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Hardy Maxime

17/11/1987

Député wallon : *2020-2023*

Fils de Pierre Hardy qui fut député wallon écolo de 1999 à 2004, Maxime Hardy a d’abord étudié le marketing à l’Institut d’Enseignement technique et commercial de Promotion sociale à Charleroi (IETCPS, 2006-2009) ; le bachelier s’est ensuite inscrit à l’ULB où il a réalisé un master en Sciences du travail (2011), avant de mener à l’UMons un master en Sciences de gestion (2012) et d’achever sa formation avec un Certificat en Stratégie territoriale, Microéconomie et Compétitivité décerné par l’Université de Harvard. Parallèlement à ses études supérieures, le jeune Maxime Hardy répond favorablement aux sollicitations d’une agence de mannequinat. Retenu pour la campagne des jeans Levi’s en Belgique, il participe à de nombreux défilés pour des marques ou des couturiers célèbres, mais ce n’est pas cette orientation professionnelle qu’il retient. En 2013, il entre comme conseiller économique au cabinet du Premier ministre fédéral Elio Di Rupo. Lorsque ce dernier achève son mandat de Premier ministre et retrouve la présidence du PS (2014-2019), Maxime Hardy devient son porte-parole, fonction de communicant qu’il remplit également quand Paul Magnette devient le nouveau président du PS, étant conseiller en communication et chargé de celle-ci sur les réseaux sociaux. 

Après avoir mené plusieurs campagnes électorales dans l’ombre des candidats, Maxime Hardy passe dans la lumière lors des élections communales d’octobre 2018. Quand Anthony Dufrane renonce à se présenter aux communales, Maxime Hardy accepte de le remplacer sur la liste du PS emmenée par Paul Magnette et d’occuper la 51e et dernière position. En réalisant le 19e résultat des socialistes (918 vp), il obtient ainsi le droit de siéger au Conseil communal où le PS dispose de 26 sièges sur 51. Ce premier pas vers un hémicycle politique est suivi rapidement d’un deuxième. Lors du scrutin wallon du 26 mai 2019, il est premier suppléant dans la nouvelle circonscription de Charleroi-Thuin. Il réunit 3.136 voix sur son nom soit le 4e résultat des suppléants, tandis que la liste PS emmenée par Paul Furlan enlève quatre sièges (33,28%), en réalisant le plus mauvais résultat du PS depuis la première élection directe du Parlement wallon, le 21 mai 1995, et ce dans les deux anciennes circonscriptions, à l’exception de celle de Thuin, en 1999, où le PS n’avait pas atteint les 30% mais avait néanmoins décroché deux sièges. Aucun Carolo n’est choisi comme ministre. Cependant, le décès inopiné de Philippe Blanchart, en décembre 2019, prive le PS de l’un de ses élus dans la circonscription de Charleroi-Thuin. C’est à Maxime Hardy, premier suppléant, qu’il revient de le remplacer au Parlement de Wallonie. Il prête serment le 8 janvier 2020. Comme son prédécesseur, il est membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales (2020-2023) et siège au sein de la sous-Commission de contrôle des licences d’armes. Il remplace ensuite Christophe Collignon au sein de la Commission économie-Aménagement du Territoire-Agriculture (2020-2023).

Pour le jeune député wallon, il s’agit de se plonger rapidement dans les dossiers et d’affronter une législature wallonne particulière, puisqu’elle est marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la DPR voulait mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, la transition écologique, le contrôle des finances publiques et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo. Cela n’empêche pas les initiatives parlementaires ; ainsi Maxime Hardy propose-t-il de doter la Wallonie d’une monnaie régionale complémentaire à l’euro pour soutenir la relance économique. Ce dispositif « réservé exclusivement aux entreprises dans le cadre des relations commerciales qu’elles nouent » s’inspire de l’expérience suisse du Wir qui fonctionne depuis 1934. Un groupe de travail en analyse l’opportunité et, avec ses collègues Olivier Bierin, Marie-Martine Schyns et Sabine Laruelle, il rédige un rapport introductif (2020-2021). Cosignataire d’une proposition de décret pour soutenir financièrement les asbl pendant la pandémie de la Covid-19 et soutenant d’autres textes destinés à prendre des mesures pour faire face à la crise sanitaire, il est le co-auteur d’une résolution visant à renforcer la sécurité routière des motards. Dès l’entame de la crise de l’énergie de l’automne 2022, il fait adopter un décret visant à mettre en œuvre des mesures d’aides à destination des entreprises. à la suite de l’affaire dite du greffier, il devient membre de la Commission de la Comptabilité créée à l’automne 2022 pour renforcer le contrôle des budgets et comptes du Parlement de Wallonie (12/2022).

Administrateur de l’Intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi (ISPPC, 2018-), et d’une série d’associations culturelles de Charleroi, réélu par le Congrès de la Fédération PS de Charleroi comme délégué auprès des élus (début 2023), Maxime Hardy est sollicité par le bourgmestre de Charleroi et par ailleurs président du Parti socialiste pour reprendre un échevinat à Charleroi, au printemps 2023. En effet, réélu à la présidence de la Fédération du PS de Charleroi, Thomas Dermine procède à une série de réorganisation, élargissant le bureau et lançant un appel pour la désignation d’un nouveau secrétaire fédéral. C’est finalement Thomas Parmentier, préféré à Hicham Imane, qui est retenu pour exercer cette fonction et Parmentier décide, par conséquent, de renoncer à son mandat d’échevin au sein du Collège communal carolorégien. En quittant l’Hôtel de ville, il ouvre la question de son successeur et beaucoup de candidats se profilent. Bien que 19e socialiste en voix de préférence, c’est Maxime Hardy qui est choisi pour lui succéder au sein du Collège, le 22 mai 2023, en charge des Finances, du Tourisme, du Patrimoine de l’Accueil de la Petite Enfance. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, il renonce alors à siéger à Namur, où il est remplacé par Gaëtan Bangisa.

Se concentrant sur ses activités municipales en multipliant les initiatives (notamment pour sauvegarder le HF4 de Carsid, pour organiser une journée du matrimoine, pour dynamiser le développement touristique, pour donner une meilleure identité visuelle de Charleroi, pour augmenter les places dans les crèches, etc.), l’échevin Maxime Hardy ne sollicite pas de mandat au Parlement de Wallonie, lors du triple scrutin du 9 juin 2024. Il fait cependant campagne, en tant quatrième suppléant, aux européennes (15.869 vp).

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Charleroi (2018-)
Député wallon (/01/2020-05/2023)
Échevin (05/2023-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 29 septembre 2020 ; SudInfo, 7 mai 2019 ; La DH, 16 mars 2023
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
https://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2021_2022/RAPPORT/708_1.pdf 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Grovonius Gwenaëlle

Namur 16/10/1978

Députée wallonne : 2019-2024

Ayant grandi à Namur dans une famille nombreuse, où l’action syndicale est quotidienne, Gwenaëlle Grovonius termine ses humanités à Namur et prend la direction de Bruxelles où elle accomplit une licence en traduction anglais-russe à l’Institut supérieur de traduction et d’interprétation (1996-2001). Un séjour de six mois à Saint-Pétersbourg lui permet d’approfondir ses connaissances linguistiques. Ensuite, elle prend la direction de Louvain-la-Neuve où elle mène avec succès, à l’UCLouvain, un 3e cycle en Relations internationales et en Coopération au développement (2002). Active bénévolement au sein de plusieurs associations, elle commence sa carrière au sein de l’ONG Solidarité Socialiste (Solsoc). Dès novembre 2004, elle devient collaboratrice au sein du Cabinet de plusieurs ministres wallons : Benoît Lutgen, Jean-Claude Van Cauwenberghe, Elio di Rupo et Rudy Demotte, étant régulièrement en charge des relations avec les parlements régional et communautaire (novembre 2004-mai 2011). En mai 2011, lui est confiée la direction de la Fédération Infor Jeunes Wallonie-Bruxelles, fonction qu’elle occupe jusqu’au moment où elle est élue à la Chambre fédérale. Parallèlement, elle se porte candidate aux élections communales d’octobre 2006, à Namur, sur la liste du Parti socialiste.

Le moment est difficile pour cette formation politique qui a toujours été présente dans un exécutif namurois depuis la fusion des communes (1976). Mais les attaques portées contre le bourgmestre Bernard Anselme à la fin de la législature 2000-2006 sont fatales à l’intéressé et à ses camarades de parti. Avec 4.278 voix de préférence, la tête de liste socialiste et ancien ministre-Président wallon ne peut éviter le désaveu d’une partie de son électorat et le plongeon de sa formation politique (28,5%, -7,5%) qui perd ainsi 3 sièges (15 s.), tandis que le cdH (26%, 13 s.) de Jacques étienne (7.560 vp) s’entend avec les écologistes (20,6%, 10 s.) d’Arnaud Gavroy (5.984 vp) et le MR (18,3%, 9 s.) de Bernard Ducoffre (2.873 vp) pour former une nouvelle majorité. Occupant la sixième place des effectifs, Gwenaëlle Grovonius (860 vp) ne parvient pas à se glisser parmi les 15 conseillers communaux PS élus, se retrouvant 2e suppléante potentielle. Entre 2006 et 2009, elle siège au CPAS en tant que conseillère et en septembre 2009, bénéficiant du retrait d’un conseiller PS, elle fait son entrée au Conseil communal où ses interventions sont très rapidement remarquées. Pour le PS namurois, le temps des vaches maigres a cependant commencé, étant désormais repoussés dans l’opposition, passant de 28,4% (15 sièges) en octobre 2012 à 18,5% (9 sièges) en octobre 2018. Cinquième effective en 2012, Gwenaëlle Grovonius (1.093 vp) conquiert son mandat de conseillère communale (12e résultat PS) et, poussant la liste en 2018, elle réalise le 4e score du PS (1.290 vp), et le 20e tous partis confondus.

Parallèlement à son activité politique communale, Gwenaëlle Grovonius réalise sa première compagne électorale wallonne en 2009 ; le 7 juin, elle occupe la cinquième place des effectifs sur la liste emmenée par Jean-Charles Luperto et éliane Tillieux au scrutin wallon et elle réunit 4.000 voix sur son nom, après avoir mené sur le terrain une « opération Robin des Bois », en l’occurrence en militant en faveur d’une taxe sur les transactions financières spéculatives (taxe Tobbin). Elle s’oriente ensuite vers la Chambre fédérale. Le 23 juin 2010, lors de ce scrutin anticipé suite à la chute du gouvernement sur le dossier BHV, celle qui se présente dans un clip de campagne en bigoudis/canettes sur un air de Lady Gaga, occupe la deuxième suppléance (6.276 vp) et, le 25 mai 2014, elle s’ouvre les portes de la Chambre fédérale quand, deuxième candidate derrière Jean-Marc Delizée, elle totalise 10.176 voix sur son nom dans toute la province de Namur, soit le 7e résultat individuel tous partis confondus. La nouvelle députée fédérale est cependant reléguée dans l’opposition puisque le MR de Charles Michel décide d’être la seule formation wallonne et bruxelloise dans le gouvernement fédéral, en s’associant à l’Open-VLD, au CD&V et à la N-VA.

A la Chambre, où elle est membre de la Commission de la Défense et de celle de l’Intérieur, la députée du Namurois réclame notamment que la Belgique reconnaisse sans attendre l’état de Palestine (janvier 2015) : en tant que présidente de l’Union interparlementaire section Belgique-Palestine (2014-2019), elle mène aussi une mission parlementaire en terres palestiniennes et propose que le prix Nobel de la paix soit remis au député palestinien emprisonné, Marwan Barghouti (été 2016). Elle est aussi la co-auteure d’une proposition de résolution qui reconnaît le génocide arménien (juillet 2015). Critique à l’égard du déroulement de l’intervention B-Fast au Népal (mai 2015), puis en Haïti (octobre 2018), hostile à la politique migratoire du gouvernement Michel, elle réclame du Premier ministre un cadre scientifique permettant de débattre du passé colonial de la Belgique. Elle se mobilise par ailleurs contre le traité transatlantique sur le commerce entre l’Union européenne et les états-Unis (TTIP). En matière de mobilité, au nom des Namurois, elle réclame la fin rapide du chantier du RER, le retour du Thalys wallon, le maintien des guichets, des gares et des lignes rurales. Contre le ministre François Bellot, elle rejette encore l’idée d’un service minimum dans les transports publics en cas de grève.

En 2019, en vue du triple scrutin du 26 mai, la fédération namuroise du PS est agitée en coulisses par des négociations serrées entre les futurs candidats. Dans la circonscription de Namur, le Parti socialiste a toujours disposé d’un minimum de deux élus au Parlement de Wallonie depuis la première élection directe de cette assemblée, le 21 mai 1995. Cette année-là, avec 34,7% des voix, il compta même trois représentants, comme au soir des élections du 13 juin 2004, moment où le PS namurois réalisait son meilleur résultat, avec plus de 65.000 électeurs et 36,7% des voix. Depuis cette date historique, le PS est redescendu à son niveau de 1999, autour des 28%. Le 26 mai 2019, c’est le duo Jean-Charles Luperto (16.352 vp)-Gwenaëlle Grovonius (6.394 vp) qui doit convaincre. La liste socialiste est en recul (-5,76%), mais le duo réalise le minimum minimorum, en préservant « ses » deux sièges, en maintenant le PS au rang de première force politique qu’il a toujours été depuis 1995 dans le nord du Namurois (23,13%), mais en subissant la pression du MR (19,5%), d’écolo (16,8%), du cdH (15,7%) et du PTB (12%).

Après tant d’années passées dans l’opposition (depuis 2006), Gwenaëlle Grovonius siège enfin dans une majorité – PS-MR-écolo – au Parlement de Wallonie. Néanmoins, alors que la DPR voulait mettre l’accent sur l’emploi, la lutte contre la pauvreté, la transition écologique, le contrôle des finances publiques et l’ambitieux Plan de Relance du gouvernement dirigé par Elio Di Rupo, cette législature wallonne 2019-2024 est surtout marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, par les inondations de juillet 2021, par la guerre en Ukraine et la crise énergétique, ainsi que par l’affaire dite du greffier. Membre de la Commission chargée de questions européennes, dont elle est l’une des vice-présidentes, membre de la Commission Fonction publique-Tourisme-Patrimoine (2019-2024) et de la Commission pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (2019-mai 2023), la députée wallonne est l’une des deux représentantes du Parlement de Wallonie au sein du Parlement de Benelux (2019-2024). Chargée notamment de l’examen des dossiers « internationaux » (Mercosur, Ceta, etc.), elle émet des réserves, réclamant notamment de suspendre l’accord de libre-échange entre la Colombie et l’UE. Elle contribue à faire adopter une résolution en faveur du docteur Djalali en Iran et du droit des femmes en Iran. Par ailleurs, avec ses collègues Jean-Claude Marcourt (PS), Yves Evrard (MR), Rachel Sobry (MR), Jean-Philippe Florent (écolo) et Hélène Ryckmans (écolo), elle fait adopter une proposition de résolution relative à la contribution du Parlement de Wallonie au programme de travail de la Commission européenne pour l’année 2023 dans le cadre du projet « Contribution des débats politiques au sein des parlements régionaux » du Comité européen des régions (4 mai 2022).

Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle est membre de la Commission Affaires générales-Relations internationales-Règlement de la Commission de Contrôle des communications du Gouvernement (2019-août 2023), et elle préside le Comité d’avis chargé d’examiner les questions relatives à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes (2019-2024). à partir de septembre 2023 et jusqu’à la fin de la législature, elle est membre de la Commission Relations internationales-Sports-Enseignement de Promotion sociale-Affaires générales-Règlement et Contrôle des communications des membres du Gouvernement.

A la suite de l’affaire dite du greffier (automne 2022), l’ensemble du bureau du Parlement de Wallonie finit par démissionner, dans la foulée de son président. Fin décembre 2022, le PS confie à Gwenaëlle Grovonius l’une des quatre fonctions de secrétaire du « nouveau » bureau élargi présidé par André Frédéric, afin d’y renforcer le contrôle des budgets et comptes de l’assemblée wallonne, mais aussi son fonctionnement administratif. Au sein du Parti socialiste, membre du Comité de la Fédération namuroise, présidente de la section de Bouge, elle préside la Commission « droit des femmes » de l’Institut émile Vandervelde (IEV).

Le 9 juin 2024, elle renonce à se présenter au scrutin wallon pour occuper la deuxième place derrière Pierre-Yves Dermagne au scrutin fédéral, dans la circonscription provinciale de Namur qui envoie désormais un député de plus à Bruxelles. Avec 6.659 vp, elle signe le 2e meilleur score de la liste PS, le 13e tous partis confondus. En recul de 5,16%, le PS n’est plus le premier parti du Namurois (16,95%), étant débordé par le MR (25,64%) et surtout par Les Engagés (29,05%). La redistribution des cartes souhaitée par les électeurs attribue un siège supplémentaire au MR et deux aux Engagés, écolo et le PS perdant chacun un élu. Si P-Y. Dermagne rejoint la Chambre fédérale, il n’en est pas de même pour Gwenaëlle Grovonius.

 

Mandats politiques

Conseillère CPAS à Namur (2006-09/2009)
Conseillère communale à Namur (09/2009-)
Députée fédérale (2014-2019)
Députée wallonne (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont L’Avenir, 3 juin 2010 ; La Libre, 18 février 2023 ; Le Soir, 31 mai 2010, 8 juin 2010, 
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
Cumuleo (-2023)
https://www.ps.be/gwenaelle_grovonius_fwb 
https://be.linkedin.com/in/gwenaellegrovonius?original_referer=https%3A%2F%2Fwww.google.be%2F 
https://www.pfwb.be/les-deputes/gwenaelle-grovonius

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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Gardier Charles

Verviers 22/09/1965

Député wallon : *2017-2019 ; *2019-2024 ; 2024-

Durant l’été 2017, suite à l’appel du 19 juin du président du cdH, Benoît Lutgen, à ne plus gouverner avec les socialistes, les institutions wallonnes vivent un moment historique : la majorité PS-cdH est renversée au Parlement de Wallonie, faisant tomber le gouvernement wallon dirigé par Paul Magnette. En écartant le PS, le cdH donne les clés de l’Élysette au MR. Dans le nouvel exécutif piloté par Willy Borsus, Pierre-Yves Jeholet est nommé vice-président du gouvernement wallon et doit abandonner son siège de député wallon. Son suppléant dans la circonscription de Verviers, Charles Gardier, lui succède.

Pour ce dernier, il ne s’agit cependant pas d’un premier mandat parlementaire. Lors du scrutin du 25 mai 2014, où il était déjà premier suppléant, il a bénéficié de la prestation de serment en allemand de la députée wallonne Jenny Baltus-Möres pour siéger au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en vertu de la jurisprudence introduite par André Damseaux dès la première élection directe du Parlement wallon, le 21 mai 1995. à ce moment-là, les libéraux verviétois Fred Evers et Houssa (24%) avaient emporté deux des six sièges attribués à la circonscription de Verviers. Fred Evers avait prêté serment en allemand et refusé de siégé au Conseil de la Communauté française ; André Damseaux l’y avait remplacé. Par la suite, bien qu’en progression (25,6%), le PRL avait perdu un siège en 1999, sans parvenir à le récupérer aux deux scrutins suivants (25,5% en 2004 et 25,6% en 2009). En explosant la barre des 30%, le MR verviétois de 2014 réussit à retrouver deux sièges. à ces campagnes régionales, Charles Gardier participe depuis 2004 : 2e suppléant (4.351 vp) d’abord, il devient 1er suppléant en 2009 (5.432 vp) et 2014 (4.533 vp). Lors du scrutin fédéral du 10 juin 2007, il avait accepté la 13e place au Sénat (20.332 vp), lors d’un scrutin où le MR décrocha 6 sénateurs directs. Mais jusque-là, le patron des Francofolies de Spa avait surtout été un acteur de la vie politique municipale.

Élu pour la première fois conseiller communal en octobre 1988, ce Spadois qui a accompli ses humanités classiques à l’Athénée local, avant de décrocher un graduat en Gestion hôtelière et Tourisme à l’actuelle Haute École Charlemagne, multiplie les expériences professionnelles dans la gestion hôtelière et l’organisation d’événements culturels, à l’instar de son père l’un des créateurs des Crêtes de Spa. Sa présence en 1988 sur une liste libérale résulte d’une invitation qui lui est lancée par Joseph Houssa. Cet assureur devenu bourgmestre de Spa en 1983 nourrit une multitude de projets pour la ville d’eaux, depuis qu’il a réussi à former une coalition PRL-PS qui a rejeté le PSC de Jean Winandy dans l’opposition. Depuis lors, le maïeur libéral de Spa met l’accent sur le redéploiement du thermalisme privé et la revitalisation du tourisme. D’octobre 1988 à octobre 2012, la liste de Joseph Houssa sur laquelle figure désormais Charles Gardier ne va cesser de voler de succès en succès. Décrochant in extremis la majorité absolue en 1988 (11 sur 21), le PRL s’allie cependant au PS, une alliance confortée en 1994 (14 PRL + 4 PS) et en 2000 (12 PRL+5 PS). En octobre 2006, alors que le MR retrouve 14 sièges (53,5%), Joseph Houssa se tourne vers le cdH (2 s., 12,7%) ; et six ans plus tard, entamant son sixième mandat, Joseph Houssa conforte encore sa majorité absolue (55,2%) et le MR (13) conclut un pacte de majorité avec la liste S.P.A. (3).

Désigné comme administrateur délégué de l’Office du Tourisme, du Thermalisme et des Fêtes de Spa durant la durée de son premier mandat communal (1988-1994), Charles Gardier entre dans le Collège échevinal dès janvier 1995, en charge du Tourisme, de la Jeunesse et des Sports. Celui qui devient Premier échevin en 2000 (864 vp) élargit ses compétences en accueillant l’Information (2001-2006), ainsi que les Classes moyennes, le Thermalisme et l’Emploi (2007-2012) (924 vp). Il entame la législature 2013-2018 comme second échevin (734 vp), conservant ses « compétences historiques » jusqu’en juillet 2017, moment où il prête serment comme député wallon. À l’instar du maïeur et de son Collège, l’échevin Gardier contribue au développement de la Cité des Bobelins, avec ses hauts et ses bas, et le succès de projets comme l’inauguration des Thermes (2004), l’installation de l’Office du Tourisme dans le site rénové du Pouhon Pierre Le Grand (2012), la création de la Maison de la Jeunesse (2012), ou encore l’évitement du centre par le charroi de Spa-Monopole et l’aménagement des accès et du centre de Spa, tout en multipliant l’offre touristique (promenades, expositions, événements comme l’arrivée du Tour de France, etc.).

Une des raisons de son entrée en politique résulte de son intention de renouer avec le passé musical de Spa et les années du Festival international de la chanson française qui placèrent la cité thermale sur la carte des grands rendez-vous musicaux. Avec Jean Steffens, Charles Gardier est l’un des principaux créateurs et directeurs d’un nouveau projet lancé en 1994, les Francofolies, dont le succès ne va cesser de croître, en rassemblant chaque année les plus belles affiches de la variété française, tout en se diversifiant (Franc’Off, Village francofou, appli Francos, club business, espace VIP, etc.). On retrouve aussi Charles Gardier dans le lancement du Bel’Zik Festival, projet mené à Herve par P-Y. Jeholet depuis 2004, et dont Gardier est le directeur artistique. En 2023, Charles Gardier cède sa casquette de directeur des Francofolies (à Yoann Frédéric) et endosse le rôle de programmateur.

Au regard de ses occupations professionnelles et de ses centres d’intérêt, Charles Gardier s’est senti chez lui en prêtant serment de député au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en juillet 2014 : Jeunesse, Médias, Tourisme, Culture sont les compétences communautaires dont il se saisit en priorité, depuis les bancs de l’opposition. Dans l’opposition, il restera à la Fédération W-B jusqu’au terme de la législature, présidant la commission de la Culture et de l’Enfance (10/2017-2019). Mais à partir de juillet 2017, quand il prête serment au Parlement de Wallonie, c’est en tant que député de la majorité qu’il est appelé à siéger à Namur. Avec leur nouvelle et très courte majorité (38 sièges sur 75), MR et cdH s’attachent à voter une série de mesures destinées à montrer le changement de cap imprimé à la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matières de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. à Namur, Charles Gardier est membre de la Commission Agriculture-Tourisme-Patrimoine (2017-2019). Ayant fait adopter un décret accordant le titre de ville à la commune de Spa (juillet 2018), le député wallon adopte aussi le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018). 

Il est à remarquer que Charles Gardier est l’un des rares députés wallons en activité (avec Sabine Laruelle), porteur du titre de Chevalier du Mérite wallon (promotion 2013).

Sa désignation en juillet 2017 a entraîné un jeu de chaises musicales. En occupant le siège de P-Y. Jeholet au Parlement de Wallonie, Charles Gardier a libéré le mandat francophone lié à Jenny Baltus et qu’est venu occuper le bourgmestre de Welkenraedt, Jean-Luc Nix. Quant à son mandat d’échevin de la ville de Spa, Charles Gardier s’est dit empêché ; il était en charge du Tourisme et du Thermalisme. Un peu en retrait de la politique communale spadoise, Charles Gardier pousse néanmoins la liste MR emmenée par Sophie Delettre en octobre 2018 : le défi est de taille, puisqu’il faut assurer la succession de Joseph Houssa, absent du scrutin pour la première fois depuis quarante ans. En recul de 11,4%, le MR parvient néanmoins à sauver sa majorité absolue (11 sièges, -2), Gardier réalisant le 5e score de sa liste (450 vp) et le 7e tous partis confondus. Conseiller communal de la ville de Spa, il se positionne à nouveau comme premier suppléant au scrutin régional du 26 mai 2019 dans la circonscription de Verviers. Emmené par P-Y. Jeholet, le MR réalise l’un de ses meilleurs scores depuis 1995. Dans un premier temps, Charles Gardier (4.427 vp, 6e score tous partis confondus) devient à nouveau député communautaire, suite à la prestation de serment en allemand de Christine Mauel à Namur. Dans un second temps, quand Jeholet est désigné à la présidence du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Charles Gardier le remplace au Parlement de Wallonie (septembre), lui-même laissant le demi mandat de député communautaire à Stéphanie Cortisse.

D’emblée, le député wallon est désigné à la présidence de la Commission Affaires générales-Relations internationales, et comme membre de la sous-Commission de Contrôle des licences d’armes (2019-2024) et de la Commission Fonction publique-Tourisme-Patrimoine (2019-2023). Durant la législature, il fait notamment adopter une politique ambitieuse de végétalisation des bâtiments publics et de leurs abords dans le cadre de la stratégie immobilière 2020-2024 et porte une proposition de résolution en faveur de l’indépendance de Taïwan. Comme ses collègues de la majorité, le député exerce son contrôle sur les décisions du gouvernement wallon durant la période de la Covid-19, soutient l’évolution du Plan wallon de Relance, tout en devant tenir compte des conséquences des inondations de l’été 2021, de celles de l’offensive russe contre l’Ukraine et de la crise énergétique de l’automne 2022. Davantage que ses collègues, l’organisateur d’événements culturels s’inquiète et subit les mesures imposées par le confinement, et parvient à relancer concerts et festivités dès le printemps 2021. Du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Charles Gardier est le porte-parole du MR dans la défense d’un projet visant à établir un véritable statut de l’artiste en Fédération Wallonie-Bruxelles ; il se positionne aussi en faveur de l’augmentation des quotas de diffusions d’artistes « belges francophones » sur les ondes des médias publics.

D’octobre 2023 à février 2024, le député wallon consacre plusieurs journées dominicales pour suivre les travaux de la première Commission délibérative citoyenne (30 citoyens tirés au sort et 10 députés) qui se conclut par une quarantaine de recommandations destinées à approfondir la participation citoyenne. 

Auteur d’une autobiographie, Réenchanter le monde. Des Francofolies au Parlement (2022), il monte sur scène dans un spectacle personnel, Gardier en thérapie, Francos & autres folies, qu’il présente pour la première fois à la Courte échelle (Liège), en 2022. 

Le 9 juin 2024, il est la tête de liste du MR dans la circonscription de Verviers, sollicitant des électeurs le renouvellement de son mandat de député wallon. Avec près de 34% (+8,25%), le MR réalise son meilleur résultat dans la circonscription depuis le 21 mai 1995, réunissant les voix de plus de 53.000 électeurs et confirmant ses deux élus. Avec 10.918 voix de préférence, Charles Gardier n’égale pas les résultats personnels antérieurs de P-Y. Jeholet, mais il est le meilleur faiseur de voix « verviétois » en 2024.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Spa (1988-)
Échevin (1994-07/2017)
Député de la Fédération Wallonie-Bruxelles (07/2014-)
Député wallon (07/2017-2019)
Échevin empêché (07/2017-2018)
Député wallon (09/2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-04/2024), dont La Libre, 29 octobre 2014 
Classement des députés, dans Le Vif, 07 avril 2017, p. 22-23
Cumuleo (-2024)
https://www.vedia.be/emission/lalbum/lalbum-charles-gardier/110193
http://www.gardier.be/ (s.v. décembre 2017)
https://www.vedia.be/www/video/info/littye-rature/charles-gardier-cofondateur-des-francos-coecrit-le-monde-de-demain_105641_89.html
https://www.rtbf.be/article/parlement-wallon-des-citoyens-travaillent-avec-des-parlementaires-en-commission-deliberative-11312691?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR0VF3dzGd_vSejppQVDIAobgv8CbpSmQ2n5wkbHLpY6HQV04ZrYYwOwqZ4_aem_ZmFrZWR1bW15MTZieXRlcw 
https://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2023_2024/RAPPORT/1605_1.pdf 
Charles Gardier, Réenchanter le monde. Des Francofolies au Parlement, 180° éditions, 2022

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Frédéric André

Verviers 04/07/1958

Député wallon : 2019-2024
20e Président du Parlement de Wallonie (*2022-2024)

Le 21 décembre 2022, André Frédéric devient le 20e Président du Parlement de Wallonie, depuis le libéral Franz Janssens, en novembre 1974, alors président du Conseil régional wallon provisoire. élu pour la première fois dans cette assemblée le 26 mai 2019, André Frédéric est arrivé à Namur avec une très longue expérience parlementaire passée au niveau fédéral. Sans doute est-ce la raison de sa désignation comme chef de groupe du PS et comme sénateur à l’été 2019, avant d’être investi de la présidence d’une assemblée wallonne en pleine turbulence, avec comme mission principale d’éteindre l’incendie provoqué par l’affaire dite du greffier et de remettre de l’ordre dans l’institution.

Diplômé de l’école normale de Verviers (1978), André Frédéric a entamé sa carrière d’instituteur à l’âgé de 20 ans, dans le petit village de Hèvremont-Limbourg. En phase avec des convictions politiques déjà très affirmées, il effectue un service civil en tant qu’objecteur de conscience au Centre Infor Jeunes de Verviers (1981). Dans l’attente de retrouver une école pour exercer son métier d’instituteur, il accepte de travailler dans le secteur associatif (Environnement 2000, Centre de Coopération éducative), sous des statuts qui restent précaires. Il exerce aussi des intérims dans l’enseignement provincial liégeois (Centre des méthodes, Projet de réinsertion scolaire de Mont-Comblain). Engagé comme animateur régional par Présence et Action culturelles-Verviers (1986), ce militant socialiste – politique et syndical – enregistre avec une grande satisfaction le retour du Parti socialiste aux différents niveaux de pouvoir en 1988. Après avoir subi les années « Val-Duchesse » au cours desquelles un ministre libéral verviétois avait en charge l’éducation nationale, il devient responsable de la Cellule sociale d’un autre ministre verviétois, le socialiste Yvan Ylieff, le dernier à avoir exercé comme ministre de l’Éducation nationale (f) (dans le gouvernement Martens VIII, 10 mai 1988-16 janvier 1989) et le premier en charge de l’Éducation et de la Recherche scientifique (17 janvier 1989-7 janvier 1992) quand cette matière est communautarisée. Auprès des successeurs du ministre Ylieff, André Frédéric reste responsable des désignations des enseignants de l’arrondissement de Verviers (1989-1994, 1995-1998), alors que le processus de révision institutionnelle relancé au printemps 1988 se poursuit avec la quatrième réforme de l’état, la plus importante puisqu’elle transforme définitivement la Belgique en un état fédéral, ainsi qu’en témoigne l’article 1 de la nouvelle Constitution (14 juillet 1993). Quand la Wallonie reçoit de nouvelles compétences, André Frédéric effectue une mission à la Cellule d’Intégration sociale de la Région wallonne en qualité d’expert de la lutte contre les exclusions sociales (1994-1995).

En octobre 1988, il se présente pour la première fois tant aux élections provinciale que communale. Dans le district de Verviers, il est d’emblée élu conseiller provincial. Aux communales, André Frédéric n’ignore pas que les idées socialistes ne sont pas majoritaires à Theux. Depuis la fusion des communes, en 1976, c’est l’ancien bourgmestre de La Reid, Jean Gillet, qui préside aux destinées de l’entité, en s’appuyant sur une solide majorité absolue libérale. Le scrutin de 1988 déroge à la règle ; il faut le soutien de 6 élus IC-PSC, pour que les 10 libéraux de la liste Intérêts franchimontois réunis (IFR) apportent une majorité à Maurice Corne, le nouveau maïeur de Theux, et à ses quatre échevins, dont Philippe Boury, alors que le PS reste le seul parti dans l’opposition, avec ses cinq élus, dont André Frédéric. Six ans plus, en octobre 1994, la liste IFP de Maurice Corne (1.116 vp) se tourne vers le Parti socialiste et, dans la nouvelle majorité (14 sièges sur 21), André Frédéric devient échevin de la Culture et des Affaires sociales. C’est le commencement d’une coalition IFR-PS qui va durer cinq législatures, André Frédéric étant systématiquement reconduit dans des fonctions scabinales, exerçant la présidence du CPAS entre 2007 et 2012. Après la législature communale 1994-2000 marquée par une dévastatrice explosion de gaz qui souffle le cœur de la cité theutoise et tue deux pompiers volontaires (le sergent Paul Lemaire et le caporal Roland Bastin) qui venaient d’évacuer la population de la place du Perron (4 janvier 1997), les électeurs confortent l’alliance sortante, le PS montant à près de 32% (7 sièges), tandis que le IFR (apparenté PRL) demeure la première force politique (41,5%, 10 sièges). Emmené par Philippe Boury (2.542 vp), les IFR (-MR) réalisent un carton en octobre 2006 (52,3%, + 11,2%) et, bien que disposant de la majorité absolue (12 sièges sur 21), confirment le pacte de majorité avec des socialistes en recul (26,6%, 5 s.), malgré les 1.305 vp d’André Frédéric. Le scénario est similaire en 2012 quand le Conseil communal s’élargit à deux membres supplémentaires : c’est dans l’escarcelle de la liste IFR de Philippe Boury (2.281 vp) que tombent ces deux sièges (14), le PS d’André Frédéric (999 vp) conservant 5 sièges (malgré un recul de 4%), l’opposition étant cette fois incarnée par écolo et son chef de file, Mathieu Daele (560 vp). C’est lui qui va marquer les esprits lors du scrutin communal d’octobre 2018. Avec plus de 29% des voix, les Verts envoient désormais 7 représentants au Conseil communal (+3) et leur leader, Mathieu Daele, réalise un meilleur score individuel (1.165 vp) que les anciens bourgmestres libéraux, la tête de liste Didier Deru (1.016 vp) et Philippe Boury qui poussait la liste (994), et qu’André Frédéric (1.026 vp). La liste du bourgmestre (45%, 12 s.) et le PS (20%, 4 s.) confirment cependant pour la cinquième fois leur alliance et signent un pacte de majorité pour six années supplémentaires.

Au sein d’une Fédération PS de Verviers dominée, voire fracturée, par les personnalités d’Yvan Ylieff et Claude Desama, André Frédéric (tendance Ylieff) occupe, le 21 mai 1995, une place de suppléant lors des élections fédérales (4.578 vp). Lors de la rentrée parlementaire d’octobre 1998, André Frédéric devient député fédéral : celui qui est alors président de la Fédération verviétoise du PS remplace en effet André Grosjean qui souhaite se consacrer exclusivement à la gestion de sa commune de Welkenraedt. Membre de la majorité rouge-romaine qui soutient le second gouvernement de Jean-Luc Dehaene, le Theutois découvre la vie parlementaire quelques mois avant la fin d’une législature marquée par la crise de la dioxine.

Lors du triple scrutin du 13 juin 1999, André Frédéric est candidat au Parlement wallon, dans la circonscription de Verviers ; il aurait pu siéger au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles si la « jurisprudence Damseaux » s’était appliquée directement, mais la désignation d’Yvan Ylieff comme ministre (communautaire puis fédéral) lui ouvre d’autres perspectives. à l’époque, il n’est pas interdit d’être candidat à différents niveaux de pouvoir lors d’une même élection. En l’occurrence, André Frédéric est aussi en ordre utile du côté des suppléants PS au fédéral (environ 5.000 vp) et, dès juillet 1999, il retrouve les travées de la Chambre fédérale, comme membre de la majorité arc-en-ciel du gouvernement Verhofstadt. Cosignataire d’une proposition de loi sur le financement des cultes afin d’introduire davantage de transparence en cette matière, le député fédéral se montre particulièrement actif et son esprit de conciliation pragmatique est apprécié, notamment dans le dossier de la publicité sur le tabac et ses conséquences pour le circuit de Francorchamps. En matière institutionnelle, il adopte les dispositions contenues dans l’accord de la Saint-Polycarpe conclu par la majorité arc-en-ciel avec la VU et le FDF (23 janvier 2001), et complété par celui de la Saint-Boniface, avec le PSC : refinancement des communautés, élargissement de l’autonomie fiscale des régions, régionalisation d’une série de compétences (agriculture, commerce extérieur, coopération au développement, organisation des communes, etc.). Dans la foulée, il adopte la réforme des circonscriptions électorales fédérales qui correspondent désormais aux limites provinciales.

Après avoir été candidat aux élections provinciales d’octobre 2000, il occupe la 4e place (12.779 vp) sur la liste du PS, lors du scrutin fédéral du 18 mai 2003, et il réalise le 4e résultat derrière Michel Daerden, Anne-Marie Lizin et José Happart. Jusqu’en 2019, sans interruption, il est reconduit dans son mandat de député fédéral, figurant toujours comme 4e candidat effectif sur la liste du PS en province de Liège (10.764 vp en 2007, 11.760 vp en 2010 et 11.242 vp en 2014). Durant toutes ces années (2003-2019), il est le président (ou le vice-président) de la Commission de l’Intérieur. De 2010 à 2013 et de 2014 à 2019, il est aussi l’un des vice-présidents de la Chambre. Dans la majorité comme dans l’opposition, le député Frédéric se fait le défenseur obstiné de projets très précis. Porteur d’une proposition de résolution demandant au gouvernement d’intensifier la lutte contre l’extrême droite, les mouvements politiques et associations liberticides (2004), il pilote le groupe parlementaire sur les sectes (2004-2006) et rejoint une initiative de Philippe Monfils (MR) pour compléter l’arsenal juridique du pays face aux dérives sectaires. Le rapport d’André Frédéric entend contribuer à la mise en place d’une législation attendue depuis 1997 et les travaux de la commission d’enquête parlementaire de l’époque. Ainsi, une loi réprimerait « l’abus de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse des personnes ». Cependant, malgré les initiatives du député, la législation tarde à se mettre en place et c’est la raison pour laquelle il relance le débat en publiant un livre, Broyeurs de conscience (Luc Pire, 2010). Sous forme d’essai, il entend faire entendre tous ses arguments en faveur d’une loi anti-sectes. à défaut de législation, il fondera l’asbl Aviso, en 2013, composée de bénévoles qui viennent en aide aux familles et victimes de mouvements sectaires. Le député fédéral s’occupe aussi de la réforme du droit d’asile (2006-2007), réclame l’application de la loi régularisant la situation des détenteurs d’armes en accordant un délai supplémentaire (2008), défend régulièrement le maintien des services publics dans les zones rurales, planche sur la réforme des services d’incendie (2010) et s’oppose au port de la burqa dans l’espace public (loi votée en avril 2011), tout en exigeant la neutralité absolue dans les espaces de vote (2013). 

La législature fédérale 2010-2014 est particulière. Il faut 541 jours avant que se constitue le gouvernement fédéral présidé par Elio Di Rupo. La coalition PS-CD&V-Open VlD-MR-SP.a-cdH s’est accordée sur une révision des institutions. Membre de cette majorité, André Frédéric adopte alors, parmi beaucoup d’autres textes législatifs, l’ensemble des dispositions de la sixième réforme de l’état, notamment la scission de BHV, la transformation profonde du Sénat en une assemblée des entités fédérées, l’accroissement tangible de l’autonomie fiscale des Régions, la nouvelle loi de financement des communautés et des régions, ainsi que le transfert d’importantes compétences, notamment en sécurité sociale, vers les entités fédérées.Il est aussi à la pointe des débats sur la question des indemnités de départs des députés, sans être entendu. Président du Forum des Forces Vives de l’arrondissement de Verviers et de la société de logements sociaux Logivesdre, le député fédéral dépose aussi une proposition de loi visant à mieux contrôler le prix des loyers via un système de points (2011). En juin 2013, quand Thierry Giet quitte la Chambre pour siéger à la Cour constitutionnelle, André Frédéric lui succède à la présidence du groupe parlementaire PS (2013-2014).

Après le scrutin du 25 mai 2014, l’accord de majorité qui est signé en octobre entre le MR, la NV-A, le CD&V et l’Open VLD repousse les socialistes dans l’opposition. Pour André Frédéric, c’est la première fois. Durant cette législature, dénonçant les affaires Kazakhgate, Publifin, Publipart, etc., il se montre désireux d’avancer rapidement avec le groupe de travail sur le Renouveau politique (février-juin 2017), et dépose avec le SP.a une proposition de modification du règlement de la Chambre, afin de lier l’indemnité des parlementaires à leur présence en commission, en prenant exemple sur ce qui se fait au Parlement de Wallonie et à Bruxelles (2017), tandis qu’il fait supprimer les exceptions qui s’appliquaient aux parlementaires-présidents de parti quant à leur présence à la Chambre (2018). Après les attentats de Maelbeek et Zaventem, membre de la Commission « attentats », il contribue à la rédaction d’une série de recommandations destinées à définir le statut des victimes et la manière dont les pouvoirs publics peuvent leur venir en aide (2017-2018).

La législature 2014-2019 aurait dû marquer la fin de la carrière parlementaire d’André Frédéric ; après plus de vingt ans de débats politiques à Bruxelles, il envisage de se consacrer exclusivement à la politique communale quand les aléas de la Fédération verviétoise du PS l’amènent à accepter la tête de liste aux élections régionales du 26 mai 2019. à l’exception de la toute première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, la circonscription électorale de Verviers a toujours envoyé deux représentants socialistes au Parlement wallon ; mais en 2019, pour de multiples raisons, ni Edmund Stoffels, ni Véronique Bonni, ni Muriel Targnion, ni Jean-François Istasse ne sont candidats. Dernier suppléant au scrutin wallon de 2009 (5.082 vp) pour soutenir les deux candidats de l’époque, André Frédéric fédère, en 2019, les électeurs socialistes autour de son nom (8.476), réalise le 2e score tous partis confondus, maintient le PS comme deuxième force politique de « Verviers », mais force est de constater qu’avec un seul élu et 18,3% des voix, le PS y réalise son moins bon résultat depuis 1995, le PTB (10,7%) le privant d’un second élu. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, André Frédéric renonce à son mandat d’échevin (remplacé par Jean-Christophe Dahmen). 

En juillet 2019, le nouveau député wallon est désigné comme sénateur des entités fédérées par le Parlement de la Communauté française (2019-2022). Membre de la majorité PS-MR-écolo, il se voit confier la vice-présidence de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-janvier 2023), ainsi que la présidence de sous-Commission du contrôle de la CWaPE (2019-janvier 2023), où il introduit des modifications visant à mieux organiser son contrôle budgétaire et comptable, ainsi que son fonctionnement. Membre du Comité Mémoire & Démocratie (2019-mai 2023), ainsi que membre de la Commission de vérification des pouvoirs, de la Commission de Contrôle des dépenses électorales, de la Commission des Poursuites, de la Commission de Coopération (2019-2024), il est surtout désigné par son parti comme chef du groupe PS à l’assemblée wallonne (13 septembre 2019-21 décembre 2022), quand Pierre-Yves Dermagne devient ministre sein du au gouvernement wallon. 

Avec ses homologues Jean-Paul Wahl, Stéphane Hazée, Germain Mugemangango et François Desquesnes, il contribue rapidement à améliorer le fonctionnement du pouvoir législatif wallon, ses débats et la qualité de ses travaux, gardant à l’esprit les conclusions du groupe Renouveau politique auquel il participa à la Chambre. Dès le début de la législature, parmi les modifications au Règlement de l’assemblée, le député wallon introduit l’abrogation de la notion de député empêché, fixe la rentrée du Parlement au premier mercredi de septembre et améliore certaines modalités de contrôle du Gouvernement ; il introduit aussi le droit, pour l’auteur d’une pétition, d’être entendu par l’assemblée wallonne (septembre 2020). Il soutient aussi une proposition initialement déposée en 2016 par Stéphane Hazée et Hélène Ryckmans, qui permet à l’assemblée wallonne de constituer, d’initiative ou à l’initiative des citoyens, des commissions délibératives mixtes composées de 10 parlementaires et de 30 citoyens tirés au sort pour débattre d’une problématique et élaborer des recommandations (ROI, 28 octobre 2020). Il porte encore le texte qui met en place une commission permanente destinée à renforcer le contrôle sur les budgets et les comptes du Parlement de Wallonie, au moment de l’affaire dite du greffier (novembre 2022). 

Aux nouvelles mesures générales convenues avec les autres chefs de groupe, s’ajouteront des mesures d’urgence durant les mois de la pandémie de la Covid-19, afin de faire face aux différentes vagues de la crise sanitaire et de lutter efficacement contre ses conséquences. Ainsi André Frédéric est-il l’un des six signataires de la résolution qui a conduit à la création de la Commission spéciale chargée d’évaluer la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 par la Wallonie (juillet-novembre 2020), dans ses différents aspects : sanitaires, économiques, financiers et sociaux. Il est l’un des deux vice-présidents de cette Commission spéciale qui se réunit de juillet à novembre 2020. 

Après les pluies diluviennes de l’été 2021 qui ont frappé 209 des 262 communes de Wallonie, et singulièrement la commune de Theux, entraîné la mort de 39 personnes, provoqué des dégâts pour plusieurs milliards d’€ et transformé 100.000 personnes en sinistrés, une Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes et d’évaluer la gestion des inondations de juillet 2021 en Wallonie est mise sur pied par le Parlement de Wallonie à la demande des chefs de groupe de tous les partis politiques. Dans l’histoire de l’assemblée wallonne, c’est la troisième fois qu’est créée une telle Commission. André Frédéric en est membre et, du 2 septembre 2021 au 24 mars 2022, il prend une part active à ses 26 réunions et 62 auditions. Le 31 mars 2022, les 161 recommandations formulées et réunies dans le rapport final sont adoptées par tous les députés wallons, à l’exception de ceux du PTB.

Au moment de la crise énergétique consécutive à l’invasion russe de l’Ukraine, le député wallon légifère pour empêcher les coupures brutales de fourniture d’électricité sans installation préalable d’un compteur communiquant avec option de prépaiement, pour aider les ménages face à l’augmentation du coût de l’énergie et pour suspendre les procédures d’expulsion (automne 2022). Il planche aussi sur plusieurs initiatives destinées à mieux organiser le marché régional wallon de l’électricité. Soutenant une résolution en faveur d’une politique ambitieuse de végétalisation des bâtiments publics dans le cadre de la « Stratégie immobilière 2020-2024 », le député s’intéresse aussi au statut des hôpitaux et à leur inscription obligatoire dans un réseau.

à la suite de l’affaire dite du greffier (automne 2022), l’ensemble du bureau du Parlement de Wallonie démissionne et les partis politiques procèdent à divers remaniements. Pour sortir de la crise, André Frédéric est désigné à la présidence du Parlement de Wallonie et de son tout nouveau bureau élargi (21 décembre 2022). Avec d’autres députés, il dépose rapidement un texte visant à renforcer le cadre de l’organisation des missions effectuées par le Parlement et à renforcer les règles en ce qui concerne les missions spécifiques du Président du Parlement et du greffier, particulièrement en matière de publicité et de contrôle des dépenses. Jusqu’à la fin de la législature, il veille à rétablir la notoriété du cœur de la démocratie wallonne par une série de décisions prises dans la collégialité et la transparence.

Devenu président de la Commission chargée de questions européennes, de la Commission de contrôle des dépenses électorales et de la Commission de Coopération et du Comité mixte Assemblée nationale du Québec-Parlement de Wallonie (décembre 2022-2024), il est aussi membre du Conseil parlementaire interrégional.

D’octobre 2023 à février 2024, le président du Parlement de Wallonie consacre plusieurs journées dominicales à suivre l’évolution des travaux de la première Commission délibérative citoyenne qui se tient au sein du Parlement de Wallonie et qui réunit 30 citoyens tirés au sort et 10 députés. Il soumet à l’assemblée le rapport final issu de cette Commission et qui contient une quarantaine de recommandations destinées à approfondir la participation citoyenne. 

Le 9 juin 2024, il occupe la 6e et dernière place des effectifs sur la liste PS emmenée par Valérie Dejardin, dans la circonscription de Verviers, apportant surtout le soutien de sa popularité à sa famille politique (3.120 vp). 

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Theux (1988-)
Conseiller provincial de Liège (1988-1994)
Échevin (1994-2006)
Député fédéral (10/1998-2019)
Président du CPAS (2007-2012)
Échevin (2012-06/2019)
Député wallon (2019-2024)
Sénateur représentant la Fédération Wallonie-Bruxelles (2019-12/2022)
Chef de groupe PS au Parlement de Wallonie (09/2019-12/2022)
20e Président du Parlement de Wallonie (12/2022-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 2 février 1989, 11 octobre 1994, 16 mars 2005, 24 mars 2006, 5 janvier 2017 ; La DH, 19 juin 2018
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://www.senate.be/www/?MIval=index_senate&MENUID=11200&LANG=fr 
https://www.ps-pw.be/les-socialistes-wallons/andre-frederic 
https://www.rtbf.be/article/parlement-wallon-des-citoyens-travaillent-avec-des-parlementaires-en-commission-deliberative-11312691?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR0VF3dzGd_vSejppQVDIAobgv8CbpSmQ2n5wkbHLpY6HQV04ZrYYwOwqZ4_aem_ZmFrZWR1bW15MTZieXRlcw 
https://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2023_2024/RAPPORT/1605_1.pdf 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Fontaine Eddy

Namur 28/06/1964

Député wallon : *2017-2017* ; *2019-2024 ; 2024-

Quand il accepte de figurer comme premier suppléant sur la liste du PS, dans la circonscription de Dinant-Philippeville, lors du scrutin régional du 25 mai 2014, Eddy Fontaine n’a d’autres expériences électorales que des rendez-vous communaux à Couvin et un scrutin provincial en 2012. Néanmoins, la politique, il en entend parler chez lui depuis sa jeunesse. Militant socialiste, son paternel (Édouard) a été échevin des Sports de Couvin dans les années 1990, avant de se retirer ne supportant plus les luttes partisanes. Sans aucune intention de poursuivre la tradition familiale, Eddy Fontaine se laisse pourtant convaincre de participer aux élections d’octobre 2000. Avec 500 voix de préférence, il se retrouve conseiller du CPAS et fait partie de son bureau permanent. La dynamique est lancée pour ce commerçant indépendant originaire de Culs-des-Sarts, gérant de magasins d’articles sportifs, à Ciney, Rochefort et Florennes.

En 2002, Eddy Fontaine est élu à la présidence de l’Union socialiste communale, élargie en cantonale après fusion avec Viroinval en 2004. Lors des élections communales d’octobre 2006, en 5e position, il signe le meilleur résultat des socialistes (827 vp), derrière Raymond Douniaux (1.366 vp), soit le 5e résultat de Couvin, tous partis confondus. Le moment est important car la liste du bourgmestre sortant, le cdH Robert Dubuc, a perdu son leadership (27% au lieu de 35,9% en 2000, passant de 9 à 7 sièges), tandis que le PS reste stable (7 sièges), tout en devenant le premier parti (28%) de cette ville située aux portes de la France. Tournant le dos au cdH, le PS s’allie au MR (10%, 4 sièges) et Eddy Fontaine devient échevin, en charge des Sports, de la Jeunesse, de la Culture, du Tourisme, du Commerce et des PME dans un Collège communal présidé par Raymond Douniaux. La législature est l’occasion pour l’échevin de mettre en œuvre des initiatives en lien avec ses propres affinités : le sport, les manifestations et l’animation de la cité (concours de miss, mérites sportifs, étape du Beau Vélo de Ravel, Festival de théâtre, expositions, rallye automobile, « Je cours pour ma forme », etc.). Président de l’Intercommunale des sports du sud-namurois et du sud-Hainaut (2006-2019), il parvient à faire aboutir le dossier de la construction d’un nouveau hall sportif à Couvin (2009), dossier en attente depuis le milieu des années 1980. Alors qu’il obtient la diffusion de Canal C au sud de Couvin, il relance la gestion des Grottes de Neptune (2008) et lance aussi le projet de construction d’une nouvelle caserne qui regrouperait policiers et pompiers (qui sera achevée en 2018) pour cette ville dont la superficie est la plus grande de Wallonie après Tournai.

En octobre 2012, Eddy Fontaine conforte sa performance électorale de 2006 (974 vp), 3e résultat tous partis confondus. En progression de plus de 5%, le PS (33,4%) se détourne du MR (16%) pour renouer avec la liste CVN/cdH (27%) conduite par Maurice Jennequin (1.252 vp). Toujours sous la conduite du bourgmestre Raymond Douniaux plébiscité (1.781 vp), Eddy Fontaine conserve toutes ses attributions scabinales et se consacre principalement au dossier du dédoublement du zoning de Mariembourg, ainsi qu’au balisage des sentiers-promenades, tandis que le contournement autoroutier de Couvin est en passe d’être enfin achevé. Élu dans le même temps conseiller provincial (deuxième candidat PS dans le district de Philippeville, 2.433 vp), il devient chef de groupe adjoint. Administrateur du BEP Environnement (2012-2013), puis du BEP Économie (2013-2019), il est alors chargé de communication à l’Intercommunale namuroise de Services publics (Inasep) (2014-2019).

Quand se présente le triple scrutin du 25 mai 2014, le PS de Dinant-Philippeville entend renouveler ses cadres. Au lendemain d’une 6e réforme de l’État qui apporte à la Wallonie de nouvelles et importantes compétences, le défi est de taille dans cette circonscription, puisqu’il s’agit de faire oublier les Jean-Marc Delizée, Jean-Claude Maene et autre Maurice Bayenet, tout en affrontant les ténors du MR (Bellot, Fournaux) et du cdH (Bastin). En maintenant le PS à son résultat de 2009 (26% contre 27), le duo Dermagne (7.158 vp)-Poulin (6.451 vp) crée la surprise en enlevant deux sièges, bien favorisé – il est vrai – par le système de l’apparentement. Avec 4.212 vp, Eddy Fontaine prend une part active dans ce succès. Premier suppléant, il en est récompensé en février 2017 quand Pierre-Yves Dermagne quitte son mandat de député wallon pour remplacer Paul Furlan, démissionnaire, au sein du gouvernement de Paul Magnette. Cette expérience parlementaire à Namur est cependant de courte durée puisque, suite à l’appel de Benoît Lutgen à ne plus gouverner avec les socialistes, une motion de défiance constructive fait tomber le gouvernement de Paul Magnette (28 juillet), offrant l’élysette au gouvernement de Willy Borsus. Le retour de P-Y. Dermagne au Saint-Gilles signifie la fin de son mandat de député wallon pour Eddy Fontaine : il aura siégé 6 mois (1er février-28 juillet 2017), ayant eu l’occasion, notamment, d’apporter sa voix dans l’adoption quasi unanime du décret wallon interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) ; le député wallon attira aussi l’attention des autorités wallonnes sur la situation des entreprises Saint-Roch et Efel.

Renonçant à son mandat provincial, mais reprenant son mandat d’échevin à Couvin, Eddy Fontaine se voit confier la tête de liste #PEP’S lors du scrutin communal d’octobre 2018. Bourgmestre sortant, Raymond Douniaux qui pousse la liste reste le mandataire local le plus populaire (1.844 vp), devant Eddy Fontaine (1.116 vp). Sous leur nouveau nom, les socialistes progressent de 4% et gagnent un siège (10). Il n’y aura cependant pas de combat des chefs socialistes entre l’ancien et le nouveau, car CVN (6), MR (6) et écolo (1) signent un pacte de majorité qui renvoie le PS dans l’opposition où il siège tout seul.

à nouveau premier suppléant lors du scrutin régional du 26 mai 2019, Eddy Fontaine (3.573 vp) est appelé à remplacer P-Y. Dermagne plus durablement, puisqu’il va siéger au Parlement de Wallonie jusqu’à la fin de la législature, après avoir prêté serment le 16 septembre 2019, P-Y. Dermagne devenant ministre wallon avant de prendre le chemin du gouvernement fédéral. D’emblée, Eddy Fontaine se voit confier des responsabilités importantes : les vice-présidences de la Commission économie-Aménagement du Territoire-Agriculture et de la Commission de contrôle des dépenses électorales et des communications, tout en étant membre de la Commission énergie-Climat-Mobilité durant toute la législature (2019-2024). à partir de septembre 2021, il occupe aussi la vice-présidence du Comité mixte Assemblée nationale du Québec/Parlement de Wallonie et est membre suppléant du Conseil parlementaire interrégional qui vise à promouvoir le rôle économique, social et culturel de la Grande Région, ainsi qu’à favoriser la coopération transfrontalière. Crise de la Covid-19, inondations, flambée du prix de l’énergie marquent une législature wallonne où la majorité PS-MR-écolo s’efforce de définir et de lancer un ambitieux Plan wallon de Relance, tout en veillant à la maîtrise des finances régionales et à faire face au changement climatique. Parmi les dossiers portés par Eddy Fontaine, figurent des dispositions pour venir en aide aux secteurs des asbl et de l’Horeca confrontés à la crise sanitaire de la Covid-19, le suivi des dossiers CWaPE, PEB, production, circulation et marché régional de l’électricité. Ainsi, le député wallon légifère pour empêcher les coupures brutales de fourniture d’électricité sans installation préalable d’un compteur communiquant avec option de prépaiement ; il intervient aussi avec une motion interpellant le gouvernement sur les enjeux citoyens du projet de Boucle du Hainaut. Dès l’entame de la crise de l’énergie de l’automne 2022, il fait adopter un décret visant à mettre en œuvre des mesures d’aides à destination des entreprises.

Après les pluies diluviennes de l’été 2021 qui ont frappé 209 des 262 communes de Wallonie, entraîné la mort de 39 personnes, provoqué des dégâts pour plusieurs milliards d’€ et transformé 100.000 personnes en sinistrés, une Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les causes et d’évaluer la gestion des inondations de juillet 2021 en Wallonie est mise sur pied par le Parlement de Wallonie à la demande des chefs de groupe de tous les partis politiques. Dans l’histoire de l’assemblée wallonne, c’est la troisième fois qu’est créée une telle Commission. Eddy Fontaine en est membre. Du 2 septembre 2021 au 24 mars 2022, il assiste à ses 26 réunions et 62 auditions. Le 31 mars 2022, il vote en faveur des 161 recommandations qui sont formulées dans le rapport final.

Contribuant à créer des incitants à la pratique régulière du vélo, le député wallon fait adopter une résolution visant à renforcer la sécurité routière des motards. Cosignataire du décret « trottinette » qui encadre juridiquement la micro-mobilité des flottes en libre-service en Wallonie (été 2021), il est aussi le co-auteur d’une proposition de résolution visant à baliser les grandes orientations de la Wallonie pour le Plan stratégique wallon de la Politique agricole commune 2023-2027 (2021).

Lors du scrutin wallon du 9 juin 2024, il est désormais premier effectif, chargé de prendre la relève de P-Y. Dermagne candidat au fédéral, et d’essayer de retrouver un deuxième siège avec Christine Poulin. Le résultat n’est cependant pas conforme aux attentes socialistes. Avec 5.168 vp, Eddy Fontaine renouvelle son mandat de député wallon, mais le PS est en recul de près de 4% (19,5%) et il n’est plus la deuxième force politique de la circonscription, Les Engagés conduits par Christophe Bastin lui brûlant la politesse (26,1%), et le MR de Richard Fournaux restant loin devant (33%).

Quant à la vie politique communale, elle est loin d’être un long fleuve tranquille sur les bords de l’Eau noire. Déçus par leur cure d’opposition, les socialistes se déchirent à l’approche de la prochaine échéance communale. Raymond Douniaux et plusieurs colistiers se désolidarisent d’Eddy Fontaine, en constituant une liste UNIS, bannière sous laquelle se retrouvent aussi les libéraux et les membres du CVN. En février 2024, cependant, la liste qu’entend mener Eddy Fontaine et quelques autres socialistes est rejointe par les MR Françoise Mathieux et Pierre Fievet. Cette liste commune où se retrouvent les deux députés wallons sortants est appelée ICI (Intérêts Citoyens), pour un enième épisode de la vie politique couvinoise, la majorité absolue étant le seul objectif.

 

Mandats politiques

Conseiller CPAS à Couvin (2000-2006)
Conseiller communal à Couvin (2006-)
Échevin (2006-02/2017)
Conseiller provincial de Namur (2012-02/2017)
Député wallon (février à juillet 2017)
Échevin empêché (02/2017-07/2017)
Échevin (07/2017-2018)
Député wallon (09/2019-)Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Nouvelle Gazette, 24 mars 2014

 

Sources

Cumuleo (-2022)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2017 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
http://eddyfontaine.be/wp-content/uploads/2017/11/RA16-17-PS-Fontaine.pdf
http://eddyfontaine.be/ (s.v. décembre 2017)
https://eddyfontaine.be/a-propos/ (s.v. mars 2024)
https://www.facebook.com/InteretsCitoyensCouvin

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Florent Jean-Philippe

Chiny 29/05/1977

Député wallon : 2019-2024

Depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, écolo n’est jamais parvenu à faire élire l’un de ses candidats en province de Luxembourg, que ce soit dans la circonscription électorale d’Arlon-Marche-Bastogne ou dans celle de Neufchâteau-Virton, malgré de bons résultats, comme les 17% en 1999 et en 2009. Lors de la législature 2014-2019, un décret spécial wallon est adopté le 25 janvier 2018 réformant l’ensemble des circonscriptions électorales wallonnes de manière à rééquilibrer la répartition des sièges entre celles-ci. Leur nombre passe de 13 à 11, les deux circonscriptions luxembourgeoises, par exemple, n’en forment désormais plus qu’une seule, où seront élus 6 députés wallons (+1). C’est dans ce contexte que Jean-Philippe Florent devient, au soir du scrutin wallon du 26 mai 2019, le premier député wallon écolo élu dans la « Belle province ». écolo y a réalisé 14,74% (4e force politique) et sa tête de liste 4.390 voix de préférence. 

Licencié en communication sociale à l’IHECS de Bruxelles (1999), Jean-Philippe Florent est d’abord journaliste indépendant à TVLux (1999), avant d’être engagé au Forem comme chef de projet (2000-2006) ; parallèlement, il poursuit des études supérieures en Sciences politiques à l’ULB, orientation relations internationales, obtenant son master en 2004 avec un mémoire consacré à la présence de corps expéditionnaires dans la corne de l’Afrique. Assistant caméraman chez Producciones (Espagne, 2007), assistant communication à l’European Agency for Safety Health at Work (2007-2008), assistant financier à la Commission européenne (2008-2009), assistant communication à la Cour de justice de l’Union européenne (2009-2012), il devient Web Publisher à la Commission européenne (2012-2019).

Depuis les premières années du XXIe siècle, cet habitant de Chiny milite dans les rangs d’écolo, étant l’un des responsables de la section locale. En octobre 2006, la liste DéPUTé conduite par Sébastian Pirlot s’est emparée de la majorité absolue (8) et son chef de file est devenu le maïeur de cette commune gaumaise de 5.000 habitants. Le maire est à nouveau plébiscité par les électeurs en octobre 2012, au point qu’en 2018, Chiny est l’une des six communes de Wallonie où une seule liste est présentée aux électeurs, personne ne souhaitant affronter l’équipe sortante de Sébastian Pirlot. Si écolo n’a jamais présenté de liste sous son nom à Chiny, ses membres manifestent néanmoins leurs désaccords avec la politique menée par le Collège communal, notamment les accords de jumelage avec la ville d’Akouda, en Tunisie. 

En octobre 2012, alors que le nombre des districts en province de Luxembourg a été réduit de 9 à 6, Jean-Philippe Florent est tête de liste écolo dans le district de Virton. Avec 753 vp et 13,45% pour sa liste (+3%), il est élu dans ce district ; écolo perd l’un des trois mandats obtenus en 2006 au Conseil provincial, malgré une progression de 1,65%. Le 25 mai 2014, il est à nouveau tête de liste, dans la circonscription de Neufchâteau-Virton, cette fois, lors du scrutin wallon. écolo convainc un peu plus de 8,5% de l’électorat, mais c’est largement insuffisant pour obtenir un mandat de député wallon, J-Ph. Florent réalisant 1.415 vp, le moins bon score de tous les candidats des partis traditionnels. Ce scrutin de 2014 a été catastrophique à tous les niveaux de pouvoir pour écolo. C’est par conséquent avec la volonté de reconstruire un programme, une stratégie et une présence plus forte et surtout visible sur le terrain que la fédération provinciale écolo-Luxembourg repart au combat en janvier 2015. Climat, mobilité, allocations d’insertion et réforme de la circonscription électorale de Neufchâteau-Virton (écolo-Luxembourg a déposé un recours au Conseil d’état en 2014) sont les priorités de cette fédération dont J-Ph. Florent est le trésorier (2013-2017), puis le coprésident (2017-2019). Par son décret spécial wallon du 25 janvier 2018, on l’a vu, le Parlement de Wallonie réforme ses circonscriptions électorales et, le 26 mai 2019, Jean-Philippe Florent est devenu le premier écolo de la province de Luxembourg élu au Parlement de Wallonie. Entre-temps, en octobre 2018, il a obtenu la reconduction de son mandat de conseiller provincial, bien qu’il soit précédé aux voix de préférence (1.206 vp), par la deuxième candidate, Annie Goffin (1.394 vp) qui préfère se consacrer totalement à son échevinat à Virton. Dans l’opposition face à la coalition cdH-PS, il reste le chef de groupe écolo qui a progressé de 5% dans le district de Virton, et obtenu 4 élus (+2) au Conseil provincial. Quand il est élu député wallon, il renonce à son mandat provincial et est remplacé par Claudia Massot (3e suppléante).

Pour ses débuts en tant que parlementaire membre de la majorité PS-MR-écolo, Jean-Philippe Florent affronte une législature wallonne marquée par la crise sanitaire de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, alors que la DPR voulait surtout mettre l’accent sur la transition écologique, l’emploi, la lutte contre la pauvreté, le contrôle des finances publiques, et un ambitieux Plan de Relance. Tout au long de la législature 2019-2024, Florent est membre de la Commission de vérification des pouvoirs, de la Commission énergie-Climat-Mobilité et de la Commission chargée de Questions européennes ; il représente aussi le Parlement de Wallonie au Parlement Benelux, ainsi qu’au Conseil parlementaire interrégional. Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est membre de la Commission de l’Éducation dont il devient le vice-président (décembre 2023) et, à partir de janvier 2023, il siège au sein de la sous-Commission de l’Éducation sur les états généraux de l’immersion, dont il est l’un des vice-présidents. Favorable au développement de « l’école du dehors », plaidant pour l’instauration de cantines durables, le député qui a soutenu la réforme des rythmes scolaires ne manque aucune occasion de rappeler devant l’assemblée et les ministres compétents les enjeux du dossier épineux de l’école communale de Chiny et de son transfert vers le réseau de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Par ailleurs, en 2020, il dénonce des atteintes à la bonne gouvernance quand est constituée la société Sogeparlux SA, où Idelux transfert les contrats de ses dirigeants aux conditions de rémunérations dépassant les règles fixées (2020).

Avec ses collègues Jean-Claude Marcourt (PS), Gwenaëlle Grovonius (PS), Yves Evrard (MR) Rachel Sobry (MR) et Hélène Ryckmans (écolo), il fait adopter une proposition de résolution relative à la contribution du Parlement de Wallonie au programme de travail de la Commission européenne pour l’année 2023 dans le cadre du projet « Contribution des débats politiques au sein des parlements régionaux » du Comité européen des régions (4 mai 2022).

Au sein de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-2024), Jean-Philippe Florent fait notamment partie du groupe de travail chargé du « Dialogue interparlementaire sur le Climat », en particulier de préparer la note belge destinée à la COP26 à Glasgow (2020-2021) : avec ses collègues Douette (MR) et Léonard (PS), il est l’auteur de la proposition de résolution – adoptée en séance plénière le 6 octobre 2021 – qui porte notamment sur les objectifs climatiques à atteindre d’ici 2050 et la question du financement international de la lutte contre le changement climatique. Cherchant à créer des incitants à la pratique régulière du vélo, le député wallon interpelle régulièrement les ministres en charge de la mobilité sur la lenteur des transports publics et du développement des infrastructures dans la province luxembourgeoise. Soutenant une résolution en faveur d’une politique ambitieuse de végétalisation des bâtiments publics dans le cadre de la stratégie immobilière 2020-2024, contribuant à l’adoption du décret définissant le statut des communautés d’énergie, il entend tenir compte des recommandations du panel citoyen sur le climat organisé par le Parlement de Wallonie. Relai des préoccupations des pêcheurs de la Semois, il est aussi le co-auteur d’une proposition de résolution visant à baliser les grandes orientations de la Wallonie pour le Plan stratégique wallon de la Politique agricole commune 2023-2027 (2021). Manifestant son opposition à l’élargissement de zones économiques sur de bonnes terres agricoles, l’élu écologiste du Luxembourg invite à utiliser les réserves déjà existantes des parcs d’activités, plutôt que d’artificialiser de nouveaux sols dans une province où « il y a suffisamment d’hectares à vocation économique ».

Durant la grave crise de la peste porcine africaine, le député wallon du sud Luxembourg a particulièrement été attentif aux mesures prises pour lutter contre ce fléau et pour compenser les lourdes pertes subies par de nombreux acteurs. Par la suite, avec Anne Kelleter notamment, il incite les chasseurs à modifier leurs pratiques, respectant une chasse régulatrice bien gérée, mais dénonçant les chasses-business et les dérives qu’elles entraînent. Partisan de l’interdiction du nourrissage artificiel et conscient qu’il n’y a pas d’accord sur ce sujet au sein de la majorité, J-Ph. Florent fait partie des députés wallons qui entendent en commission le porte-parole d’une pétition signée par plus de 1.500 personnes et portée par le collectif « Stop aux dérives de la chasse » (novembre 2022). 

Administrateur de l’asbl Jeunesses musicales du Luxembourg belge (2016-) et de l’asbl Gaume Jazz (2017-), il a été réélu à la co-présidence d’écolo-Luxembourg (octobre 2019), assurant la continuité entre les équipes, et restant notamment chargé de définir collégialement sa ligne politique.

Le 9 juin 2024, il est la tête de liste écolo dans la circonscription luxembourgeoise, sollicitant des électeurs la reconduction de son mandat de député wallon. Les résultats ne sont pas en rapport avec les espérances. Jean-Philippe Florent n’est pas réélu, écolo (7,86%) reculant de près de 7% pour se retrouver très loin des trois partis traditionnels, alors que le PTB ne présentait pas de liste. Avec 2.319 vp, Florent est l’un des rares candidats écolo de Wallonie à réaliser un score supérieur à celui des candidates de sa liste.

 

Mandats politiques

Conseiller provincial du Luxembourg (2012-2019)
Député wallon (2019-2024) 

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 21 janvier 2011, 31 janvier 2015, 16 octobre 2019, 29 janvier 2020, 24 juin 2020, 17 mars 2021, 9 et 14 novembre 2022, 18 juillet 2023
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2022_2023/RAPPORT/RA_2021…

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Evrard Yves

Neufchâteau 19/03/1969

Député wallon : 2014-2019 ; *2019-2024 ; 2024-

Après des humanités scientifiques à l’Institut St-Michel de Neufchâteau (1987), Yves Evrard mène des études d’ingénieur agronome à l’Université catholique de Louvain-La-Neuve (1993). À peine diplômé, il est nommé directeur technique au sein de la SA Altitude 500, où il s’occupe de la production et de la vente de sapins de Noël (1993-2000), avant de devenir l’administrateur-délégué de Lux Green SA (2000-2014), une entreprise horticole de pépinières, parcs et jardins, jardinerie et sapins de Noël. Cette société qui emploie plusieurs dizaines de personnes, il l’a créée, en 2000, avec Gregory Floener.

Parallèlement à ses activités professionnelles, Yves Evrard s’engage en politique. Membre du MR, il se porte candidat aux élections communales d’octobre 2000 à Neufchâteau : cinq listes se disputent alors les suffrages des Chestrolais, mais les deux qui émergent (Action&Avenir 43% et Ensemble 40%) se retrouvent avec 8 sièges chacune, le seul élu Écolo (Olivier Jadoul) ayant le périlleux privilège de faire basculer la majorité d’un côté ou d’autre. Refoulant le PSC dans l’opposition, la nouvelle majorité Action&Avenir et Écolo prévoit que la bourgmestre libérale Nelly Gendebien passe le relais après quatre ans à Yves Evrard qui est la tête de liste (4e score). Alors que l’intéressée tient sa promesse, la majorité se lézarde sous les coups de boutoir d’une opposition à l’affut et emmenée par Dimitri Fourny, et en raison du refus d’Emmanuel Pierret, le 9e conseiller de la majorité... La crise s’apaise quand Nelly Gendebien décide de finir la législature. Cependant, à dix-huit mois du scrutin de 2006, tout le paysage politique chestrolais est en pleine mutation, créant un imbroglio invraisemblable au sein du Conseil communal. Dans une atmosphère très tendue, le scrutin communal d’octobre 2006 doit clarifier la situation, opposant finalement quatre listes : celle de l’échevin Écolo sortant (Jadoul) qui est réélu conseiller communal (10%) ; la liste Alternative d’Olivier Weyrich et Emmanuel Pierret (17%, 2 s.) ; la liste « agir ensemble », conduite par Dimitri Fourny (1.105 vp) et Nelly Gendebien (39%, 8 s.) ; et la liste « du neuf pour vous » (34%, 6 s.), emmenée par Yves Evrard (1.103 vp). à l’heure où s’applique pour la toute première fois le nouveau Code wallon de la Démocratie locale, les voix de préférence ont désormais une importance considérable pour l’attribution des fonctions. En s’alliant contre la liste de Dimitri Fourny, les trois partis confient à Yves Evrard le maïorat de Neufchâteau.

Pendant six ans, tout en menant de nombreux projets qui redynamisent la cité, la coalition dont le sort repose sur une voix de majorité (9 contre 8) se montre solidaire et fait front à l’opposition tenace que continue de mener, plus que jamais, Dimitri Fourny. En octobre 2012, trois listes seulement se présentent au suffrage des électeurs. En recul d’un peu plus de 2%, Écolo perd son seul élu. Et dans le duel Evrard-Fourny, l’avantage revient à la liste « Agir ensemble » de Dimitri Fourny (1.671 vp) qui prend l’ascendant sur la liste Énergie+ du bourgmestre Yves Evrard (1.576 vp). Avec 47,35%, la liste « Fourny » enlève 10 sièges, contre 9 à son adversaire qui se retrouve conseiller communal de l’opposition, nourrissant l’ambition de revenir plus fort en octobre 2018, ainsi qu’il le fait savoir à chaque séance.

Entre-temps, président de la zone de police Centre Ardenne (2009-2012), Yves Evrard ne s’est décidé que tardivement à se présenter à d’autres rendez-vous électoraux. Lors du scrutin fédéral anticipé du 23 juin 2010, il est 6e suppléant dans la circonscription du Luxembourg (4.794 vp) et, en octobre 2012, il est aussi candidat à la province : dans le district de Neufchâteau, ses 3.058 voix de préférence lui ouvrent les portes du Conseil provincial (35,9%). Au nom du MR, il siège alors comme administrateur à l’AIVE (2012-2013) et chez Idelux (2012-2013). 

Le 25 mai 2014, le conseiller communal et provincial fait le grand saut comme tête de liste MR dans la circonscription de Neufchâteau-Virton, sollicitant son élection au Parlement wallon ; deux sièges seulement sont à pourvoir. Sans surprise, il affronte le cdH de Dimitri Fourny (9.958 vp), ainsi que le PS emmené par Patrick Adam (6.115 vp). C’est ce dernier qui fait les frais des 8.162 voix de préférence d’Yves Evrard qui permet au MR (30,2%) de reconquérir le siège perdu depuis 2004, seule élection où le MR n’était pas, depuis 1995, le premier parti de la circonscription. 

Renonçant à son mandat provincial, Yves Evrard prête serment comme député wallon et entame la législature wallonne dans l’opposition, sous le gouvernement PS-cdH de Paul Magnette. Il est aussi choisi par son parti pour représenter la Fédération Wallonie-Bruxelles au Sénat (2014-2019). à Namur, de 2014 à 2017, il est membre de la Commission Économie-Innovation et de la Commission Agriculture-Tourisme ; jusqu’en 2019, il siège aussi au Conseil parlementaire interrégional qui émet une série de recommandations en faveur d’initiatives à l’échelle de la Grande Région. Parmi les sujets d’interventions du député wallon figurent les besoins des usagers du rail et du TEC, en particulier des navetteurs du Luxembourg, l’amélioration de la tarification transfrontalière des transports en commun, la critique du saupoudrage sous-régional, le sort des forêts wallonnes, le développement du secteur des drones et des monnaies locales, la valorisation de l’agriculture wallonne, certains articles du Code forestier wallon, l’accessibilité des logements publics aux étudiants, son soutien à l’économie circulaire, ainsi que la transparence dans l’exercice de mandats publics. Auteur de plusieurs rapports et études, il signe notamment celui relatif à la Silver économie, destiné à mieux comprendre les enjeux du vieillissement Au Sénat, il réfléchit à la manière d’améliorer la mobilité (appli Mobiloc, etc.).

Dans le dossier CETA, l’élu MR est absent au moment du vote de la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie refuse l’accord entre l’UE et le Canada ; après la crise internationale qui s’en est suivi, il figure parmi les 58 députés wallons, PS, cdH et MR réunis, qui votent en faveur du projet de motion qui valide le compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Du 16 février au 3 juillet 2017, Yves Evrard est l’un des quatre députés MR qui siègent au sein de la Commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la transparence et le fonctionnement du groupe Publifin (ex-Tecteo). Au cours de 29 réunions, entouré de quatre experts, les 15 membres de la Commission présidée par Olga Zrihen entendent, au moins une fois, 52 témoins différents, parfois à huis clos, le plus souvent en séance publique, avec retransmission télévisuelle. Adopté à l’unanimité des membres de la Commission, le rapport de plus de 60 pages qui comprend au fil des chapitres toute une série de recommandations est approuvé à l’unanimité en séance plénière du Parlement de Wallonie (12 juillet).

À la suite de l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen qui invite à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, Yves Evrard vote, le 28 juillet, la motion de défiance constructive déposée par les 38 députés MR et cdH ; c’est une première dans l’histoire politique de la Wallonie. Jusqu’à la fin de la législature wallonne, il fait désormais partie de la majorité Orange-Bleue et se retrouve ainsi, notamment, dans la même alliance que Dimitri Fourny… Pour la nouvelle coalition, chaque voix compte (38 sièges sur 75) et il s’agit d’imprimer un changement de cap majeur à la politique wallonne. Dès lors, Yves Evrard s’empresse de soutenir toute une série de mesures comme la suppression de la « Redevance Télévision », la modification de grille des loyers, la réduction de la fiscalité immobilière, l’abandon du Plan Marshall, la réduction de l’intervention publique et l’incitation à l’initiative privée ou associative, la résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, l’application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, la réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc.

Membre de la Commission économie-Emploi-Formation et de la Commission mixte Assemblée nationale du Québec-Parlement de Wallonie, de septembre 2017 à la fin de la législature, il continue de siéger au sein de la Commission de coopération avec la Communauté germanophone (2015-2019). Avec d’autres libéraux, il avait déposé, en 2015, une proposition de résolution pour réaliser le transfert de compétences de la Wallonie vers l’Ostbelgien : la nouvelle majorité MR-cdH conclut un accord en ce sens, permettant aux Germanophones d’entamer l’exercice de leurs nouvelles compétences à partir du 1er janvier 2020.

Durant cette législature toujours, Yves Evrard adopte notamment une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur fait de la Wallonie une région pionnière. Au début de la législature 2014-2019, le député wallon avait déposé, avec d’autres libéraux, une proposition de décret spécial portant sur la réforme des circonscriptions électorales wallonnes. Il obtient satisfaction puisqu’en raison d’un arrêt de la Cour constitutionnelle de novembre 2015 destiné à rééquilibrer la répartition des sièges entre les circonscriptions, un accord est conclu entre tous les partis politiques, faisant passer les circonscriptions de 13 à 11, le décret spécial wallon du 25 janvier 2018 redéfinissant notamment une « nouvelle » circonscription électorale luxembourgeoise, réunissant Arlon-Marche-Bastogne et Neufchâteau-Virton, et qui envoie désormais six représentants à Namur (+1). C’est dans cette circonscription qu’il se représente le 26 mai 2019, en tant que premier suppléant cette fois. Conduit par Willy Borsus, le MR s’impose comme le premier parti (25,27%) et dispose de deux sièges. Le succès du MR et son résultat personnel passent cependant très vite au second plan pour Yves Evrard qui reste en campagne électorale, les citoyens de Neufchâteau ayant été appelés à revoter le 17 juin 2019.

Entre Yves Evrard et Dimitri Fourny, la rivalité est telle que ceux qui ne se reconnaissent dans aucun des deux leaders locaux présentent une liste citoyenne sous le nom de « 3e Piste », lors du scrutin communal d’octobre 2018. Cette 3e liste obtient un siège (602 voix, 11,85%) et rend plus complexe l’attribution des autres sièges communaux, car 246 voix séparent les deux principales listes, « Agir Ensemble » (Fourny, 10 sièges, 2.363, 46,5%) et « Pour Vous » (Evrard, 8 sièges, 2.117, 41,66%). Le dernier siège entre la liste des deux leaders se joue à 16 voix près et, très vite, ces résultats sont contestés. La Justice s’empare de l’affaire, pointant 57 procurations litigieuses. Alors qu’une vingtaine de personnes, dont Dimitri Fourny, sont inculpées, le gouverneur de la province de Liège, sans attendre les conclusions judiciaires, invalide le scrutin et fixe au 17 juin 2019 le retour aux urnes. Les acteurs sont les mêmes, mais les résultats sensiblement différents. En reculant de 142 voix, Agir Ensemble perd son 10e siège au profit de Pour Vous (qui a glané 15 voix supplémentaires) : 9 élus d’un côté, 9 de l’autre. Faiseur de roi, « La 3e Piste » opte pour un pacte de majorité avec Yves Evrard. Mais le chemin est encore long avant que la nouvelle équipe se mette en place. D’ailleurs, le gouvernement wallon est formé quand les Chestrolais négocient encore.

à Namur, en effet, un accord de majorité donne naissance au gouvernement wallon présidé par Elio Di Rupo, dès septembre 2019. Willy Borsus en fait partie, en tant que vice-Premier Ministre ; il libère ainsi son siège de député wallon, dont Yves Evrard est le premier suppléant (6.784 vp). Il prête serment à Namur conscient que le décret spécial wallon du 9 décembre 2010 interdit le cumul de son mandat wallon avec des fonctions exécutives locales. En optant pour Namur tout en restant conseiller communal, Yves Evrard contribue à faire avancer les discussions à Neufchâteau. Le maïorat y sera exercé par Michelle Mons delle Roche, l’accord de majorité prévoyant que Simon Defat exerce comme bourgmestre en fin de législature. Devenue officiellement bourgmestre en mai 2020, la titulaire démissionne cependant en octobre 2021, faisant exploser tous les accords de majorité et provoquant un renversement d’alliance. La 3e Piste se tourne alors vers Agir Ensemble, confiant à François Huberty (cdH) les fonctions de bourgmestre (novembre 2021), tandis que ceux qui restent fidèles à la liste d’Yves Evrard se retrouvent dans l’opposition, à côté de conseillers indépendants.

Pendant ce temps, à Namur, le député wallon Yves Evrard a été désigné à la vice-présidence de la Commission Logement-Pouvoirs locaux (2019-2024) ; membre de la Commission pour l’égalité des chances entre les Hommes et les Femmes (il est vice-président du Comité similaire à la FWB, où il siège depuis 2014), il est encore membre de la Commission chargée des Questions européennes durant toute la législature (2019-2024). Il est resté membre du Conseil parlementaire interrégional où il se montre très actif, notamment à la présidence de la Commission Affaires économiques. Reprenant notamment le dossier relatif aux monnaies complémentaires, le député aura, comme ses collègues, à exercer son contrôle sur les décisions du gouvernement durant la période de la Covid-19, à suivre l’évolution du Plan wallon de Relance, à faire face tant aux conséquences des inondations de l’été 2021 qu’à celles de l’offensive russe contre l’Ukraine avec la crise énergétique de l’automne 2022. Le député légifère aussi afin d’assurer une proximité pertinente d’accès des citoyens aux distributeurs automatiques de billets en Wallonie. Son expérience de municipaliste l’amène encore à légiférer pour une plus grande publicité et un accès facilité aux documents dans les pouvoirs locaux : reprenant une proposition de décret du cdH, il s’entend avec éric Lomba (PS), Stéphane Hazée (écolo) et Benoît Dispa (cdH) pour faire adopter un décret qui impose aux communes wallonnes la publication des projets de délibérations et les notes de synthèse explicatives (décret du 18 mai 2022). étant l’un des auteurs – avec ses collègues de la majorité Laurent Devin (PS), éric Lomba (PS), Sybille de Coster-Bauchau (MR), Valérie Delporte (écolo) et Stéphane Hazée (écolo) – du décret limitant l’indexation des loyers sur base du certificat PEB (octobre 2022), il mène à son terme son initiative visant à favoriser l’accès des étudiants à des logements spécifiques (décret voté le 17 mai 2023). Du côté du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il siège au sein de la Commission Budget-Fonction publique-égalité des chances. Depuis 2019, il est administrateur d’Idelux finances et, depuis 2023, de l’Agence immobilière sociale Centre Ardenne, asbl (AIS). Par ailleurs, avec ses collègues Jean-Claude Marcourt (PS), Gwenaëlle Grovonius (PS), Rachel Sobry (MR), Jean-Philippe Florent (écolo) et Hélène Ryckmans (écolo), il fait adopter une proposition de résolution relative à la contribution du Parlement de Wallonie au programme de travail de la Commission européenne pour l’année 2023 dans le cadre du projet « Contribution des débats politiques au sein des parlements régionaux » du Comité européen des régions (4 mai 2022).

Esprit indépendant, Yves Evrard a fait la sourde oreille quand les instances du MR lui ont conseillé de privilégier la fonction de bourgmestre de Neufchâteau, plutôt qu’un siège à Namur ; les raisons de la démission de Michèle Mons delle Roche lui sont aussi attribuées par certains libéraux ; de surcroît, avoir ouvert la porte à François Huberty (Les Engagés) rendrait plus difficile l’accession du libéral Simon Defat à l’hôtel de ville, lui reproche-t-on aussi. La convoitée première suppléance de Willy Borsus au scrutin régional du 9 juin 2024 étant attribuée par le MR à Thierry Neyens, Yves Evrard doit aller au charbon s’il veut conquérir depuis la 3e place des effectifs le renouvellement de son mandat wallon. Et ce que beaucoup d’observateurs pensaient infaisable, Yves Evrard le réalise. Avec 7.659 vp (7e résultat personnel, tous partis confondus), il bénéficie de l’effet Willy Borsus et de la progression spectaculaire du MR (+9,46%) dans une circonscription où le PTB (9% en 2019) ne présente pas de liste. Depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995, aucun parti n’a jamais réuni autant d’électeurs que le MR 2024 dans la province de Luxembourg (58.034) et jamais les libéraux n’ont atteint un tel pourcentage, même au temps des anciennes circonscriptions séparées. Yves Evrard retrouve le Parlement de Wallonie pour cinq ans. La tête de liste aux communales d’octobre 2024 est quant à elle confiée à Simon Defat.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Neufchâteau (2000-)
Bourgmestre (2006-2012)
Conseiller provincial du Luxembourg (2012-06/2014)
Député wallon (2014-2019)
Sénateur représentant la Fédération Wallonie-Bruxelles (07/2014-2019)
Député wallon (09/2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
Cumuleo (-2023)
http://yvesevrard.be/biographie
https://www.tvlux.be/video/info/politique/depute-wallon-yves-evrard-continuera-d-agir-pour-neufchateau_32658.html 
https://www.tvlux.be/video/info/neufchateau-michele-mons-delle-roche-estime-avoir-ete-poussee-a-bout-_38655_344.html 
https://www.tvlux.be/article/info/politique/yves-evrard-quot-je-continuerai-a-travailler-pour-la-commune-de-neufchateau-quot_38661.html 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Durenne Véronique

Tournai 08/03/1969

Députée wallonne : 2014-2019 ; 2019-2024

Dans la commune de Celles, le parti catholique détient la majorité depuis plusieurs générations. Soucieux de mettre un terme à cette hégémonie, le PS et le PRL décident de faire cause commune et présente une liste CelDM (ou Celles 2000) au scrutin d’octobre 1994. Le succès est au rendez-vous et l’étiqueté socialiste Daniel Lefebvre prend les commandes de cette commune de Wallonie picarde pendant trois législatures. Dans la première décade des années 2000, entre les listes PSC-cdH et CelDM, l’électeur fait un choix très clair : 37% des voix et 6 sièges pour les premiers, la majorité absolue (58% puis 63%) pour les seconds qui disposent de 11 sièges au Conseil communal.

Affiliée au parti libéral, Véronique Durenne occupe la 2e place des candidats en octobre 2006 et réalise le 4e score personnel (574 vp), tous partis confondus, et le 3e de sa liste, derrière le bourgmestre et Michel Pecquereau (689 vp). Dans le nouveau Collège, cette pharmacienne de Molenbaix devient échevine en charge de la Petite Enfance, de l’Enseignement et de la Culture. Initiatrice du Conseil communal des Enfants, elle s’attèle à la bonne organisation des écoles, à leur rénovation et surtout à leur maintien dans un milieu rural.

Parallèlement à son investissement dans la politique communale, elle s’engage dans les campagnes électorales du MR, qu’il s’agisse des scrutins fédéraux de 2007 (12e candidate, 4.227 vp) ou de 2010 (8e, 3.449 vp) dans le Hainaut, ou du scrutin wallon de 2009 dans la circonscription d’Ath-Tournai-Mouscron (4e, 2.740 vp), se rapprochant progressivement d’une place susceptible de la voir siéger dans une assemblée parlementaire.

Ayant annoncé son retrait de la vie politique locale, Daniel Lefebvre laisse sa succession ouverte au choix des électeurs de Celles, en octobre 2012. à ce scrutin, une troisième liste se présente (CellesAutrement). Avec 56% des suffrages, CelDM conserve ses 11 conseillers et sa majorité absolue. Dans le combat des chefs présents sur la même liste, la MR Véronique Durenne (758 vp) devance le MR Michel Pecquereau (637 vp) et elle devient la nouvelle bourgmestre de Celles, conformément au Code wallon de la Démocratie locale. Seule femme bourgmestre en Wallonie picarde, la première aussi dans sa commune, elle se voit proposer la 2e place sur la liste MR au scrutin wallon du 25 mai 2014, juste derrière Jean-Luc Crucke. Progressant de 3,5%, le MR conserve deux mandats wallons dans la circonscription de Tournai-Ath-Mouscron et Véronique Durenne (5.314 vp, 8e score tous partis confondus) prête serment à Namur. En vertu du décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons, elle décide de siéger au Parlement wallon et se déclare bourgmestre empêchée.

à Namur où elle entame la législature dans l’opposition, elle est d’emblée propulsée à la vice-présidence de la Commission des Affaires générales et des Relations internationales (2014-juin 2017), tout en étant membre de la Commission de Vérification des pouvoirs (2014-2019) et de la Commission Travaux publics-Action sociale-Santé (2014-juin 2017), dont elle devient l’une des vice-présidentes (septembre 2015-2019). Attentive à la défense des dossiers de la Wallonie picarde et de sa commune, elle obtient les subsides pour la construction d’un nouveau et important hall omnisports à Celles (printemps 2017). Membre de l’opposition, elle n’est pas là pour la seule défense des intérêts de sa circonscription. D’ailleurs, dans une proposition de résolution, elle réclame l’extension aux Belges résidant à l’étranger du droit d’élire les députés wallons. Parmi les nombreuses propositions de décret et de résolution qu’elle cosigne, se trouvent aussi sa volonté de supprimer l’effet dévolutif de la case de tête au scrutin wallon, une demande de reconnaissance de l’état palestinien, un soutien au Docteur Denis Mukwege et à son combat en faveur de la lutte contre les violences sexuelles dans l’Est de la République démocratique du Congo, etc. La sécurité routière, le coût-vérité en matière de traitement des déchets, la valorisation des allocations familiales pour enfants handicapés ou leur retrait pour lutter contre l’absentéisme scolaire, la prise en charge de personnes victimes de violence, la réforme du financement des lits dans les maisons de repos sont parmi les matières qu’elle traite avec attention.

Dans le dossier du traité CETA, la députée libérale s’oppose à la résolution du 14 octobre 2016 par laquelle le Parlement de Wallonie marque son refus de déléguer ses pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature de l’accord CETA entre l’UE et le Canada. Le groupe MR à Namur est le seul à manifester son opposition à une démarche qui conduit à une brève crise internationale inédite. Quinze jours plus tard, Véronique Durenne et son groupe politique joignent leurs voix au PS et au cdH pour adopter le texte du compromis par lequel l’Europe s’engage à prendre en considération les doléances wallonnes de manière contraignante lors de la signature et dans l’application du CETA, ainsi que dans tous les autres traités de nouvelle génération à venir (28 octobre 2016).

Durant cette législature, Véronique Durenne adopte notamment une série de dispositions en matière de bien-être animal, compétence nouvellement transférée aux régions à la suite de la 6e réforme de l’État : avec le décret interdisant tout abattage animal sans étourdissement préalable (18 mai 2017) et le Code wallon du bien-être animal, projet porté par le ministre di Antonio (3 octobre 2018), le législateur fait de la Wallonie une région pionnière. 

Suite à l’appel du 19 juin 2017 de Benoit Lutgen invitant à mettre un terme à toute gouvernance avec les socialistes, elle vote la motion de défiance constructive (28 juillet) qui scelle le sort du gouvernement de Paul Magnette et inaugure un gouvernement MR-cdH, dirigé par Willy Borsus. Il dispose d’une très courte majorité (38 députés sur 75). Ce changement en cours de législature est une première dans l’histoire politique de la Wallonie. Désormais membre de la majorité, la députée soigne davantage encore sa présence à Namur, afin d’assurer les voix nécessaires aux multiples décisions à prendre. Le MR souhaite montrer un changement de cap dans la politique wallonne : suppression de la « Redevance Télévision », modification de grille des loyers, réduction de la fiscalité immobilière, transfert de compétences vers l’Ostbelgien, abandon du Plan Marshall, réduction de l’intervention publique et incitation à l’initiative privée ou associative, résolution fixant une série de balises pour les futurs traités de libre-échange négociés par l’Union européenne, application de recommandations de la Commission Publifin en matière de transparence et de gouvernance, réforme de la gouvernance des GRD du gaz et de l’électricité, etc. De septembre 2017 jusqu’à la fin de la législature, Véronique Durenne soutient cette politique. Elle est vice-présidente de la Commission Action sociale-Santé-Fonction publique. Avec les cdH Véronique Salvi et Mathilde Vandorpe, elle fait aussi adopter la création d’une commission technique « Revalidation » commune à la branche « Bien-être et Santé » et à la branche « Handicap » au sein de l’Agence wallonne de la santé, de la protection sociale, du handicap et des familles (30 janvier 2019).

Sur le plan local, la vie politique à Celles est loin d’être un long fleuve tranquille. Au-delà du passage de quatre titulaires différents à l’échevinat des Travaux, elle prend même des allures de psychodrame dès l’été 2015, quand les relations virent à l’aigre entre Michel Pecquereau, Premier échevin et bourgmestre ff, et Véronique Durenne bourgmestre empêchée. Elles mettent en péril l’équilibre interne de CelDM et, de facto, la majorité absolue au sein du Collège communal. Alors que le premier répète « entre Namur et Celles, il faut choisir », la seconde tente de lui retirer ses attributions, sans succès (septembre 2015). Après plusieurs mois de tergiversations, de plaintes en justice et alors qu’une balle a été tirée sur la maison Pecquereau (décembre), les Fédérations MR et PS tentent d’apaiser les esprits, avant que Denis Ducarme n’intervienne en personne. Au nom du MR, il prive Michel Pecquereau de plusieurs compétences, ainsi que de sa présidence du Plan communal de développement rural. Un nouvel accord de majorité est conclu avec le partenaire socialiste de la liste CelDM. Michel Pecquereau devient échevin de l’Agriculture et de la Culture et l’échevin socialiste Yves Willaert, déjà en charge des Finances, est officiellement délégué aux affaires maïorales (janvier 2016). Quant à Véronique Durenne, bourgmestre empêchée, qui obtient ainsi satisfaction, elle préside le Conseil communal jusqu’en septembre 2017. En vue du scrutin communal d’octobre 2018, les deux partis d’opposition décident d’unir leur force et de se présenter sur une seule liste – Objectif Citoyen – en incorporant des mécontents de la majorité. Quant à la majorité sortante, elle confie la tête d’une liste désormais appelée Cel’Avenir à Véronique Durenne, tandis que Michel Pecquereau a été exclu de la coalition MR-PS. Au soir du scrutin, les écarts se resserrent : avec près de 46%, l’opposition sortante décroche 8 sièges, tandis que Cel’Avenir convainc 51,2% des électeurs et conservent 9 sièges. En interne cependant, Véronique Durenne (559 vp) est dépassée par Yves Willaert (tendance PS, 652 vp) et par Michaël Busine (MR, président du CPAS, 566 vp), tandis que Jean Delestrain, leader de l’opposition, réalise 812 vp. Il était écrit que, comme la précédente, la législature communale 2018-2024 ne manquerait pas de sel… Une échevine et un bourgmestre écartés pour ennuis judiciaires dès 2018 et 2020, des conseillers communaux qui siègent comme indépendants, faisant ainsi la pluie et le beau temps puisqu’une voix suffit pour changer de majorité, sans oublier le confinement dû à la Covid-19 et la contestation de décisions prises par le Collège via ses pouvoirs spéciaux, tout cela conduit à un bouleversement majeur de la vie politique locale. Le cartel MR-PS explose en effet, les socialistes sont mis sur la touche et le MR s’allie avec Objectif Citoyen (été 2020), tandis qu’une échevine exclue du MR et passant chez les Engagés (2024) ponctue six années particulièrement riches en rebondissements. Ayant tiré les leçons du scrutin de 2018, Véronique Durenne a siégé comme conseillère communale, tout en poursuivant son mandat à Namur.

Au début de la législature 2014-2019, la députée wallonne avait déposé, avec d’autres libéraux, une proposition de décret spécial portant sur la réforme des circonscriptions électorales wallonnes. Elle obtient satisfaction puisqu’en raison d’un arrêt de la Cour constitutionnelle de novembre 2015 destiné à rééquilibrer la répartition des sièges entre les circonscriptions, un accord est conclu entre tous les partis, faisant passer les circonscriptions de 13 à 11, le décret spécial wallon du 25 janvier 2018 redéfinissant notamment une « nouvelle » circonscription électorale de Tournai-Ath-Mouscron (élargie aux trois communes d’Enghien, Lessines et Silly), qui continue d’envoyer sept représentants à Namur.

C’est dans cette circonscription qu’elle se présente le 26 mai 2019, en tant que première suppléante sur la liste MR emmenée par Jean-Luc Crucke (18.400 vp) et Alice Leeuwerck (3.799 vp). Réunissant 2.908 vp, Véronique Durenne bénéficie de l’effet dévolutif de la case de tête pour conserver son statut de première suppléante. Or, le taux de pénétration obtenu par Alice Leeuwerck ne lui permet pas d’exercer ses deux mandats, communal et régional. Avant même l’installation du Parlement wallon (5 juin 2019), la bourgmestre de Comines-Warneton renonce à siéger à Namur et c’est Véronique Durenne qui la remplace pour toute la durée de la législature. Rapporteuse des Commissions de vérification des pouvoirs réunies, elle est membre de la Commission Emploi-Action sociale-Santé et de la Commission égalité des Chances entre les Hommes et les Femmes, tout en siégeant au Comité « Mémoire et démocratie » (2019-2024) qu’elle préside à partir de la rentrée parlementaire 2020. Crise de la Covid-19, inondations, flambée du prix de l’énergie marqueront une législature wallonne où la majorité PS-MR-écolo s’efforce de définir et de lancer un ambitieux Plan wallon de Relance, tout en veillant à la maîtrise du budget et des dépenses publiques. Parmi les dossiers portés par Véronique Durenne, figure en bonne place une meilleure prise en charge de l’endométriose.

Dans le cadre de la surveillance de l’épidémie Covid-19, avec ses collègues Sabine Roberty (PS), Mourad Sahli (PS), Anne Laffut (MR), Laurent Heyvaert (écolo) et Stéphane Hazée (écolo), elle fait adopter un décret qui organise la communication entre la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l’AViQ, le Centre régional de crise et les pouvoirs locaux, et permet la mise en place d’équipes mobiles, chargées de prendre des mesures en cas de détection de foyer de contamination (mi-octobre 2020). Au Sénat, où elle représente la Wallonie depuis sa désignation en juillet 2019, elle contribue notamment à la rédaction de l’important rapport d’information sur les violences obstétricales et gynécologiques.

Soutien de Georges-Louis Bouchez lors de son élection à la présidence du MR (automne 2019), Véronique Durenne est à nouveau première suppléante, le 9 juin 2024, sur une liste du MR conduite désormais par Marie-Christine Marghem et Vincent Palermo. Avec 3.404 vp, meilleur score des suppléants, elle améliore son résultat personnel de 2019, tandis que le MR (28,44%) progresse de 6,75%, conserve deux élus à Namur et devient la première force politique de Wallonie picarde, devant le PS.

 

Mandats politiques

Conseillère communale à Celles (2006-) 
Échevine (2006-2012)
Bourgmestre (2012-06/2014)
Députée wallonne (2014-2024)
Bourgmestre empêchée (06/2014-2018)
Sénatrice de Wallonie (07/2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La DH, 1er décembre 2012 et 13 janvier 2016
Cumuleo (-2023)
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2014 à 2019, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
https://veroniquedurenne.be/

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Dupont Jori

Liège 07/02/1985

Député wallon : 2019-2024

Si l’on consulte les listes de candidats dans la circonscription de Tournai-Ath-Mouscron au Parlement wallon depuis la première élection directe, le 21 mai 1995, on observe la présence d’une liste PTB-UA qui ne réunit que quelques miettes de pourcent en 1995 et 1999 (0,53% et 0,36%) et qui ne présente aucun candidat en 2004. En 2009, avec Lionel Cattaux comme tête de liste, le PTB-UA revient devant les électeurs, mais ne dépasse pas les 0,60%, avant de frétiller, en 2014, avec 3,24% quand Xavier Pottillius conduit la liste. Néanmoins, le discours de Raoul Hedebouw fait bouger la Wallonie picarde. Absent du scrutin communal depuis le début du XXIe siècle, le PTB de Tournai s’organise sous la houlette de Jori Dupont – président de la section locale de Tournai et coordinateur du parti pour le Hainaut occidental – et présente une liste de trois candidats, en octobre 2018, emmenée par Dominique Martin : avec 5,6%, le PTB obtient un élu. Lors des élections provinciales, le même jour d’octobre 2018, une liste conduite par X. Pottilius reçoit le soutien de plus de 7% de l’électorat dans le district de Tournai, sans toutefois obtenir d’élu.

Troisième candidat aux provinciales, Jori Dupont réunit 563 vp. Moins d’un an plus tard, lors du scrutin wallon du 26 mai 2019, il emmène le PTB en Wallonie picarde et crée la surprise : le PTB y devient la quatrième force politique (11,46%), juste derrière écolo (14,53%), mais devant le cdH (10,77%), ces trois partis décrochant chacun un siège au Parlement de Wallonie. Pour le PTB, c’est à Jori Dupont (3.007 vp, 22e score tous partis confondus) qu’échoit le siège de député wallon.

Formé à Saint-Luc (Liège), il y avait fait la rencontre de jeunes communistes militants et avait été séduit par leurs idées, sans vouloir pour autant adhérer au PTB. Après des études en infographie, il est engagé dans une société de jeux vidéo, dont la faillite réoriente son parcours de vie. Engagé comme ouvrier à Pairi Daïza (c. 2010-2013), il emménage à Tournai ; les conditions sociales qu’il rencontre le poussent à s’affilier à la FGTB Horval, et aussi à changer de travail ; vers 2014/2015, il bénéficie de plusieurs formations dispensées par le Forem, dans le Centre de compétences de Technocité spécialisé tant dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) que dans les Industries Culturelles et Créatives (ICC). Il est alors engagé par une start-up française d’infographie et de création de sites web (Kimple), sur le site de la Plaine de l’Image à Roubaix. C’est en 2012 qu’il s’affilie au PTB, dont il développe les activités dans le Tournaisis. 

Renonçant à ses activités d’infographiste, le nouveau député wallon rejoint neuf autres élus PTB de Wallonie à Namur, où il est membre, de 2019 à 2024, de la Commission Environnement-Nature-Bien-Être animal et du Comité Mémoire et Démocratie qu’il préside de 2022 à 2024. Durant cette législature wallonne marquée par la pandémie de la Covid-19, les inondations de juillet 2021, la guerre en Ukraine et la crise énergétique, il dépose avec le PTB une série de propositions de résolution ou de décret visant à venir en aide aux secteurs d’activité touchés par la pandémie de la Covid-19, à supprimer le couvre-feu et à reconnaître les vaccins contre la Covid-19 comme biens publics mondiaux. Mobilisé sur des dossiers locaux (travailleuses de Vertbaudet (Lille), etc.), il réclame une commission spéciale d’enquête chargée de faire la lumière sur le dossier lié au groupe Hamon. Demandant que le gouvernement wallon prenne en charge les factures d’électricité des sinistrés, préoccupé par la maltraitance des aînés, sollicitant l’octroi d’une allocation extraordinaire de rentrée de 100€ pour certains enfants afin de faire face à l’inflation, le député wallon réclame, par ailleurs, l’interdiction des coupures d’énergie auprès des particuliers, une réforme du marché régional wallon du gaz et de l’électricité, l’encadrement des loyers sur le marché locatif privé et une limitation à 2% de l’indexation des loyers, voire un chèque énergie de 400€/ménage de la part du gouvernement wallon. Portant un projet de résolution affirmant le soutien de la Wallonie au peuple palestinien et réclamant des sanctions contre Israël (juin 2021), il demande aussi la suppression des aides aux entreprises en compensation des coûts des émissions indirectes de dioxyde de carbone « Carbon Leakage Indirect ». Suite à l’affaire dite du greffier, il réclame avec son groupe davantage de clarté dans la gestion budgétaire et comptable des moyens de l’assemblée, ainsi qu’un meilleur encadrement et contrôle des missions des députés wallons à l’étranger.

Opposé aux limiteurs d’eau pour récupérer les impayés, dénonçant les pollutions aux PCB autour de certaines industries en Wallonie, il réclame une augmentation de la taxe sur le déversement des eaux industrielles polluées. Dénonçant la politique wallonne de gestion des déchets et ses conséquences non souhaitées – « plus on trie plus on paie » affirme-t-il – (2021), il se montre solidaire, dès l’été 2021, avec les habitants de Chièvres dans le dossier de la présence de Pfas dans les eaux de consommation : à ce moment, il rend publics les résultats des analyses de l’eau de distribution sur la base militaire de Chièvres, analyses réalisées par l’armée américaine. Quand la présence des Pfas dans l’eau potable rebondit à l’automne 2023, il réclame à nouveau des éclaircissements à la ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier, provoquant une crise médiatico-politique durant plusieurs semaines. Au printemps 2024, il se réjouit de l’échec du projet d’établir une zone basse émission en Wallonie. D’octobre 2023 à février 2024, le député wallon consacre plusieurs journées dominicales pour suivre les travaux de la première Commission délibérative citoyenne (30 citoyens tirés au sort et 10 députés) qui se conclut par une quarantaine de recommandations destinées à approfondir la participation citoyenne. 

Le 9 juin 2024, Jori Dupont est tête de liste PTB dans la circonscription de Tournai-Ath-Mouscron, sollicitant des électeurs la reconduction de son mandat au Parlement de Wallonie. Avec 3.371 vp, il obtient satisfaction, réalisant le 12e score tous partis confondus, mais le PTB progresse de 1,33% ce qui lui permet de conserver un siège à Namur (12,79%).

 

Mandats politiques

Député wallon (2019-)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont La Libre, 6 juillet 2021 ; Le Soir, 18 novembre 2023
 https://www.rtbf.be/article/jori-dupont-ptb-tournai-je-suis-alle-travailler-comme-si-de-rien-n-etait-10232204
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures 
https://www.tiktok.com/discover/jori-dupont 
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.410042994193667&type=3 
https://www.rtbf.be/article/parlement-wallon-des-citoyens-travaillent-avec-des-parlementaires-en-commission-deliberative-11312691?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTAAAR0VF3dzGd_vSejppQVDIAobgv8CbpSmQ2n5wkbHLpY6HQV04ZrYYwOwqZ4_aem_ZmFrZWR1bW15MTZieXRlcw 
https://nautilus.parlement-wallon.be/Archives/2023_2024/RAPPORT/1605_1.pdf 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

Accueil

Douette Manu

Grand Hallet (Hannut) 28/06/1977

Député wallon : 2019-2024

En 1988, les libéraux de Hannut siègent dans l’opposition. Ils comptent dans leur rang un jeune plein d’avenir. à 24 ans, il a déjà marqué les esprits avec ses 1.221 voix de préférence et, six ans plus tard, Hervé Jamar, meilleur faiseur de voix (1.763), devient le bourgmestre de Hannut à la tête d’une coalition entre libéraux et sociaux-chrétiens. Présentant un bilan impressionnant en octobre 2000, le bourgmestre sortant reçoit le soutien d’un électeur sur quatre (3.180), sa formation politique enlevant la majorité absolue (13 sièges sur 23). Il reconduit néanmoins la majorité sortante avec un PSC (5) en pleine mutation. D’ailleurs, en janvier 2003, des membres « historiques » du PSC rejoignent les rangs du MCC et, par conséquent, la fédération MR-MCC, modifiant, de facto, le rapport de forces au sein du Collège de Hannut : MR (15) - cdH (3), tandis que Hervé Jamar se voit, par ailleurs confier des fonctions ministérielles (2003-2007) et c’est Jean-Claude Jadot qui fait fonction jusqu’au scrutin d’octobre 2006. Ce rendez-vous constitue un nouveau plébiscite pour le maïeur en titre, deux électeurs hannutois sur cinq ayant retenu son nom (3.930 vp). Avec une majorité absolue renforcée (16, +1), le MR garde le cdH comme partenaire de majorité et c’est alors Emmanuel Douette qui fait fonction de bourgmestre.

Lui aussi a marqué les esprits en 2006 : occupant la 4e place sur la liste du MR, il réalise 2.439 vp soit le meilleur score derrière Hervé Jamar. Hannutois pur jus, Douette a grandi dans un milieu rural rythmé par les activités agricoles de ses grands-parents, ainsi que par les animations du mouvement des scouts ; il a aussi été imprégné par les réalités quotidiennes de parents actifs dans le secteur de la construction et préoccupés par le développement de l’entreprise familiale (Douette Luc sprl). Après des études primaires et secondaires à Hannut (option scientifique), il poursuit des études supérieures à Liège, toujours dans le domaine des Sciences (biologie, chimie, physique et géographie). Diplômé de la Haute école des Rivageois (2000), il devient professeur de Sciences à l’Athénée de Jodoigne. Seules ses activités politiques le conduiront à réduire d’abord à mi-temps sa carrière d’enseignant (2008), avant de prendre une pause carrière à la rentrée scolaire de 2016.

Passionné très jeune par la politique, il a vu dans le parti libéral le défenseur de son environnement immédiat et, à l’instar de Hervé Jamar, a milité très tôt, présidant notamment la section des jeunes MR de Hannut. En octobre 2000, le bourgmestre Jamar avait réservé plusieurs places sur la liste libérale pour cinq jeunes pousses : Dominique Christiaens (31 ans à l’époque), Amélie Debroux (18 ans), Florence Degroot (24 ans), Benoît Ledoux (22 ans) et Emmanuel Douette (22 ans). Il n’allait pas être déçu. Douette réalisait un score tel qu’il se voyait d’emblée confier l’échevinat de l’Enseignement et des Bâtiments publics. Six ans plus tard, comme on l’a vu, il se retrouve Premier échevin et bourgmestre faisant fonction, et ce jusqu’au 1er janvier 2008, moment où Hervé Jamar n’exerce plus de fonction ministérielle au fédéral. Chacun retrouve alors ses attributions respectives, le Premier échevin, en charge de l’Enseignement héritant d’un dossier délicat, en fin de législature, celui de la nomination d’un directeur pour les écoles de Hannut I et Hannut III. Faisant fi d’attaques personnelles dans les derniers jours de la campagne électorale, Emmanuel Douette demeure le meilleur faiseur de voix (1.922 vp) derrière Hervé Jamar (3.358 vp), même si l’ensemble des résultats est à la baisse (55,3%, -6,9%) le MR perdant un siège (15), mais pas sa majorité absolue. Cette fois, c’est au PS que le MR propose d’entrer au Collège communal, Douette restant échevin en charge de la Jeunesse, des Sports et de l’Enseignement.

Après trois élections exclusivement communales, Emmanuel Douette se laisse convaincre de faire campagne lors du triple scrutin du 25 mai 2014 ; alors qu’Hervé Jamar sollicite sa reconduction au Parlement de Wallonie, Douette se présente dans la circonscription liégeoise lors de la désignation des députés fédéraux, sans prétendre toutefois au moindre mandat, puisqu’il occupe la 11e position chez les candidats effectifs : le test de popularité (7.184 vp) est réussi. Car de nouveaux défis attendent Emmanuel Douette. Avec le retour de Hervé Jamar à une fonction ministérielle (en charge du Budget dans le gouvernement de Charles Michel, octobre 2014), il redevient d’abord bourgmestre faisant fonction pendant un an. Ensuite, quand le 1er octobre 2015, Hervé Jamar est nommé gouverneur de la province de Liège, il n’est plus question pour Emmanuel Douette d’effectuer des intérims. Il devient le bourgmestre en titre, achevant la législature (2015-2018), avant de solliciter l’avis des électeurs de Hannut, fort de nombreux projets et investissements (crèches, écoles, etc.). Le résultat qu’il réalise en octobre 2018 témoigne d’un soutien indiscutable. Loin devant tous les autres candidats, avec 3.464 vp, Douette fait aussi bien que Jamar dans ses meilleures années, et sa « liste du MayeuR » repasse au-dessus des 50% (52,65%) en conservant 15 conseillers communaux (sur 25) dans cette ville à la campagne en plein développement. Cette fois, la liste du MayeuR assume seule la direction de Hannut, n’ouvrant les portes du Collège communal à aucun partenaire, préférant accorder sa confiance à de jeunes élus libéraux. Le bourgmestre est aussi en charge de la sécurité publique et de l’énergie, et préside la zone de secours de Hesbaye. En cours de législature, il inaugure un projet de longue haleine, le Plopsaqua Hannut-Landen, soit une nouvelle infrastructure de piscines conçue en collaboration avec les autorités voisines de Landen et l’intervention du groupe de loisirs Plopsa (2021).

Enfin, il faut trouver un successeur à Hervé Jamar qui, depuis 1999, a régulièrement été réélu au Parlement de Wallonie en emmenant Caroline Cassart-Mailleux comme seconde élue en 2004 et 2009, Magali Dock en 2014 dans la circonscription de Huy-Waremme.Deuxième sur la liste MR emmenée par Caroline Cassart-Mailleux (9.003 vp), Manu Douette (7.010 vp) contribue à conserver les deux sièges du MR, mais force est de reconnaître que les 22,7% correspondent au résultat du 21 mai 1995, soit le moins bon depuis la première élection directe des députés wallons. à l’époque, le PRL n’avait obtenu qu’un siège. Néanmoins, en 2019, Manu Douette signe le 3e score, tous partis confondus et surtout, fort de son excellent taux de pénétration, il siège à Namur tout en restant bourgmestre de Hannut (décret spécial wallon du 9 décembre 2010 limitant le cumul de mandats des députés wallons).

Membre de la Commission énergie-Climat-Mobilité (2019-2024), le député wallon fait notamment partie du groupe de travail chargé du « Dialogue interparlementaire sur le Climat », en particulier de préparer la note belge destinée à la COP26 à Glasgow (2020-2021) : avec ses collègues Florent (écolo) et Léonard (PS), il est l’auteur de la proposition de résolution – adoptée en séance plénière le 6 octobre 2021 – qui porte notamment sur les objectifs climatiques à atteindre d’ici 2050 et la question du financement international de la lutte contre le changement climatique. En janvier 2023, il remplace J-L. Crucke à l’une des vice-présidences de la Commission énergie-Climat-Mobilité qui prépare activement la COP27. Membre de la sous-Commission du contrôle de la Commission wallonne pour l’Énergie (CWaPE), il introduit des modifications visant à mieux organiser son contrôle budgétaire et comptable, ainsi que son fonctionnement. Contribuant à créer des incitants à la pratique régulière du vélo, le député légifère aussi pour assurer une proximité pertinente aux distributeurs automatiques de billets en Wallonie, pour empêcher les coupures brutales de fourniture d’électricité sans installation préalable d’un compteur communiquant avec option de prépaiement. Surtout, il planche sur plusieurs initiatives destinées à mieux organiser le marché régional wallon de l’électricité. à l’été 2022, il lance à Hannut une communauté d’énergie renouvelable, projet-pilote de partage d’électricité produite localement, application immédiate du décret wallon du ministre Philippe Henry (mai 2022, arrêté d’exécution du gouvernement PS-MR-écolo en mars 2023). à l’automne 2022, il fait adopter une série de mesures pour aider les ménages face à l’augmentation du coût de l’énergie (notamment la suspension temporaire des décisions d’expulsions administratives et judiciaires). Fort de l’expérience réussie de la piscine Plopsa, le député wallon dépose le texte d’un décret visant à favoriser des collaborations supracommunales de manière plus structurée, modèle se situant entre l’intercommunale et l’initiative communale, tout en permettant des partenariats public-privé. Par ailleurs, s’il est particulièrement attentif au sort des sinistrés des inondations de juillet 2021, il s’inquiète aussi des ravages causés par d’autres inondations (juin 2021 et juin 2022 notamment) dans de nombreuses localités de Hesbaye et s’attèle à prendre des mesures appropriées.

Municipaliste et député wallon, Manu Douette obtient l’unanimité de ses collègues wallons pour constituer et animer un groupe de travail destiné à réfléchir à la manière de changer le système régional wallon d’appels à projet. Selon lui, le mode actuel « de gestion des deniers publics wallons contraint les communes à travailler au coup par coup, au petit bonheur la chance, sans vision à moyen ou long terme ». Il propose un financement alternatif, par un droit de tirage pour les communes.

Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il est membre de la Commission éducation (2019-2024). Président et cofondateur de l’éveil, asbl qui organise, depuis le début du XXIsiècle, l’accueil extrascolaire dans tous les réseaux, président et cofondateur de l’asbl Cool Zone (2009-2020), devenu Infor Jeunes Hannut (2021-) un centre d’information vers la jeunesse, membre de l’asbl Les Amis du Fayimi (2009-) le comité des fêtes de son village, il a été élu en 2021 à la présidence de la fédération MR de l’arrondissement Huy-Waremme.

Le 9 juin 2024, il occupe à nouveau la deuxième place sur la liste du MR, derrière Caroline Cassart-Mailleux, afin d’obtenir la reconduction de son mandat de député wallon. Avec 8.548 vp, Manu Douette fait mieux qu’en 2019, restant troisième meilleur faiseur de voix tous partis confondus. Le MR progresse aussi, de 8,47%, et devient la première force politique de la circonscription ; les libéraux réalisent leur meilleur résultat (31,17%) depuis la première élection directe des députés wallons, le 21 mai 1995. Paradoxalement, en raison du système de l’apparentement, Manu Douette reste sur le carreau, Les Engagés qui n’avaient jamais obtenu le moindre mandat dans la circonscription depuis 1995 parvenant à enlever deux sièges (19,71%), le quatrième restant dans l’escarcelle du PS (22,23%).

Alors que l’aménagement du quartier de l’ancienne gare et la construction d’une nouvelle cité administrative sont lancés à Hannut, Emmanuel Douette est tête de liste aux communales d’octobre 2024.

 

Mandats politiques

Conseiller communal à Hannut (2000-)
Bourgmestre ff (2006-2007)
Échevin (01/2008-2014)
Bourgmestre ff (10/2014-10/2015)
Bourgmestre (10/2015-)
Député wallon (2019-2024)

 

Sources

Centre de Recherche & Archives de Wallonie, Institut Destrée, Revue de presse (-06/2024), dont Le Soir, 24 novembre 2020, 12 septembre 2022, 18 mars 2023
Parlement de Wallonie, Rapports d’activités, de 2019 à 2023, https://www.parlement-wallonie.be/rapports-brochures
Cumuleo (-2023)
https://www.manudouette.be/qui-suis-je/ 
https://www.facebook.com/photo/?fbid=10217303417950497&set=a.1555494160317 

 

 

Parlementaires et ministres de Wallonie (+ 2024)

 

 

 

 

Activité(s) : Politique, Député wallon

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