grâce à leur cheffe de file Véronique Cornet. La donne est toute différente en 2019 et le MR rajeuni part dans l’inconnu avec un quatuor Tzanetatos-Sobry-Dolimont-Goossens qui n’a jamais affronté les électeurs en candidat effectif pour le Parlement de Wallonie.
Au soir du scrutin wallon, le bilan est mitigé. S’attendant à un combat solide avec le PS de Paul Furlan (23.000 vp) et ses 33,28%, le MR se fait surprendre par le PTB de Germain Mugemangango (7.232 vp) et ses 17,85% et se retrouve 3e parti de la circonscription, avec 15,5%, le moins bon résultat depuis 1995. Avec 3.860 vp, Rachel Sobry réalise le 3e résultat des candidats effectifs MR, derrière Nicolas Tzanetatos (7.177) et Adrien Dolimont (5.630), mais l’effet dévolutif de la case de tête lui attribue le siège au Parlement de Wallonie. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats, elle choisit de devenir députée wallonne et renonce à son échevinat à Momignies (elle n’est pas remplacée immédiatement, ses compétences étant provisoirement redistribuées), ainsi qu’à son mandat de conseillère provinciale. Deux ans avant qu’elle ne prête serment au Parlement de Wallonie, le 11 juin 2019, Rachel Sobry était encore aux études.
Après un bachelier en Sciences politiques à l’
Quittant l’ombre d’un Cabinet pour la lumière de l’action politique, la députée wallonne est attentive aux dossiers qui concernent Charleroi et Thuin ; observant les indices de l’arrivée potentielle d’un parc d’attraction Legoland à Charleroi, elle se mobilise notamment en faveur de la réalisation du chaînon manquant de la RN54, déplorant qu’à la demande d’écolo, la Déclaration de politique régionale bloque ce dossier en attente depuis les années 1980. Soutenue par une majorité PS-MR-écolo, cette DPR met aussi l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques, la transition climatique et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo, mais la législature wallonne est surtout marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, l’offensive russe en Ukraine et la crise énergétique qui s’en suit.
Membre de la Commission Fonction publique-Tourisme-Patrimoine, de la Commission chargée des Questions européennes et de la Commission Emploi-Action sociale-Santé (2019-2024), la nouvelle députée wallonne est rapidement amenée à porter et à adopter plusieurs textes destinés à définir les mesures pour faire face à la crise sanitaire (2020-2023). à l’été 2020, Rachel Sobry est aussi choisie par son parti comme membre de la « Commission spéciale chargée d’évaluer la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par la Wallonie » dans ses différents aspects : sanitaires, économiques, financiers et sociaux. Cette Commission spéciale se réunit de juillet à novembre 2020. Elle fait encore partie des députés wallons porteurs des textes levant les obligations sur le port du masque et sur l’usage du Covid Safe Ticket (printemps 2022), ainsi que sur la fin de l’isolement automatique après un dépistage positif (mai 2023). La députée est encore l’une des co-auteures d’une proposition de résolution visant une meilleure sensibilisation à l’endométriose.
Par ailleurs, avec ses collègues Jean-Claude Marcourt (PS), Gwenaëlle Grovonius (PS), Yves Evrard (MR), Jean-Philippe Florent (écolo) et Hélène Ryckmans (écolo), Rachel Sobry fait adopter une proposition de résolution relative à la contribution du Parlement de Wallonie au programme de travail de la Commission européenne pour l’année 2023 dans le cadre du projet « Contribution des débats politiques au sein des parlements régionaux » du Comité européen des régions (4 mai 2022). En matière de bien-être animal, elle milite pour la préservation de l’anonymat lors de l’appel au 1718, numéro gratuit qui récolte les dénonciations de situation de maltraitance animale.
A la suite de l’affaire dite du greffier (automne 2022), l’ensemble du bureau du Parlement de Wallonie finit par démissionner, en même temps que son président. En décembre 2022, le MR confie à Rachel Sobry l’une des quatre fonctions de secrétaire du « nouveau » bureau élargi présidé par André Frédéric, afin d’y renforcer le contrôle des budgets et comptes de l’assemblée wallonne, mais aussi son fonctionnement administratif.
Au sein du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachel Sobry est d’abord membre de la Commission Budget-Fonction publique-Égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement-Bâtiments scolaires jusqu’en septembre 2020. Ensuite, elle devient membre de la Commission Enseignement supérieur-Enseignement de promotion sociale-Recherche scientifique-Hôpitaux universitaires-Aide à la jeunesse-Maisons de justice-Promotion de Bruxelles et, à partir de septembre 2023, de la Commission qui porte désormais sur l’Enseignement supérieur, la Recherche scientifique, les Hôpitaux universitaires, l’Aide à la jeunesse, les Maisons de justice, la Jeunesse et la Promotion de Bruxelles. Parmi ses interventions à Bruxelles, la députée témoigne de son opposition à l’utilisation du point médian dans l’écriture inclusive, souhaitant l’interdire dans les écoles. Dans la dernière ligne droite de la législature, elle défend en vain, contre l’avis du PS et d’écolo sur le non-financement des étudiants, le maintien intégral du texte Décret Paysage tel qu’il avait été adopté initialement.
A l’approche du triple scrutin du 9 juin 2024, les places sur les listes du MR sont chèrement négociées dans le Hainaut en général, dans la circonscription de Charleroi-Thuin en particulier. Alors que le ministre Dolimont est désigné tête de liste au scrutin wallon, suivi par Caroline Taquin, les deux députés wallons sortants, Nicolas Tzanetatos et Rachel Sobry doivent se contenter de la première et de la deuxième suppléances. Avec 4.588 vp, elle réalise le 2e résultat des suppléants et le 5e de sa liste, le 13e tous partis confondus.
Par ailleurs, à l’automne 2022, en déménageant à Thuin, la conseillère communale de Momignies a renoncé à son mandat municipal, pour mieux préparer le scrutin communal d’octobre 2024 dans la ville aux jardins suspendus, où elle cherche à élargir la tache bleue dans le croissant vert, au sud de Charleroi.
Mandats politiques
Conseillère communale à Momignies (2018-10/2022)
Échevine (2018-06/2019)
Conseillère provinciale de Hainaut (2018-06/2019)
Députée wallonne (2019-2024)
Sources
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 8 février 2024, 3 novembre 2019, 9 février 2024 ; La DH, 6 juin 2019, 20 juin 2020, 5 octobre 2021, 21 juin 2023
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023,
Cumuleo (-2023)
Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024) |
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Activité(s) : Politique, Député wallon
Schonbrodt Laszlo
Verviers 30/05/1986
Député wallon : *2022-2024
Dans la circonscription de Verviers, une liste PTB-UA s’est présentée le 21 mai 1995 lors de la première élection directe du Parlement wallon. Malgré l’absence d’une liste du PCB, le résultat (700 voix, 0,48%) n’a pas été probant. En 1999, en concurrence avec le PC (1,53%), le PTB-UA attire 500 électeurs (0,35%), un résultat qui n’incite pas à présenter de liste en 2004. En 2009, sous le sigle PTB+, Sophie Lecron et László Schonbrodt emmènent une liste fort familiale et dépassent les 1.000 voix (0,67%). Il s’agit là de la première expérience électorale de ce Verviétois de 23 ans qui, après ses humanités à l’Athénée de Verviers 1 (Thill Lorrain), a entrepris des études à la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, avant de s’orienter vers la Sociologie à l’ULB : il y accomplit ses trois années de bac (2006-2010) et sa première année de master (2011), avant d’achever ses études à l’Université de Liège (2011-2014). C’est au cours de ses études à Bruxelles qu’il croise la route des jeunes du PTB, alors mobilisé contre la guerre en Irak. Il met alors le pied à l’étrier de la politique : il est actif au sein de la Fédération des étudiants francophones (FEF) et du Comac, le mouvement étudiant lié au PVDA-PTB. Lors des élections communales et provinciales d’octobre 2012, il propose une liste qu’il préside à Verviers (90 vp, 2,04%) et une autre dans le district de Verviers, où il occupe la 3e place (130 vp, 2,13%). Les débuts sont balbutiants, mais la motivation est présente.
Tête de liste au scrutin wallon du 25 mai 2014, László Schonbrodt attire sur son seul nom 1.011 voix de préférence et sa liste frôle les 6.000 électeurs (3,76%), ce qui est loin d’être assez pour gagner un siège. Mais la dynamique du PTB insufflée par László Schonbrodt dans l’est wallon commence à porter ses fruits. S’attelant, depuis 2013, à mettre en place une solide cellule du PTB à Verviers, section qu’il préside, il est attaché parlementaire des députés wallons Frédéric Gillot et Ruddy Warnier (2014-2019). Lors des élections communales d’octobre 2018, il est la tête de file d’une liste qui approche des 10% et obtient trois élus. Avec 627 vp, meilleur score PTB, László Schonbrodt fait son entrée au Conseil communal de Verviers, dans un contexte politique local particulièrement agité.
S’il faut trouver un commencement aux soubresauts politiques que connaît alors la ville de Verviers, on peut remonter à la mi-octobre 2015, quand la majorité communale présidée par le cdH Marc Elsen vole en éclats et quand la PS Muriel Targnion devient la première femme bourgmestre de la Ville de Verviers. Au soir du scrutin d’octobre 2018, un pacte de majorité est rapidement signé par le PS (13), le MR (6) de Maxime Degey (1.386 vp) et le Nouveau Verviers (4) emmené par Jean-François Chefneux (1.051 vp). Mais au sein du PS, la rivalité entre Muriel Targnion et Hasan Aydin plombe la vie locale dès l’été 2019, au point qu’en 2020-2021, nul ne sait qui est dans la majorité ou dans l’opposition, hormis le PTB qui déplore la cacophonie ambiante. Alors qu’un nouveau pacte de majorité (9 juillet 2021) est enfin signé, confirmant Muriel Targnion dans ses fonctions de bourgmestre, la Vesdre ravage le cœur de la ville…, provoquant des défis majeurs supplémentaires, compliqués par l’état de santé de Muriel Targnion. Pour ses premiers pas en politique, le conseiller communal László Schonbrodt a donc matière à faire valoir les positions du PTB, les conséquences des inondations, la gestion des parkings, du plan de stationnement et le dossier City Mall apportant chacun leur lot d’incongruités. Mais la politique locale n’est pas sa seule préoccupation.
En effet, le 26 mai 2019, il se porte candidat, en tant que première suppléant, sur la liste du PTB emmenée par Samuel Nemes dans la circonscription de Verviers. En dépassant la barre des 10%, le PTB y décroche son tout premier siège de député wallon, ce qui constitue à la fois une surprise et une première historique, car l’arrondissement de Verviers n’avait jamais élu de parlementaire communiste dans toute l’histoire politique de la Belgique, hormis l’Andrimontois Henri Reul, qui a siégé à la Chambre entre 1946 et 1949. En cours de législature, pour des raisons de santé, Samuel Nemes renonce à son mandat wallon. En tant que premier suppléant, László Schonbrodt (919 vp en 2019) lui succède en novembre 2022. Celui qui avait été secrétaire politique du groupe PTB au Parlement de Wallonie (2019-2022) remplace aussi Samuel Nemes au Sénat, en tant que représentant de la Wallonie, reprenant ses activités au sein de la
Prêtant serment à Namur, László Schonbrodt y rejoint neuf autres députés PTB élus en Wallonie, au sein d’un groupe politique dirigé par Germain Mugemangango, qu’il connaît bien. à Namur, il est membre de la Commission économie-Aménagement du territoire-Agriculture, de la Commission chargée des Questions européennes et du Comité Mémoire & Démocratie (2022-2024). Quand l’affaire dite du greffier et celle des dépenses de la maison des parlementaires provoquent la démission collective du Bureau du Parlement de Wallonie (fin 2022), la nouvelle équipe placée sous la présidence d’André Frédéric s’ouvre pour la première fois à des représentants de l’opposition, dans un souci de transparence. Pour le PTB, c’est László Schonbrodt qui siège au Bureau en tant que secrétaire de ce « nouveau » bureau élargi (21 décembre 2022-2024).
Même si la plupart des textes que dépose le PTB sont rejetés par la majorité PS-MR-écolo, le député wallon dépose une série de propositions de résolution ou de décret visant notamment à réformer le marché régional wallon du gaz et de l’électricité, voire à augmenter la taxe sur le déversement des eaux industrielles polluées.
Le 9 juin 2024, László Schonbrodt est tête de liste PTB au scrutin wallon dans la circonscription de Verviers, afin d’obtenir la reconduction de son mandat au Parlement de Wallonie. Avec 2.494 vp, il réalise le 20e résultat, tous partis confondus et, en recul d’un petit pourcent, le PTB (9,67%) perd son siège dans cette circonscription à quelques voix près.
Mandats politiques
Conseiller communal à Verviers (2018-)
Député wallon (10/2022-2024)
Sénateur représentant la Wallonie (10/2022-2024)
Sources
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 26 octobre 2022
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2022 à 2023,
Cumuleo (-2023)
Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024) |
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Activité(s) : Politique, Député wallon
Sahli Mourad
Béjaia (Algérie) 15/06/1967
Député wallon : 2019-2024 ; 2024-
Dernier d’une famille de six enfants, Mourad Sahli est né en Algérie et c’est là qu’il mène toutes ses études, primaires, secondaires et supérieures, décrochant deux graduats (électronique industrielle et en génie civil constructions) à l’Université d’Oran. Ayant rencontré très jeune celle qui allait devenir son épouse, il se laisse convaincre de quitter l’Algérie au début des années 1990 pour habiter à Chapelle-lez-Herlaimont, localité où sa belle-famille est installée. Déjà passionné par la politique en Algérie – à Oran, il est membre-fondateur d’un syndicat étudiant, le Syndicat national des étudiants algériens autonome et démocratique (SNEAAD) –, ce Kabyle se mobilise contre les injustices et pour la reconnaissance de droits aux étudiants. Se familiarisant très tôt avec les institutions de la Belgique, il est fasciné par le débat politique et la liberté d’expression qu’il découvre dans son village hennuyer de Piéton. Dès 1992, il s’affilie à la section locale du PS, fait la rencontre de Patrick Moriau, bourgmestre de Chapelle-lez-Herlaimont (depuis le 1er janvier 1995) et s’engage d’emblée avec le député pour que les jeunes de la commune disposent d’un local de réunion. Commence alors un engagement politique fait de nombreux projets citoyens. Menant en cours du soir une licence en Sciences du Travail à l’ULB, orientation gestion de la formation et de la transition professionnelle, Mourad Sahli est engagé comme attaché de Cabinet (1996-1999), auprès de Bernard Anselme, alors ministre wallon des Affaires intérieures et de la Fonction publique. De 2000 à 2004, il travaille au sein de la cellule presse du ministre-Président wallon Jean-Claude Van Cauwenberghe.
En 2000, sur le conseil de Patrick Moriau, Mourad Sahli renonce à se présenter aux élections communales, mais il devient conseiller au CPAS de Chapelle-lez-Herlaimont. En mars 2004, suite au décès de l’échevin Claude Straunard, Mireille Brasseur le remplace au sein du Collège, en quittant la présidence du CPAS. C’est Mourad Sahli qui est désigné pour lui succéder : jusqu’au 11 juin 2019, moment où il prête serment au Parlement de Wallonie, il est le dynamique président du CPAS de Chapelle, développant de nombreux services et projets durant plus de quinze ans. Organisateur de réunions sur le plan local pour accueillir les primo-arrivants dans sa région, il lance un service « solidarité déménagement » qui permet le transport du mobilier récupéré au sein de la Maison de la solidarité (2005) ; il ouvre également une antenne à Piéton du restaurant social de Chapelle (2006). Quand il se présente pour la première fois aux élections communales, en octobre 2006, il occupe une lointaine 9e place qu’il fait oublier en réunissant 818 voix de préférence sur son nom, soit le meilleur score de la liste socialiste, derrière l’incontesté bourgmestre Patrick Moriau et ses 2.492 vp. Au soir du scrutin d’octobre 2006, le PS est pourtant en recul (62,2%, - 7,7%) conservant néanmoins 16 conseillers (-2) sur 23, les deux partis d’opposition – cdH et MR – gagnant chacun un siège. Confirmé à la présidence du CPAS, il peut continuer à y développer des projets comme l’ouverture d’une crèche, d’une résidence service, d’une cuisine pour collectivité, etc.
Dans le même temps, Mourad Sahli sert de relais entre sa commune et les différents niveaux de pouvoir car, après les élections régionales de 2004 et les remaniements ministériels qui s’en sont suivis également au fédéral, Mourad Sahli a accompagné Christian Dupont quand celui-ci est nommé ministre fédéral, reprenant le portefeuille de Marie Arena, en l’occurrence la Fonction publique, l’Intégration sociale et la Politique des grandes villes et de l’Égalité des chances, au sein du gouvernement Verhofstadt II (19 juillet 2004-20 décembre 2007). Il reste conseiller au sein du Cabinet du ministre en affaires courantes (juillet-décembre 2007), puis quand Christian Dupont devient ministre des Pensions et de l’Intégration sociale dans le gouvernement Verhofstadt III (décembre 2007-20 mars 2008). Il accompagne ensuite Didier Donfut quand celui-ci devient ministre wallon de la Santé, de l’Action sociale et de l’Égalité des chances (8 janvier 2008-14 mai 2009). Au lendemain du scrutin wallon du 7 juin 2009, Mourad Sahli est nommé fonctionnaire au Service public de Wallonie, tour à tour conseiller puis attaché à la Direction de la Cohésion sociale.
Administrateur de Brutélé (2007-2012), de l’Agence immobilière sociale communale (2008-2012) et de la Ruche chapelloise depuis 2007, le président du CPAS de Chapelle devient le président de la Conférence permanente des Présidents de CPAS de la Communauté urbaine du Centre (2010-2015). à quelques semaines des communales de 2012, quand Patrick Moriau, malade, annonce qu’il n’est pas candidat bourgmestre, le nom de Sahli, président de l’USC de Piéton (2002-2018), circule pour lui succéder. Finalement, c’est Karl De Vos (1.806 vp) qui est choisi pour emmener la liste du PS au scrutin communal. L’électeur confirme les dispositions internes du PS qui parvient à reprendre un siège à l’opposition (64%, + 1,8%). Occupant la 3e place sur la liste, Sahli (1.332 vp) réalise le 2e meilleur score, tous partis confondus, tandis que, dernier sur la liste, Patrick Moriau réunit 963 vp. Conservant la présidence du CPAS, Sahli endosse aussi des compétences scabinales, en prenant en charge les Sports, la Culture, le Folklore et le Secteur associatif, ce qui l’amène à s’occuper de très nombreux dossiers, dont la difficile rénovation de la piscine (fermée de 2014 à mai 2019) ou de la construction d’une infrastructure sportive moderne (Godarville).
Homme de terrain, ayant l’avantage du contact facile avec la population, Mourad Sahli travaille aussi volontiers les réseaux sociaux, tout en multipliant les sorties sur le marché hebdomadaire et en recevant dans les permanences sociales. Membre du grand Conseil de la confrérie de l’Ordre des Tchats, créée, en 1994, à l’initiative de Patrick Moriau et Claude Straunard, il participe activement à ce folklore local qui prend la forme d’une cérémonie d’intronisation de personnalités, en prélude de la soumonce générale, quand les Tchats rejoignent les sociétés de gilles et de fantaisie, ainsi que l’école de tambour pour former un grand cortège qui se termine sur la place, avec un feu d’artifice. Il s’agit de mieux faire connaitre Chapelle-lez-Herlaimont extra muros. Membre du Conseil de la zone de Police de Mariemont (2013-), administrateur de l’Intercommunale pour la Collecte et la Destruction des Immondices (ICDI, puis TIBI, 2013-2019), dont il devient membre du comité de gestion (2014-2019), il préside par ailleurs les asbl Aide en milieu ouvert Culture ChaMaSe (2016-), ainsi que Sport et Délassement (2015-).
La popularité de Mourad Sahli n’échappe pas aux instances du Parti socialiste. à la demande de la tête de liste, il occupe la cinquième place sur la liste emmenée par Paul Magnette, au scrutin wallon du 25 mai 2014, dans la circonscription de Charleroi. Candidat « de la périphérie de Charleroi », il tente de relever le défi (3.714 vp), mais son résultat est insuffisant pour contester l’excellent résultat d’Anthony Dufrane (5.468 vp) qui, 9e candidat, s’empare du 5e siège PS carolo au Parlement de Wallonie.
Le scrutin communal d’octobre 2018 conforte, quant à lui, la majorité absolue du PS à Chapelle-lez-Herlaimont (66,3%, + 2,3%), ainsi que la hiérarchie interne d’un parti qui dispose toujours de 17 sièges sur 23. Karl de Vos (2.646 vp) et Mourad Sahli (2.013 vp) demeurent les deux hommes forts de la commune, les autres candidats étant très loin parfois d’atteindre le millier de voix. Privilégiant toujours la présidence du CPAS, Sahli s’occupe aussi, en tant qu’échevin, des Sports, de la Famille et de la Citoyenneté. Parallèlement, tête de liste dans le district de Fontaine-l’évêque (4.738 vp), il est élu conseiller provincial, en même temps que Laurence Meire, le PS conservant deux élus dans ce district, malgré un résultat en fort recul (28,2%, - 9,8%). Celui qui déploie ses activités entre le bassin de vie du Centre et celui de Charleroi va siéger peu de temps au Conseil provincial, car le scrutin wallon du 26 mai 2019 lui est favorable.
Entre l’élection de 2014 et celle de 2019, quelque chose a cependant changé dans cette partie du Hainaut. En effet, le 25 janvier 2018, les députés wallons ont adopté un décret spécial qui réforme les circonscriptions électorales wallonnes et, en l’occurrence, ils ont décidé de la fusion des circonscriptions de Charleroi et de Thuin, ensemble unique qui enverra désormais 10 représentants à Namur (-1). Lors du scrutin régional du 26 mai 2019, obtenir un siège à Namur est donc un nouveau défi. Occupant la troisième place sur la liste emmenée par Paul Furlan, Sahli réunit les voix de 5.522 électeurs sur son nom, soit le 4e score socialiste. En perdant près de 7%, le PS (33%) perd aussi un siège et c’est in extremis que Mourad Sahli prête serment à Namur. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats, le nouveau député wallon renonce à la présidence du CPAS de Chapelle.
Membre de la Commission de vérification des pouvoirs, de la Commission Affaires générales-Relations internationales, de la Commission Emploi-Action sociale-Santé (2019-2024) et de la Commission chargée des Questions européennes (2019-2022), le député wallon siège dans une majorité PS-MR-écolo qui va connaître une législature marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, l’offensive militaire russe contre l’Ukraine et la crise énergétique qui s’en suit, alors que la Déclaration de politique régionale entendait mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques, la transition climatique et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo.
Tout en travaillant activement à assurer le financement régional pour des projets qui concernent sa commune, notamment, le député Sahli est amené à prendre diverses mesures pour encadrer la lutte contre la pandémie. Ainsi, avec ses collègues Sabine Roberty (PS), Véronique Durenne (MR), Anne Laffut (MR), Laurent Heyvaert et Stéphane Hazée (écolo), il fait adopter un décret qui organise la communication entre la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’AViQ, le Centre régional de crise et les pouvoirs locaux, et permet la mise en place d’équipes mobiles, chargées de prendre des mesures en cas de détection de foyer de contamination (mi-octobre 2020). Par ailleurs, il fait partie des députés wallons porteurs d’une série de textes levant les obligations sur le port du masque et sur l’usage du Covid Safe Ticket (printemps 2022), ainsi que sur l’isolement automatique après un dépistage positif (mai 2023). D’octobre 2023 à février 2024, le député wallon consacre plusieurs journées dominicales pour suivre les travaux de la première Commission délibérative citoyenne (30 citoyens tirés au sort et 10 députés) qui se conclut par une quarantaine de recommandations destinées à approfondir la participation citoyenne.
Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Mourad Sahli est membre de la Commission Budget-Fonction publique-Égalité des chances-Tutelle sur Wallonie-Bruxelles Enseignement-Bâtiments scolaires, avant d’en prendre la présidence en janvier 2023.
Sur le plan local, à peine désigné à la présidence du Centre culturel d’Herlaimont (mars 2021), Mourad Shali affronte les critiques de l’ancien président, le socialiste Bruno Scala (3e score en 2018, 929 vp), qui met en cause l’ancienne gestion financière du Centre culturel. En mai 2022, l’exclusion de l’échevin Scala du Collège communal suscite quelques tensions dans la majorité absolue communale. En mars 2023, Sahli est élu à la présidence de l’USC de Chapelle-lez-Herlaimont.
Le 9 juin 2024, il occupe la 3e place sur la liste PS emmenée par Thomas Dermine, dans la circonscription de Charleroi-Thuin, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de député wallon. Avec 5.872 vp, 7e résultat tous partis confondus, il réalise le 4e score d’une liste socialiste qui décroche trois sièges à Namur. L’effet dévolutif de la case de tête permet à Sahli de continuer à y siéger. En vue du scrutin communal d’octobre 2024, il occupe la 3e place sur la liste emmenée par Karl De Vos.
Mandats politiques
Conseiller CPAS à Chapelle-lez-Herlaimont (2001-03/2004)
Président du CPAS (03/2004-06/2019)
Conseiller communal à Chapelle-lez-Herlaimont
Échevin (2012-06/2019)
Conseiller provincial (2018-06/2019)
Député wallon (2019-)
Sources
Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 16 mars 2004, 19 septembre 2012 ; La DH, 3 juin 2019, 13 mars 2023
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023,
Cumuleo (-2023)
Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024) |
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Activité(s) : Politique, Député wallon





